Insalubrité à Kankan : « les moyens nous manquent pour assainir la ville » (Maire)

13 août 2021 à 19 07 40 08408

C’est un aveu d’impuissant que le maire de Kankan a fait dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com dans la ville. Mory Colofon Diakité a laissé entendre que la commune n’a pas les moyens matériels nécessaires pour assainir la ville. Selon lui, les trois camions bennes dont dispose la mairie sont vieux de près de trois décennies, et une seule est aujourd’hui fonctionnelle.

« Aujourd’hui, on a vraiment des problèmes, parce qu’on n’a pas de bennes pour ramasser les ordures. Les trois bennes dont dispose la commune, sont là depuis 26 ans, elles sont amorties. On a tellement dépensé de l’argent pour les réparer qu’on n’en peut plus. Parce que quand on répare une panne le matin, on nous signale une autre le soir. On est fatigués. Parmi ces trois bennes, il n’y a qu’une seule qui est encore en activité, les deux autres sont garées dans la cour de la commune », a déclaré Mory Colofon Diakité.

Mory Colofon Diakité, maire de Kankan

Face à ce manque d’équipements, l’autorité communale indique que son équipe est obligée parfois de louer des camions bennes pour ramasser les ordures dans la ville de Kankan. Une situation préoccupante pour M. Diakité, et sur laquelle il interpelle le gouvernement.

« On a besoin au minimum de quatre bennes et d’une machine tractopelle. Nous avons urgemment besoin de ces équipements. Nous aussi, nous pourrons les carburer et payer les travailleurs pour assainir régulièrement cette grande ville. Nous lançons un appel pressant à l’endroit du gouvernement guinéen de nous appuyer dans ce sens. Parce qu’on a la volonté, mais les moyens nous manquent », a dit le maire de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fin de la récréation à Kankan : rassemblements interdits, lieux de loisir fermés

12 août 2021 à 19 07 26 08268

Les autorités de Kankan ont enfin sifflé la fin de la récréation. Elles ont décidé de faire respecter les mesures restrictives prises par le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19 en Guinée. Il s’agit de l’interdiction des rassemblements de plus de 50 personnes et de la fermeture de tous les lieux de loisir. L’annonce a été faite au cours d’une rencontre d’information et de sensibilisation organisée ce jeudi, 12 août 2021, à la maison des jeunes de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Amara Lamine Soumah, préfet de Kankan

« En ce qui concerne la célébration des mariages dans la ville de Kankan, j’ai déjà parlé avec le maire et le directeur de la maison des jeunes, ceux qui veulent faire la réception de leur mariage, ils n’ont qu’à aller le faire dans leurs familles respectives. Maintenant, cela ne se fera plus à la maison des jeunes. Nous avons également interdit les cortèges dans la ville. Les boîtes de nuit, les motels et les bars aussi resteront fermés jusqu’à nouvel ordre. Et à partir d’aujourd’hui, le couvre-feu qui s’étend de 22h à 4h du matin rentre en vigueur », a annoncé le préfet de Kankan, Amara Lamine Soumah, ajoutant que tout contrevenant à ces mesures sera sanctionné.

Présent à la rencontre, le gouverneur de la région de Kankan a salué la démarche des autorités locales, qui ont tenu à informer et sensibiliser les citoyens par rapport au respect de ces mesures dans la ville.

Sadou Keïta, gouverneur de Kankan

« La rencontre est extrêmement importante, dans la mesure où dans une démarche logique, il faut d’abord informer et sensibiliser. Il a été question pour le préfet de Kankan d’appeler tous les représentants de tous les secteurs de la vie sociale et économique de sa juridiction pour que chacun soit essentiellement informé sur toutes les questions qui ont été rapportées par les têtes que nous avons. Et, ensuite, avertir toute personne qui ne respectera pas ces mesures sur la sanction qu’elle encourt. Donc, l’importance a été que tout le monde soit informé. Aujourd’hui, l’exécution des mesures commence à partir du moment où l’information est passée et les explications suffisantes ont été données à chaque citoyen », a dit Sadou Keïta.

Selon la direction régionale de la santé, huit patients sont pris en charge actuellement au centre de traitement de la Covid-19 de Kankan. Trois d’entre eux sont venus de Siguiri et les cinq autres de Kérouané.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Manifestation à Siguiri : les jeunes de Siguirikoura1 dans la rue contre les fausses promesses

12 août 2021 à 16 04 50 08508

« Il faut que pour une fois le président Alpha Condé honore ses promesses. Il n’a pas été enchaîné ni frappé pour nous faire des promesses. Maintenant, il (Alpha Condé) nous jette. Nous allons manifester jusqu’à nouvel ordre »

Les jeunes de Suiguirikoura1 (un quartier de la commune urbaine de Siguiri) sont en colère. Et, depuis 7 heures ce jeudi, 12 août 2021, ils sont dans la rue pour se faire entendre. Ils réclament la reprise du pavage des routes de leur quartier. Et, c’est à travers des barricades des principales voiries de la ville de Siguiri qu’ils ont tenu à attirer l’attention des autorités sur leur préoccupation, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Selon nos informations, les travaux de pavage des voiries du quartier Siguirikoura1 sont arrêtés depuis 3 ans. Et, les multiples alertes des habitants dudit quartier (notamment les jeunes) n’ont rien changé à la situation. C’est pourquoi, en dépit des doléances faites par les autorités, les jeunes du quartier ont envahi les principales altères de la ville de Siguiri pour manifester leur ras-le-bol. Ils ont érigé des barricades sur la chaussée pour empêcher des engins (véhicules, motos,…) d’y circuler.

Pour l’heure (14 heures 30’), il n’y a eu aucune intervention des forces l’ordre pour rétablir la circulation. Et, les jeunes ne comptent pas démordre avant d’obtenir gain de cause. Ils règnent en maitre sur la route qui mène à Bouré-gare (en provenance de la Colline). Egalement, la route qui quitte la centrale électrique au quartier énergie jusqu’au siège de la radio rurale et la route qui mène à la gare routière Pombada (via le quartier Siguirikoura1) sont toutes barricadées.

« A chaque fois qu’on demande de sortir, c’est l’une des autorités qui nous s’appelle pour nous plaider pour surseoir à la manifestation. Ils nous disent qu’ils sont en train de travailler pour la reprise. Tout dernièrement, c’est le Sotikémö (le patriarche) qui nous a dit qu’il va à Conakry pour voir le président. Aujourd’hui, nous avons compris qu’ils nous mentent et c’est ça la vérité. Nous avons sorti ce matin pour manifester. Et, l’heure  n’est plus à la négociation, mais au travail. Il faut que pour une seule fois le président honneur ses promesses. Il n’a pas été enchaîné ni frappé. Il est venu creuser des trous partout qu’il appelle caniveau, comme il voulait sa réélection. Maintenant, il (Alpha Condé) nous jette. Et, nous allons manifester jusqu’à nouvel ordre », a martelé Mamadi Keïta, un des manifestants.

