Kankan : le corps sans vie d’un petit garçon retrouvé à Heremakonon 2

16 septembre 2021 à 16 04 45 09459

Cette découverte macabre a eu lieu dans la nuit d’hier, mercredi 15 septembre 2021, dans le secteur 4 du quartier Heremakonon, dans la commune urbaine de Kankan. Le corps de ce petit garçon qui serait âgé d’environ 7 ans flottait dans un bassin rempli d’eau.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 21 heures que ce corps a été découvert.

« Je loge ici il n’y a pas longtemps ; mais, mon combat, chaque fois, c’est de chasser les enfants d’ici (le bassin d’eau). Avec cette saison pluvieuse, l’eau a rempli le bassin ; et, les enfants viennent avec les échelles pour y descendre. Quand ils entendent le bruit de ma moto, ils prennent la poudre d’escampette. Hier nuit, à 21 heures, c’est un groupe de femmes qui m’a alerté qu’il y a un corps sans vie derrière notre maison. Mais, puisque moi je suis étranger ici, je leur ai dit d’aller informer le chef quartier », a expliqué Alkaly Tounkara.

Aussitôt informé, le chef quartier de Heremakonon2, Elhadj Fadama Condé, s’est rendu sur les lieux.

« C’est à 21 heures que je suis arrivé ici sous la pluie. Effectivement, on a trouvé le corps en train de flotter dans l’eau. C’est un enfant d’environ 7 ans, avec un pantalon, une chemise et une paire de chaussures posés à côté du bassin. J’ai demandé si quelqu’un a signalé la perte de son enfant dans le quartier, mais il se trouve que personne n’a fait de déclaration. Pour l’instant, on ne connaît pas ses parents et je ne connais pas la cause de son décès », a dit Elhadj Fadama Condé.

Face à cette situation, le chef quartier de Heremakonon2 a informé la protection civile de Kankan. Celle-ci a dépêché une équipe sur le terrain pour sortir le corps de l’eau et le transporter à l’hôpital régional de Kankan.

« Quand mon commandant m’a alerté, j’ai rapidement réuni une équipe pour venir ici (à Heremakonon). On est venu trouver le corps dans un bassin, on l’a remonté, mais on n’a pas pu l’identifier. Ses parents ne sont pas connus. Le corps n’a pas passé 24 heures dans l’eau, puisqu’il n’est pas en état de décomposition », a précisé Sankoumba Fadiga, le commandant adjoint de l’unité de la protection civile de Kankan.

Pour l’heure, on ignore les causes de la mort de ce petit garçon. Mais, dans le quartier, c’est la thèse d’une « noyade » qui est la plus répandue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : les membres de la PJDD et les forces de sécurité outillés sur les droits de l’Homme

11 septembre 2021 à 14 02 22 09229

La Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) et le Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI) poursuivent leurs actions à l’intérieur du pays. Après Faranah et N’Zérékoré, ils ont organisé un atelier de formation à Kankan, à l’intention des membres de l’antenne régionale de la Plateforme des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PJDD) et des forces de défense et de sécurité. Ils ont outillé les participants sur la lutte contre la violence et le respect des droits de l’homme, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD)

« Cette activité s’inscrit dans le cadre d’une série de formations que nous organisons pour renforcer les capacités des membres de la PJDD dans les huit régions administratives du pays. Ce ne sont pas les jeunes seulement qui sont concernés, c’est une formation mixte avec les forces de défense et de sécurité. Mais compte tenu de la situation du pays, on n’a pas pu avoir les militaires et les gendarmes ici. L’objectif, c’est de faire en sorte qu’il y ait une synergie d’actions entre nos membres et les forces de défense et de sécurité », a indiqué Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD).

Houda Sow, président de la Plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le Développement (PNJDD)

Cette formation a duré trois jours (du 7 au 9 septembre). Elle a réuni une trentaine de participants. Selon le formateur, Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau Conakry du Programme Démocratie sans violence-La Baïonnette intelligente (DSV-BI), les travaux ont porté sur plusieurs thématiques. « Nous avons travaillé sur des thématiques, comme les notions et les qualificatifs des droits de l’Homme, la documentation des droits de l’Homme et comment faire des enquêtes quand il y a violation des droits de l’Homme. Aussi, dans le cadre de notre combat contre la violence, comment manifester en respectant le droit guinéen. Il faut qu’on améliore les relations civilo-militaires pour qu’il y ait une gestion pacifique des revendications sociopolitiques », a souligné l’activiste des droits de l’homme.

Kabinet Sylla, chef service de la police judiciaire au commissariat central de Kankan

A l’issue des travaux, Kabinet Sylla, chef service de la police judiciaire au commissariat central de Kankan, s’est réjoui de la tenue de cette formation, qu’il trouve très importante. « Nos acquis en matière de droits de l’Homme ont été consolidés, nous avons été outillés en documentation. Donc, nous serons les messagers auprès des citoyens de nos différentes localités pour véhiculer les messages sur les droits de l’Homme afin qu’il y ait une démocratie sans violence. A la PNJDD et son partenaire de DSV-BI, je suggère qu’une telle formation soit organisée dans toutes les préfectures afin que notre pays soit un pays véritablement démocratique », a dit l’officier de police judiciaire.

De son côté, le président de l’antenne régionale de la Plateforme des jeunes leaders pour la démocratie et le développement (PJDD), a promis que son équipe va démultiplier les connaissances acquises auprès de la jeunesse de Kankan. « Nous sommes en partenariat avec des groupes de jeunes à travers la région de Kankan, qui appartiennent à des ONG et à des médias. Après cette formation, nous allons partir vers ces groupes de jeunes et les associations pour multiplier les sensibilisations sur la promotion et la protection des droits de l’Homme à Kankan », a annoncé Alpha Kabinet Kaba, président de la PJDD-Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineemati.com

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Mandiana : des jeunes célèbrent la chute d’Alpha Condé dans la rue

10 septembre 2021 à 12 12 48 09489

Les scènes de liesse se poursuivent en Guinée, suite au coup d’Etat militaire du 5 septembre 2021. Ce vendredi septembre, c’est au tour de Mandiana de se faire entendre. Plusieurs jeunes ont défilé dans les rues de la ville pour exprimer leur soutien au CNRD, la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, a constaté Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Si Alpha Condé (gardé dans un lieu tenu secret) suit l’actualité guinéenne, il va sans doute être étonné et déçu. Car son arrestation par le Groupement des forces spéciales, qui a mis fin à son règne, est célébré jusque dans son bastion historique, la Haute Guinée. Après Kankan et Faranah, une autre ville de cette région, dont il est originaire, apporte son soutien aux militaires qui ont évincé l’ancien président guinéen.

