Siguiri : un chasseur tue son ami, qu’il aurait confondu à un gibier

28 août 2021 à 15 03 25 08258
image d’archive

Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi au vendredi, 27 août 2021, à Mankitin, un district relevant de la sous-préfecture de Didi, dans la préfecture de Siguiri. Mory Konaté a ouvert accidentellement le feu sur son ami Sékou Sylla, avec qui il faisait la chasse et qui est décédé quelques minutes plus tard. Selon le président de la délégation spéciale de Didi, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, le chasseur aurait confondu son coéquipier à un gibier.

« Les deux sont des amis, ils ont l’habitude d’aller à la chasse ensemble. Cette nuit, quand ils sont partis en brousse, ils ont vu un gibier qu’ils ont réussi à abattre. Comme ils ont trouvé que c’est une femelle, ils ont dit que le mâle ne doit pas être loin, parce que généralement, les deux se promènent ensemble. C’est ainsi qu’ils ont décidé de se disperser pour monter une embuscade contre le mâle.

Habituellement, les deux chasseurs se reconnaissent à travers leurs torches, mais la torche de Sékou Sylla a lâché. Et lorsque Mory Konaté a vu les mouvements de son ami, il aurait pensé que c’est le gibier qu’ils cherchaient. C’est ainsi qu’il a tiré sur lui. Lorsqu’il s’est rendu compte qu’il a tiré sur son ami, il l’a pris pour l’emmener à l’hôpital. Malheureusement, il a rendu l’âme en cours de route », a expliqué Lamine Camara, président de la délégation spéciale de Didi.

Le lendemain matin, Mory Konaté s’est rendu à la brigade de gendarmerie de Didi, où il a déclaré son acte. Le a été arrêté et placé en garde à vue. Quant à la victime, Sékou Sylla, il a été inhumé hier, vendredi, à Didi.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Kodiaran (Mandiana) : une femme, mère de 5 enfants, « égorgée » à Komana

25 août 2021 à 21 09 23 08238

Cette terrifiante découverte macabre a eu lieu ce mercredi, 25 août 2021, dans le district de Komana, sous-préfecture de Kodiaran, préfecture de Mandiana. Madame Aminata Doumbouya, mère de cinq (5) enfants, a été retrouvée morte. Selon les femmes qui ont été les premières à trouver le cadavre, son corps était allongé devant sa case et gisait dans une marre de sang. Une grosse entaille était visible sur son cou et un couteau était bien serré par l’une de ses mains.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, cette femme souffrait d’une dépression mentale. Elle aurait tenté de se suicider auparavant. Et, aujourd’hui, c’est la thèse d’un suicide qui est largement partagée dans son entourage. Tout le monde croit fermement qu’elle s’est égorgée, même si pour l’instant nulle ne prétend détenir une quelconque preuve de cet argument.

« C’est très tôt ce matin que les femmes ménagères qui se réveillent tôt ont découvert le corps de cette femme, Aminata Doumbouya, égorgée, gisant dans le sang avec un couteau dans sa propre main. Elle était venue rendre visite à sa famille à Komana. Sinon, elle est mariée à Koromadou (un autre district de Kodiaran) et elle a  5 enfants qui sont tous vivants. Elle souffrait d’une dépression mentale. Et, elle avait déjà tenté de se suicider auparavant. À l’époque, elle s’était plongée dans un puits. Et, cette fois, elle s’était égorgée », a expliqué Mandjan Konaté, membre de la famille de la défunte.

À suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Kodiaran (Mandiana) : 2 enfants retrouvés morts dans une mine d’or

24 août 2021 à 19 07 57 08578

Cette découverte macabre a eu lieu ce mardi, 24 août 2021, dans une mine d’or à Kodiaran (une sous-préfecture située à 25 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana). Et, ce sont les corps d’un bébé de 13 mois et une fillette de 7 ans qui ont été retrouvés flottant dans un trou.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, ces enfants de la même mère sont portés disparus depuis hier (lundi). Et, c’est ce matin que les recherches engagées pour les retrouver ont porté fruit avec la découverte, aux environs de 7 heures, de leurs corps dans la mine d’or de Fouwaka où leur maman se rend souvent pour travailler. Les corps flottaient au fond d’un trou contenant de l’eau.

« C’est un bébé du nom de Franck Konaté et sa sœur Hawa Konaté qui ont été retrouvés morts dans une mine d’or où leur mère travaille quotidiennement. Au fait, c’est hier (lundi) que la maman est partie dans cette mine d’or pour travailler. Et, elle a laissé son bébé de 13 mois avec sa fille de 7 ans. Et le soir, on a tout fait, mais on n’a pas retrouvé ces deux enfants. C’est ce matin que leurs corps ont été retrouvés dans une ancienne mine d’or de Fouwaka », a expliqué le commandant Guissaine Ismaël, chef de poste police de Kodiaran.

A noter que ces enfants ont été enterrés quelques heures seulement après la découverte de leurs corps.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

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Siguiri : 3 morts dans l’éboulement d’une mine d’or

24 août 2021 à 18 06 50 08508

Trois personnes ont péri dans l’éboulement d’une mine d’or qui a eu lieu hier, lundi 23 août 2021, à Siguiri. C’est une roche qui est tombée sur ces mineurs qui étaient dans le trou, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Le drame s’est produit dans le district de Kolenda, relevant de la sous-préfecture de Doko. Selon le président de la Croix-Rouge locale, l’éboulement est survenu dans une ancienne mine d’or, interdite d’exploitation. « L’éboulement s’est produit à 14 heures, et c’est à 17 heures qu’on a retrouvé les victimes. Les victimes sont au nombre de 3.

Cette zone est interdite d’exploitation. C’est une ancienne mine qui est souvent exploitée par des burkinabé. Et après ceux-ci, il y a des mineurs guinéens qui viennent aussi sur les lieux avec leurs machines détectrices d’or. Il y a une roche qui était à côté du trou, c’est elle qui est tombée sur les gens qui étaient dans la mine », a expliqué Sory Traoré.