A noter que contrairement à la circulation (qui est fortement paralysée), les commerces fonctionnent comme d’habitude de la ville.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Destruction de l’environnement à Siguiri : de hauts commis de l’État accusés

12 août 2021 à 12 12 58 08588

C’est un secret de polichinelle ! L’environnement est fortement agressé ces dernières années dans la préfecture de Siguiri. L’exploitation sauvage de l’or dans la localité décime le couvert végétal. Et, l’exploitation semi-industrielle des mines avec de la cyanure a contribué à polluer les cours d’eau dont certain sont en train de tarir aujourd’hui.

Selon des informations recueillies par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, cette agression de l’environnement est aujourd’hui plus visible dans les sous-préfectures de Doko et Kintinian où l’exploitation semi-industrielle des mines par des poclains est en pleine expansion. Et, la plupart de ces poclains appartiendraient à des hauts commis de l’Etat (des ministres de la République). Ce qui rend difficile les efforts des cadres locaux dans la lutte contre la dégradation de l’environnement à Siguiri.

« Comment pourrais-tu trouver l’aiguille que tu cherches, si ton ami la piétine ? L’administration guinéenne est très difficile. Nous avons des textes qui protègent l’environnement ; mais, on ne peut pas les appliquer puisque les personnes qui sont responsables de la dégradation de notre environnement sont nos responsables, capables de nous écraser. Aujourd’hui, quand tu fais un tour à Doko ou à Kintinian, tu pleures. Partout, ce sont des poclains. Mais, la plupart de ces machines appartiennent aux ministres ou à leurs protégés. Tu vois comment nous sommes faibles sur le terrain aujourd’hui. Nous accusons les Burkinabés à tort, les véritables destructeurs, ce sont les poclains et les ministres », a confié un cadre de la préfecture qui a requis l’anonymat pour protéger son travail…

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Kankan : un jeune tué et sa moto emportée à Gbérédou Baranama

9 août 2021 à 19 07 01 08018

Le corps sans vie d’un jeune homme a été retrouvé hier matin, dimanche 9 août 2021, à Gbérédou Baranama, une sous-préfecture située à 30 kilomètres de la ville de Kankan. Des inconnus ont tiré sur la victime avant d’emporter sa moto, a appris Guineematin.com d’une autorité locale.

C’est au niveau du carrefour Takoura, sur la route nationale Kankan-Kouroussa, que le corps du jeune homme a été retrouvé, gisant dans le sang. Sékouba Condé, un habitant de Gbérédou Baranama, et deux autres passants, ont contacté les autorités locales pour les mettre au courant de cette découverte macabre.

Sékouba Condé

« Hier matin, je partais au champ, à vélo. Arrivé au carrefour de Takoura, j’ai vu le jeune couché, j’ai pensé d’abord que c’est quelqu’un qui dormait. C’est lorsque je me suis approché de lui que j’ai compris qu’il est mort. Entretemps, j’ai vu un vieux qui passait. Je l’ai appelé pour qu’il vienne voir si le jeune a été victime d’accident ou s’il a été tué, mais lui-même n’a rien compris. C’est ainsi qu’un autre passant est venu nous aider à appeler le maire pour l’informer », a expliqué Sékouba Condé, rencontré ce lundi par un journaliste de Guineematin.

Ibrahima Sona Condé, maire de la commune rurale de Gbérédou Baranama

Aussitôt informé, le maire de Gbérédou Baranama, Ibrahima Sona Condé, s’est rendu sur les lieux. Et selon lui, le constat révèle que le jeune a été tué par balle par des inconnus, qui ont emporté sa moto. « Lorsqu’on nous a informé, avant d’aller sur les lieux, nous avons informé le préfet de Kankan et la brigade de recherche de la gendarmerie. Et une fois sur le terrain, nous avons constaté des traces de balles sur le corps du jeune. Il y a également des traces de pneus là où son corps a été retrouvé. Ce qui veut dire qu’il a été tué et sa moto emportée », a dit l’autorité locale.

Non identifié à Gébédou Baranama, le corps de la victime a été transporté à la morgue de l’hôpital régional de Kankan. Mais aux dernières nouvelles, les parents du jeune homme sont venus identifier et récupérer la dépouille mortelle dans la journée de ce lundi.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Kankan : fin de la suspension pour 7 imams

9 août 2021 à 18 06 51 08518

Les six imams de la commune urbaine de Kankan qui avaient été suspendus (pour incitation à la violence et non-respect de la décision des autorités) viennent d’être rétablis dans leur fonction d’imams. C’est le secrétaire communal des affaires religieuses qui a annoncé la nouvelle dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Les autorités religieuses de Kankan avaient pris des mesures contre huit imams de la commune urbaine qu’elles accusaient d’avoir orchestré les manifestations lors de l’interdiction des prières nocturnes dans les mosquées pendant les dix derniers jours du mois de Ramadan. Aujourd’hui, on apprend que 7 des 8 imams sanctionnés bénéficient de la clémence des autorités religieuses.

Elhadj Hassane Kaba, secrétaire communal des affaires religieuses

Selon Elhadj Hassane Kaba, le responsable des affaires religieuses de la commune urbaine de Kankan, plusieurs personnalités comme le gouverneur de Kankan ont plaidé la cause de ces imams. « Ces imams ont été suspendus pour un temps. Mais, comme ils ont reconnu ce qu’ils ont fait, ils ont fait des plaidoiries et beaucoup de personnes sont intervenues, en collaboration avec l’inspection régionale des affaires religieuses et le secrétariat préfectoral des affaires religieuses, nous avons décidé de lever leur sanction. Ces imams ont des rôles à jouer. Et, nous ne devons pas les rejeter ou les mettre à l’écart, ils doivent être réintégrés. Mais, ils ne vont plus reprendre ce qu’ils ont fait, en tous cas ils ont pris cet engagement devant le gouverneur qui s’est personnellement impliqué », a dit Elhadj Hassane Kaba.

Parmi les sept imams qui avaient été suspendus, Oumar Koma, imam au quartier Bordeaux est celui qui a été arrêté et emprisonné quelques jours au commissariat. Il se dit content de la levée de la suspension qui pesait sur eux. Il promet de ne plus s’opposer à une décision des autorités religieuses guinéennes. 

Oumar Koma, imam au quartier Bordeaux

« Dieu merci, vous savez qu’il y a un moment, certains imams dont moi moi-même avaient été sanctionnés. Je faisais partie de ceux qui ont été arrêtés, c’est après ça qu’on a demandé pardon et beaucoup d’autres personnes nous ont soutenus. Si je dis que je ne suis pas content, je vous aurais menti, je remercie les autorités religieuses et le gouverneur de Kankan. Nous n’allons plus nous opposer à une décision des autorités religieuses », a promis Oumar Koma.