Quelques dizaines de jeunes ont manifesté ce vendredi dans les rues de Mandiana pour célébrer la chute d’Alpha Condé. Ils ont fait le tour du centre-ville, en scandant des slogans comme « Vive la transition », « Vive le CNRD », « Vive le colonel Mamady Doumbouya », « Nous voulons le changement ».

Nous y reviendrons !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta et Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Eviction d’Alpha Condé : la CNPG et PNJDD félicitent la junte militaire

9 septembre 2021 à 20 08 01 09019

Déclaration : Nous, membres de la Coalition Nationale pour la Paix en Guinée (CNPG) et de la Plateforme Nationale des Jeunes de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PNJDD) dont les objectifs convergent pour la Prévention, la Gestion et la transformation des conflits d’une part, la promotion et l’appropriation des Droits de l’Homme et des valeurs démocratiques, d’autre part, suivons avec beaucoup d’intérêts l’évolution de la situation qui prévaut dans notre pays. Par conséquent, nous prenons acte du changement de régime ainsi opéré en République de Guinée ce dimanche, 05 Septembre 2021 par l’Armée guinéenne républicaine à travers le Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD), à sa tête le COLONELMAMADY DOUMBOUYA.

Nous félicitons le Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD) et son Président pour la gestion non-violente de l’événement et par conséquent, plaidons pour un apaisement de l’atmosphère politique pour le renforcement de la paix, de la cohésion sociale et des acquis démocratiques, socle de tout développement humain durable.

Nous encourageons le Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD)à s’investir pour la gestion inclusive d’une transition positive et constructive comme annoncé dans les différents communiqués dont les contenus rassurent le peuple de Guinée pour un lendemain meilleur.

·         Fidèles à notre vocation de promotion de la culture de la paix et de l’unité nationale, à notre mission de prévention et de gestion des conflits sur toute l’étendue du Territoire National en synergie avec d’autres acteurs de paix sur le terrain et ce, au-delà de toute considération partisane ; 

·         Prenant acte des déclarations du Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD) à diligenter un dialogue inclusif pour une meilleure gestion de la transition ;

         ·            Prenant acte du retour de l’armée au pouvoir, retour motivé par des insuffisances qui ne favorisaient guère la paix et de la cohésion sociale ;

         ·            Tirant les leçons des erreurs du passé dont entre autres les beaux discours et la prolifération des mouvements de soutien qui n’ont cessé de désorienterles précédents régimes de leur vision pour une Guinée meilleure et, considérant le niveau de manipulation très poussée de l’opinion publique sur des fonds de subjectivité et à élan ethno-communautaire par certains acteurs politiques et organisations de la Société Civile ;

         ·            Considérant les motivations ayant conduit l’armée guinéenne républicaine à travers le Comité Nationale de Rassemblement et de Développement (CNRD) à prendre ses responsabilités vis-à-vis du peuple souverain de Guinée

         ·            Vu la précarité des conditions de vie de la majorité écrasante de la population guinéenne ;

         ·            Vu les résultats mitigés de la Communauté Internationale sur les médiations pour la résolution des nombreuses crises en Guinée ;

         ·            Considérant les premiers discours et actes administratifs posés de façon salutaire et responsable, dans une certaine mesure, par le CNRD, avec une forte adhésion des différentes composantes de la population guinéenne ;

La Coalition Nationale pour la Paix en Guinée (CNPG) et la Plateforme Nationale des Jeunes de l’Axe pour la Démocratie et le Développement (PNJDD) invitent :

1. le Comité National de Rassemblement et de Développement (CNRD) à:

         ·            Continuer son élan de rassemblement des guinéens et de tous les guinéens dans le respect des Droits Humains et des principes démocratiques comme il le prône tant dans les discours que dans les actes ;

         ·            Considérer l’adhésion des populations à sa prise du pouvoir comme une circonstance atténuante et une autre chance qu’offre à l’armée l’histoire de notre patrie, mais non une opportunité d’enrichissement comme ce fut le cas par le passé. Les dénonciations faites parle CNRD contre les comportements de certains opportunistes face aux opérateurs économiques ces derniers jours rassurent le peuple face à de tels comportements ;

         ·            Engager de manière objective et effective des consultations inclusives et participatives avec l’ensemble des catégories sociopolitiques du pays et les partenaires pour définir la feuille de route d’une transition positive et constructive ;

         ·            Contribuer et favoriser la définition et la mise en route des voies et moyens pour la réconciliation nationale en Guinée en tirant les leçons des graves violations des Droits de l’Homme enregistrées en République de Guinée. Poursuivre les actions de la Commission Provisoire de la Réconciliation Nationale en Guinée (CPRN) dont les recommandations souffrent encore de mise en œuvre ; 

         ·            Poser des actes pour la mise en œuvre effective des politiques de la décentralisation pour une présence effective de l’Etat en Guinée ;

         ·            Contribuer à la promotion et au renforcement des mécanismes traditionnels et modernes de prévention, de gestion et de résolution des conflits et violences avec l’accent sur la participation responsable des femmes et des jeunes dans les instances de prise de décision ;  

         ·            Mettre en place et rendre fonctionnelle une commission indépendante chargée de faire la lumière sur les violations des Droits de l’Homme enregistrées en Guinée 

         ·            Etre vigilantes face aux ralliements à relent démagogique et politicien ; 

2. La Classe Politique guinéenne

         ·            A mettre fin, définitivement, aux combines visant à instrumentaliser les différents rendez-vous de la République avec son histoire ;

         ·            A éviter la manipulation de l’opinions publique au préjudice du peuple de Guinée ;

         ·            A s’investir davantage dans l’éducation citoyennes de leurs militants et sympathisants ;

         ·            A mieux vulgariser les projets de sociétés de leurs formations politiques en lieu et place des discours à élan ethno-communautaire

3. La Société Civile et les Lobbyings Médiatiques à :

         ·            Evaluer périodiquement les effets des déclarations et émissions à grande écoute sur la vie de la nation et, ainsi, s’affranchir des agendas politiques cachés ;

         ·            Etre vigilants contre toute tentative d’abus de pouvoir ou de déviation du programme de la transition ;

         ·            A s’organiser pour l’information des populations sur l’évolution de la transition.

