Kankan : Diakaria Koulibaly inaugure un centre emplisseur de gaz butane

27 juillet 2021 à 12 12 15 07157

Le ministère guinéen des Hydrocarbures et son partenaire, la société Guinée Gaz, ont procédé à l’inauguration du centre de production et de vente de gaz butane construit à Kankan. La cérémonie a eu lieu dimanche dernier, le 25 juillet 2021, en présence du ministre des Hydrocarbures et son homologue de l’Administration du territoire et de la décentralisation, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est au quartier ex Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan, que se situe ce vaste centre emplisseur de gaz butane. Il est le fruit de la coopération entre ce ministère des Hydrocarbures et la société Guinée Gaz, appartenant au Groupe Kerkoub pour l’investissement. Selon le ministre des Hydrocarbures, Diakaria Koulibaly, ce projet s’inscrit dans le cadre d’un programme de construction de centres mini-dépôts gaziers dans les 33 préfectures du pays.

Diakaria Koulibaly, ministre des Hydrocarbures

« La présente cérémonie inaugurale, qui intervient deux mois après celle du dépôt principal de Kamsar, s’inscrit dans la dynamique d’un vaste programme de construction de centres mini-dépôts gaziers dans les 33 préfectures de la Guinée. C’est un programme planifié par le partenaire Guinée Gaz sur une période de deux ans. Ce centre emplisseur, opérationnel à partir de ce dimanche 25 juillet 2021, en plus de l’opportunité d’emploi, permettra d’assurer la disponibilité du gaz butane à des prix officiels nettement abordables pour les consommateurs », a-t-il indiqué.

Selon Mohamed Seyidi M’haimed, vice-président de la société Kerkoub pour l’investissement, ce centre a une capacité de 25.000 kilogrammes. Il dispose d’un magasin de stockage des bouteilles, d’un hall de remplissage des bouteilles, et d’un groupe électrogène de 30 KVA. A l’image des centres emplisseurs construits et équipés dans les autres régions administratives du pays, il sera approvisionné à partir du dépôt de Kamsar.

Mohamed Seyidi M’haimed, vice-président de la société Kerkoub pour l’investissement

« Pour mener à bien son programme, la société s’est dotée d’un dépôt d’une capacité de 1500 tonnes à Kamsar. Elle a déjà construit et équipé huit centres dans les huit régions du pays, dont l’approvisionnement est assuré à partir de Kamsar par dix camions citernes. Ces centres vont contribuer au développement socio-économique du pays », a dit Mohamed Seyidi M’haimed.

Présent à la cérémonie, le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation, Bouréma Condé, a instruit les autorités locales à veiller à ce que ce gaz ne profite uniquement qu’aux populations de la région. Et il a mis en garde les trafiquants qui tenteraient d’aller le revendre dans d’autres pays voisins.

Bouréma Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation

« Une fois la frontière franchie, le gaz devient comme le pétrole à un moment donné, son prix est multiplié par deux. Cela n’arrivera pas avec ce gaz. J’en appelle ici au gouverneur, aux préfets, aux sous-préfets, aux forces de défense et de sécurité, ces bouteilles-là sont connues, elles sont estampillées, on va commencer à trafiquer ces bouteilles, mais n’acceptez pas cela. Et ceux qui vont le tenter échoueront, parce que nous allons être très sévères à la frontière », a dit le ministre.

Actuellement, les bouteilles de gaz de 6 et 12 kilogrammes de gaz butane sont vendues à 130 000 GNF et 300 000 GNF sur le marché. Mais, avec la mise en place de ce mini-dépôt gazier à Kankan, les habitants de la région vont les acheter désormais respectivement à 69 000 GNF et 134 000 GNF, selon le gouvernement.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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BEPC 2021 à Kankan : 16 046 candidats dont 4 475 filles affrontent les épreuves

26 juillet 2021 à 13 01 11 07117

Comme annoncé précédemment, le brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été lancé ce lundi, 26 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la région de Kankan, 16.046 candidats dont 4.475 filles ont affronté les premières épreuves de cet examen sous l’œil vigilant de 1074 surveillants. Et, c’est le préfet Amara Lamine Soumah qui présidé au lancement de l’épreuve de ‘’Rédaction’’ au Centre lycée Morifindjan Diabaté, dans la commune urbaine de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la capitale de la Haute Guinée.

Devant les candidats de la salle1 de ce Centre d’examen, le préfet de Kankan a laissé entendre que c’est la « rigueur » observée lors du baccalauréat qui va continuer tout au long de ce BEPC. Et, à cet égard, il a invité les candidats à la détermination pour une réussite à cet examen.

Amara Lamine Soumah, préfet de Kankan

« Vous avez suivi avec intérêt le déroulement du BAC qui vient de s’achever, vous avez suivi à distance toutes les mesures édictées pour la réussite de cet examen, c’est une continuité. Alors, il ne faudrait pas qu’il y ait des émotions. Considérez que vous êtes en train de faire une évaluation, à la seule différence que vous n’êtes pas avec vos professeurs. Donc, il faut se mettre dans ce cadre et faire en sorte qu’il n’y ait pas un état d’âme. Ce qu’on va vous donner, c’est ce que vous avez vu en classe avec vos professeurs. Rien ne peut s’ajouter à ça sauf votre détermination », a dit le préfet Amara Lamine Soumah avant l’ouverture de l’enveloppe contenant le sujet de rédaction.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Fraude à l’examen de sortie : une candidate arrêtée à Kankan

24 juillet 2021 à 16 04 59 07597

Contrairement aux promesses et assurances des autorités, les fraudes sont constatées dans tous les examens avec des candidats qui réussissent à faire entrer des téléphones portables et d’autres des sujets traités dans les salles d’examen. Ce samedi, 24 juillet 2021, troisième jour de l’examen de sortie des candidats de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle, c’est une femme nourrisse qui a été interpellée par les services de sécurité et conduite au commissariat de police de Kankan. Elle était sortie sous le prétexte de donner le sein à son enfant ; mais, en repartant dans la salle, elle avait déjà le sujet traité, a appris le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

Dans la ville de Kankan, la rumeur parlait de quatre candidats qui auraient été fraudés au centre Alpha Yaya Diallo où composent les élèves de la santé qui affrontent l’examen de sortie de cette année. Mais, joint au téléphone par le correspondant local de Guineematin.com, l’inspecteur régional de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle a expliqué que c’est plutôt une candidate qui a été arrêtée et conduite au commissariat de police de Kankan.