A rappeler que les autorités religieuses de Kankan ne sont pas revenues sur leur décision concernant la radiation de l’imam Elhadj Moussa Doumbouya, imam d’une mosquée au quartier Senkèfara.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Kankan : un camion-citerne transportant du carburant, attaqué et pillé par des citoyens

6 août 2021 à 10 10 40 08408

« Le malheur des uns fait le bonheur des autres ». C’est ce qui s’est effectivement passé ce jeudi, 5 août 2021, à Kankan. Un camion-citerne transportant 38 000 litres de gasoil s’est renversé dans la sous-préfecture de Gbérédou Baranama, située à 30 kilomètres de la ville de Kankan. Aussitôt, plusieurs habitants des localités riveraines de sont rués sur le véhicule pour le piller. Ils ont réussi à emporter une importante quantité de carburant, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

L’accident s’est produit à 6 heures du matin entre les districts de Leferani et Dalabani, tous relevant de la sous-préfecture de Gbérédou Baranama, dans la préfecture de Kankan. Heureusement pour le chauffeur du camion-citerne, grièvement blessé, un autre véhicule qui était derrière lui, est venu le prendre pour l’emmener à l’hôpital régional de Kankan. Et la nouvelle de cet accident n’a pas tardé à se propager dans les villages environnants. Une aubaine pour de nombreux habitants de ces localités, qui se sont mobilisés pour venir piller la citerne.

Mandjou Tounkara, président du district de Dalabani

Mandjou Tounkara, le président du district de Dalabani, dit avoir tout fait pour dissuader les pillards, mais en vain. « J’étais à la maison, lorsque j’ai vu des gens courir en disant qu’une citerne s’est renversée. Donc, je suis immédiatement venu sur les lieux. J’ai demandé aux citoyens de quitter les lieux parce que c’est dangereux d’y rester, mais ils n’ont pas accepté. Ils étaient en train de vider la citerne pour emporter le carburant », a expliqué l’autorité locale.

Saisi de cette situation, le directeur préfectoral des Hydrocarbures de Kankan, Idrissa Keïta, s’est rendu sur les lieux. Une équipe d’agents des forces de défense et de sécurité a été également déployée sur le terrain. Mais malgré leur présence, les citoyens ont continué de vider la citerne et d’emporter le carburant.

Idrissa Keïta, directeur préfectoral des Hydrocarbures de Kankan

« Quand la citerne s’est renversée, la porte n’était pas ouverte. Ce sont les citoyens qui sont venus l’ouvrir pour prendre le carburant. Quand je suis venu, je leur ai dit d’arrêter mais malgré tout, ils ont continué à piller la citerne. C’était difficile de les canaliser parce qu’ils étaient nombreux. Mais finalement, les agents de sécurité ont réussi à maîtriser la situation », a dit M. Keïta.

Selon lui, sur les 38.000 litres de gasoil que transportait la citerne, environ 15.000 litres seulement ont pu être sauvés. Un autre camion-citerne est venu récupérer cette quantité pour l’acheminer à Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Retard de la bourse d’entretien : les étudiants de Kankan en colère

5 août 2021 à 16 04 40 08408

La tension commence à monter à l’université Julius Nyerere de Kankan, suite au retard du paiement de la dernière tranche annuelle de la bourse d’entretien. A bout de patience, plusieurs étudiants se sont fait entendre ce jeudi, 5 août 2021. Ils exigent une réaction rapide des autorités et menacent de passer à la vitesse supérieure, si leur appel n’est pas entendu, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après plusieurs jours d’attente, sans aucune lueur d’espoir, plusieurs étudiants se sont rendus ce jeudi 5 août 2021, à l’université Julius Nyerere de Kankan. Ils étaient venus chercher des renseignements sur la situation de leur bourse d’entretien pour les trois derniers mois de l’année université (mai, juin et juillet). Mais, ces étudiants n’ont pas eu accès au campus, parce qu’ils ont trouvé le portail de l’université fermé.

Une fermeture qui avait déjà été annoncée dans un communiqué publié la veille sur la page Facebook de l’institution d’enseignement supérieur. La même note précisait d’ailleurs que le paiement de la dernière tranche annuelle de la bourse des étudiants fera l’objet d’un autre communqué. Une situation que déplore Jean Paul Millimono, étudiant au département Chimie, qui n’attend que sa bourse pour aller en vacances.

Jean Paul Millimono, étudiant au département Chimie

« Depuis le début du mois de juillet, ils ont affiché que les vacances vont démarrer le 1er août, mais jusqu’à présent, ils ne nous ont pas donné nos pécules. Comment on va partir chez nous si on n’a pas d’argent pour les frais de transport ? Je demande aux encadreurs de faire tout ce qui est possible pour nous payer, parce que nous souffrons énormément de ce retard », a lancé cet étudiant.

Oumar Barry, étudiant au département Biologie

Même son de cloche chez Oumar Barry, étudiant au département Biologie. Il se dit peiné aussi par le retard de la bourse d’entretien. « Franchement, nous ne sommes pas contents de ce retard. Parce qu’il y a beaucoup d’entre nous qui veulent aller en vacances chez eux, mais ils n’ont pas le prix du transport.

Et aujourd’hui, nous sommes venus à l’université pour chercher des renseignements, mais nous avons trouvé que le portail est fermé, donc nous n’avons eu accès au campus. L’Etat doit rapidement trouver une solution à ce problème pour éviter que la situation ne prenne une autre tournure », a-t-il dit.

Siba Loua, étudiant au département Histoire

De son côté, Siba Loua, étudiant au département Histoire, se montre très en colère. Il annonce que si les autorités ne payent pas rapidement la bourse des étudiants, ils vont recourir à la force pour se faire entendre. « Normalement, on devait recevoir cet argent dès le début du mois d’août. Mais jusqu’à présent, les autorités tardent à se bouger.

Mais nous leur donnons la journée d’aujourd’hui pour faire en sorte qu’on puisse rentrer en possession de notre dû. Et s’ils pensent que cette somme leur appartient, ils se trompent. Cet argent nous appartient, car nous l’avons mérité en décrochant le baccalauréat. Et s’ils continuent de le garder, on va passer par la force pour nous faire entendre », prévient l’étudiant.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : des femmes en colère contre la mairie

3 août 2021 à 19 07 33 08338

Dans l’après-midi de ce mardi, 3 août 2021, une quinzaine de femmes extractrices de sable sur les berges du fleuve Milo ont protesté contre une décision de la mairie de Kankan. Les autorités locales leur a demandé de libérer cet espace situé au bord du fleuve Milo où elles stockent leurs chargements de sable destinés à la vente. Mais, les femmes manquent de temps pour écouler le sable déjà extrait et stocké à l’endroit qu’on veut transformer en espace de loisir, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Kaké Kaba, porte-parole des femmes

« On a fait 40 ans ici ! Et, c’est cet après-midi qu’ils sont venus pour nous demander de quitter les lieux. On sait que c’est un domaine de l’État ; mais, ils devaient nous informer à temps, avant qu’on ne fasse l’extraction du sable. Maintenant, nous ne refusons pas de quitter ; mais, ils doivent nous laisser vendre les tas de sables qui sont là. On leur a même proposé d’acheter nos stocks ; mais, ils ont proposé un prix dérisoire qu’on ne peut pas accepter. Maintenant, ils disent vouloir mettre des clôtures sur nos tas de sable. Nous demandons au président de la République d’intervenir, il ne faudrait pas qu’on nous traite comme si on n’était pas des guinéennes. Nous sommes des veuves et c’est ici qu’on gagne nos vies », a notamment plaidé Kaké Kaba, porte-parole de ces femmes.