4. La Communauté Internationale à travers la CEDEAO, l’UA et l’ONU   

         ·            A restaurer son image et se réinventer à partir de cette situation guinéenne et conduire dorénavant les processus de médiation de façon équitable et dans l’intérêt exclusif des peuples, en considérant la transition comme une course de fond et non une course de vitesse ;

         ·            A appuyer davantage les organisations de la société civile guinéenne dans leurs actions de dénonciation des mauvaises pratiques, de promotion, de vulgarisation et d’appropriation des Droits de l’Homme et des valeurs démocratiques.

Puisse DIEU guider le CNRD dans l’intérêt du Peuple martyr de Guinée. 

Vive l’Unité Nationale ;

Vive la Démocratie et la Paix ;

Vive la Coopération Internationale. 

Pour la CNPG et la PNJDD

Les Présidents

Bintou Mady KABA et Houda SOW 

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Kankan : les militaires prennent le contrôle du gouvernorat et de la préfecture

6 septembre 2021 à 18 06 16 09169

Conformément au communiqué N°2 du Conseil national du rassemblement et du développement (CNRD), la junte militaire qui a renversé le président Alpha Condé, l’armée a pris le contrôle de l’administration déconcentrée, à Kankan. Ce lundi, 6 septembre 2021, le gouverneur et le préfet ont été remplacés par le commandant du camp Soundjata Keïta de Kankan (troisième région militaire du pays) et le directeur régional de la gendarmerie, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Juste après sa prise de fonction, la nouvelle autorité régionale a demandé aux cadres de se donner la main pour la continuité de l’administration publique. Le général Aboubacar Diakité a invité aussi les fonctionnaires et toute la population à se débarrasser de l’esprit de division et de la démagogie.

Général Aboubacar Diakité, nouveau gouverneur de Kankan

« Ce que je peux dire aux cadres, c’est de se donner les mains. Si nous sommes fonctionnaires, si nous avons étudié, c’est pour servir ce pays. Nous ne devons pas accepter la division, il faut qu’on se donne les mains, c’est ça qui peut sauver ce pays. On ne peut pas développer un pays dans la division et dans la démagogie, nous allons mettre fin à ça, c’est ce qui est important. J’appelle toute la population, tous les fonctionnaires de la région de Kankan, à se débarrasser de ces mauvais comportements pour travailler main dans la main », a lancé le nouveau gouverneur de Kankan.

Etienne Tounkara, nouveau préfet de Kankan

Le nouveau préfet aussi est allé dans le même sens que son supérieur hiérarchique. « Je voulais juste dire au préfet sortant que c’est le moment qui est venu. Tout le travail que nous sommes en train de faire, c’est pour le bien-être du citoyen guinéen. Si les positions changent, c’est toujours la même mission. Le préfet est plein d’expérience, il est administrateur depuis longtemps, qu’il sache que c’est la volonté de Dieu et que le peuple a encore besoin de lui.

Le préfet, lui, me connaît déjà, mais vous autres, les cadres, vous ne me connaissiez pas, parce que j’étais avec la région. Si on parle d’un chef, ce sont ses hommes. Donc, les cadres qui sont là, sachez que nous devons travailler main dans la main. Il n’y a pas de crainte parce que c’est un militaire qui est là », a rassuré le colonel Etienne Tounkara, directeur régional de la gendarmerie de Kankan.

A noter que depuis le renversement du président Alpha Condé (actuellement détenu par les putschistes dans un lieu tenu secret), la situation est calme à Kankan (deuxième ville du pays et fief du chef d’Etat déchu). Il n’y a pas de réactions, ni au sein de la classe politique, ni au sein de l’opinion publique à Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Emmanuel Condé, premier au Bac en sciences sociales : « mon secret, c’est le courage, la révision »

4 septembre 2021 à 19 07 49 09499

Comme à ses habitudes, le groupe scolaire Emmanuel de Kankan s’est bien illustré cette année encore au baccalauréat unique. Le premier de la République en sciences sociales est venu de cette école privée. Il s’agit d’Emmanuel Condé, âgé d’une vingtaine d’années, résidant au quartier Bordeaux, dans la commune urbaine de Kankan. Rencontré ce samedi 4 septembre 2021 par le correspondant de Guineematin.com dans la ville, le jeune homme a exprimé sa joie, avant de livrer les secrets de sa réussite.

Emmanuel Condé, premier de la République, option sciences sociales

« Être premier de la République, c’était un rêve pour moi depuis les vacances. Alors, je me suis levé tôt pour réaliser mon rêve, en prenant du courage et en révisant intensément. Le plus grand secret, c’est Dieu. Parce que quel que soit ton courage, quel que soit ton travail, si tu n’as pas la bénédiction de Dieu, tu ne peux pas réussir. Donc, mon secret c’est la révision, le courage et la bénédiction de Dieu », a laissé entendre le bachelier, qui remercie tous ceux qui l’ont aidé à avoir ce résultat.

Après avoir réalisé son rêve d’être premier de la République, le jeune homme se fixe un nouvel objectif. « Aujourd’hui, ce que je veux, c’est aller faire mes études supérieures à l’extérieur et revenir servir la nation. C’est pourquoi d’ailleurs, j’invite l’Etat à nous accorder des bourses pour aller étudier à l’étranger. Même s’il y a la pandémie de Covid-19, j’espère qu’on pourra bénéficier de cette opportunité », a dit Emmanuel Condé.

A rappeler que Kankan a connu un succès particulièrement éclatant au baccalauréat unique, session 2021. Les premiers de la République en sciences expérimentales et en sciences sociales, mais aussi la grande majorité des 10 premiers de chaque option, sont venus de cette ville.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Bac 2021 à Siguiri : 2e de la République en SE, N’faly Camara exprime sa joie et fait part de ses rêves

4 septembre 2021 à 16 04 50 09509
N’faly Camara, deuxième de la République en SE

N’Faly Camara, élève au groupe scolaire privé Ibrahima Ducal Baldé de Siguiri, est particulièrement heureux après la publication des résultats du baccalauréat unique, session 2021. Car le jeune homme s’est classé 2ème de la République en Sciences expérimentales. Rencontré le par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, le bachelier a exprimé sa joie, tout en donnant les clefs de sa réussite.

N’faly Camara, deuxième de la République en SE

« Ce résultat, je le dois à mes professeurs. Mais sincèrement, je ne suis pas surpris de mon résultat, car j’ai travaillé dur pour l’obtenir. Depuis l’ouverture jusqu’au jour de l’examen, j’étais en classe pour travailler. Mon objectif était d’être parmi les lauréats de la République. A un mois de l’examen, je suis rentré à l’internat pour ne sortir qu’à la veille du Bac. Donc, je me suis bien préparé avant d’aller dans la salle d’examen », a indiqué N’Faly Camara.

