Accident d’un camion à Balandougouba (Mandiana) : 6 morts et 10 blessés

11 juillet 2021 à 16 04 10 07107

Un grave accident de la circulation s’est produit hier, samedi 10 juillet 2021, dans la sous-préfecture de Balandougouba, située à 125 kilomètres de Mandiana. C’est un camion benne qui s’est renversé sur une colline, alors qu’il transportait des femmes qui quittait une mine artisanale pour rejoindre leur village. Et, selon des informations confiées au correspondant préfectoral de Guineematin.com, le bilan est très lourd : six femmes sont mortes sur place et dix autres personnes ont été blessées (dont 9 femmes et l’apprenti-chauffeur).

Très ému par cette énorme perte, monsieur Djanko Camara, le sous-préfet de Balandougouba, joint au téléphone par Guineematin.com, a expliqué que parmi les 6 femmes décédées, cinq sont du district de Kinieni (situé à 2 Km de Balandougouba centre) et la sixième est du centre. Et, sur les dix personnes blessées, quatre sont du centre et les six autres sont du district de Kinieni.

Djanko Camara, sous-préfet de Balandougouba

« Nous somme endeuillés par cette tragédie qui vient de frapper nos différentes familles. Cet  accident a tué six femmes qui quittaient la mine d’or. Pour rentrer au village, elles sont montées sur un camion rempli de gravier. Malheureusement, au niveau de la colline, située à moins de deux kilomètres de Balandougouba centre, le camion s’est renversé », a dit le sous-préfet de Balandougouba, Djanko Camara. 

À en croire l’autorité sous-préfectorale, quatre des dix personnes blessées ont été envoyées chez des guérisseurs traditionnels, réputés très efficaces pour le traitement des fractures, dans le district de Gnany ; et, les 6 autres blessés ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Mandiana.

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées, ainsi qu’à l’autorité sous-préfectorale de Balandougouba.

De Mandiana, Mamady Konoma Kéïta pour Guineematin.com

Tél. : 00224 625 81 03 26  

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Décès d’un étudiant à Kankan : Ousmane Sylla perd la vie en plein match de football

11 juillet 2021 à 11 11 08 07087

Décès d’un étudiant à Kankan : Ousmane Sylla perd la vie en plein match de football

C’est une triste nouvelle !  Ousmane Sylla, étudiant de la deuxième année du département des sciences du langage de l’université Julius Nyerere de Kankan a rendu la vie dans la soirée d’hier, samedi 10 juillet 2021. Ce jeune de 25 ans jouait avec ses amis un match de football au quartier Énergie qui opposait les étudiants de la Licence 2 (entre les classes A et B). Après sa crise sur le terrain, il a été transporté d’urgence à l’hôpital régional ; mais, c’est un dépôt de corps qui a été constaté. 

Originaire de la préfecture de Kindia, Ousmane Sylla a décroché son baccalauréat en 2019 à Conakry pour être orienté à l’université de Kankan. 

Après une nuit à l’hôpital régional, le corps du jeune étudiant quittera à jamais Kankan ce dimanche, 11 juillet 2021, pour être transporté dans les heures qui suivent à Kindia où il rejoindra sa dernière demeure. 

Paix à son âme, amine !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com 

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Examens de sortie : le message du gouverneur de Kankan aux candidats

9 juillet 2021 à 17 05 22 07227
Des candidates aux examens de sortie dans la filière Santé

Les épreuves pratiques des examens de sortie ont débuté ce vendredi, 9 juillet 2021, dans les écoles d’enseignement technique et professionnel de la Guinée. A Kankan, c’est le gouverneur Sadou Keïta qui a procédé au lancement officiel des épreuves, au centre de santé Titi Camara, sis au quartier Briqueterie. Le premier responsable de la région a mis l’occasion à profit pour prodiguer des conseils aux candidats, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Sadou Keïta, gouverneur de Kankan

« Je vous demande de ne pas vous précipiter. Cet examen est différent des autres, vous le constaterez parce qu’on passe maintenant à la véritable pratique. Moi, je ne suis pas médecin, mais je sais qu’il y a des gens qui viennent se plaindre de paludisme, et on leur donne directement un sérum. Pourtant, il faut d’abord faire le diagnostic pour savoir si l’intéressé n’a pas le diabète ou la tension. Je voudrais vous dire de beaucoup réfléchir avant de sauter sur le thème. Et je vous rappelle qu’on ne copie pas en pratique », a dit Sadou Keïta, gouverneur de la région de Kankan.