Les victimes sont : Facély Camara, âgé d’une vingtaine d’années, célibataire, sans enfant ; Djomba Camara, âgé d’une vingtaine d’années, célibataire sans enfant ; Mamady Mara, marié à une femme et sans enfant.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Kankan : campagne d’immatriculation et de ré-immatriculation des engins roulants

19 août 2021 à 13 01 46 08468

La direction générale du DSD-Guinée (Document Sécurisé de Guinée) a lancé mardi dernier, 17 août 2021, les opérations d’immatriculation et de ré-immatriculation des engins roulants à Kankan. Cette opération, en plus de renflouer les caisses de l’Etat, consiste à la numérisation du système d’immatriculation et d’acquisition des documents sécurisés, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Pour la protection des citoyens et leurs engins, le gouvernement guinéen a lancé les opérations d’immatriculation et de ré-immatriculation des engins roulants depuis le 25 Mai 2021 à Conakry. Mais, à Kankan, c’est mardi passé que ces opérations ont démarré avec un pilotage assuré par la direction du DSD-Guinée (Document Sécurisé de Guinée).

Djemory Doumbouya, directeur général de DSD-Guinée

Selon Djemory Doumbouya, directeur général de DSD-Guinée, ce projet est fait pour la population guinéenne. « C’est un projet qui devrait être appuyé par tout le monde, puisque c’est à l’actif des détenteurs des engins roulants. Le projet consiste à la numérisation du système d’immatriculation et d’acquisition des documents sécurisés, parce que les certificats d’immatriculations que nous délivrons sont des documents sécurisés. Et, ça permet de créer une base de données à travers laquelle nos services de sécurité puissent donner la sécurité nécessaire. Lorsqu’un engin se trouve dans une base de donnée, les recherches deviennent plus faciles lorsqu’il est volé », a expliqué Djemory Dumbouya.

Depuis près de 30 ans, l’Etat guinéen ne dispose pratiquement pas de statistiques fiables du parc automobile national. Et, à en croire Hadja Marie Mansoure, conseillère technique du ministre des Transports, c’est pour remédier à cette situation que le gouvernement s’est engagé dans ce projet d’immatriculation et de ré-immatriculation des engins roulants en Guinée.

Hadja Marie Mansoure, conseillère technique du ministre des transports

« L’Etat s’est engagé dans ce projet d’immatriculation et de ré-immatriculation parce que depuis 1992 pratiquement nous ne connaissons plus le parc roulant en Guinée. Donc, pour le problème de statistiques, aujourd’hui, il faut qu’on sache quel est le parc automobile qui est en circulation. Ensuite, c’est pour sécuriser les cartes grises et les plaques. Parce que parmi les documents administratifs, beaucoup ne sont pas du tout fiables. Et, nous devons donc faire les cartes grises et les plaques justement pour personnaliser les propriétaires des engins roulants. Parce que dans les nouvelles cartes grises et les plaques, surtout sur les plaques,  il y a l’identité du propriétaire, mais aussi le véhicule, votre nom, votre numéro de téléphone et le numéro du véhicule », a précisé Hadja Marie Mansoure.

A noter que juste après la cérémonie de lancement de cette campagne (qui a eu lieu au siège du DSD, dans la cour du bloc administratif préfectoral), plusieurs citoyens ont pris d’assaut les locaux de la représentation locale du DSD-Guinée pour l’immatriculation et la ré-immatriculation de leurs engins. Ils doivent payer entre 400 000 et 3 150 000 francs guinéens, selon le type d’engins qu’ils détiennent.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : un incendie ravage le contenu d’une maison au quartier Briqueterie

18 août 2021 à 19 07 23 08238

Un incendie d’une forte intensité s’est déclaré ce mercredi, 18 août 2021, dans une maison au quartier Briqueterie, dans la commune urbaine de Kankan. Les flammes n’ont causé aucune perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés. Tout le contenu de la maison a été calciné par ce feu dont l’origine est attribuée à un court-circuit, selon les agents de l’unité de la protection civile, déployés pour éteindre les flammes, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture de Kankan.

C’est dans l’après-midi de ce mercredi que les flammes se sont emparées de cette concession de plusieurs chambres. Elhadj Alpha Diakité, le propriétaire de la maison, dresse le bilan et laisse entendre que depuis le début de cette semaine, c’est la cinquième fois qu’un incendie se déclare dans cette maison.

Elhadj Alpha Diakité

« J’étais au quartier Dalako lorsqu’on m’a appelé pour m’informer de la triste nouvelle, je suis venu trouver que les sapeurs-pompiers sont déjà là. Pour l’instant je ne connais pas l’origine de l’incendie. Parce que selon ce qu’on m’a dit, au moment des faits, il n’y a avait pas EDG et les panneaux solaires aussi étaient éteints. Je ne peux pas aussi dire que c’est fait à dessein. Nous n’avons rien pu sortir, tout a été brûlé dans les flammes. Depuis le début de cette semaine, c’est la cinquième fois que l’incendie se déclare dans cette maison. Mais, à chaque fois on éteignait les flammes. Et aujourd’hui, on n’a pu le faire », a indiqué Elhadj Alpha Diakité.