Le jeune homme annonce que son rêve est de devenir un ingénieur des mines.

De Siguiri, Bérété Lancéi Condé pour Guineematin.com

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Mory Kaba, premier de la République au baccalauréat 2021, Sciences Expérimentales : «  c’était mon rêve » !

4 septembre 2021 à 14 02 26 09269

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, les résultats des examens nationaux ont été rendus publics dans la soirée d’hier, vendredi 03 septembre 2021. Sur un total 77 560 candidats ayant composé, ce sont 19 669 qui ont été déclarés admis ; soit un taux de réussite de 25, 36 pour cent. Et, le profil Sciences Expérimentales a enregistré un très faible taux d’admission 26, 37%. Ce qui laisse entendre un très fort taux d’échec (73, 63%). 

Mory Kaba, premier de la République Sciences Expérimentales

Au-dessus des heureux admis du profil Sciences Expérimentales du baccalauréat de cette année, Mory Kaba ne fait pas la fierté que de ses parents et de son lycée d’origine. Le premier de la République est aujourd’hui célébré par tout le Nabaya et même toute la région de Kankan. 

Interrogé dans la matinée de ce samedi par toute la cohorte de journalistes qui se marchent dessus actuellement derrière chacune des nouvelles qui tombent dans la ville, la nouvelle étoile du quartier Kabada 1 (commune urbaine de Kankan) n’a pas caché sa satisfaction. 

Issu d’une famille de 13 enfants, ce candidat du lycée Morifindjan Diabaté, a lui-même estimé que premier de la République n’est pas donné à tout le monde. « Tout le monde voudrait être premier de la République ; mais ce n’est pas donné à tout le monde. Cette place, pour l’avoir, ça demande un travail acharné, une détermination et une motivation. En terminale, on peut avoir le baccalauréat ; mais, être bien demande une préparation dès les années antérieures », a indiqué Mory Kaba.

Mory Kaba, premier de la République Sciences Expérimentales

« C’était un rêve pour moi depuis la 11ème année, après le BEPC, on ne savait pas c’était quoi être lauréat ; mais, les professeurs nous ont expliqué ensuite, ils nous ont encouragé et motivé. Donc, c’est ainsi que c’est devenu un rêve pour moi. Et, depuis la 11ème année jusqu’en terminale, je ne me suis plus reposé, je ne faisais pas de vacances, j’ai travaillé jusqu’en terminale. Pour devenir premier de la République, il n’y a pas d’autres secrets que le travail. Il faut avoir un emploi de temps très précis et être déterminé à respecter cet emploi là, parce que nous les jeunes, on ne respecte pas les emplois », a-t-il ajouté.

Pour la suite de ses études, Mory Kaba souhaite faire la médecine. Mais, pour l’instant, il approfondir la réflexion et consulter sa famille. « À l’université, je rêve faire la médecine ; mais, c’est quelque chose qui n’est vraiment pas encore décidé. Je vais d’abord réfléchir et comme ça je trouverai une réponse clair avec ma famille », a-t-il confié aux journalistes qui se bousculaient devant lui ce matin.

Ce samedi, 04 septembre 2021, la famille de Mory Kaba n’a pas accueilli que les représentants des médias. Parents, amis, voisins et enseignants se relaient auprès des parents pour féliciter le premier de la République, option sciences expérimentales.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Affrontements autour d’une mine d’or à Mandiana : la police annonce la saisie de 28 motos et 6 fusils de chasse

4 septembre 2021 à 10 10 38 09389
Oumar Camara, commissaire centrale adjoint de la police de Mandiana

Après les affrontements sanglants qui ont opposé des habitants des quartiers Mandiana1 et Oudiala pour le contrôle une mine d’or de la commune urbaine de Mandiana, la police locale annonce avoir saisi 28 motos et six fusils de chasse sur des citoyens, rapporte le correspondant local de Guineematin.com.

Dans entretien qu’il nous accordé, le commissaire central adjoint de la police de Mandiana a révélé : « Du jour de l’affrontement jusque-là où nous sommes les enquêtes se poursuivent. Et, à date, on a saisis 28 motos dont 8 ont été restitués à leurs propriétaires qui avaient des papiers de leurs motos au complet. Les 20 autres sont à notre niveau jusqu’à ce que les propriétaires fournissent leurs papiers. Deux couteaux et 6 fusils de chasse sont à notre niveau pour des fins d’enquête », a confié le commissaire Oumar Camara qui indique par ailleurs que des interpellations ont commencé dans la ville qui a pourtant renoué avec le calme.  

Le couvre et d’autres mesures drastiques instaurés suite aux récents évènements  ont été déjà allégés par les autorités.

De Mandiana, Mamady Keita Konoma pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26 

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Grande mosquée de Mandiana : il faut payer 1000 francs pour utiliser les toilettes

3 septembre 2021 à 16 04 54 09549

Tous les habitués de la grande mosquée de Mandiana connaissent la règle : pour utiliser les toilettes de ce lieu de culte, il faut débourser une somme de 1000 (mille) francs guinéens. Un gardien est toujours assis devant ce cabinet d’aisance pour encaisser l’argent, avant de laisser passer la personne qui veut se soulager. Cette situation n’est pas nouvelle mais aujourd’hui, elle commence à agacer certains citoyens, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

« Il y a une situation déplorable qui se passe dans notre grande mosquée ici. Il faut payer 1000 francs pour utiliser les toilettes. Et cela, même aux heures de prière. Les vendredis par exemple, les gens viennent tôt à la mosquée, certains peuvent avoir besoin d’aller plusieurs fois aux toilettes. Et chaque fois, il faut payer 1000 francs pour accéder aux toilettes », fait remarquer Yakouba Sidibé, qui déplore cette situation. « Ce n’est pas vraiment pas normal ça. Parce que nous sommes dans une mosquée et non dans un marché. On vient ici pour adorer Dieu et non pour chercher de l’argent », estime ce citoyen de Mandiana.

Et, il n’est pas le seul à se plaindre de cette situation. Mamoudou Kaba, un autre citoyen, trouve aussi anormal de faire payer l’utilisation des toilettes aux heures de prière. « Ce qui se passe ici n’est vraiment pas bon, je crois que ça ne se passe nulle part ailleurs. A Kankan, il y a bien sûr des mosquées où l’utilisation des toilettes est payante, mais pas aux heures de prière. Mais ici, même pendant la prière du vendredi, il faut payer pour utiliser les toilettes de la mosquée. Pourtant, les mosquées sont faites pour faciliter la prière aux fidèles musulmans et non pour chercher de l’argent », a dit M. Kaba.