« C’est une seule candidate de M’Bemba Touré qui a été prise par les policiers. C’est une femme allaitante qui avait sa sœur dehors avec son bébé. Elle est sortie pour allaiter son enfant. Sa sœur avait un document pour le lui remettre sous les yeux des policiers qui l’ont ensuite prise pour l’envoyer au commissariat », a expliqué monsieur Aly Kaké.

À rappeler que l’examen de sortie se termine demain, dimanche 25 juillet 2021, sur toute l’étendue du territoire national. Même si madame Zénab Nabaya Dramé a fait moins de bruit que son homologue Bano Sow, la ministre de l’Enseignement technique et de la formation professionnelle comptait également sur la crédibilité de cet examen pour redorer son image…

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Pluie diluvienne à Kankan : plusieurs familles victimes d’inondations à Missiran

23 juillet 2021 à 18 06 02 07027

La pluie diluvienne qui s’est abattue dans la nuit du jeudi à ce vendredi 23 juillet 2021, a causé des inondations à Kankan. Les eaux de ruissellement ont envahi plusieurs maisons, notamment dans le quartier Missiran, faisant plusieurs dégâts matériels, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la ville.

A l’image de plusieurs autres habitants du secteur 3 du quartier Missiran, Nana Keïta a passé toute la matinée de ce vendredi à évacuer l’eau de sa maison. Une maison qui a été fortement inondée la nuit précédente pendant que ses occupants dormaient.

« Je me suis réveillée à 4 heures du matin pour prier. Mais à ma grande surprise, en descendant du lit, j’ai posé mes pieds dans l’eau. C’est alors que j’ai crié pour réveiller tout le monde. On a immédiatement commencé à faire sortir les objets qui pouvaient être sauvés. Mais on a perdu des sacs de riz, des habits et d’autres biens », témoigne cette mère de famille, ajoutant que ce n’est pas la première que des inondations sont enregistrées dans cette localité. « C’est l’année dernière que les inondations ont commencé ici. Parfois, lorsqu’il y a inondation, l’eau reste ici pendant trois à quatre jours. Nous souffrons vraiment ici. Il faut que l’Etat et les bonnes volontés nous viennent en aide », lance Nana Keïta.

A quelques mètres de là, se trouve la maison de Laye Doumbouya. Ce citoyen observe avec beaucoup de désolation les dégâts que les eaux de ruissellement ont causés chez lui. « Tout ce qu’on avait comme nourriture : sacs de riz, de manioc et autres, tout a été mouillé et détruit. Depuis le depuis le début des grandes pluies, notre zone est souvent inondée. Et c’est la troisième fois que l’eau rentre jusque dans nos maisons, on est vraiment inquiet. Il faut que les autorités nous viennent en aide », a dit cet autre sinistré.

Parlant de la cause des inondations devenues récurrentes dans ce secteur, Sory Daffé, membre du conseil de quartier de Missiran, pointe du doigt les constructions anarchiques et l’absence de canaux d’évacuation d’eau.

« La cause est très simple, l’eau n’a plus de passage, tout est bloqué. Dans ce secteur, il y a trois passages d’eau qui sont coupés et occupés par les citoyens. Et en plus, il n’y a pas de caniveaux. Nous demandons aux autorités, au président de la République et surtout au ministre de la défense, Dr Mohamed Diané, puisque ce dernier est notre voisin ici, de nous aider à creuser des caniveaux pour permettre aux eaux de passer sans causer des dégâts », sollicite ce responsable local.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Tentative de fraude au Bac : plusieurs téléphones saisis et détruits à Siguiri

22 juillet 2021 à 18 06 36 07367

Plusieurs candidats au baccalauréat ont perdu leurs téléphones portables ce jeudi, 22 juillet 2021, à Siguiri. Ces appareils, qu’ils ont tenté d’introduire frauduleusement dans les salles d’examen, ont été saisis et détruits sur le champ. Cela s’est passé au lycée Kankou Moussa, située dans la commune urbaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est grâce aux appareils détecteurs de métaux que les surveillants ont réussi intercepter une dizaine de téléphones portables que des candidats voulaient introduire dans les salles d’examen pour pouvoir frauder. Et les détenteurs de ces téléphones ont été obligés de les détruire eux-mêmes sur place, afin de dissuader toute velléité de fraude. Issa Kouyaté, le directeur préfectoral de l’éducation par intérim, assure qu’aucun téléphone ne se retrouvera dans un centre d’examen de Siguiri cette année.

 « Après le lancement officiel des épreuves, on a visité quelques centres d’examen. Et c’est ici (au lycée Kankou Moussa, ndlr) qu’on a trouvé quelques téléphones saisis sur des candidats et qui ont été détruits par les candidats eux-mêmes. Quand le surveillant prend un téléphone avec un élève, il ordonne à l’élève lui-même de le détruire, soit tu le fais ou tu sors. Cette fois-ci, les téléphones ne passeront pas », a assuré le responsable éducatif.