Cependant, selon le lieutenant colonel Adama Condé, chef service incendie et secours de Kankan, ce sont les panneaux solaires qui sont à l’origine de l’incendie.

lieutenant colonel Adama Condé, chef service incendie et secours de Kankan

« Quand ils nous ont appelés, on est venu. Mais, 30 minutes après, on a appelé un renfort de 7000 litres. On a trouvé que le pire est passé, parce que quand on dit incendie, ça se circonscrit en quelques minutes. Cet incendie est dû à un court-circuit électrique du panneau solaire, il n’y a pas de bilan humain ; mais, à vue d’œil, beaucoup de choses sont parties en fumée », a-t-il précisé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Évasions à la prison de Kankan : voici la liste des évadés

18 août 2021 à 18 06 32 08328
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

A l’occasion d’une conférence de presse hier, mardi 17 août 2021, le parquet du tribunal de première instance de Kankan a rendu public la liste des détenus qui se sont évadés ces dernières semaines de la maison centrale de Kankan. Et, au total, ce sont six (6) prisonniers qui ont pu prendre la poudre d’escampette avec des scènes spectaculaires et devant des gardes pénitentiaires impuissants, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Selon le procureur Aly Touré, sur ces six prisonniers en cavale se sont évadés les 6 et 13 août dernier. Quatre d’entre eux étaient en train de purger leurs condamnations. Et, les deux autres étaient en attente de leurs procès.

« Ceux qui ont pris la fuite, il s’agit de Mory Camara (condamné à trois ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs. Il était placé sous mandat de dépôt depuis le 4 mai 2018) ; Mamady Condé (condamné également à 3 ans de prison ferme pour vol simple. Il était placé sous mandat depuis le 23 Août 2019) ; Daouda Keïta alias Tecno (lui il n’est pas encore condamné, il était là-bas depuis le 8 janvier 2021 pour des faits de vol à main armée) ; Adama Keïta (également poursuivi pour des faits de vol à main armée non jugée encore et placé sous mandat de dépôt depuis le 27 Avril 2020) ; Abdourahamane Dabo (condamné à trois ans de réclusion criminelle pour vol à main armée. Il était en prison depuis le 8 septembre 2020) ; Mohamd Lamine Camara (condamné à trois ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs et vol à main armée) », a indiqué Aly Touré.

A en croire certaines sources proches de ce dossier, ces évasions enregistrés ces dernières semaines à la maison centrale de Kankan doivent leurs réussite à « une complicité interne » de certains gardes pénitentiaires. On rapporte que lors de la dernière évasion (celle du 13 août), un des gardes sentinelle de la prison avait même quitté son poste pour prendre la poudre d’escampette. Des informations que le procureur Aly Touré s’est réservé de commenter ce mardi devant la presse.

«  Ce sont les enquêtes qui détermineront s’il y a eu complicité interne ou pas. Mais, d’ors et déjà, je puis vous dire que notre maison centrale est saturée. Et, cette saturation n’offre pas un service de sécurité fiable. Des cellules qui ont été faites pour 15 personnes, si elles reçoivent plus de 20 personnes, il y a un véritable problème de sécurité qui se pose. Et, du point de vue infrastructure, le plafond est en planche (au lieu du béton). Mais, toutes ces informations ont été remontées à la chancellerie ; et, je crois que les jours à venir les dispositions vont être prises », a dit Aly Touré. 

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Évasions à la maison centrale de Kankan : les responsables de la prison arrêtés et emprisonnés

17 août 2021 à 18 06 53 08538

Les sanctions n’ont pas tardé après deux évasions enregistrées récemment à la maison centrale de Kankan. Le régisseur de la de cette prison, son adjoint, le chef de poste et le gardien chef, ont été suspendus de leurs fonctions, puis arrêtés et placés en détention à la prison civile de Kouroussa. C’est le procureur de Kankan qui l’a annoncé au cours d’un point de presse qu’il a animé ce mardi, 17 août 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

« Le vendredi 6 août 2021, la maison centrale de Kankan a enregistré un premier cas d’évasion. Il s’agit de Mohamed Lamine Camara, condamné à 4 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs et vol à main armée. Lorsque nous avons été informés de cette situation, nous nous sommes rendus immédiatement à la maison centrale pour s’enquérir des nouvelles. Il s’est avéré que Mohamed Lamine est sorti de la maison centrale sans aucune effraction, ni intérieure, ni extérieure. On a tout de suite mis en place une équipe d’enquêteurs qui a commencé à travailler sur le dossier.

Et sur le champ, les premières mesures qui ont été prises, ont consisté à mettre toute la chaîne de commandement aux arrêts et à la disposition des enquêteurs. C’est dans ce cadre que le régisseur de la maison centrale, son adjoint, le chef de poste et le gardien chef ont été mis aux arrêts et mis à la disposition du commissariat central de Kankan aux fins d’enquêtes. Ils ont été entendus et le PV est déféré à mon parquet, et ils sont placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Kouroussa », a indiqué Aly Touré.

Pendant que le parquet du tribunal de première instance de Kankan était en train de gérer cette situation, une autre évasion de détenus a eu lieu à la maison centrale de Kankan. « Dans la nuit du vendredi 13 août, nous avons enregistré un autre cas d’évasion, mais cette fois-ci plus spectaculaire que le précédent. A la faveur de la grande pluie de cette nuit, les détenus qui étaient dans la cellule N°6 ont réfracté le plafond, je précise que ce sont les planches qui font office de plafond, ils ont profité du bruit que faisait cette grande pluie pour casser le plafond et accéder aux tôles.

Sur les 28 qui étaient dans cette cellule, 5 ont réussi à s’évader. C’est l’intervention des gardes postés au niveau de la sentinelle qui a empêché la fuite des 23 autres. Cette nuit même, nous avons mis en place une équipe d’urgence qui restera en place jusqu’à la fin de la crise », a ajouté le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan. Et c’est dans le cadre de la gestion de cette crise que le parquet a mené une fouille systématique de la prison dans la journée du 16 août 2021.

« Nous avons fouillé la maison centrale de fond en comble, chaque détenu et chaque cellule pour les débarrasser des objets encombrants pouvant occasionner la fuite des détenus. C’est alors que nous avons découvert dans des cellules des choses inimaginables. Tenez-vous bien, nous avons retrouvé dans ces cellules, quarante-deux (42), ventilateurs dans six (6) cales et deux (2) écrans plats. L’équipe d’enquêteurs continuent de travailler sur ce dossier », a laissé entendre Aly Touré. 