Interrogé par Guineematin.com, l’un des gérants des toilettes de la grande mosquée de Mandiana a tenté de justifier cette situation. Selon lui, l’argent qui est payé par les citoyens sert à entretenir les toilettes. Sauf que la réalité sur le terrain contraste totalement avec ses propos. L’état de ces toilettes, qui laisse vraiment à désirer, ne donne pas l’impression qu’elles sont entretenues. Les lieux sont très sales et dégagent une odeur nauséabonde.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel. 00224 625 81 03 26

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Kankan : le corps sans vie d’un septuagénaire retrouvé au grand marché

2 septembre 2021 à 17 05 38 09389

Cette découverte macabre a eu lieu dans la matinée de ce jeudi, 2 septembre 2021, derrière la station service située au grand marché, dans le quartier Korialén, commune urbaine de Kankan. Et, c’est le corps sans vie d’un homme (un malade mental très bien connu dans ledit marché) qui a été retrouvé allongé à même le sol. Il a finalement été transporté à l’hôpital régional de Kankan pour des analyses.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est le corps de Issa Diakité, un septuagénaire originaire de la localité de Niantanina (dans la préfecture de Mandiana), qui a été découvert dans ce marché, aux environs de 7 heures, par un boutiquier.

Ismaël Konaté, boutiquier

« Le matin, quand je suis venu, je l’ai trouvé couché ; mais, il n’avait pas l’air d’aller bien. Je suis allé demander Fodé (un pompiste) dans la station s’il connaît les parents de la victime, il a dit non. Ensuite, je suis parti ouvrir ma boutique. A mon retour, j’ai trouvé qu’il était déjà décédé. Un ami est venu me donner le drap de son lit pour le recouvrir et on a essayé d’appeler ses parents », a expliqué Ismaël Konaté, boutiquier.

Informé de cette triste nouvelle, les autorités de l’hôpital régional de Kankan ont dépêché sur les lieux une équipe de médecins pour prendre en charge le corps. Et, les premières analyses effectuées ont conclu à une « mort naturelle » de Issa Diakité. Mais, l’équipe médicale a tout de même décidé de transporter le corps à l’hôpital pour approfondir l’autopsie, surtout qu’on est actuellement en période de pandémie de COVID-19.

Dr Ibrahima Sory Camara, service de traumatologie de l’hôpital de Kankan

« D’après notre analyse, il n’y a pas de trace de blessure sur le corps. Donc, c’est une mort naturelle. Nous devons amener le corps à l’hôpital, faire d’autres investigations là-bas sur lui et chercher ses parents pour leur rendre le corps », a indiqué Dr Ibrahima Sory Camara du service de traumatologie de l’hôpital de Kankan.

Alpha Nantanina Diakité, neveu de la victime

Avant même que le corps ne soit embarqué pour l’hôpital, les parents de Issa Diakité se sont présentés sur les lieux. Alpha Nantanina Diakité, neveu du défunt, a laissé entendre que son oncle ne rentrait pas à leur domicile depuis un bon moment. « Cela fait plus de 10 ans qu’il est malade, il refuse d’aller à la maison. Il était en aventure au Nigeria, c’est là-bas qu’il a contracté la maladie. Il est célibataire et sans enfants », a-t-il précisé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Marché Bordo (Kankan) : les tarifs de location des tables et des boutiques irritent les commerçants

2 septembre 2021 à 7 07 27 09279

Après plusieurs d’années d’attente, les commerçants sont enfin rentrés en possession du marché Bordo qui leur a été promis en 2015 par le régime Alpha Condé à l’occasion de la célébration de la fête tournante d’indépendance à Kankan. L’entrepreneur qui avait fui, en 2016, avec le reste de l’argent est sorti de sa cachette pour achever les travaux et mettre le marché à la disposition des autorités communales. Mais, les tarifs de location mensuelle fixés par la mairie (100 000 GNF pour une table et 1 000 000 GNF) pour une boutique sont mal reçus. Les habitants du quartier trouvent ces montants exorbitants, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Les habitants du quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan, ont pendant longtemps réclamé la finalisation du marché offert à la ville dans le cadre de la réalisation des infrastructures de la célébration du 58ème anniversaire de l’indépendance. C’est seulement en 2021 que la réalisation de ce marché a pris fin. Sauf que les prix de location des tables et des boutiques situées dans l’enceinte, proposés par la mairie de Kankan qui va assurer la gestion dudit marché, sont loin de faire l’unanimité. Outre les 50.000 fg que les femmes déboursent pour se faire inscrire, elles doivent aussi payer 100.000 GNF chaque fin de mois pour une table et 1.000.000 GNF pour une boutique.

Hawa Kourouma, étalagiste, dit qu’elle n’a pas ces moyens. « C’est nous qui nettoyons ce marché,  mais ils ont donné la place aux riches sans que nous le sachions. J’ai vu une collègue qui discutait avec un monsieur qui était dans sa voiture. Je lui ai demandé, elle m’a dit qu’ils exigent 50.000 GNF aux femmes vendeuses pour avoir une petite place dans le marché, ils ont dit de payer 100.000 GNF à chaque fin de mois, les boutiques à un million. Moi je lui ai dit que je n’ai pas d’argent et qu’ils devraient annoncer cela à la radio avant de donner les places aux riches. Je demande au gouvernement de penser à nous afin de nous permettre de gagner le quotidien ici pour venir en aide à nos maris qui sont pauvres », a-t-elle laissé entendre.

Des jeunes de ce quartier qui avaient manifesté contre cette décision de la mairie ont été dispersés à coup du gaz lacrymogène. Balla Moussa Diabaté, l’un d’entre eux ne veut pas abdiquer pour autant.