La préfecture de Siguiri compte 4 788 candidats au baccalauréat 2021, dont 1.244 filles, répartis dans 10 centres d’examen.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Bouréma Condé lance le Bac à Kankan : « cette année, il n’y a pas de place pour la fraude »

22 juillet 2021 à 16 04 15 07157

C’est le ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation qui a procédé au lancement officiel du baccalauréat ce jeudi, 22 juillet 2021, à Kankan. La cérémonie a eu lieu au lycée Almamy Samory Touré, en présence des autorités administratives, éducatives et communales de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place. Avant de lancer la première épreuve, le général Bouréma Condé a prodigué quelques conseils aux candidats, tout en les mettant en garde contre toute tentative de fraude.

général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation

« Je crois que vous êtes suffisamment informés que cette année, il faudra tout faire pour ne pas se faire prendre en train de frauder. Il n’y a pas de place pour la fraude. Parce que ce n’est pas à votre avantage, ce n’est pas à l’avantage de Kankan. Alors, concentrez-vous sur les sujets et mettez sur le papier ce que vous connaissez. Que votre valeur intrinsèque ressorte, mais ne cherchez pas à frauder », a lancé le général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation.

Dr Brahima Kaba représentant du ministère de l’enseignement supérieur

L’une des spécificités du baccalauréat de cette année, c’est la participation du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique à l’organisation de cet examen national. Et c’est Dr Brahima Kaba qui représente ce département à Kankan. « Notre rôle, c’est de venir épauler le MENA afin que les examens se déroulent dans les meilleures conditions. Nous allons faire le constat et remonter à qui de droit. Nous avons utilisé les détecteurs de métaux à la rentrée et nous continuerons à les utiliser tout au long de l’examen. Le candidat qui se fera prendre sera exclu et mis à la disposition de la justice », a dit Dr Kaba.

Cette année, ils sont 12.220 candidats dont 2.863 filles à passer le baccalauréat dans la région de Kankan. Ils sont répartis dans 27 centres d’examen et encadrés par 718 surveillants.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Fête de Tabaski à Kouroussa : « évitons de nous réjouir du malheur de nos frères », conseille l’imam Doubany Touré

20 juillet 2021 à 16 04 44 07447

A l’instar de leurs coreligionnaires de Guinée, les fidèles musulmans de Kouroussa ont célébré ce mardi, 20 juillet 2021, la fête de Tabaski. Et, à cette occasion, le grand imam de Kouroussa, Elhadj Doubany Touré, a appelé les guinéens à l’unité et à la cohésion sociale, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de la Haute Guinée.

A la grande mosquée de Kouroussa où il a dirigé la prière, ce guide religieux a invité les guinéens à se donner la main, à être compatissants et à se soutenir mutuellement face aux épreuves de la vie.

Elhadji Doubany Touré, imam de la grande mosquée de Kouroussa

« Les guinéens, gouvernants et gouvernés, Dieu nous invité à l’unité et à la solidarité. Mes frères guinéens, unissons-nous. Quand l’un de tes doigts te fait mal, c’est tout le corps qui ressent ce mal. C’est le corps entier qui fait une nuit blanche à cause de ce doigt qui te fait mal. Voilà ce qu’Allah nous demande, voilà ce que le prophète de Dieu nous recommande. La solidarité et l’unité. Quand ton frère de Foutah a un problème, tu dois ressentir ce problème ici (en Haute Guinée). Souhaitons-nous le bonheur et évitons de nous réjouir du malheur de nos frères », a conseillé Elhadj Doubany Touré.

De Kouroussa, Bérété Lancéï Condé pour Guinnematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : le procureur proteste contre la décision du tribunal

19 juillet 2021 à 18 06 48 07487
Aly Touré, procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan

Le procureur de Kankan n’est pas d’accord avec le verdict du tribunal dans l’affaire du décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan. Aly Touré dénonce une décision injuste et annonce qu’il va interjeter appel, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est dans une salle d’audience pleine à craquer que le tribunal correctionnel de Kankan a rendu sa décision ce lundi, 19 juillet 2021, dans cette affaire qui était très suivie depuis le début. Le juge a déclaré les trois agents de santé : Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin-gynécologue) et Fatoumata Camara (sage-femme), non coupables des faits d’homicide involontaire pour lesquels ils étaient poursuivis, suite au décès de Marime Kandé, une femme enceinte de 12 semaines qui a rendu l’âme le 16 mai 2021 à la maternité de l’hôpital régional de Kankan.

Il a requalifié les faits en corruption pour la sage-femme, la condamnant à un an d’emprisonnement et à un million de francs d’amende. Quant aux deux médecins, le tribunal les a tout simplement renvoyés des fins de poursuite pour délit constitué. Une décision accueillie avec surprise et étonnement par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, qui avait requis 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 5 millions de francs d’amende contre Fatoumata Camara, et 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et 3 millions de francs d’amende contre Dr Mamady Souaré et Dr Fodé Kaba.

Aly Touré annonce qu’il va relever appel contre cette décision. « C’est une décision très décevante qui ne va pas en droite ligne avec le droit. C’est totalement contraire aux faits. Donc, bien sûr, nous allons user de notre droit que la loi a accordé, notre droit d’appel, parce qu’on n’est pas du tout d’accord  avec la décision que le tribunal a rendue. C’est une décision qui dément tout ce qui a été fait au cours de la procédure, alors que les faits crèvent les yeux. Je ne comprends pas pourquoi le tribunal est allé dans ce sens. Mais comme il est souverain et indépendant, nous aussi, nous allons user de nos droits en relevant appel », a dit le magistrat du parquet.

Me Mamady Doumbouya, avocat de la défense

Par contre, c’est la joie dans le camp des prévenus. Me Mamady Doumbouya, avocat de la défense, salue le courage du tribunal. « C’est un sentiment de satisfaction qui nous anime aujourd’hui. Aujourd’hui, il faut remercier ce tribunal qui a eu tout le courage de prendre une telle décision qui s’imposait en la matière, malgré les tracasseries dans la cité. Parce que la population s’est intéressée à ce dossier et la passion était là tout au long de la procédure. Mais ils (les juges) ont été responsables, ils ont pris la décision qui s’imposait. Nous ne pouvons que remercier la justice, car la décision n’est pas fortuite, elle est une décision sage », a réagi l’avocat.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Vers la Tabaski à Kankan : cherté du prix du mouton au parc de Sasangbré