Aly Kaké, inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan

1913 candidats dont 1123 filles prennent part à ces examens de sortie dans la région de Kankan. Et selon l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, chacun d’eux sera mis à l’épreuve pour jauger son niveau. « Nous avons les candidats de la santé qui font leurs travaux pratiques dans les structures sanitaires et les autres qui font leurs travaux pratiques sur le terrain dans la réalisation de certains ouvrages. Chaque candidat aura à participer à l’exécution de ces travaux. Ils sont suivis par leurs formateurs et par nous-mêmes. Donc chacun sera évalué dans un domaine bien défini », indique Aly Kaké.

Youssouf Diallo, candidat

Youssouf Diallo est l’un des candidats à ces examens de sortie, dans la filière chaudronnerie. Il soutient que les épreuves ont bien débuté et se déroulent bien pour le moment. « Comme vous le voyez, tout se passe bien pour l’instant. Ces évaluations pratiques se passent de façon collective et individuelle, ça dépend des travaux. Et comme je l’ai dit, pour l’instant, nous n’avons pas de problèmes. Tous les matériels de travail sont là », a dit ce candidat.

A noter que cette phase pratique prendra fin le 21 juillet prochain. Elle sera suivie de la phase théorique, qui va débuter le 22 juillet 2021.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Société Minière de Mandiana : l’Hon. Eva Cross salue le démarrage des activités

9 juillet 2021 à 10 10 03 07037

Une haute délégation composée du ministre des Mines et de la géologie, Abdoulaye Magassouba, des cadres de son cabinet et la Présidente de la Commissions Mines et industrie de l’Assemblée nationale, s’est rendue le dimanche dernier, 4 juillet 2021, à Loïla, dans la commune rurale de Koundian, relevant de la préfecture de Mandiana pour visiter l’usine de traitement d’or de la Société Minière de Mandiana (SMM), a appris Guineematin.com, auprès de l’Assemblée nationale.

Un évènement vivement salué par l’Honorable Eva Cross, Présidente de la Commission Mines et Industrie de l’Assemblée nationale émerveillée par la qualité des installations mais aussi et surtout du volume des investissements en un temps record.

Native de Mandiana, cette députée, qui a contribué pleinement à la mise en place de cette société minière dans cette partie orientale de la Guinée, réputée pauvre, malgré son riche sous-sol, a confié à Guineematin.com, ses sentiments de bonheur et de fierté retrouvés pour toute une région.

Honorable Eva Cross, présidente de la Commission mines et industrie de l’Assemblée nationale

« Je commence par vous dire qu’après cette visite, je me sens toute heureuse. Et c’est le lieu et l’occasion pour moi de saluer l’engagement et la volonté matérialisée du président de la République en faveur des populations de cette localité confrontée à de sérieux problèmes de développement. Sans l’engagement personnel du Chef de l’Etat, nous ne serions pas ici pour parler d’une usine d’exploitation industrielle d’or. Voyez-vous, Loïla, c’est à plus de 60 km du Chef-lieu de Mandiana, où il n’y avait pratiquement rien. Mais aujourd’hui, nous nous sommes embarqués à Conakry dans l’avion et en une heure 15 mn, nous avons atterri à Loïla. Si vous ajoutez l’usine elle-même et les autres réalisations connexes, j’exprime tout naturellement ma profonde gratitude en tant qu’élue du peuple au Pr Alpha Condé. Je n’oublie pas de saluer, c’est vrai, le dévouement des cadres à tous les niveaux du département des Mines et de la Géologie et par extension à tous les cadres des autres départements et du pays, qui ont de près ou de loin contribué à la réalisation de ce bijou. Je me rappelle encore, comme si c’était hier, le 24 février 2017, quand l’Assemblée nationale a voté la ratification de cette Convention pour l’exploitation industrielle de l’or de Mandiana. Il y avait le doute qui habitait certains sceptiques. Mais aujourd’hui, c’est avec un grand bonheur que nous assistons au démarrage effectif des activités de la Société Minière de Mandiana (SMM). Ce 4 juillet 2021, la délégation a été impressionnée par la qualité et la nature des installations de cette usine de traitement. Sans risque de me tromper, je pense que c’est la plus moderne de son genre en Guinée. Les essais ont commencé et sont concluants. Les premiers lingots de 24 kg d’or sont coulés et la société peut réellement passer à la production », s’est réjouie l’honorable Eva Cross.