« On a manifesté parce qu’ils veulent faire de ce marché leur usine de production d’argent, nous pensons qu’ils ont construit le marché pour les femmes de Bordo et c’est le contraire que nous avons vu. Ils ont donné les places aux riches à des millions, c’est pourquoi nous avons manifesté qu’aucune personne n’allait rentrer sauf les femmes de Bordo d’abord. Ils ont envoyé les pick-up pour nous disperser mais nous allons pousser jusqu’au bout », a-t-il laissé entendre

Le chef de quartier, Famoudou Diawara, estime que les jeunes de Bordo n’ont pas compris la situation du marché, car c’est grâce à la mairie de Kankan que ce marché a été achevé. « C’est depuis 2015 que la construction de ce marché a débuté, la société qui s’appelle SOGUIBEC avait commencé la construction de ce marché, après les travailleurs ont disparu en 2016. C’est en 2020 que le maire de la commune a appelé les conseillers, il leur a dit qu’il veut  que le marché de Bordo finisse en 2021. Il nous a dit de nettoyer le marché et il nous a donné 15.000.000 fg comme assistance, c’est ainsi que le marché là a été construit et il a construit un forage à l’intérieur. Maintenant le maire dit aux vendeuses de payer, 1.000.000 fg pour les boutiques et 100.000 fg pour les places, on a dit au maire de laisser les boutiques à 500.000fg et les places à 50.000fg, les jeunes ont dit qu’ils ne sont pas pour. C’est pourquoi nous avons décidé de faire une concertation avec les conseillers commerciaux pour trouver une solution »  A-t-il dit 

Dans une de ses sorties relatives à ce problème, le maire de Kankan Mory Kolofon Diakité  a laissé entendre que tout jeune qui sera appréhendé en train d’empêcher les femmes sera arrêté et remis aux services de sécurité.

 De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Affrontements pour le contrôle d’une mine d’or à Mandiana : 19 blessés (police)

1 septembre 2021 à 20 08 02 09029

Comme annoncé précédemment, de violents affrontements ont été enregistrés hier, mardi 31 août 2021, entre les habitants des quartiers Oudiala et Mandiana1 qui se disputent la paternité d’une nouvelle mine d’or découverte à environ trois kilomètres du centre-ville de Mandiana, sur la route de Kankan. Ces affrontements n’ont causé aucune perte en vie humaine ; mais, plusieurs blessés ont été enregistrés.

Selon le bilan établi par la police locale et rendu public ce mercredi, ce sont 19 personnes qui ont été blessées dans ces heurts sanglants qui ont secoué hier le centre-ville de Mandiana. « Parmi ces blessés, onze (11) ont été admis à l’hôpital préfectoral et huit (8) au centre de santé de Oudiala. Les victimes sont âgées entre 15 et 53 ans », précise la police dans son rapport.

Dans la journée d’aujourd’hui, la commune urbaine de Mandiana a renoué avec son calme habituel. Il n’y a eu aucune manifestation et des échauffourées n’ont pas encore été signalées dans les quartiers en conflit. Mais, les renforts venus de Kankan patrouillent encore la ville. Et, le couvre-feu instauré par le préfet est toujours en vigueur, même s’il a été un peu allégé par l’autorité préfectorale.

Joint au téléphone cet après-midi par le correspondant local de Guineematin.com, Mohamed Lamine Doumbouya a appelé à la retenue. Le préfet de Mandiana a également annoncé que « les arrestations vont bientôt commencer » dans le cadre des enquêtes qui ont déjà été ouvertes.

« Le couvre-feu est ramené à 21 heures au lieu de 20 heures, les enquêtes se poursuivent selon les plaintes déposées à la police ; et, bientôt, les arrestations vont commencer. Mais, j’invite les victimes à faire confiance aux services compétents et à garder la retenue. Les militaires venus de Kankan sont toujours là pour veiller au respect de l’interdiction de tout regroupement », a précisé le préfet de Mandiana.

À suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 625 81 03 26

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Affrontement pour le contrôle d’une mine d’or à Mandiana : un couvre-feu instauré par le préfet

1 septembre 2021 à 10 10 59 09599
Mohamed Lamine Doumbouya, préfet de Mandiana

Comme annoncé précédemment, de violents affrontements ont éclaté hier, mardi 31 août 2021, entre les habitants des quartiers Oudiala et Mandiana1 qui se disputent la paternité d’une nouvelle mine d’or découverte à environ trois kilomètres du centre-ville de Mandiana, sur la route de Kankan. Et, face à l’intensité des violences qui ont fait une dizaine de blessés, le préfet de Mandiana, Mohamed Lamine Doumbouya s’est vu dans l’obligation de faire appel à des renforts à Kankan et d’instaurer un couvre-feu de 20 heures à 6 heures dans la ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

L’annonce de ces mesures a été faite à l’occasion d’un point de presse animé dans l’après-midi par le préfet de Mandiana. Et, c’est pour mettre fin aux affrontements sanglants de la journée que Mohamed Lamine Doumbouya est passé à la vitesse supérieure. Car, les bérets rouges qui étaient sortis pour disperser les gens qui s’affrontaient sur le terrain étaient débordés. L’autorité préfectorale a alors fait appel à des renforts, installé un PA militaire sur la nouvel mine fait objet d’affrontements et instauré un couvre-feu nocturne dans la ville.

« Nous invitons toutes et tous à la retenue. Car, les sages, les femmes et les jeunes de Mandiana-centre sont les médiateurs de la préfecture. Mandiana ne mérite ce comportement. Pour le moment, des dispositions sont prises : comme un couvre-feu de 20 heures à 6 heures du matin, la fermeture de la mine d’or jusqu’à nouvel ordre. Et, ceux qui ne vont pas obéir à ces décisions feront face à la rigueur de la loi. Nous rassurons tous qu’une enquête est ouverte, la justice fera son travail ; et, toute personne citée va comparaître devant la justice pour se justifier », a dit Mohamed Lamine Doumbouya, tout en demandant aux sages de Mandiana de s’investir davantage pour régler ce problème.

A noter que depuis l’annonce de ces mesures, un calme précaire règne dans la commune urbaine de Mandiana.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Kantoumanina (Mandiana) : un orpailleur perd la vie dans une mine d’or

31 août 2021 à 16 04 40 08408
image d’archive

Père de trois enfants et originaire de la préfecture de N’zérékoré, Ibrahima Kourouma a trouvé la mort hier, lundi 30 août 2021, dans la mine d’or de Malidjana, dans la sous-préfecture de Kantoumanina, préfecture de Mandiana. Ce jeune d’une vingtaine d’années a trébuché et a chuté d’une hauteur de 15 mètres. Il est décès sur place.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, les faits se sont produits aux environs de 17 heures. Ibrahima Kourouma était en train de remonter de la mine où il travaillait depuis le matin, lorsque tout d’un coup, il a glissé et a chuté par la tête.