19 juillet 2021 à 13 01 47 07477

Dans moins de 24 heures, les fidèles musulmans de Guinée vont célébrer l’Aïd El Kebir ou l’Aïd Al Adha (communément appelée fête des moutons). Et, pour cette célébrer cette grande fête musulmane, de nombreux guinéens prennent d’assaut les parcs de bétails dans l’espoir d’acheter un bœuf ou tout au moins un bélier à immoler après la grande prière. Mais, la préfecture de Kankan (dans la région de la Haute Guinée), le prix des bœufs est exorbitant. C’est à coût de millions qu’un seul simple mouton se négocie au parc à bétails de Sasangbré. Et, compte tenu de cette cherté des prix, les clients se font rares. Ce, au grand dam des vendeurs, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Dans ce parc situé dans la commune urbaine de Kankan, les clients ne se bousculent pas. Et, parmi ceux qui y viennent, rares sont ceux qui achètent un bœuf ou un mouton. Le prix est exorbitant, il est largement au dessus des moyens du guinéens lambda. Un mouton se vend jusqu’à 2 millions 500 mille francs guinéens.

Alpha Mamoudou Samaké, client

« Les moutons coûtent très cher. L’année dernière, j’ai acheté un bélier à 1500000 francs. Mais, cette année, j’ai acheté la même qualité à 2000000 de francs guinéens. Au début, ils (les vendeurs) m’ont dit que c’est 2500000 francs », a témoigné Alpha Mamoudou Samaké, un client rencontré sur placé.

Cependant, du côté des vendeurs de bétails, on justifie cette cherté des prix par les difficultés d’approvisionnement (en république du Mali) et les frais de transport et de douane.

Alpha Kabinet Bayo, vendeur de bétails

« Les bétails sont devenus très cher au Mali. C’est au Nord du Mali qu’on prenait les bétails, mais vous savez qu’il y a instabilité là-bas depuis quelques temps maintenant. C’est pourquoi le peu qui provient de ce pays est très cher aujourd’hui. A cela s’ajoute les frais de la douane qu’on paye à la frontière », s’est défendu Alpha Kabinet Bayo, un des vendeurs de bétails à Sasangbré.

De son côté, le président des vendeurs de bétails de Sasangbré, Ibrahima Bérété, expliqué cette cherté des prix par la dévaluation du francs guinéens face au franc CFA. Et, il se plaint du manque de client dans ce parc bondé de bétails, mais quasiment désert de monde.

Ibrahima Bérété, président des vendeurs de bétails de Sasangbré

« Il y avait plus de monde l’année dernière que cette année en même période. Nous constatons une baisse de la clientèle. Nous savons que c’est à cause du prix de bétails, il y a eu de l’augmentation par rapport au prix de l’année dernière. Il ne faut pas que les gens pensent qu’on s’enrichit sur le dos des citoyens. Chaque année, il y a augmentation du franc CFA. Actuellement, 5000 francs CFA est égal à 92 000 francs guinéens. Donc, nous vendons le bétail en fonction du prix du CFA », a-t-il laissé entendre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Kankan : les médecins jugés non coupables

19 juillet 2021 à 11 11 10 07107

C’est un ouf de soulagement pour les agents de santé poursuivis en justice suite au décès d’une femme enceinte à l’hôpital régional de Kankan. A l’issue de leur procès, la justice a conclu qu’ils ne sont pas coupables des faits d’homicide involontaire qui leur étaient reprochés. Le verdict est tombé ce lundi, 19 juillet 2021, au tribunal de première instance de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après plusieurs semaines de détention à la prison civile de Kankan, Dr Mamady Souaré (médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin) et Fatoumata Camara (sage-femme), recouvrent leur liberté. Le tribunal de première instance de Kankan a estimé que les trois agents de santé ne sont pas responsables de la mort de Mariame Kandé, une femme enceinte de 12 semaines, qui est décédée le 16 mai 2021 à la maternité de l’hôpital régional de Kankan.

Seule la sage-femme a écopé d’une condamnation (moins lourde que celle qu’elle encourait) dans cette affaire. Le tribunal a requalifié les faits d’homicide involontaire en corruption pour lesquels elle était poursuivie en corruption (parce qu’elle avait réclamé un montant de 700.000 francs à la famille de Mariame Kandé comme frais des soins). Pour cela, elle a été condamnée à un an d’emprisonnement assorti de sursis et à un million de francs d’amende. Quant aux deux médecins, ils ont été tout simplement renvoyés des fins de poursuite pour délit non constitué.

Le décès de Mariame Kandé avait suscité une vive indignation en Guinée.  Ce qui avait amené le gouvernement à faire un communiqué pour annoncer la suspension du médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan et de la sage-femme qui s’occupait de la patiente, et leur mise à disposition de la police pour des fins d’enquête. Au terme de l’enquête préliminaire, Dr Mamady Souaré et Fatoumata Camara ont été inculpés pour homicide involontaire et placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Kankan. Quelques plus tard, Dr Fodé Kaba, un autre médecin en service dans ce centre hospitalier a été également inculpé et placé en détention préventive.

Au cours de leur procès, les prévenus ont tous nié les faits mis à leur charge, assurant n’avoir aucune responsabilité dans le décès de cette femme enceinte. Mais le procureur de la République près le TPI de Kankan, Aly Touré, n’a pas été convaincu par leurs explications. Il avait demandé au tribunal de les retenir dans les liens de la prévention d’homicide involontaire et de condamner la sage-femme à 5 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 5 millions de francs d’amende, et les médecins à 3 ans d’emprisonnement assorti de sursis et à 3 millions de francs d’amende.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Tabaski 2021 à Kankan : les ateliers de coutures pris d’assaut

18 juillet 2021 à 20 08 40 07407

À quelques heures de la fête de l’Aïd al-Adha ou l’Aïd el-Kebir, appelée Tabaski, les ateliers de couture grouillent de monde. Malgré la crise sanitaire doublée de la crise économique, les fidèles musulmans veulent paraître beaux dans leurs nouvelles tenues de fête ; et, pour cela, les ateliers de coutures travaillent actuellement jusque tard la nuit pour satisfaire les clients, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan. 