Si la députée salue cette réussite c’est parce que la Société Minière de Mandiana à travers Managem, une société marocaine, a honoré ses engagements d’investir plus de 211 millions de dollars contre 110 millions initialement prévus, pour réaliser des installations de pointe avec une technologie de dernière génération.

Mais ce n’est pas tout. « Je suis contente aujourd’hui pour l’installation de cette unité industrielle de grande utilité pour notre pays et pour la préfecture de Mandiana. Avec cette société, et conformément au Code minier de notre pays, c’est plus de 800 emplois directs et plus de 1500 emplois indirects qui vont être créés. Mieux, pour le développement local, désormais, la préfecture de Mandiana va bénéficier des impôts et taxes miniers, sans compter le FODEL, qui vont soulager considérablement la population et contribuer au progrès social de la communauté. C’est le plus important pour moi, en tant qu’élue du peuple et fille de cette localité », a indiqué la Présidente de la Commission mines et industrie du parlement.

Mais, dit-elle, l’autre satisfaction tirée de cette réussite est le renforcement de l’excellence des relations entre la Guinée et le Royaume du Maroc.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Des citoyens de Siguiri interpellent le gouvernement : « nous sommes dans un enfer ici »

8 juillet 2021 à 10 10 09 07097

Depuis plus de trois ans, les habitants de Siguirikoura 1, un quartier de la commune urbaine de Siguiri, vivent un véritable calvaire. Ceux qui ont des véhicules ne peuvent pas les amener chez eux, tandis que les enfants et les vieilles personnes ont du mal à se déplacer même à pied. Ils appellent les autorités guinéennes à intervenir rapidement pour les sortir de cette situation, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Lancés il y a quelques années, les travaux de bitumage des routes de Siguirikoura 1 ont suscité une grande joie et beaucoup d’espoir dans cette localité. Mais cet espoir s’est transformé en un véritable cauchemar pour ces citoyens. Les travaux sont à l’arrêt depuis plus de trois ans, et aucune mesure n’est prise pour couvrir les caniveaux qui sont ouverts dans le quartier. En plus de rendre difficile la circulation dans cette partie de la ville, cette situation représente un grand danger pour ses habitants, surtout en saison hivernale.

« Nous sommes dans un enfer ici. La société qui avait la charge d’exécuter les travaux de bitumage des routes est venue creuser des caniveaux devant nos concessions, elle a laissé ces trous ouverts pour partir. Conséquence, les gens ont du mal à se déplacer. A cause de cette situation, ceux qui ont des voitures sont obligés de les garer ailleurs pour rentrer à pied, parce que les voitures ne peuvent pas arriver chez eux. Les vieilles personnes aussi ne peuvent plus aller à la mosquée. Et l’année dernière, pendant l’hivernage, un enfant de 8 ans avait perdu la vie ici dans un caniveau », explique Moussa Keïta, citoyen.

Mamoudou Camara, un autre habitant de Siguirikoura 1, déplore cette situation qui prévaut dans son quartier. Il exhorte les autorités du pays à intervenir rapidement pour les sortir de ce calvaire. « Le président de la République doit nous aider, nous souffrons énormément. Nous avons enregistré des cas de morts ici. Et il y a même certaines écoles du quartier qui sont fermées puisqu’elles sont inaccessibles. Tout cela, parce que les travaux sont arrêtés. Nous avons appris qu’un différend oppose le PDG de l’entreprise en charge des travaux et son partenaire malien, donc nous demandons au chef de l’Etat de nous aider », a-t-il lancé.

A noter que Siguirikoura 1 n’est pas le seul quartier de Siguiri qui souffre de l’arrêt des travaux de bitumage des voiries de la ville. En mars dernier, les jeunes de Bolibana 2 et Fodéba Keïta avaient manifesté pour réclamer l’achèvement de ces travaux.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Examens de sortie : Kankan est « fin prêt » pour les épreuves

7 juillet 2021 à 20 08 40 07407

A deux jours du début des examens de sortie, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan se montre rassurant. Dans un entretien qu’il a accordé au correspondant local de Guineematin.com, ce mercredi 7 juillet 2021, Aly Kaké a assuré que tout est en place pour le bon déroulement des épreuves dans cette région.