Mory Colophon Diakité, maire de la commune urbaine de Kankan

Interrogé à ce sujet, Mory Colophon Diakité, le maire de la commune urbaine de Kankan, a reconnu n’avoir pas informé les femmes à temps. Toutefois, il laisse entendre qu’un compromis a été trouvé avec elles. « C’est le conseil communal qui a voté l’aménagement de cet espace qui se trouve au bord du fleuve Milo. Les garages Auto et Moto qui étaient là-bas ont été déguerpis. Mais, il se trouve que les femmes aussi extraient le sable du fleuve pour vendre. La vérité est qu’elles n’ont pas été informées à temps que le travail devrait commencer maintenant. Mais, on leur a proposé de venir et nous nous sommes entendus. C’est soit le promoteur (qui veut embellir les lieux) achète leur sable ou alors on leur trouve un coin où elles continueront à vendre le sable », a rassuré le premier citoyen de Kankan.

À rappeler que depuis des années, certains citoyens de Kankan s’adonnent à cette activité d’extraction de sable sur les berges du fleuve Milo. Une pratique pourtant jugée néfaste sur l’environnement. Désormais, c’est un espace de récréation qui sera aménagé sur cette partie du fleuve pour le plaisir de la couche juvénile.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Kankan : lancement de DIK NET Sécurité, une nouvelle société de gardiennage

2 août 2021 à 11 11 29 08298

Une nouvelle société de gardiennage voit le jour à Kankan. Dénommée DIK NET Sécurité, elle vise à assurer la sécurité des citoyens et leurs biens. La cérémonie de lancement officiel de cette société a connu la présence du ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation ainsi que des autorités de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mise en place par des jeunes cadres, la société Développement Intégré de Kankan (DIK) NET Sécurité offre plusieurs services, dont la sécurisation des résidences, des services publics et privés, des mines et carrières, des événements spéciaux, etc. Une façon pour elle de contribuer à la préservation de la paix et de la quiétude sociale, mais aussi à la lutte contre le chômage des jeunes.

Directeur général de DIK NET Sécurité, Moussa Condé

« Pour accompagner le président de la République dans le cadre de l’instauration de la paix, la quiétude sociale, la création de l’emploi pour les jeunes et lutter contre le chômage, nous les jeunes cadres, avons pensé à mettre en place une structure de sécurité, de gardiennage, dénommée DIK NET », a déclaré le Directeur général de DIK NET Sécurité, Moussa Condé.

Parrain de la cérémonie, Ibrahima Kalil Diané, Directeur national du système informatique, s’est réjoui du fait que pour la première fois, des fils ressortissants de Kankan se sont donné la main pour mettre en place une société de gardiennage. Il a aussi demandé aux autorités locales d’accompagner cette société pour son épanouissement.

Ibrahima Kalil Diané, Directeur national du système informatique

« Aujourd’hui est un grand jour pour Kankan. Pour la première fois, des jeunes natifs de la ville ont réfléchi pour mettre en place une société de gardiennage pour sécuriser les citoyens et leurs biens. Je profite aussi de cette occasion pour faire un plaidoyer à l’endroit des autorités. Je leur demande de soutenir cette société, car sa création est une opportunité d’emploi pour les jeunes », a dit M. Diané.

Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

De son côté, le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, a prodigué des conseils aux employés de cette société de gardiennage. « Lorsque vous dites à vos amis que vous travaillez dans une société de gardiennage, ils vont se moquer de vous. Mais ne les écoutez pas. Prenez votre travail au sérieux.

C’est le début, ça ne sera pas facile mais avec le temps, vous en profiterez beaucoup, parce qu’il n’y a pas de sous métier. Si vous êtes charretier, faites cela avec sérieux. Ce qui n’est pas bon, c’est de mentir, voler, escroquer pour gagner sa vie. Aux agents, évitez trop d’aller en grève, ça ne sera pas la solution », a dit le général Bouréma Condé.

A noter que la cérémonie de lancement officiel des activités de DIK NET Sécurité a été clôturée par une démonstration faite par les agents de cette société pour montrer leur professionnalisme.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Koundjan (Mandiana) : le contenu chimique d’un réservoir de la SMM se déverse et contamine l’eau du ‘’marigot Fé’’

2 août 2021 à 9 09 47 08478

Les faits se sont produits la semaine dernière ; et, ils sont la source d’une grande inquiétude actuellement dans la commune rurale de Koundjan. Un réservoir de la société minière de Mandiana (SMM) basé à Loïla (un district de Koundjan), contenant l’eau de lavage et de traitement de l’or, a fuité et son contenu chimique s’est déversé dans le marigot Fé (un grand marigot en langue maninka). L’eau de ce marigot très vital pour la population locale a été contaminée et plusieurs poissons y ont été tués.

Une équipe venue de Mandiana s’y est rendue pour faire des prélèvements de l’eau contaminée ; et, les échantillons seraient déjà acheminés en laboratoire pour tenter de déterminer les composants chimiques qui ont pollué les eaux de ce cours d’eau. Mais, en attendant ces résultats, l’utilisation de l’eau de ce marigot a été interdite à la population de Loïla et environ, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Mandiana.

Pour l’instant, la société minière de Mandiana refuse tout commentaire sur le sujet. En tout cas, tous nos appels en direction des responsables de ladite société sont restés vains. Cependant, selon le maire de la commune rurale de Koundjan, cette situation est une véritable pour les populations de sa juridiction. Car, c’est dans ce marigot que tout le monde à Koundjan se procure de l’eau pour les besoins domestiques. C’est également dans ce cours d’eau que les populations de Loïla se procurent du poisson et autres produits halieutiques. Et, c’est ce cours d’eau qui vient d’être contaminé par l’eau de lavage et de traitement d’or. Une eau qui contient pourtant des substances chimiques très nocives à la santé de l’homme.

« L’acte s’est passé le mardi, on a été sur le terrain et on a vu que c’est le basin de lavage de l’or qui a été envahis par les eaux de la pluie. Parce que le basin est grand, mais c’est la hauteur qui est courte. C’est pourquoi l’eau s’est déversé dans le marigot situé environs à trois kilomètres du site… Pour constater les faits, on a marché jusqu’au marigot ; et là, on a pris douze (12) échantillons dans le marigot pour envoyer au laboratoire qui doit certainement donner un résultat de la nature de la  contamination de l’eau du marigot dans 72 heures.Donc, pour le moment, nous avons sensibilisé les localités traversées de ne pas utiliser les eaux du marigot, ni pêcher du poison avant la sortie du résultat des échantillons envoyés au laboratoire. On a aussi exigé à la société d’élever la hauteur du basin. Ensuite, nous avons exigé à la société de construire un château d’eau dans l’immédiat pour approvisionner la population de Loïla en eau potable », a indiqué Ahmed Sékou Doumbouya.