La fête de Tabaski est la plus grande fête de la communauté musulmane. Et, contrairement à l’Aïd el-fitr (la fête de Ramadan, appelée la petite fête), un engouement de taille entoure la « fête du sacrifice ». Malgré les restrictions gouvernementales liées à la pandémie de Coronavirus, les citoyens prennent d’assaut les différents ateliers de couture. C’est le cas de Mariame Keïta, propriétaire d’un atelier au rond-point Komarala Loisir.

« Chez nous ici, vraiment, ça marche, on ne chôme pas. Cette année d’ailleurs, on reçoit beaucoup  plus de clients que l’année dernière au même moment. Nous avons beaucoup d’habits jusqu’à présent non encore cousus. Regardez derrière moi, ce ne sont que des habits. En plus de ça, j’ai moi-même cousu des habits à vendre. Il y a une parfaite entente entre mes clients et moi », a indiqué la couturière.

Également, à l’atelier de couture de Mamoudou Barry, on s’efforce au maximum pour terminer les habits des clients. Mais, il admet que ce n’est plus évident de rendre à tous leurs habits. « On a tellement reçu de clients que je ne crois pas pouvoir coudre tous les habits. Les gens aussi ne viennent pas tôt. Le plus souvent, ils attendent à trois jours de la fête pour venir ; mais, dans une telle situation, moi, j’ai toujours dit la vérité. Si je ne peux pas faire, je leur dis cela au lieu de donner un faux rendez-vous », a précisé maître Barry.

Rencontrée dans un atelier de couture au quartier Briqueterie, Mademoiselle Gnalén Camara n’a pas encore réussi à faire coudre ses habits de fête. On lui a dit qu’il n’y a plus de place ; mais, elle veut plaider. « Ce sont mes clients, ils savent bien coudre mes habits. Je suis arrivée en retard. Ils m’ont dit qu’ils ont beaucoup d’habits à coudre. Moi-même, j’ai vu cela. Mais, je vais plaider… » a-t-elle laissé entendre.

Comme indiqué dans une de nos précédentes dépêches, la Mamaya de Kankan a été annulée cette année à la dernière minute. Cette décision de la notabilité est motivée par le respect des mesures barrières. Tout de même, elle est contestée à Kankan par bon nombre de citoyens, notamment les femmes qui avaient fini de coudre les tenues de la Mamaya.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Le président du district de Dankakoro au maire de Siguiri : « nous n’avons pas besoin de ta reconnaissance »

17 juillet 2021 à 18 06 23 07237
Danka Moussa Magassouba, nouveau président de district de Dankakoro

Ce n’est pas le parfait amour actuellement entre le conseil du district de Dankakoro (récemment installé) et le maire de la commune urbaine de Siguiri. Et, les deux ne cachent pas leur différend et se fond la guerre par médias interposés. La pomme de discorde réside dans la légalité de ce bureau installé par le préfet, le Colonel Moussa Condé. Elhadj Koumba Sékou Magassouba, le maire de la commune urbaine de Siguiri, dit qu’il ne reconnait pas ce bureau parce que l’autorité préfectorale qui l’a installé n’a pas la compétence de le faire. Mais, pour Danka Moussa Magassouba, le président du conseil du district de Dankakoro, le bureau qu’il dirige n’a pas besoin de la reconnaissance de l’autorité communale. Et d’ailleurs, il demande au maire d’aller régler ses problèmes avec sa hiérarchie et de foutre la paix à la population de Dankakoro.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, il y a plus d’une année que le district de Dankakoro n’a pas de conseil. Le bureau qu’y était a démissionné depuis longtemps et le maire de la commune urbaine de Siguiri n’a jamais voulu mettre en place un autre bureau pour diriger ce district qui relève pourtant de sa juridiction géopolitique. C’est donc face à ce vide que le préfet de Siguiri a pris la responsabilité d’installer un bureau composé en consensus avec les populations de Dankakoro. Et, il ne fallait pas plus pour réveiller le maire de la commune urbaine, Koumba Sékou Magassouba, de sa torpeur et s’attirer sa foudre de colère.

« Ce bureau qui vient d’être installé par la préfecture est leur bureau. Moi, étant le maire de la commune urbaine dont relève le district, je ne reconnais pas ce bureau. Et, je ne veux pas voir un seul membre de ce bureau à la mairie. Je suis le seul à pouvoir installer un bureau de district relevant de ma juridiction », a-t-il déclaré, remettant en cause la compétence du préfet à installer un district.

Cependant, sa menace contre les membres de ce bureau installé par le préfet n’est pas passée inaperçue. Et, dans une sortie ce samedi, 17 juillet 2021, le président du conseil de district de Dankakoro, Danka Moussa Magassouba, a rendu au maire la monnaie de sa pièce.

« Il y a plus d’une année notre village n’a pas d’autorité, l’ancien bureau a officiellement démissionné. Le maire n’a jamais pris la décision pour mettre en place un bureau s’il voulait réellement le progrès de ce village. Et, quand les sages lui ont écrit, il a classé sans suite. Maintenant, le préfet prend une décision pour mettre en place un bureau il (le maire Elhadj Koumba Sékou Magassouba) conteste ce bureau. Aujourd’hui nous sommes installés par la grâce de Dieu. Et, le village nous soutien. Donc, nous n’avons pas besoin de sa  reconnaissance. S’il a un problème avec ses autorités qu’il le règle avec eux », a prévenu Danka Moussa Magassouba.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Le maire de Siguiri désavoue le préfet : « je ne reconnais pas sa décision »

16 juillet 2021 à 19 07 33 07337

Le maire de Siguiri s’oppose à l’installation d’un nouveau conseil de district à Dankakoro par le préfet de Siguiri. Elhadj Koumba Sékou Magassouba annonce qu’il ne reconnaît pas cette décision de l’autorité préfectorale, qui « n’a pas cette compétence ». Il l’a fait savoir au cours d’un point de presse qu’il a animé ce vendredi, 16 juillet 2021, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Le torchon brûle entre le préfet de Siguiri et le maire de la ville. Les deux autorités s’opposent autour du renouvellement du conseil de district de Dankakoro, localité relevant de la commune urbaine. Le colonel Moussa Condé a décidé de nommer les nouveaux dirigeants et de les installer, sans consulter Elhadj Koumba Sékou Magassouba. Et ce dernier rejette catégoriquement cette décision, rappelant que c’est à lui qu’il revient d’installer un conseil de district relevant de sa juridiction.

Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de Siguiri

« Les sages de Dankakoro m’ont officiellement saisi à travers une correspondance, m’informant de la démission de leur bureau de district. Et, ils m’ont proposé un nouveau bureau. J’ai annoté la correspondance. Au moment où j’étudiais cette proposition, j’ai vu une décision du préfet nommant le bureau de district de Dankakoro. Quand j’ai vu la décision, je me suis immédiatement rendu à la préfecture, où j’ai été reçu par le secrétaire général chargé des affaires administratives. Ce dernier m’a présenté des excuses, en disant que c’était une erreur et que le préfet ne devait pas prendre une telle décision.

Mais après notre rencontre, c’est le secrétaire général chargé des affaires administratives lui-même qui est allé installer le même bureau. Mais ce bureau qui vient d’être installé par la préfecture est leur bureau. Moi, étant le maire de la commune urbaine dont relève le district, je ne reconnais pas ce bureau. Et, je ne veux pas voir un seul membre de ce bureau à la mairie. Je suis le seul à pouvoir installer un bureau de district relevant de ma juridiction », a déclaré Elhadj Koumba Sékou Magassouba, maire de la commune urbaine de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kantoumanina (Mandiana) : un homme introduit un couteau dans la partie génitale de sa femme

15 juillet 2021 à 16 04 30 07307

L’acte s’est passé dans la nuit d’hier à aujourd’hui, jeudi 15 juillet 2021, dans la sous-préfecture de Kantoumanina (une localité située à 18 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mandiana. Bada Mamoudou Diakité, un homme âgé d’une quarantaine d’années, aurait agi par jalousie. Il aurait trouvé sa femme au téléphone tard la nuit ; et, il s’est jeté sur elle. Il a bandé sa bouche, puis il a introduit un couteau dans sa partie génitale. Il a ensuite pris la poudre d’escampette. La victime a été évacuée au centre de santé de la place où elle suit actuellement des traitements.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 2 heures que Bada Mamoudou Diakité s’est livré à cette scène horrible sur la mère de ses quatre enfants. Il venait à peine de rentrer à la maison.

« C’est la jalousie extrême de ce monsieur qui est à la base de ce crime. Selon la victime, son mari a introduit un couteau dans son appareil génital pour le déchirer. Chose qu’il a réussi en mettant un pagne dans la bouche de sa femme pour l’empêcher de crier. Il a fait ça parce qu’il a soupçonné sa femme communiquer au téléphone sans preuve à l’appui », a expliqué sous anonymat un responsable communal à Kantoumanina.

Après son acte odieux, Bada Mamoudou Diakité a pris peur et s’est enfui de chez lui. Actuellement, il est activement recherché par la police qui s’est saisie de cette affaire. Quant à sa femme (la victime), elle a été évacuée au centre de santé de la place pour des soins. Et, de source médicale, sa vie n’est pas en danger. « Elle a été légèrement blessée », a confié notre source.

A suivre !

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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Kankan : pas de Mamaya cette année (officiel)

15 juillet 2021 à 11 11 56 07567
Célébration de la Mamaya en 2019, à Kankan

La Mamaya (fête traditionnelle qui réunit chaque année les fils résidents et ressortissants de Kankan) n’aura pas lieu cette année encore. La coordination des sèdès, qui organise l’événement, en concertation avec la notabilité de Kankan, a décidé de l’annuler. Elle justifie cette décision par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19.

Mohamed Lamine Kaba, alias Ringo, le président de la coordination des sédès de Kankan

C’est dans la soirée du mercredi, 14 juillet 2021, que la coordination des sèdès a annoncé l’annulation de la Mamaya 2021, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan. « Dans le cadre du respect de l’état d’urgence sanitaire prôné par le gouvernement, nous sommes au regret d’informer la population de Kankan et les amis de Kankan, qui ont l’habitude de nous rejoindre après la fête de tabaski à Kankan, qu’il n’y aura pas de Mamaya cette année. Les sages de Kankan, en harmonie avec la décision du gouvernement, ont décidé de ne pas faire de regroupement », a dit Mohamed Lamine Kaba, alias Ringo, le président de la coordination des sédès de Kankan.

C’est la deuxième année consécutive que la Mamaya de Kankan est annulée pour cause de Covid-19. Et la coordination des sèdès invite ses structures à démultiplier l’information pour éviter que les gens ne fassent le déplacement. « Je crois qu’on est à une semaine de la fête, donc nous sommes dans le temps pour que l’information soit relayée et qu’on prenne des dispositions idoines pour que la Mamaya ne soit pas organisée. Mais, le terrain (sur lequel l’événement se tient habituellement, ndlr) ne sera pas libre. Comme l’année dernière, nous organiserons la lecture du coran et des sacrifices pour qu’il y ait la paix et l’unité nationale dans notre pays », a précisé M. Kaba.