Cette année, la région de Kankan présente 1913 candidats dont 1123 filles aux examens de sortie dans les écoles d’enseignement technique et professionnel, qui vont débuter le 9 juillet prochain. « Ces candidats sont répartis entre 5 centres d’examen, dont 4 dans la commune urbaine de Kankan et 1 dans la commune urbaine de Siguiri », a indiqué Aly Kaké, l’inspecteur régional de l’enseignement technique et de la formation professionnelle de Kankan.

Aly Kaké, inspecteur régional de l’enseignement technique de la formation professionnelle par intérim

Parlant des préparatifs de ces évaluations nationales, le responsable éducatif soutient que tout ce qui est nécessaire pour le bon déroulement des épreuves est déjà en place. « Nous avons reçu le matériel nécessaire dans des cartons, donc on est fin prêt, on n’attend que le jour. Je lance un appel à l’endroit des candidats, en leur disant d’être sereins, de faire preuve de courage et de sérieux. Ils ont passé toute l’année à fréquenter les écoles et à étudier, maintenant nous les évaluons pour leur permettre de décrocher leurs diplômes. Donc nous les encourageons à faire du sérieux », conseille M. Kaké.

Contrairement aux années précédentes, les examens de sortie de cette année vont commencer par la phase pratique. Celle-ci se déroulera du 9 au 21 juillet prochain. Et la phase théorique va démarrer le 22 juillet pour s’achever le 27 du même mois.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Problème d’imamat à Siguiri : « l’inspecteur régional des affaires religieuses n’a pas soutenu un camp »

6 juillet 2021 à 20 08 09 07097
Elhadj Moussa Camara, secrétaire préfectoral de la ligue islamique de Kankan

L’inspection régionale des affaires religieuses de Kankan sort enfin de sa réserve. Elle a animé un point de presse ce mardi, 6 juillet 2021, pour se prononcer sur plusieurs sujets la concernant. C’est le cas notamment du problème d’imamat enregistré récemment à la grande mosquée de Siguiri. Les autorités religieuses ont nié toute implication dans cette crise qu’elles sont accusées d’avoir occasionné, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Il y a quelques mois, la tension était vive à Siguiri. A la mort d’Elhadj Sory Magassouba, qui était le secrétaire préfectoral des affaires religieuses et premier imam de la ville, deux camps se sont opposés autour de sa succession. Et pour la première fois, des imams ont manifesté dans cette ville pour dénoncer l’attitude de l’inspecteur régional des affaires religieuses de Kankan. Karamo Bangaly Kaba est accusé d’avoir pris position, en destituant Elhadj Issa Fofana, « le successeur légal » d’Elhadj Sory Magassouba dont il était l’adjoint, pour le remplacer par Elhadj Haroune Doumbouya. Aujourd’hui, l’inspection régionale des affaires religieuses a catégoriquement démenti cette accusation.

« C’est feu Elhadj Sory Magassouba qui était à la fois grand imam et secrétaire préfectoral de la ligue islamique. Après son décès, les sages, la préfecture et la mairie, ont désigné de façon consensuelle un imam pour le remplacer. Ils ont fait une note que tout le monde a signée. Cette note a été envoyée chez l’inspecteur régional des affaires religieuses pour l’approuver. Karamo Bangaly Kaba a approuvé leur décision sans se poser de questions. Donc il n’a jamais pris position pour X ou Y, contrairement à ce qui se dit », a déclaré Elhadj Moussa Camara, secrétaire préfectoral des affaires religieuses de Kankan et porte-parole du jour de l’inspection régionale des affaires religieuses.

Par ailleurs, les autorités religieuses ont apporté une précision sur la sanction infligée à l’ancien responsable de la ligue islamique de Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Elhadj Moussa Camara indique que celui-ci a été n’a pas perdu son titre d’imam, mais plutôt ses fonctions administratives. «Elhadj Moussa Sanoh était le responsable de la ligue sous-préfectorale de Banankoro, mais aussi le grand imam de cette sous-préfecture. Il avait suspendu deux imams dans sa localité. La ligue préfectorale de Kérouané a mené des négociations, en vain. Après, ils sont venus au niveau régional. On lui a demandé de rétablir ces deux imams dans leurs fonctions, mais il a refusé. Donc l’inspecteur régional a jugé bon de le remplacer à son poste administratif. Il continue de dire qu’on l’a radié en tant qu’imam, mais ce n’est pas vrai, il est toujours imam », a-t-il dit.