A noter qu’à date, les six détenus qui se sont évadés sont introuvables. Selon le procureur de Kankan, aucun « grand bandit » ne figure parmi eux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Manifestation réprimée à Foulata (Siguiri) : plusieurs femmes blessées

17 août 2021 à 18 06 25 08258

La manifestation des femmes de Foulata, un village de Siguiri, a été violemment réprimée ce mardi, 17 août 2021. Selon les témoignages recueillis par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène et même de tirs à balles réelles, blessant plusieurs manifestantes.

Après deux jours de protestation dans le calme, les choses ont mal tourné ce mardi pour les femmes de Foulata, un district de la commune rurale de Maleyah, dans la préfecture de Siguiri. Depuis dimanche dernier, plusieurs dizaines de femmes campaient sur le site d’exploitation d’or de la SAG dans cette localité. Elles ont arrêté les travaux de la société minière et ont occupé les lieux pour exiger le recrutement de leurs enfants par la SAG.

Pendant ces deux derniers jours, les forces de l’ordre déployées sur le terrain ont tout fait pour amener les manifestantes à quitter les lieux, mais en vain. Finalement, les autorités ont décidé de passer par la force pour les faire du site minier (le bloc 2) de la SAG. Dans l’après-midi de ce mardi 17 août, des renforts venus de Siguiri sont venus disperser violemment les protestataires. Et, selon le bureau de la jeunesse de Foulata, plusieurs d’entre elles ont été blessées.

« Les manifestantes étaient assises sur le site, elles n’ont ni cassé, ni brûlé un objet. Seulement, elles ont empêché les activités de la société jusqu’à la satisfaction de leur revendication. Mais à 15 heures, des renforts venus de Siguiri sont arrivés sur les lieux. Ce sont eux qui ont tiré des bombes lacrymogène et même des balles réelles, blessant six femmes. Et, il y a une dizaine d’autres femmes qui ont perdu connaissance », a annoncé Mamady Foulata Camara, membre du bureau de la jeunesse de Foulata.

Les blessées ont été admises au centre de santé de Foulata, où elles reçoivent les premiers soins.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Université de Kankan : l’affaire des notes « offertes » à une étudiante fait tomber des têtes

17 août 2021 à 13 01 40 08408

« Le conseil a décidé à l’unanimité les sanctions suivantes : un blâme écrit adressé au Doyen, Dr. Mamady Dioubaté, pour son laxisme avéré dans la gestion de la faculté ; la révocation de Sayon Dioubaté de son poste de directeur des programmes ; la suspension de Mamoudou Doumbouya du poste de chef de département Administration des Affaires ; un avertissement pour Ibrahima Bah et Mohamed Lamine Kourouma ; le retrait et l’invalidation du diplôme de l’étudiante concernée pour l’année universitaire 2020-2021 suite à l’annulation des notes indûment attribuées à elle par Ibrahima Bah et la reprise obligatoire du cours ».

La remise des diplômes aux étudiants sortants de la douzième promotion du système LMD marque officiellement la fin de l’année universitaire 2020-2021 à l’université Julius Nyéréré de Kankan. Mais, une sordide affaire de notes « offerte » à une étudiante trouble actuellement les esprits au sein de cette institution d’enseignement supérieure. Et, ce sont les hauts cadres de la faculté des sciences économiques et de gestion qui sont cités dans une scandaleuse affaire. Les mis en cause auraient donné des notes à une étudiante, à la place du professeur titulaire. Et, l’éclatement de l’affaire au grand jour y a fait tomber des têtes, appris le correspondant de Guineematin.com à travers à Kankan.

Selon nos informations, l’étudiante qui a bénéficié des notes à l’origine de cette honteuse affaire est du département ‘’Administration des Affaires’’. Elle n’a pas suivi le cours de ‘’Stratégie de Gestion’’, enseignés en Licence3 ; et, le professeur chargé de ce cours n’a pas pu l’évaluer à cause de manquement aux évaluations programmées. Mais, à la stupéfaction générale, l’étudiante a été évaluée dans cette matière (Stratégie de Gestion) par un autre enseignant (Ibrahima Bah), avec les bénédictions des responsables du département administration des affaires, à l’insu du professeur titulaire. Finalement, la fille a été déclarée admise. Et, son nom a été porté dans les « résultats définitifs de fin d’études » affichés par ledit département.

Évidemment, cela n’a pas été du goût du professeur de stratégie et de gestion. Et, pour dénoncer cet acte qui empiète sur ses prérogatives, il a saisi d’une plainte la faculté des sciences économiques et de gestion dont relève le département ‘’administration des affaires’’. Malheureusement, le doyen de la faculté n’a pas accordé de l’importance à cette plainte. Il a fallu que le rectorat de l’université soit saisi pour qu’il y ait une suite à cette plainte du professeur de stratégie de gestion. Car, en conseil, le rectorat a déclaré le chef du département et son chef des programmes coupables de faux et d’usage de faux.

Dr Moustapha Sangaré, recteur de l’université de Kankan

« Le doyen de la faculté a fait preuve de laxisme avéré et de légèreté dans la gestion de ce problème. Ibrahima Bah est coupable de complicité de faux et d’usage de faux. Monsieur Mohamed Lamine Kourouma a fait preuve de partialité. Donc, le conseil a décidé à l’unanimité les sanctions suivantes : un blâme écrit adressé au Doyen, Dr. Mamady Dioubaté, pour son laxisme avéré dans la gestion de la faculté ; la révocation de Sayon Dioubaté de son poste de directeur des programmes ; la suspension de Mamoudou Doumbouya du poste de chef de département Administration des Affaires ; un avertissement pour Ibrahima Bah et Mohamed Lamine Kourouma ; le retrait et l’invalidation du diplôme de l’étudiante concernée pour l’année universitaire 2020-2021 suite à l’annulation des notes indûment attribuées à elle par Ibrahima Bah et la reprise obligatoire du cours », a indiqué le recteur Dr Moustapha Sangaré, tout en fustigeant le comportement des enseignants qui transportent les relations avec les filles du quartier dans les départements de l’université.