« Mon ami voulait se retiré de la mine pour céder à une autre personne. Il est monté jusqu’à ce qu’on a commencé de voir sa tête dehors. Et, brusquement, il est redescendu sur sa tête à une profondeur de 15 mètres. Et, sur place, on est descendu pour le secourir. Mais, hélas, il était déjà mort », a expliqué Mamoudou Diakité, un ami de la victime.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Siguiri : le receveur communal poignardé dans le bureau du maire

31 août 2021 à 16 04 05 08058

Les faits se sont produits hier, lundi 30 août 2021, aux environs de 10 heures, dans les locaux de la mairie. Le receveur communal, Ibrahima Kébé, a été poignardé au visage par un contractuel communal dans le bureau du maire Elhadj Koumba Sékou Magassouba. La victime a été légèrement blessée ; et, elle accuse le maire d’avoir organisé un complot contre lui.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est une enquête financière menée par le receveur communal sur des biens de la commune qui a mis en rogne son agresseur et le maire Elhadj Koumba Sékou Magassouba. Ces deux derniers seraient respectivement empêtrés dans la disparition d’une moto et la vente d’une parcelle appartenant à la commune. Et, ils n’ont pas aimé que Ibrahima Kébé vienne y fourrer son nez d’inquisiteur.

Ibrahima Kébé, receveur communal de Siguiri

« Il y a quelques jours, j’ai trouvé un immeuble construit au marché Sokoura, dans le quartier Siguirikoura1. Cela m’a beaucoup étonné. Étant le receveur de la commune et chargé de logistique, j’ai un regard sur les biens de la commune. J’ai cherché à comprendre qui construit là-bas et qui lui a vendu ce terrain. L’administrateur du marché m’a donné l’adresse du propriétaire de l’immeuble, je lui ai convoqué. Et, il m’a dit qu’il a acheté le terrain à 15 000 000 francs dans la main de Condé, un conseiller. J’ai appelé ce dernier, il m’a dit qu’il était un simple commissionnaire. Et, après insistance, parce qu’il ne voulait pas dévoiler les noms, il a cité le maire et l’ancien secrétaire général de la commune, Almamy. Je suis venu voir le premier vice maire et je lui ai demandé de convoquer une réunion pour voir clair dans cette situation.

Egalement, dans le cadre du recouvrement de l’argent crédité aux jeunes et aux femmes, la commune a payé des motos. Paradoxalement, il y a une moto qui se trouve à l’ingénieur conseiller (un contractuel communal chargé de superviser la construction des infrastructures au compte du fond Fodel). Ce qui est injuste. Donc, j’ai demandé au monsieur de déposer la moto. C’est l’ingénieur conseiller qui est venu dire au maire que mes enquêtes visent monsieur le maire et je veux l’abattre. Donc, le maire m’a convoqué dans son bureau hier. L’ingénieur conseiller a répété la même chose. Et, quand j’ai voulu parler, il s’est levé pour me poignarder. Le maire était présent, son premier vice maire aussi. Le maire m’a demandé de sortir dans son bureau. J’ai saisi mes chefs hiérarchiques. Pour le moment, j’ai suspendu mes activités à la commune », a expliqué Ibrahima Kébé.

Interrogé sur cette situation, le maire de la commune urbaine de Siguiri n’a pas voulu faire de commentaire. « Je n’ai rien à dire », a-t-il confié brièvement.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Mandiana : plusieurs blessés dans un affrontement autour d’une mine d’or

31 août 2021 à 15 03 43 08438

La situation est très tendue ce mardi, 31 août 2021, à Mandiana. Des habitants de deux quartiers de la ville se sont violemment affrontés autour du contrôle d’une nouvelle mine d’or, faisant une dizaine de blessés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

Tout est parti de la récente découverte d’une mine d’or à environ 3 kilomètres de la ville de Mandiana, sur la route de Kankan. Des habitants des quartiers Oudiala et Mandiana 1 ont revendiqué chacun la paternité du domaine sur lequel le métal précieux a été découvert. « La mine d’or se trouve dans un endroit qui relève du quartier Ouadiala, qui se trouve à la sortie de la ville, en partant vers Kankan. Mais il se trouve que les habitants de Oudiala ont, par amitié, octroyé le domaine à un habitant de Mandiana 1, qui l’exploite depuis plusieurs années.

C’est dans sa plantation d’ailleurs que l’or a été découvert. Maintenant, lorsque l’or a été découvert sur les lieux, les habitants de Oudiala ont revendiqué la paternité du domaine. Ils disent que l’endroit a été donné à celui qui l’exploite uniquement pour faire sa plantation et non pour s’approprier la terre. Ce que les habitants de Mandiana 1 rejettent catégoriquement. Eux aussi disent que le domaine leur appartient et que ce sont eux qui doivent exploiter l’or découvert sur les lieux », a expliqué un citoyen de Mandiana.

Ce mardi, des habitants de Oudiala ont érigé des barricades sur la route pour empêcher ceux de Mandiana 1 d’accéder à la mine d’or. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. En réponse, ceux de Mandiana 1 ont décidé aussi d’empêcher leurs adversaires de se rendre au centre-ville. Finalement, les deux camps se sont affrontés, notamment à l’aide de machettes, faisant plusieurs blessés. Selon une source sanitaire, neuf blessés dont un cas grave ont été admis à l’hôpital préfectoral de Mandiana, peu avant l’intervention des militaires basés à Oudiala qui ont mis fin aux violences.  

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel. 00224 625 81 03 26

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Examen de sortie 2021 : Mory Solo Condé, le 1er de la République (Préscolaire), confie ses secrets à Guineematin

31 août 2021 à 8 08 20 08208

« … j’ai pris mes dispositions en faisant des révisions, des recherches et en m’approchant de mes professeurs et même ceux de l’école où j’ai fait mon stage. Je posais beaucoup de questions au Directeur, aux éducateurs associés et toutes les personnes que je considère détentrices d’un niveau supérieur au mien. Parfois, je faisais des recherches dans des domaines qui ne sont pas liés au préscolaire pour enrichir ma culture. A la maison, je suis toujours derrière le tableau. Même les jours où il y a des mouvements à l’école, je travaille à la maison avec certains de mes camarades ». 

Comme annoncé dans nos précédentes publications, les résultats des examens de sortie, session 2021, ont été rendus public vendredi dernier, 27 août dernier. Au niveau des Ecoles Normales d’Instituteurs (ENI), dans la catégorie Préscolaire, c’est Mory Solo Condé de l’ENI de Kankan qui a été classé Premier de la République avec la mention « Bien ».