En ce qui concerne la suspension de 6 imams et la radiation d’un autre dans la ville de Kankan, tous accusés d’avoir bravé l’interdiction des prières nocturnes dans les mosquées pendant les dix derniers jours du ramadan, l’inspection régionale des affaires religieuses annonce que ces décisions sont toujours en vigueur.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Mandiana : la délégation spéciale de Kodiaran installée dans l’allégresse

6 juillet 2021 à 16 04 34 07347

La nouvelle commune rurale de Kodiaran, située à 25 kilomètres de la ville de Mandiana, a désormais une équipe dirigeante. Une délégation spéciale de neuf membres a été installée hier, lundi 5 juillet 2021, à la tête de sa mairie. La cérémonie a été caractérisée par une grande joie qui témoigne de l’espoir qu’elle suscite chez les habitants de la localité, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Mandiana.

C’est le préfet de Mandiana, à la tête d’une forte délégation, qui est allé procéder à l’installation de la délégation spéciale de Kodiaran. Une équipe de neuf membres, qui va diriger cette commune rurale jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires. Mohamed Lamine Doumbouya s’est réjoui de l’atmosphère qui prévaut sur le terrain, très différente de celle constatée dans d’autres nouvelles collectivités où les citoyens sont divisés autour du choix des personnes qui vont les diriger.

Mohamed Lamine Doumbouya, préfet de Mandiana

« Quand tu disais aux gens que Kodiaran sera érigé en sous-préfecture et en commune rurale, tout le monde disait que c’est une affaire d’autres générations ou bien d’autres temps. Mais, le président de la République a dit qu’il ne pourra pas donner de l’argent à tous, mais qu’il posera des actes qui vont profiter à tous. Et c’est dans ce cadre qu’il a érigé ce district en sous-préfecture et l’Assemblée nationale l’a érigé en commune rurale. Donc, aujourd’hui, c’est une journée historique dans la vie de Kodiaran, comme en 1975 quand Mandiana a été érigée en préfecture.

Nous remercions les populations de Kodiaran de l’accueil, qui montre qu’il y a l’entente et que vous êtes contents de votre nouveau statut », a salué le préfet de Mandiana. Il en a profité pour prodiguer quelques conseils à l’équipe dirigeante de la mairie de Kodiaran, dirigée par l’ancien président du conseil de district, Laye Djibril Konaté, plus connu sous le sobriquet Vieux Dény. « Nous invitons la délégation spéciale à travailler en commun accord avec les sages, les jeunes, les femmes. Car quand la commune de Kodiaran avance, c’est dans l’intérêt de tous », dit Mohamed Lamine Doumbouya.

A rappeler que c’est le 16 mars 2021 que l’Assemblée nationale a érigé Kodioran et 18 autres nouvelles sous-préfectures en communes rurales. Elle compte 6 districts, dont Marena, Komana, Kodoko 1 et 2, Koromadou et Kodiaran centre

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

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Djèdèkolobaaya s’installe à Siguiri : « nous sommes venus éclairer les gens sur la prière en langue maternelle »

6 juillet 2021 à 13 01 52 07527

Près de trois semaines après son lancement officiel à Kankan, la nouvelle confrérie musulmane dénommée « Djèdèkolobaaya » pose ses valises à Siguiri. Elle a été lancée hier, lundi 5 juillet 2021, dans cette autre ville de la Haute Guinée. Les responsables de cette organisation disent être venus pour éclairer les gens sur la prière (salat) dans la langue maninka (N’ko), rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

C’est au centre culturel Djélitomba que la cérémonie de lancement a eu lieu, en présence de nombreux adeptes de cette confrérie musulmane, venus des préfectures de Kankan, Kouroussa et Mandiana ainsi que des sous-préfectures de Siguiri. Selon Bassabati Sidibé, l’un des responsables de la confrérie « Djèdèkolobaaya » à Siguiri, ils sont venus démontrer aux fidèles musulmans qu’il n’est pas interdit de faire la prière (salat) dans une langue autre que l’arable (la langue du coran).

« Nous sommes venus pour éveiller les consciences des gens, les éclairer sur la prière en langue maternelle. Une cause pour laquelle Karamo Nanfo Diaby (l’imam qui a commencé à diriger la prière dans la langue N’ko à Kankan) est incarcéré. 

Nous sommes là pour expliquer et démontrer qu’il n’existe aucune preuve dans le coran qui peut interdire à une personne de prier dans une autre langue que l’arabe. Au contraire, il existe des preuves dans le coran qui démontrent qu’on peut prier dans toutes les langues. 