A noter que, selon des sources concordantes, ces genres de pratiques (des enseignants qui octroient des notes aux étudiants en fonction de leurs relations) sont courantes à l’université Julius Nyéréré de Kankan et dans d’autres universités guinéennes. « Ce sont des notes sexuellement transmissibles », ironisent certains étudiants pour dénoncer le laxisme.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Conflit domanial à Kankan : un blessé dans la famille du grand imam Karamo Bangaly Kaba

16 août 2021 à 21 09 08 08088

Un conflit domanial a éclaté ce lundi, 16 août 2021, dans la famille de Karamo Bangaly Kaba, le grand imam et inspecteur régional de la ligue islamique de Kankan. Et, c’est une portion de terre devant abriter la construction d’une  boutique derrière la concession de cet érudit qui a opposé les enfants du grand imam à ceux de son grand frère. La bagarre qui a éclaté entre les deux camps a fait un blessé, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ce sont les fils d’une même famille qui se sont battus pour une portion de terre d’un mètre carré. Derrière l’étage du grand imam de Kankan, N’nah Kandjan Kaba (la femme d’un des frères de l’érudit) a commencé la construction d’une boutique ; mais, les travaux aurait été violemment stoppés par Kallou Kaba, un des fils du grand imam.

N’nah Kandjan Kaba, propriétaire de la boutique

« J’avais mon hangar ici bien avant même la construction de cet étage. Mais, avant, chaque soir, il me fallait faire rentrer les objets que je vends. Donc, j’ai demandé à mon mari de m’aider à remplacer le hangar par une boutique. Hier (dimanche), on a commencé la construction de cette boutique. Et, aussitôt, un des fils du grand imam est venu dire que son père lui a demandé de dire à mon mari de ne pas masquer la fenêtre de la cuisine au moment de l’élévation du mur de la boutique. Mon mari lui a dit que la fenêtre ne sera pas masquée. Mais, quand il s’est retourné, il est allé dire que son père a appelé mon mari, que ce dernier a refusé d’aller. Maintenant, Kallou Kaba, un autre fils de l’imam est venu me dire que son père a convoqué mon mari qu’il a refusé de partir. Je lui ai dit que ce n’est pas vrai. De toute façon, si c’est à cause du mur, je lui ai dit qu’il ne masquera pas la fenêtre. Du coup, il a dit qu’on ne va plus construire la boutique. Et, il a commencé à m’insulter. Ce matin, quand ils ont convoqué une réunion dans la grande famille, Kallou a menacé de tuer mon fils avec un couteau. De là-bas, il est venu ici avec ses talibés pour détruire la construction de la boutique qu’on a commencée hier » a expliqué N’nah Kandjan Kaba.

Cependant, en plus des injures et des menaces qu’il aurait proférées, Kallou Kaba aurait blessé son frère Moustapha Kaba. Il lui aurait assené un coup de tabouret à la tête.

Moustapha Kaba, victime

« Ce matin, les membres de la famille ont convoqué une réunion. Quand j’ai commencé à donner les explications, un des fils de Karamo Bangaly s’est levé pour proférer des injures. Et, il s’est jeter sur moi, on a commencé à nous bagarrer. Et, pendant ce temps, Kallou a pris un tabouret pour me taper sur la tête. C’est ce qui a provoqué ma blessure sur ma paupière. Le domaine qui fait l’objet de litige n’appartient ni au grand imam, ni à mon père, c’est pour toute la famille », a indiqué Moustapha Kaba.

Dans la famille du grand imam, personne ne souhaite commenter cette affaire. « S’ils ont parlé de l’autre côté (chez la famille du frère du grand imam), nous (la famille de l’imam) on ne se livrera pas à la presse », a lancé un de ses fils de l’imam Karamo Bangaly Kaba que nous avons interrogé.

Compte tenu de la délicatesse de cette situation très gênante pour la première autorité religieuse de Kankan, le chef de quartier Timbo (présent sur les lieux) a demandé aux journalistes de « quitter rapidement les lieux ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manifestation à Maleyah (Siguiri) : les activités de la SAG paralysées à Foulata

16 août 2021 à 15 03 15 08158

Avec des foulards rouges à la tête, une centaine de femmes en colère manifestent depuis hier, dimanche 15 août 2021, sur le site d’exploitation de la société aurifère de Guinée (SAG) à Foulata, un district de la commune rurale de Maleyah, dans la préfecture de Siguiri. Elles exigent de la SAG le recrutement de leurs enfants (les jeunes) et leurs maris. Et, pour se faire entendre, elles ont arrêté les activités du bloc 2 de ladite société dans leur localité.

Selon des informations confiées au correspondant préfectoral de Guineematin.com par les jeunes de la localité, ces femmes ont réussi à immobiliser les machines qui travaillent dans le bloc 2 de la SAG à Foulata. Elles ont passé la nuit sur ce site. Et, les militaires déployés sur place pour les déloger n’ont rien pu faire pour le moment.

« Depuis hier, les femmes en Foulard rouge ont investi le site. Elles demandent le recrutement de leurs enfants et leurs maris par la SAG. Tu sais, il y a quelques années, la SAG a commencé à exploiter une zone minière à Foulata. Donc, nous avons demandé à la SAG de recruter nos jeunes. Mais, nous constatons avec regret qu’elle recrute des jeunes ailleurs pour venir travailler ici. C’est ainsi que les jeunes ont arrêté une machine 7×7. Hier, nous avons reçu la nouvelle qu’il y a 6 pick-up remplies de militaires pour arrêter les jeunes. Donc, les femmes ont porté les foulards pour investir le site pour non seulement empêcher les militaires d’arrêter les jeunes, mais aussi demander à la SAG de recruter les jeunes. Les femmes ont passé la nuit sur le site. Pour le moment, elles ont arrêté les activités. Nous avons rencontré les militaires, le maire et moi. Et, nous avons promis aux militaires qu’il n’y aura pas de dégâts, mais de laisser aussi les femmes réclamer leurs droits », a expliqué Dantiny Sacko, le président de la jeunesse de Foulata.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Siguiri : 2 blessés graves dans un affrontement à Doko