A noter que depuis 1940, c’est seulement en 2020 et en 2021 que la Mamaya n’est pas organisée à Kankan. Cette fête traditionnelle a même été érigée récemment en patrimoine national par le ministère de la culture.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Mort de Mariame Kandé à l’hôpital de Kankan : «… la femme a été frappée et torturée par son mari »

13 juillet 2021 à 19 07 35 07357
Dr. Mamady Souaré, médecin chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan

Comme annoncé précédemment, le procès des trois agents de santé accusés de « homicide involontaire » suite au décès d’une femme enceinte, Mariame Kandé, à l’hôpital régional de Kankan s’est ouvert ce mardi, 13 juillet 2021, devant le tribunal correctionnel de Kankan. Et, tour à tour, Dr Mamady Souaré (médecin-chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan), Dr Fodé Kaba (médecin gynécologue) et Fatoumata Camara (sage-femme) se sont présentés à la barre de cette juridiction de première instance pour donner leurs versions des faits. Mais, c’est Dr Mamady Souaré qui a surtout attiré l’attention du tribunal dans sa déposition. Car, dans sa déposition, ce médecin a laissé entendre leur victime présumée avait été par son mari constitué partie civile dans cette affaire, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

C’est une défense sur fond d’accusation de son poursuivant que le médecin-chef de la maternité de l’hôpital régional de Kankan s’est employé de construire ce mardi devant le tribunal. Dr Mamady Souaré réfute les faits portés à son encontre ; mais, il a aussi fait marque d’une volonté manifeste d’incriminer Souleymane Camara, l’époux de feu Mariame Kandé.

« On m’a rapporté que la femme (Mariame Kandé) a été frappée et torturée par son mari (Souleymane Camara). C’est d’ailleurs certainement la cause de l’avortement que la femme a subi alors qu’elle était en grossesse de 11 semaines. L’autopsie n’a pas été faite et la dame a été enterrée quelques heures après son décès… Mariame Kandé est venue à l’hôpital avec l’épouse d’une autorité préfectorale que je ne veux pas dénoncé ici. Après le diagnostic, la femme de cette autorité préfectorale a appelé le mari de Kandé (Souleymane Camara) pour lui dire de venir payer les frais de prestation de sa femme, sans dire qu’il y avait quelque d’autre en dessous », a indiqué Dr Mamady Souaré.

A noter que dans cette affaire, les débats ont été clôturés ce mardi et l’audience a été renvoyée à demain, mercredi 14 juillet 2021, pour les réquisitions et plaidoiries des parties au procès.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Mandiana : la mairie se lance dans un vaste programme de développement urbain

13 juillet 2021 à 12 12 43 07437

Avec l’appui de quelques partenaires au développement, la mairie de Mandiana de se lancer dans la dynamique d’un important programme de développement local. Il s’agit notamment de la réhabilitation de certains ouvrages de franchissement, le curage des caniveaux et du fleuve Sankarany. Cette initiative communale s’inscrit le souci constant du conseil communal de Mandiana d’assurer un minimum de bien-être et de confort aux populations de cette ville de la région de la Haute Guinée.

Pour de nombreux observateurs, la présente démarche de la mairie est une réponse concrète aux chefs de quartier qui lui avaient demandé sous fond d’humiliation, lors de la première session de la commune en 2021, de « poser des actes pratiques » dans le développement durable à Mandiana. Mais, pour le maire Ibrahima Sira Diakité et son équipe, ce programme de développement local s’inscrit dans la logique de création de bien-être pour les populations de cette ville aurifère. Et, c’est sous le thème : « protéger nos peuples avec leur avenir » les travaux de se programme ont été lancés.

Dans un premier temps, il s’agit de la réhabilitation des deux dalots endommagés entre les quartiers Château d’eau et Hermakono et sur la route de Traodan dans le quartier Mandiana1. Cette action facilitera significativement la circulation urbaine des populations et biens.

Dans un second temps, il sera question du curage des caniveaux de la ville et le curage du fleuve Sankarany dans l’espoir d’éviter aux populations de la commune urbaine les inondations en cette période de saison des pluies. Et, dans cette action, un accent particulier sur les caniveaux qui se trouvent au niveau du grand marché de la ville où des inondations monstrueuses avaient été enregistrées l’année dernière.

Cependant, ces mesures du conseil communal, bien que salvatrices, ne mettront pas fin au calvaire des habitants de la commune urbaine de Mandiana. Car, dans plusieurs quartiers de la ville, les routes sont quasiment impraticables. C’est notamment le cas à Mandiana1, Noumoussoulou et Oudiala (tous des quartiers situés au bord du fleuve Sankarany.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 625 81 03 26

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Examens nationaux : 60 906 candidats (dont 17 890 filles) retenus à Kankan

13 juillet 2021 à 10 10 10 07107

Sauf changement de calendrier, les examens nationaux session 2021 démarreront le 22 juillet prochain en Guinée. Sur l’ensemble du territoire, ce sont 496 395 candidats (dont 213 958 filles et 24 889 candidats libres) qui ont été retenus pour les trois examens (CEE, BEPC et Baccalauréat). Et, dans la région administrative de Kankan, ils seront 60 906 candidats dont 17 890 filles à affronter les épreuves de ces différentes évaluations, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Kankan.

Selon l’inspection régionale de l’éducation de Kankan, Famoro Keïta, ces candidats seront répartis dans 287 centres d’examens.

Famoro Keïta, inspection régionale de l’éducation de Kankan

« Nous avons 32 640 candidats, dont 10 552 filles et 194 centres au niveau de la région, le nombre de salle de classe qu’on doit utiliser, c’est 1 094 salles de classe, le nombre de surveillants qu’on doit prendre c’est 2191 surveillants au niveau de l’examen d’entrée en 7ème année.

Au niveau du BEPC, nous avons cette année 16.046 candidats, dont 4 476 filles. Nous allons utiliser 66 centre et le nombre de salles que nous allons utiliser sera 537, le nombre de surveillant que nous allons prendre sera 1074.

Au niveau du baccalauréat unique, cette année nous avons 12.220 candidats, dont 2.863 filles, on va utiliser 27 centres, 359 salles de classe et 718 surveillants.