Joint au téléphone par le correspondant préfectoral de Guineematin.com, Amadou Keïta, le chef de la section environnement de Mandiana, a confirmé la triste nouvelle de cette contamination du ‘’marigot Fé’’, tout en précisant que c’est le réservoir du 3ème basin qui a fuité. Et, cette fuite accidentelle a entrainé la pollution des eaux de ce marigot qui est une source de vie pour les populations de Loïla.

« On a été sur le terrain avec les maires de la localité pour des constat. C’est le réservoir du 3ème basin, qui est d’ailleurs le plus petit basin, qui a fait des fuites et le contenu s’est déversé en quantité dans le marigot. Sur place, on a constaté des poissons contaminés. Mais, au total, il y a trois basins qui allument l’usine de lave et traitement de l’or. Pour le moment, on a envoyé des échantillons au laboratoire pour vérifier. On a aussi interdit l’utilisation de l’eau du marigot à toute utilisation domestique », a dit Amadou Keïta.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tél. : 625 81 03 26

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Examen d’entrée en 7ème année : le sujet de rédaction lancé en retard à Kankan

1 août 2021 à 16 04 19 08198

C’était la panique dans certains centres d’examen de la préfecture de Kankan dans la matinée de ce dimanche, 1er août 2021. Le sujet de rédaction a été lancé avec assez de retard dans plusieurs centres. Selon des témoignages recueillis par le correspondant local de Guineematin.com, les sujets de rédaction et de ECM ont été confondus. Et, c’est seulement en ouvrant les enveloppes que cette erreur a été constatée.

« Chez nous, les sujets ont été lancés avec assez de retard parce que lorsqu’on a ouvert l’enveloppe de rédaction, c’est le sujet de ECM qu’on a découvert et nous avons rapidement informé le Directeur préfectoral de l’éducation de Kankan », a dit notre source d’information sous couvert d’anonymat. 

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Morlaye Condé, le Directeur préfectoral de l’éducation de Kankan a expliqué comment il a rapidement pris des dispositions pour corriger cette erreur. « Au niveau de la préfecture de Kankan, ça a été ainsi fait ; mais, vous savez que l’erreur est humaine. J’ai appelé l’inspecteur régional de l’éducation pour l’information et il je ne me suis pas limité à ça, j’ai appelé monsieur Namadjan Condé, le chef du service examen au niveau du MENA qui a aussi pris des dispositions et tout est rentré en ordre », a indiqué le patron de l’éducation préfectorale.

D’ailleurs, Morlaye Condé a rappelé que des cas de ce genres arrivent, l’important étant la célérité par laquelle la situation a été débloquée. « Ce n’est pas la première fois, ça peut arriver. Mais, c’est la correction là qui a été rapide », a dit le Directeur préfectoral de l’éducation de Kankan.

À noter que selon certaines indiscrétions, c’est par SMS que le sujet de rédaction a été envoyé dans certains centres les plus reculés de la commune urbaine de Kankan. 

Bonne chance à tous les candidats !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Examen d’entrée en 7ème A à Siguiri : l’épreuve de Géographie lancée en retard au ‘’Centre Mamadi Keïta’’

31 juillet 2021 à 16 04 55 07557

Comme annoncé précédemment, le Certificat d’études élémentaires (CEE) a démarré ce samedi, 31 juillet 2021, en Guinée. Dans la préfecture de Siguiri des couacs ont été enregistrés au ‘’Centre Mamadi Keïta’’ dans le déroulement de cet examen. L’épreuve de ‘’Dictée et questions’’ était incomplète ; et, le lancement de l’épreuve de Géographie y a accusé un retard de plus d’une heure, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans cette zone minière.

Selon nos informations, dans ce Centre d’examen situé dans la commune urbaine de Siguiri, l’épreuve de ‘’Dictée et questions’’ qui a été présentée en premier lieu aux candidats comportait trois questions. Mais, vers la fin du temps imparti pour ce sujet, le délégué dudit centre a sorti une autre copie de la même épreuve qui, cette fois, comportait quatre questions.

Egalement, dans le même centre, nos sources (des surveillants qui ont requis l’anonymat) rapportent que l’épreuve de Géographie n’a été lancée qu’à 12 heures30’ (au lieu de 11 heures).

« Il y a eu des défaillances pour cette première journée. D’abord le sujet de dictée qu’on a reçu dans la salle comportait 3 questions. Et, vers la fin de l’épreuve, le délégué nous a signalé qu’une quatrième question reste. Mais, cette question ne se trouvait pas sur le sujet qu’il nous a distribués, il a fait sortir une autre copie qui comportait la quatrième question. Après l’épreuve de dictée, le délégué a réaménagé le centre. On avait 5 salles, il réaménagé en 6 salles. Aussi, les épreuves de géographie ont été lancées à 12 heures30’, au-lieu de 11 heures. Pendant que les autres centres sortaient, nous nous prenions les sujets au tableau », a confié une source sous anonymat.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Le préfet de Kankan aux candidats au CEE: « c’est à partir de là qu’il faut éviter de frauder »

31 juillet 2021 à 15 03 03 07037

11.352 candidats dont 4.076 filles affrontent les épreuves du certificat de fin d’études élémentaires (CEE) dans les 49 centres d’examen de la préfecture. C’est le préfet, Amara Lamine Soumah, qui a procédé au lancement officiel de cet examen national ce samedi, 31 juillet 2021, au lycée-collège Marien N’Gouaby, en présence des autorités éducatives de la préfecture. Il a mis l’occasion à profit pour appeler les candidats à la sérénité et à éviter à toute forme de fraude, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Amara Lamine Soumah, préfet de Kankan

« Aujourd’hui, vous quittez une étape pour une autre, du primaire au secondaire. Mais, au niveau du premier cycle, chaque année vous faites une évaluation pour passer en classe supérieure, c’est la même chose que cet examen. La seule différence, c’est que vous êtes surveillés par des cadres qui ne sont pas vos maîtres. Cela ne doit pas vous ébranler, il faut être serein. Gardez votre sang-froid  comme d’habitude, menez à bien le traitement de vos sujets pour ne pas qu’il y ait des perturbations à votre niveau. Vous êtes à votre premier examen national, et c’est à partir de là qu’il faut éviter de frauder », a lancé le préfet de Kankan, Amara Lamine Soumah.