16 août 2021 à 10 10 07 08078

Des violences ont eu lieu hier, dimanche 15 août 2021, à Doko, dans la préfecture de Siguiri. Deux groupes de jeunes se sont violemment affrontés dans cette sous-préfecture, faisant deux blessés graves, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Cet affrontement a opposé des partisans et des opposants du nouveau bureau du district de Doko centre. Selon Mamady Keïta, membre du groupe opposé à la nouvelle équipe dirigeante du district, c’est le recouvrement des taxes dans les mines d’or qui est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

« Après la dissolution de l’ancien bureau du district pour détournement, les autorités ont demandé aux sages d’envoyer une liste pour la mise en place d’un bureau provisoire. Mais le maire, en complicité avec le secrétaire général de la section RPG Arc-en-ciel de Doko, a modifié la liste établie par les sages, ils sont venus installer leur bureau.

Donc, comme il n’y a pas eu d’entente, il a été demandé au bureau contesté de surseoir d’abord à tout recouvrement. Mais ce dimanche, aux environs de 12 heures, une équipe envoyée par le bureau du district est sortie pour recouvrer les taxes. Nous aussi, nous sommes sortis pour leur demander d’arrêter le travail. Après, nous sommes retournés nous asseoir.

Et c’est là que leurs partisans sont venus nous attaquer, en jetant des cailloux sur nous. Ils ont poursuivi deux jeunes parmi nous qu’ils ont réussi à rattraper, ils les ont sévèrement battus. Le premier a eu un bras cassé et il a été poignardé au ventre. Et le second a été blessé au front. C’est Dieu qui nous a sauvés, parce que l’un d’eux détenait un fusil. Il a fait des tirs et heureusement les balles n’ont touché personne », a expliqué ce citoyen de Doko.

A rappeler que le sous-préfet et le maire de Doko ont été chassés récemment de la localité, suite à la crise liée à la mise en place du nouveau bureau du district du centre. Tous les deux sont réfugiés depuis quelques semaines dans la ville de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Doko (Siguiri) : un journaliste échappe à un lynchage

14 août 2021 à 16 04 20 08208

Les faits se sont produits dans la journée d’hier, vendredi 13 août 2021, dans le district de Doko-centre (dans la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri). Django Dansoko, journaliste reporter à ‘’Futur Média’’ (une radio privée basé à Tombökö, un autre district de Doko) était allé à Donko-centre pour vérifier des informations faisant état de l’exploitation de l’or par des moyens dangereux et interdits par les autorités.

Malheureusement, sa présence sur les lieux a mis les orpailleurs en rogne. Car, après son constat sur le terrain, une foule de mineurs s’est mise à sa trousse. Elle l’a poursuivi jusqu’à la station service de Tatakourou avec l’intention de le lyncher. Il a fallu l’intervenant du gérant de cette station pour que notre confrère ait la vie sauve, a appris un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Kankan.

C’est avec stupeur Djanko Dansako raconte sa mésaventure à Doko. Car, son investigation a failli lui coûter la vie. « Ce sont des citoyens qui m’ont appelé de Doko-Centre pour dire que des gens creusent des puits à la recherche de l’or. Pourtant, les autorités ont interdit cette pratique. Alors, moi je suis parti voir sur le terrain pour ne pas dire n’importe quoi à l’antenne. Lorsque j’ai fini de faire mon constat, j’ai continué sur Tatakourou. Mais, je ne savais pas qu’ils étaient derrière moi. C’est quand je suis arrivé dans une station pour me procurer du carburant que j’ai vu un nombre important de personnes derrière moi. Elles ont encerclées la station et ont dit que dès que je sors ma tête ils vont me tuer. Ils disent que Doko est interdit aux journalistes et aux autorités locales. Ils m’ont insulté père et mère », a-t-il expliqué.

A en croire notre confrère, il a fallu l’intervention du gérant de la station service de Tatakourou pour qu’il ait la vie sauve. Car, les orpailleurs étaient déterminés à lui ôter la vie.

Django Dansoko, journaliste

« N’eut été l’intervention du gérant de la station, ils allaient me tuer. C’est lui qui leur a dit qu’ils ne sont plus à Doko, mais à Tatakourou. Et, qu’ils ne peuvent pas quitter Doko pour venir semer la pagaille à Tatakourou. Il a menacé d’appeler les forces de sécurité. C’est ainsi qu’ils ont rebroussé chemin. Mais en partant, ils ont dit que le jour où ils me verront à Doko-centre ils vont me tuer. Quelques heures après leur départ, je suis sorti et je suis allé dans le district Kolita où j’ai passé la nuit. Je ne retournerai plus là-bas », a dit Django Dansoko.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Siguiri : le SG de la commune de Kankan, poursuivi en justice pour escroquerie

14 août 2021 à 13 01 53 08538
Almamy Tounkara, secrétaire général de la commune urbaine de Kankan

Des ennuis judiciaires pour le secrétaire général de la commune de Kankan. Almamy Tounkara est poursuivi devant le parquet de Siguiri pour escroquerie portant sur un montant de 46 millions de francs guinéens. Des faits qu’il est accusé d’avoir commis pendant qu’il était secrétaire général de la commune de Siguiri.

L’information a été confirmée au micro de Guineematin.com par un cadre de la mairie de Siguiri. Selon lui, cette affaire remonte à 2019, lorsque M. Tounkara occupait les fonctions de secrétaire général de cette commune urbaine. Il aurait alors détourné un montant de 46 millions appartenant à deux citoyens. « Après la construction des nouveaux magasins au grand marché de Siguiri, les commerçants se bousculaient pour avoir un magasin. C’est ainsi qu’une dame a rencontré le secrétaire général de la commune, elle a versé 25 millions de francs à son niveau pour avoir un magasin.