Donc, le nombre total de candidats au niveau de la région de Kankan en 2021 dans les différents examens est de 60 906 candidats dont 17 890 filles », a indiqué Famoro Keïta, tout en précisant que toutes les dispositions sont déjà prises pour le bon déroulement de ces examens nationaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Décès d’une femme enceinte à l’hôpital de Siguiri : « les médecins ont refusé de lui faire une césarienne »

12 juillet 2021 à 9 09 16 07167

Une femme enceinte est décédée samedi dernier, 10 juillet 2021, à la maternité de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Elle a rendu l’âme pendant qu’elle tentait de mettre au monde des jumeaux. Son mari accuse les médecins d’être responsables de sa mort et annonce qu’il va porter plainte, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Kaba Diakité, le mari de la défunte, est partagé aujourd’hui entre tristesse et indignation. Il estime que les médecins de l’hôpital préfectoral de Siguiri sont responsables de la mort de son épouse et des deux enfants qu’elle portait. Car, dit-il, s’ils avaient accepté d’intervenir à temps en lui faisant une césarienne, la dame aurait pu être sauvée.

« C’est à 6 heures du matin que ma femme a commencé à ressentir de la douleur. Nous sommes immédiatement partis au centre de santé de Bolibana, mais les sages-femmes qui étaient de garde là-bas nous ont signifié qu’elles ne peuvent pas s’occuper d’elle. Elles nous ont orientés vers l’hôpital préfectoral.

Quand nous sommes arrivés à l’hôpital préfectoral, nous avons trouvé un certain Dr Keïta sur place. Après consultation, il nous a dit que le travail n’a pas commencé. Il a prescrit une piqûre que j’ai achetée, et la douleur s’est calmée. Il nous a dit de rentrer à la maison pour revenir un peu plus tard, parce que le travail allait commencer dans quelques heures. Effectivement, la douleur a repris à 10 heures, et nous sommes directement repartis à l’hôpital.

Mais cette fois, le nommé Keïta n’y était pas, nous avons trouvé une nouvelle équipe sur place. Ils l’ont fait entrer dans la salle d’accouchement, où elle est restée de 11 heures à 17 heures. Pendant tout ce temps, elle criait.  J’ai demandé aux médecins de lui faire une césarienne si elle est incapable d’accoucher d’elle-même, surtout qu’elle n’avait plus de force, mais ils n’ont pas accepté.

Ils ont fait des va-et-vient là-bas jusqu’à 17 heures, puis ils sont venus me dire que ma femme est décédée », explique Kaba Diakité, qui promet de saisir la justice sur cette situation. « Je porterai plainte contre ces agents de santé. Parce que s’ils avaient accepté d’opérer ma femme, elle aurait certainement pu être sauvée », a-t-il indiqué.

Interrogé sur cette situation, le médecin chef de la maternité de l’hôpital préfectoral de Siguiri assure que la dame n’a pas manqué l’assistance. Il précise que les médecins n’ont pas refusé de faire la césarienne, mais qu’ils avaient d’abord un autre problème à résoudre.

« Je n’étais pas là au moment des faits. Mais selon le rapport de l’équipe de garde que j’ai reçu, on ne peut pas dire qu’on n’a pas assisté cette dame, parce qu’elle est morte sur la table de réanimation. La dame a effectivement demandé la césarienne, mais elle avait fait une chute de tension, donc il fallait d’abord la réanimer avant la césarienne. Et c’est au cours de cette réanimation qu’elle a rendu l’âme », a dit Dr Tassy Bérété.

A noter que la défunte, Nany Sidibé, était mère de 5 enfants, elle était à son sixième geste. Elle a été inhumée hier, dimanche 11 juillet 2021, à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Attaque d’une ferme avicole à Siguiri ? 950 poulets tués ! (victime)

12 juillet 2021 à 8 08 35 07357

Cette mort en masse de poulets a été enregistrée dans la nuit de vendredi à samedi, 10 juillet 2021, dans une ferme avicole à Siguirini, une sous-préfecture située à environ 150 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Siguiri. En un temps record, 950 poulets sont morts dans cette ferme de plus de 1000 poulets appartenant au jeune entrepreneur Aly Savané. Pour l’heure on ignore ce qui a décimé cette ferme ; mais, la « piste criminelle » a déjà été envisagée par la victime, d’autant plus qu’aucune substance toxique n’a été retrouvée dans l’alimentation desdits poulets par les services vétérinaires. Une enquête a été ouverte pour les autorités locales, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Kankan.

Selon nos informations, c’est à 2 heures que le premier constat de cette mort en masse de poulets a été fait par le vigile de ladite ferme. Ce dernier, a immédiatement informé son patron, Aly Savané, de la triste nouvelle au téléphone.

« Le vendredi je me suis déplacé pour aller acheter les matériels de la ferme. La même nuit, à 2 heures du matin, mon vigile m’a appelé pour me dire que pendant qu’il allait dormir, les poules se portaient bien. Mais, à son réveil à 2 heures, il dit avoir trouvé plusieurs d’entre elles sont mortes et d’autres faisaient du bruit. Maintenant, c’est étant à Siguiri là-bas que j’ai appelé le sous-préfet qui est venu faire le constat. Mais, de 2 heures à 8 heures dans la matinée du samedi, il y avait 800 morts parmi les poulets. Ensuite, d’ici la soirée le nombre avait atteint 950. Maintenant, il ne me reste que 53 têtes de poulets », a expliqué Aly Savané.

A en croire ce jeune entrepreneur, c’est un investissement de 150 millions de francs guinéens qui vient d’être perdu en quelques heures sans aucune cause apparente. Car, l’analyse de l’alimentation des poulets de la ferme n’a révélé aucune substance nuisible. Et, les vétérinaires venus de Kankan et Siguiri privilégie déjà la piste criminelle.

« Le sous-préfet a fait venir des vétérinaires de Kankan et Siguiri ainsi que le directeur préfectoral de l’élevage de Siguiri. Après les investigations, ils ont opéré certains poulets et diagnostiqués leur mangé et leur l’eau à boire ; mas ils n’ont pas trouvé de maladie. Ils sont retournés à Kankan avec un échantillon qui va être évacué sur Conakry pour avoir beaucoup d’explications. Mais avant de partir, ils m’ont dit que probablement, les poulets ont été aspergés de gaz », a indiqué Aly Savané.

A noter qu’une enquête a déjà été ouverte par les autorités locales de Siguirini pour situer la responsabilité dans ce qui vient de décimer cette ferme avicole.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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