Le certificat de fin d’études élémentaires s’étendra sur trois jours (samedi, dimanche et lundi). C’est le dernier examen national de cette année scolaire 2020-2021.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Litige autour du bail de 3 boutiques : Mamadi Doubouya dénonce une décision du tribunal de Kankan

31 juillet 2021 à 10 10 58 07587

L’opérateur économique guinéen, Mamadi Doumbouya, est menacé d’expulsion de trois boutiques qu’il occupe au quartier Kabada1, dans la commune urbaine de Kankan. Cela fait suite à une décision de justice récemment rendue par le tribunal de première instance de Kankan autour d’un litige portant sur un contrat de bail qui l’oppose à la famille de feu Karamo Kaba (le propriétaire du bâtiment qui abrite ces boutiques). Cette famille aurait, sans aucune consultation préalable avec lui, donné en bail à un certain Aliou Kalan (un opérateur économique) les boutiques qu’il occupe depuis 2008 et où il a investi beaucoup d’argent pour la rénovation des lieux. Mamadi Doumbouya assure que son contrat n’est pas encore arrivé à échéance ; et, il a du mal à avaler cette pullule amère, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture de Kankan.

Selon Mamadi Doumbouya, c’est Bangaly Kaba (le neveu de feu Karamo Kaba) qui est à la base de ses difficultés actuelles. C’est ce dernier qui aurait baillé les boutiques à Aliou Kalan, sans prendre en compte le contrat de bail que son oncle Karamo Kaba avait contracté avec Mamadi Doumbouya.

« J’ai pris le magasin en 2008 ; mais, c’est en 2014 que j’ai dit au propriétaire Karamo Kaba dit ‘’Feler’’ de me le donner en bail. Ce qui fut fait. Dans le contrat, on avait dit que les entretiens seront ajoutés sur les montants arrêtés. À cette date, les témoins étaient Sidiki Belmondo Kaba, Oumar Zidane Fofana, ainsi que le jeune frère de Karamo Kaba qui s’appelle Sadikou Lamine Kaba. Et du coup, j’ai payé 43.200.000 francs qui correspondent aussi à la location de 2014 à 2020. Il faut préciser que cette somme est relative aux frais de bail du lieu. Même le forage qui est là, c’est moi qui l’ai fait. En 2017, j’ai été victime de vol de plus de 150.000.000 francs. Ce qui m’a amené à faire des rénovations en sécurisant le bâtiment. Il a été dit en clair qu’aucune résiliation de contrat n’est possible sans l’amortissement des frais de bail et des dépenses effectuées. À la même époque, la famille est venue me demander de l’argent pour les frais d’hospitalisation de Karamo Kaba. J’ai donné l’argent, mais malheureusement il (Karamo Kaba) n’a pas pu survivre. C’est après ce décès que tout est devenu compliqué. Puisque le neveu de feu Karamo Kaba est allé faire une procuration sur laquelle il était dit que c’est à lui que les locations seront payées. Mais, personne de la famille ne m’a fait savoir cette décision familiale. Après un moment, ce dernier m’a appelé pour me dire qu’il a donné le lieu en bail à Aliou Kalan et il m’a dit d’aller voir celui-ci qui est un ami afin qu’on arrête quelque chose. Je suis alors entré en contact avec lui qui avait compris mon amertume par rapport aux dépenses que j’ai faites, mais finalement les choses ont mal tourné ; puisqu’Aliou m’a dit des propos irrévérencieux. Il m’a néanmoins dit de demander à Banagly Kaba (le neveu), pour ce que lui (Aliou) a investi. Lorsque j’ai demandé à la famille, on m’a fait savoir qu’Aliou leur a donné pour le moment 170.000.000 francs. Ensuite, je suis revenu voir Aliou Kalan et je lui ai dit que je m’engage à payer les 170.000.000 francs. Comme il ne voulait pas se retirer, j’ai appelé sa femme et je lui ai dit de dissuader son mari pour cette affaire de bail. Avant même l’expiration du contrat de bail, sans même compter aussi les dépenses supplémentaires effectuées, Bangaly nous a envoyé un préavis le 25 Septembre 2020, afin que je quitte le lieu. Il m’a assigné en  justice ; et, c’est là que j’ai pris mon avocat afin que je sois rétabli dans mes droits », a expliqué Mamadi Doumbouya.

Devant le tribunal de première instance de Kankan où cette affaire a été portée, une décision a finalement été rendue en défaveur de Mamadi Doumbouya. L’opérateur économique a été condamné au paiement de 12 millions de francs guinéens comme arriérés de location, plus 10 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts à l’égard du plaignant. Le tribunal a également ordonné l’expulsion immédiate de Mamadi Doumbouya des boutiques qu’il occupe depuis 2008.

« Après mon constat sur ce que Bangaly était en train de manigancer, j’ai engagé un deuxième avocat pour défendre mes droits et intérêts ; car, je ne suis pas au courant du nouveau bail et aucun droit commercial n’est respecté par la famille. Mon avocat a montré à la justice qu’un petit fils ne peut pas hériter d’un bien de son grand-père tant qu’un héritier direct est en vie. Le juge Oumar Kadiatou Sylla est parti au contraire. Il a fait un transport judiciaire et a dit que les autres sont sortis sauf moi. Je lui ai dit que ce n’est pas dans les mêmes conditions qu’on a pris les magasins. Parce que la famille me doit et mon contrat n’est pas fini. Comme ce juge est incapable on a demandé à ce qu’on lui retire le dossier. Comme le président du tribunal avait voyagé sur Conakry, ce même OKS a transféré le dossier à un de ses complices du nom de Mohamed Lamine Touré. Je me suis déplacé pour rencontrer ce dernier et je lui ai dit de dire la vérité et rien que la vérité, au nom de Dieu. Pour vous dire que je connais la loi. J’ai envoyé le message à mes employés de payer la location de Janvier 2021 ; car, le litige qui est entre nous concerne avant 2021. Mais, Bangaly a refusé et j’ai même le chèque avec moi. J’ai informé le juge, mon avocat et même le chef de greffe Me Bony qui a dit que le tribunal doit l’obliger à prendre l’argent. Le chèque est toujours disponible à la boutique. À mon fort étonnement, ce juge s’est prononcé en disant simplement que j’ai des arriérés de Janvier, Février, Mars, Avril, Mai et Juin ; et qu’il me condamne, a demandé 250.000.000 GNF comme les frais d’entretien et de dommage mais, moi je n’avais pas dit ça à mon avocat. J’ai même dit à mon avocat, Me Aly Diané, de ne pas dire ce que je n’ai pas dit et avant de dire quoi que ce soit, qu’il doit me demander. C’est là-bas que j’ai compris que quelque chose tournait avec ma défense. La justice a rejeté cette demande et me condamne au paiement de 12.000.000 GNF d’arriérés à Bangaly Kaba et 10.000.000 GNF de dommage d’intérêts. Il a insisté pour que je quitte le lieu par la force », a indiqué Mamadi Doumbouya.