Mais la dame ne savait pas que le général n’avait pas la qualité d’octroyer un magasin à quelqu’un, ce qui relève de la compétence des conseillers communaux. Donc, les magasins ont été distribués aux ayant-droit et la dame n’a pas trouvé son magasin. En plus de cette dame, un autre monsieur qui lui faisait confiance, lui a demandé de recruter sa femme à la SAG. Tounkara a demandé une de 12 millions au monsieur. Entretemps, le même monsieur voulait acheter une parcelle. Comme il lui portait confiance, le monsieur est venu le trouver pour lui exposer son projet.

Mais, il a découragé le monsieur en lui disant que la parcelle qu’il voulait acheter, est éloignée de la ville. Il a dit au monsieur que lui-même, il a une parcelle qu’il peut lui vendre. Il a montré au monsieur une parcelle qui ne lui appartenait pas et le monsieur lui a encore versé un montant de14 millions. Donc, il est parti les 26 millions du monsieur (12 millions pour recruter sa femme à la SAG et 14 millions pour l’achat de la parcelle) et les 20 millions de la dame, parce qu’il lui avait remboursé un montant de 5 millions. Donc, il est poursuivi pour escroquerie portant sur 46 millions de francs », a expliqué ce cadre de la mairie de Siguiri.

Contacté par le correspondant local de Guineematin.com, le parquet de Siguiri a confirmé avoir reçu deux plaintes pour escroquerie déposées contre l’actuel secrétaire général de la commune de Kankan. « Nous avons reçu deux plaintes contre lui et nous avons saisi la brigade de recherche de Kankan », a confié un magistrat du parquet de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : évasions de prisonniers et coups de feu

14 août 2021 à 12 12 33 08338

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, samedi 14 août 2021, aux environs de 22 heures, des coups de feu ont retenti à la maison centrale de Kankan. Des détenus de cette maison carcérale (située dans le quartier Gare, dans la commune urbaine) auraient tenté de s’évader. Certains prisonniers auraient d’ailleurs réussi à prendre la poudre d’escampette, a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

On ignore encore ce qui s’est réellement passé la nuit dans cette prison. Mais, dans la matinée de ce samedi, un important dispositif sécuritaire (composé des policiers, des gendarmes et des militaires) est visible au niveau de cette maison d’arrêt. Et, dans le voisinage, on raconte que des coups de feu ont été tirés à l’intérieur de la maison centrale. Certaines personnes affirment que des prisonniers ont réussi à s’évader. Mais, cette information n’a pas encore été confirmée par une source officielle.

Rencontré, le procureur de la république près le tribunal de première instance de Kankan a laissé entendre qu’il se trouve à la maison centrale depuis 1 heure. Il assure qu’il est en train de recouper toutes les informations pour pouvoir s’exprimer cette situation qui est déjà sujet de beaucoup de spéculations.

On apprend que le régisseur de la maison centrale est absent des lieux. « Il est en déplacement », nous a dit une source sécuritaire.

Nous y reviendrons !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Insalubrité à Kankan : « les moyens nous manquent pour assainir la ville » (Maire)

13 août 2021 à 19 07 40 08408

C’est un aveu d’impuissant que le maire de Kankan a fait dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com dans la ville. Mory Colofon Diakité a laissé entendre que la commune n’a pas les moyens matériels nécessaires pour assainir la ville. Selon lui, les trois camions bennes dont dispose la mairie sont vieux de près de trois décennies, et une seule est aujourd’hui fonctionnelle.

« Aujourd’hui, on a vraiment des problèmes, parce qu’on n’a pas de bennes pour ramasser les ordures. Les trois bennes dont dispose la commune, sont là depuis 26 ans, elles sont amorties. On a tellement dépensé de l’argent pour les réparer qu’on n’en peut plus. Parce que quand on répare une panne le matin, on nous signale une autre le soir. On est fatigués. Parmi ces trois bennes, il n’y a qu’une seule qui est encore en activité, les deux autres sont garées dans la cour de la commune », a déclaré Mory Colofon Diakité.

Mory Colofon Diakité, maire de Kankan

Face à ce manque d’équipements, l’autorité communale indique que son équipe est obligée parfois de louer des camions bennes pour ramasser les ordures dans la ville de Kankan. Une situation préoccupante pour M. Diakité, et sur laquelle il interpelle le gouvernement.

« On a besoin au minimum de quatre bennes et d’une machine tractopelle. Nous avons urgemment besoin de ces équipements. Nous aussi, nous pourrons les carburer et payer les travailleurs pour assainir régulièrement cette grande ville. Nous lançons un appel pressant à l’endroit du gouvernement guinéen de nous appuyer dans ce sens. Parce qu’on a la volonté, mais les moyens nous manquent », a dit le maire de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fin de la récréation à Kankan : rassemblements interdits, lieux de loisir fermés

12 août 2021 à 19 07 26 08268

Les autorités de Kankan ont enfin sifflé la fin de la récréation. Elles ont décidé de faire respecter les mesures restrictives prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 en Guinée. Il s’agit de l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et de la fermeture de tous les lieux de loisir. L’annonce a été faite au cours d’une rencontre d’information et de sensibilisation organisée ce jeudi, 12 août 2021, à la maison des jeunes de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Amara Lamine Soumah, préfet de Kankan

« En ce qui concerne la célébration des mariages dans la ville de Kankan, j’ai déjà parlé avec le maire et le directeur de la maison des jeunes, ceux qui veulent faire la réception de leur mariage, ils n’ont qu’à aller le faire dans leurs familles respectives. Maintenant, cela ne se fera plus à la maison des jeunes. Nous avons également interdit les cortèges dans la ville. Les boîtes de nuit, les motels et les bars aussi resteront fermés jusqu’à nouvel ordre. Et à partir d’aujourd’hui, le couvre-feu qui s’étend de 22h à 4h du matin rentre en vigueur », a annoncé le préfet de Kankan, Amara Lamine Soumah, ajoutant que tout contrevenant à ces mesures sera sanctionné.