Originaire du village de Yaracouda, dans la préfecture de Kouroussa, Mory Solo Condé vient ainsi de réaliser un de ses plus grands rêves : être Premier de la République au niveau de l’ENI, dans la catégorie du Préscolaire. 

Dans un entretien accordé à un journaliste de Guineematin.com hier, lundi 30 août 2021, monsieur Condé a affiché un sentiment de fierté pour avoir atteint un de ses objectifs. « J’ai un sentiment de satisfaction non seulement de mes professeurs ; mais aussi, tous ceux qui se sont impliqués pour ma réussite au niveau de l’ENI de Kankan. Je les remercie pour tout ce qu’ils ont fait pour moi durant les 3 années de formation qui ont conduit à ce résultat que je célèbre aujourd’hui. Je pense également à mes parents : mon père, Söti Condé, et  ma mère, Odia Bérété, tous décédés malheureusement », a-t-il dit.  

Mory Solo Condé, 1er de la République, session 2021 catégorie Préscolaire

Marié et père de 3 enfants dont deux filles, Mory Solo Condé a expliqué que son seul secret pour sa réussite a été le travail presque quotidien. « Mon secret n’est rien d’autre que le travail. L’année à laquelle nous avons fait le test d’entrée à l’ENI, on m’a fait savoir que le premier de la République de l’année 2019 était sorti de l’ENI de Kankan. Depuis lors, je me suis dit qu’avec ma promotion aussi, il faudra que le premier de la République sorte encore de cette même école, que ça soit moi ou une autre personne. Pour atteindre cet objectif, j’ai pris mes dispositions en faisant des révisions, des recherches et en m’approchant de mes professeurs et même ceux de l’école où j’ai fait mon stage. Je posais beaucoup de questions au Directeur, aux éducateurs associés et toutes les personnes que je considère détentrices d’un niveau supérieur au mien. Parfois, je faisais des recherches dans des domaines qui ne sont pas liés au préscolaire pour enrichir ma culture. A la maison, je suis toujours derrière le tableau. Même les jours où il y a des mouvements à l’école, je travaille à la maison avec certains de mes camarades », a-t-il expliqué. 

A l’avenir, monsieur Condé rêve d’être éducateur. « J’ai fait le baccalauréat sans l’obtenir ; mais, avec mon courage, j’ai suivi quelques cours en physique de l’environnement à l’Université de Kankan. Comme je n’avais pas eu le diplôme du baccalauréat, je ne pouvais pas continuer sur ça aussi. Mais, mon plus grand souhait aujourd’hui est d’être enseignant. Je veux enseigner et c’est pourquoi je me suis tourné vers l’ENI au préscolaire parce que pour l’enseignement général, il faut également avoir le diplôme du baccalauréat. Sinon, mon objectif était de faire l’enseignement général ; mais, puisque je n’ai pas eu le baccalauréat, je ne pouvais être qu’au niveau préscolaire », a ajouté Mory Solo Condé.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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Kankan : la famille du préfet de Kérouané, victime d’incendie

28 août 2021 à 19 07 22 08228

Un incendie s’est produit dans l’après-midi de ce samedi, 28 août 2021, dans la famille de l’actuel préfet de Kérouané, Sory Sanoh, au quartier Gare, dans la commune urbaine de Kankan. Un feu d’origine inconnue s’est déclaré dans une maison de 4 chambres et un salon, faisant d’importants dégâts matériels, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Sékou Sanoh, membre de la famille victime

Lorsque l’incendie a eu lieu, Sékou Sanoh, membre de la famille victime, se trouvait non loin de chez lui. Il a été alerté par la fumée qui se dégageait de la maison. « Je prenais une tasse de café noir dans un bar à côté de chez nous, lorsqu’un ami m’a interpellé sur la fumée qui se dégageait de notre maison. J’ai immédiatement couru pour venir informer les autres. Et lorsque je suis arrivé au niveau de la fenêtre, je ne pouvais pas voir l’intérieur de la maison, à cause de la fumée.

J’ai ensuite crié et la femme du préfet de Kérouané, Hadja M’Balou, est venue aussi. Mais on ne pouvait rien faire, parce que la fumée avait envahi toute la maison, jusqu’au salon. Donc, tout le contenu de la maison a été consumé », a regretté le jeune homme, tout en s’interrogeant sur l’origine de cet incendie. « C’est seul Dieu qui connaît l’origine de cet incendie. Parce qu’il n’y avait pas de courant, ni de feu allumé dans la maison ».

Aboubacar Condé, chef du quartier Gare

Une situation jugée inquiétante par le chef du quartier Gare, qui appelle les autorités à venir en aide à la famille victime. « J’étais à mon atelier de couture lorsqu’on m’a informé. Quand je suis arrivé ici, j’ai trouvé que les jeunes étaient mobilisés pour éteindre le feu, ils avaient percé les tôles pour permettre aux flammes de sortir. Pour l’instant, personne ne connaît l’origine du feu, on a essayé de comprendre, mais en vain. C’est inquiétant. Je demande aux autorités de venir en aide à cette famille qui a tout perdu », a lancé Aboubacar Condé.

A noter que les sapeurs-pompiers sont intervenus, mais ils n’ont rien pu sauver. Car, non seulement ils sont arrivés en retard (ils sont été appelés tardivement) mais aussi leur camion-citerne n’avait pas suffisamment d’eau pour éteindre le feu.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Résultats des examens de sortie : l’ENI de Kankan affiche 100% au préscolaire

28 août 2021 à 16 04 23 08238
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Les résultats des examens de sortie, session 2021, ont été rendus publics hier vendredi, 27 août 2021, même si c’est seulement cet après-midi qu’on n’y a eu accès. À l’Ecole Normale d’Instituteurs (ENI) de Kankan, candidats et encadreurs se frottent les mains.

Selon une source proche de l’ENI de Kankan qui a été contactée par un journaliste de Guineematin.com ce samedi, c’est ouf de soulagement qui règne dans cet établissement de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. 

« A l’ENI de Kankan, nous avons eu au préscolaire 45 admis dont 38 femmes sur les 45 candidats présentés ; soit un taux d’admis de 100%. Au niveau de l’Enseignement général, nous avons obtenu 222 admis sur 255 candidats présentés ; soit 87,05% de réussite », a indiqué notre source.

À rappeler que pour cette année, ces examens se sont déroulés du 9 au 27 juillet 2021, conformément au calendrier établi par le ministère de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle. Et, ces examens concernaient les apprenants en fin de cycle.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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