Cependant, l’opérateur économique ne compte pas se plier à cette décision de justice. Par contre, il exige du camp adverse (la famille de feu Karamo Kaba) la prorogation de son contrat de location sur une période de 15 ans et le paiement de 500 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts pour les désagréments qui lui ont été causés. Car, il jure que ses ventes ont chuté de 85% suite au dépôt des tas de brique devant sa boutique depuis un certain temps.

A noter que Bangaly Kaba (l’homme à l’origine de ce feuilleton) n’a pas encore accepté de s’exprimer sur cette affaire. Et ceci, malgré nos nombreux appels téléphoniques.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : une fille de 13 ans violée

29 juillet 2021 à 21 09 40 07407

Les faits datent de quelques jours déjà ; mais, c’est hier, mercredi 28 juillet 2021, que l’information été révélée au grand public. Une fillette de 13 ans et élève de la 3ème année a été victime de viol au quartier Hérémakono, dans la commune urbaine de Kankan. Le présumé auteur de cet acte ignoble serait un jeune âgé de 18 ans. Il a été déjà été interpellé par les services de sécurité.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la fille revenait du marché du quartier lorsqu’elle a été happée par son bourreau. Ce dernier l’a conduite dans une chambre où il l’a violée à trois reprises avant de la libérer. La fille a eu peur d’en parler à ses parents ; mais, ses incessants saignements ont fini par attirer l’attention de sa mère.

« Je quittais le petit marché lorsqu’il (l’auteur présumé) m’a vue. Il m’a appelée sa femme, je lui ai dit que je ne suis pas sa femme. Mais, puisque j’étais devant son portail, il m’a prise pour me faire entrer dans la chambre. Il m’a violée à trois reprises. Je ne me souviens plus du jour », a expliqué la fille en larmes trouvée sur son lit d’hôpital.

Face aux saignements et les vomissements de sa fille, madame Fanta Condé l’a conduite dans une clinique. Elle croyait d’ailleurs à un début des règles ou à une grossesse.

« Hier matin, je rentrais dans la cour, quand j’ai vu ma petite sœur avec ma fille. Elle m’a dit que ma fille saigne. Ensuite, je l’ai envoyée chez la fille de ma grande sœur, parce que je pensais qu’elle a commencé à avoir ses menstrues. Mais, j’avais des doutes sur le viol. Après, je lui ai demandé si elle a des maux de ventre, parce que généralement les filles ont des maux de ventre douloureux lorsqu’elles voient leurs menstrues pour la première fois. Mais, elle m’a dit que tout va bien. Mais, en même temps, elle s’est mise à vomir. Donc, j’ai eu peur, je l’ai envoyée à la clinique qui est tout près de chez nous. C’est de là-bas qu’on m’a dit qu’elle a perdu sa virginité. Mais, le médecin a dit qu’elle n’est pas enceinte. Donc, de question en question, elle a dit qu’elle a été victime de viol ; mais, elle avait peur, parce que mentalement elle n’est pas bien portante », a indiqué Fanta Condé.

Dr Mamady Condé, le médecin a qui examiné la fillette, a confirmé les propos de madame Fanta Condé sur le viol. « Sa mère est venue ici en tremblant que sa fille est enceinte, je lui ai demandé de se calmer. J’ai diagnostiqué sa fille et contrôlé le sang ; mais, franchement, elle n’avait rien. Donc, j’ai dit cela à sa mère, en précisant qu’elle a été touchée à plusieurs reprises. Maintenant, j’ai pris la fille et je l’ai envoyée dans la salle de consultation pour lui demander de dire la vérité. C’est là où elle a avoué, tout en disant que le présumé violeur se trouve non loin de chez eux », a dit Dr Mamady Condé.

A noter que la victime de ce viol est actuellement sous traitement pour se remettre. Quant à l’auteur présumé de ce viol, il est déjà dans les mains des forces de sécurité.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Exploitation sauvage de l’or sur le fleuve Sankarani : « je me suis toujours opposé à cette affaire de drague », se défend le maire de Mandiana

29 juillet 2021 à 18 06 09 07097

Accusé d’être un des complices majeurs des burkinabés et des maliens qui drague le fleuve Sankarani pour chercher de l’or, le maire de la commune urbaine de Mandiana sort enfin de son silence. Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce jeudi, 29 juillet 2021, Ibrahima Sira Diakité a nié avoir effectué une quelconque contribution à cette activité qui pollue les eaux du Sankarani (pourtant très vital pour les populations de Mandiana). L’autorité communale a aussi réfuté les allégations selon lesquelles il percevrait trois grammes d’or par jour des mains dragueurs du fleuve.

« Ceux qui disent que je perçois trois grammes par jour avec les dragueurs, cela n’engage qu’eux. Mais, je suis certain que je me suis toujours opposé à cette affaire de drague. Seulement, on ne m’a jamais compris. Parce qu’il y a des jeunes qui sont pour cette activité. C’est moi même qui donnait du carburant aux jeunes pour faire des patrouilles pour empêcher cette pratique. Donc, je ne réponds pas à mes détracteurs ; mais, ce que je sais, nous sommes toujours engagés à lutter contre ce fléau dans la commune urbaine. Parce qu’il y a plusieurs commune concernées par cette activité », a expliqué le maire Sira Diakité.

Seulement, ces propos de la première autorité de la commune de Mandiana contrastent beaucoup à ce qu’il a confié récemment à la rédaction régionale de Guineematin.com à Kankan. Le maire Ibrahima Sira Diakité avait nié avoir connaissance de la reprise des activités de dragage sur le fleuve Sankarani.

« Vous savez, le fleuve Sankarani traverse plusieurs communes. Donc, je ne sais pas de laquelle vous parler. Sinon, moi je ne suis pas au courant de la reprise des dragueurs sur le fleuve Sankarani », avait dit le maire Ibrahima Sira Diakité pour visiblement de débarrasser du journaliste fouineur qui l’a joint au téléphone.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Mandiana : l’exploitation anarchique de l’or reprend de plus belle sur le fleuve Sankarani

28 juillet 2021 à 17 05 01 07017

Considéré comme une grave agression à l’environnement et un acte de pollution des eaux du fleuve Sankarani, l’exploitation de l’or par le moyen de drague a été interdite à Mandiana par le gouverneur de Kankan, Sadou Keïta. Mais, en dépit de cette interdiction, cette forme nocive d’exploiter de l’or vient de refaire surface à Mandiana. On apprend que des burkinabés et des maliens, soutenus par certains groupes de jeunes de Mandiana, ont encore installé des machines sur les berges du Sankarani. Et, même le maire de la commune urbaine de Mandiana, Ibrahima Sira Diakité, serait impliqué dans cette course aux intérêts égoïstes, au grand dam des populations.