Présent à la rencontre, le gouverneur de la région de Kankan a salué la démarche des autorités locales, qui ont tenu à informer et sensibiliser les citoyens par rapport au respect de ces mesures dans la ville.

Sadou Keïta, gouverneur de Kankan

« La rencontre est extrêmement importante, dans la mesure où dans une démarche logique, il faut d’abord informer et sensibiliser. Il a été question pour le préfet de Kankan d’appeler tous les représentants de tous les secteurs de la vie sociale et économique de sa juridiction pour que chacun soit essentiellement informé sur toutes les questions qui ont été rapportées par les têtes que nous avons. Et, ensuite, avertir toute personne qui ne respectera pas ces mesures sur la sanction qu’elle encourt. Donc, l’importance a été que tout le monde soit informé. Aujourd’hui, l’exécution des mesures commence à partir du moment où l’information est passée et les explications suffisantes ont été données à chaque citoyen », a dit Sadou Keïta.

Selon la direction régionale de la santé, huit patients sont pris en charge actuellement au centre de traitement de la Covid-19 de Kankan. Trois d’entre eux sont venus de Siguiri et les cinq autres de Kérouané.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manifestation à Siguiri : les jeunes de Siguirikoura1 dans la rue contre les fausses promesses

12 août 2021 à 16 04 50 08508

« Il faut que pour une fois le président Alpha Condé honore ses promesses. Il n’a pas été enchaîné ni frappé pour nous faire des promesses. Maintenant, il (Alpha Condé) nous jette. Nous allons manifester jusqu’à nouvel ordre »

Les jeunes de Suiguirikoura1 (un quartier de la commune urbaine de Siguiri) sont en colère. Et, depuis 7 heures ce jeudi, 12 août 2021, ils sont dans la rue pour se faire entendre. Ils réclament la reprise du pavage des routes de leur quartier. Et, c’est à travers des barricades des principales voiries de la ville de Siguiri qu’ils ont tenu à attirer l’attention des autorités sur leur préoccupation, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Selon nos informations, les travaux de pavage des voiries du quartier Siguirikoura1 sont arrêtés depuis 3 ans. Et, les multiples alertes des habitants dudit quartier (notamment les jeunes) n’ont rien changé à la situation. C’est pourquoi, en dépit des doléances faites par les autorités, les jeunes du quartier ont envahi les principales altères de la ville de Siguiri pour manifester leur ras-le-bol. Ils ont érigé des barricades sur la chaussée pour empêcher des engins (véhicules, motos,…) d’y circuler.

Pour l’heure (14 heures 30’), il n’y a eu aucune intervention des forces l’ordre pour rétablir la circulation. Et, les jeunes ne comptent pas démordre avant d’obtenir gain de cause. Ils règnent en maitre sur la route qui mène à Bouré-gare (en provenance de la Colline). Egalement, la route qui quitte la centrale électrique au quartier énergie jusqu’au siège de la radio rurale et la route qui mène à la gare routière Pombada (via le quartier Siguirikoura1) sont toutes barricadées.

« A chaque fois qu’on demande de sortir, c’est l’une des autorités qui nous s’appelle pour nous plaider pour surseoir à la manifestation. Ils nous disent qu’ils sont en train de travailler pour la reprise. Tout dernièrement, c’est le Sotikémö (le patriarche) qui nous a dit qu’il va à Conakry pour voir le président. Aujourd’hui, nous avons compris qu’ils nous mentent et c’est ça la vérité. Nous avons sorti ce matin pour manifester. Et, l’heure  n’est plus à la négociation, mais au travail. Il faut que pour une seule fois le président honneur ses promesses. Il n’a pas été enchaîné ni frappé. Il est venu creuser des trous partout qu’il appelle caniveau, comme il voulait sa réélection. Maintenant, il (Alpha Condé) nous jette. Et, nous allons manifester jusqu’à nouvel ordre », a martelé Mamadi Keïta, un des manifestants.

A noter que contrairement à la circulation (qui est fortement paralysée), les commerces fonctionnent comme d’habitude de la ville.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Destruction de l’environnement à Siguiri : de hauts commis de l’État accusés

12 août 2021 à 12 12 58 08588

C’est un secret de polichinelle ! L’environnement est fortement agressé ces dernières années dans la préfecture de Siguiri. L’exploitation sauvage de l’or dans la localité décime le couvert végétal. Et, l’exploitation semi-industrielle des mines avec de la cyanure a contribué à polluer les cours d’eau dont certain sont en train de tarir aujourd’hui.

Selon des informations recueillies par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, cette agression de l’environnement est aujourd’hui plus visible dans les sous-préfectures de Doko et Kintinian où l’exploitation semi-industrielle des mines par des poclains est en pleine expansion. Et, la plupart de ces poclains appartiendraient à des hauts commis de l’Etat (des ministres de la République). Ce qui rend difficile les efforts des cadres locaux dans la lutte contre la dégradation de l’environnement à Siguiri.

« Comment pourrais-tu trouver l’aiguille que tu cherches, si ton ami la piétine ? L’administration guinéenne est très difficile. Nous avons des textes qui protègent l’environnement ; mais, on ne peut pas les appliquer puisque les personnes qui sont responsables de la dégradation de notre environnement sont nos responsables, capables de nous écraser. Aujourd’hui, quand tu fais un tour à Doko ou à Kintinian, tu pleures. Partout, ce sont des poclains. Mais, la plupart de ces machines appartiennent aux ministres ou à leurs protégés. Tu vois comment nous sommes faibles sur le terrain aujourd’hui. Nous accusons les Burkinabés à tort, les véritables destructeurs, ce sont les poclains et les ministres », a confié un cadre de la préfecture qui a requis l’anonymat pour protéger son travail…

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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