Il y a quelque mois, le gouverneur de Kankan s’était rendu dans la préfecture de Mandiana avec des agents de sécurité (gendarmes et militaires) pour chasser des orpailleurs et brûler les dragues installées sur le fleuve Sankarani. Sadou Keïta avait à l’époque réitéré l’interdiction d’exploitation de l’or dans ce cours d’eau très vital pour les populations de la commune urbaine de Mandiana. Mais, le répit des chasseurs du précieux métal jaune n’a été que de courte durée. Certains ont déjà repris le chemin du fleuve et y ont installé des machines de drague. Ils ont même commencé à exploiter de l’or sur place. Et, selon des sources concordantes, ce sont des maliens et des burkinabés qui ont investi les lieux pour pratiquer cette « exploitation sauvage ». Et, des jeunes de Mandiana, qui ont des intérêts dans cette exploitation, encouragent la pratique et font la guerre à ceux qui veulent faire respecter l’interdiction d’exploitation.

« Il y a deux groupes de jeunes actuellement à Mandiana : nous qui ne sommes pas favorable à l’exploitation de l’or sur le fleuve et ceux qui sont favorable à cette ptratique. Ces derniers disent que le pourcentage qu’ils gagnent là-bas c’est pour la rénovation de la grande mosquée. Pourtant, à deux reprises les dragueurs maliens et burkinabés ont été chassés d’ici. Après leur départ, l’eau du fleuve devient inutilisable. Pourtant, c’est au fleuve Sankarani que les citoyens de Mandiana se soulagent en eau. C’est pourquoi on a dit que ce n’est pas possible ; mais, nous avons l’autre camp qui nous complique la tâche. Ils ont parlé de la mosquée, mais en réalité ils empochent l’argent », a expliqué Aboubacar Bayo, un des jeunes opposés aux dragues sur le Sankarani.

Cependant, joint au téléphone par notre rédaction, Djoumè Diallo, celui qui est présenté comme le leader des jeunes qui soutiennent l’activité des dragueurs à Mandiana, a fait savoir qu’il n’est au courant de rien et qu’il se trouve actuellement à plus de 150 kilomètres de Mandiana.

« Je sais qu’il y a deux ans les dragueurs ont été chassés sur le fleuve Sankarani ; mais, je ne sais s’ils sont de retour ou pas. Moi je suis à 170 kilomètres de Mandiana avec mes machines à la recherche de l’or. Je ne suis ni de près ou de loin associé à ça », s’est-il défendu.

Pourtant, nos sources sont formelles sur le soutien que Djoumè Diallo apportent aux dragueurs. Elles assurent que Djoumè est actuellement à Mandiana, contrairement à ce que celui-ci annonce pour assoir sa défense dans cette affaire.

Egalement, selon des sources proches de cette affaire, le maire de Mandiana, Ibrahima Sira Diakité, est informé de la présence des dragueurs maliens et burkinabés sur le fleuve Sankarani. Mais, il ne sévit pas, parce qu’il percevrait trois (3) grammes d’or par jour des mains de ces dragueurs. Seulement, joint au téléphone par la rédaction régionale de Guineematin.com à Kankan, l’autorité communale de Mandiana a balayé d’un revers de la main ces accusations.

« Vous savez, le fleuve Sankarani traverse plusieurs communes. Donc, je ne sais pas de laquelle vous parler. Sinon, moi je ne suis pas au courant de la reprise des dragueurs sur le fleuve Sankarani », s’est défendu le maire Ibrahima Sira Diakité.

Cependant, contrairement au maire qui semble donner sa langue au chat, le préfet de Mandiana, Mohamed Lamine Doumbouya, avoue avoir été informé de la reprise des activités de drague sur le fleuve Sankarani. Et, l’autorité préfectorale assure que des dispositions sont déjà prises pour « rétablir l’ordre » pour le bien-être des populations de Mandiana.

« L’affaire de dragues à Mandiana n’est pas quelque chose de nouveau, c’est une lutte permanente. Nous sommes permanemment en mouvement contre les propriétaires des dragues. Donc, effectivement on a reçu l’information et on a mobilisé les forces de défenses et de sécurité pour rétablir l’ordre. Nous avons aussi remonté l’information au gouverneur de Kankan », a dit Mohamed Lamine Doumbouya. 

De Kankan, Aboulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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BEPC 2021 à Siguiri : le lancement de l’épreuve de biologie a retardé dans plusieurs centres

28 juillet 2021 à 15 03 21 07217

L’information a été révélée à Guineematin.com par les délégués de certains centres d’examen de la préfecture. Le lancement de l’épreuve de Biologie a accusé un grand retard ce mercredi, 28 juillet 2021, dans les centres d’examen de Siguiri (dans la région administrative de Kankan). Et, à en croire nos sources, c’est peu avant 11 heures que la plupart des centres ont reçu ce sujet.

« C’est à 10heures50’ que notre centre d’examen a reçu le sujet de biologie en provenance de Kankan. On nous a informé que les épreuves des deux derniers jours (mercredi et jeudi) sont rentrées ce matin provenance de Faranah, donc on devait les distribuer à travers la région, c’est ce qui a provoqué le retard. Aussi, dans l’enveloppe qui est venu dans notre centre, c’était plutôt le sujet d’anglais programme terminale qui était dans. On a appelé ; et, rapidement ils nous ont envoyé le sujet de biologie par mail », a confié sous anonymat le délégué d’un centre d’examen de la place.

Apparemment, en plus de Siguiri, ce regard a également été observé dans les centres d’examen des autres préfectures (Mandiana, Kouroussa et Kérouané) de la région de Kankan. Cependant, joint au téléphone cet après-midi par la rédaction régionale de Guineematin.com à Kankan, Famoro Keïta, l’inspecteur régional de l’éducation de Kankan, a démenti cette information.

« Dès 8heures, tous les centres de la région avaient reçu leur sujet. Quiconque vous donne une information contraire à cela a menti », a-t-il brièvement déclaré.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Des jeunes s’affrontent à cause d’une fille à Siguirini : un mort et 3 blessés

27 juillet 2021 à 17 05 28 07287

Une violence bagarre a éclaté lundi soir, 26 juillet 2021, dans la sous-préfecture de Siguirini, relevant de la préfecture de Siguiri. Deux groupes de jeunes se sont affrontés à cause d’une fille, faisant un mort et trois blessés.

Joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, Bakary Camara, un membre de la société civile locale, a expliqué que c’est « l’infidélité » d’une fille qui est à l’origine de cette bagarre. Cette fille entretenait des relations amoureuses avec deux jeunes membres de groupes rivaux. Et chacun de ces jeunes a bénéficié du soutien de ses amis.

Les deux camps se sont violemment affrontés, notamment à l’aide d’armes blanches. Poignardé dans cette bagarre, Soumaïla Savané, âgé d’une vingtaine d’années, a trouvé la mort suite à cette bagarre. Et les trois autres blessés ont été conduits à l’hôpital pour des soins.

Selon Bakary Camara, les Donzos ont interpellé 23 personnes y compris la fille à l’origine de cette bagarre. Accusés d’être impliqués dans ces violences meurtrières, ces jeunes ont été mis à la disposition de la brigade de gendarmerie de Siguirini.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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