L’argument que les autres avancent pour dire qu’on ne doit pas prier dans notre langue maternelle est un faux argument. On ne parle de l’unité des fidèles musulmans, alors qu’il y a certains qui prient les bras croisés et d’autres non. Il y a certains qui sont barbus et qui considèrent que les autres musulmans qui ne sont pas comme eux sont des infidèles. Où est l’unité des musulmans ? Aujourd’hui, Karamo Nanfo est en prison, ils sont capables de l’incarcérer mais ils ne peuvent pas incarcérer son idéologie », a déclaré Bassabati Sidibé.

A noter qu’aucune autorité de Siguiri n’a pris part à cette cérémonie de lancement de la confrérie« Djèdèkolobaaya » dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Siguiri : le colonel Magassouba de l’intendance générale de l’Armée, accusé d’expropriation et de menace de mort

5 juillet 2021 à 13 01 27 07277

Officier de l’Armée guinéenne en service à Conakry, le colonel Ynoussa Magassouba est actuellement à couteaux tirés avec les enfants de son défunt frère, Mamadi Koumba Magassouba, à Siguiri. Et, pour cause, le colonel est accusé de vouloir s’accaparer de force d’un domaine cultivable d’un hectare que Mamadi Koumba Magassouba a laissé en héritage à ses enfants. On accuse également ce militaire d’avoir proféré des menaces de mort à l’endroit des héritiers de son défunt frère. Des accusations que le colonel Younoussa Magassouba dément catégoriquement. D’ailleurs, il se présente comme étant la victime dans cette affaire.

Selon des informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, le colonel Ynoussa Magassouba est un officier militaire en service à l’intendance générale de l’Armée. Et, le domaine qui l’oppose aux enfants de son défunt frère Mamadi Koumba Magassouba est un bas-fond d’un hectare situé à Bolibana2, un quartier de la commune urbaine de Siguiri.

« Nous sommes nés et avons vu notre père (Mamadi Koumba Magassouba) cultiver cette partie (le bas-fond en litige). Ma mère qui a plus 70 ans a été mariée alors que mon père cultivait ce domaine. Aujourd’hui, le domaine est presque au centre de la ville de Siguiri. Un jour, le colonel Ynoussa, qui est d’ailleurs notre oncle paternel, est venu voir mon jeune frère et lui a dit qu’il veut qu’on lui revende une partie du domaine. Comme il est notre oncle, la famille est tombée d’accord et on a accepté de lui vendre une partie. Mais, il a retardé après cette demande. Comme nous avons besoin d’argent pour reconstruire la maison notre maman, nous avons revendu deux parcelles dans le domaine. C’est ainsi qu’il est venu de Conakry, il a d’abord dit à nos acheteurs qu’il ne veut pas voir quelqu’un sur le domaine. Et, il a pris de fusil contre nous, avec les menaces de mort. Il a dit que s’il trouve quelqu’un sur les lieux il va le tuer. Il nous a dit qu’il est un officier supérieur de l’armée et il ne craint rien. Son tribunal c’est lui et il est juge. Il a même envoyé des militaires sur les lieux pour nous tuer s’il y voit une personne », accuse Hawa Magassouba, l’aînée des enfants de feu Mamadi Koumba Magassouba.

Joint au téléphone le vendredi dernier, 02 juillet 2021, par le correspondant local de Guineematin.com, l’officier militaire mis en cause a réfuté les accusations portées à son encontre. Le colonel Ynoussa Magassouba jure que ce bas-fond appartenant à son père (donc le grand-père des enfants de Mamadi Koumba) et qu’il n’a jamais menacé les enfants de son frère. Cependant, il admet leur avoir proposé de l’argent pour la reconstruction de la maison de leur papa (son frère) et non pour un quelconque achat de terrain.

« C’est archi faux, je n’ai jamais rencontré ces gens là (les enfants de son frère). Je suis venu dire au chauffeur qui débarque le sable de ne pas mettre le sable sur le domaine. C’est un domaine cultivable. C’est un bas-fond. Le domaine appartient à mon père, tout le monde le sait. S’il y a eu de menaces de mort, c’est eux (les enfants de son frère). La nommée Hawa est venue jusqu’au seuil de la maison de ma mère avec des injures, son jeune frère Daouda détenait une machette. Entre nous deux qui menace qui ? Je les ai proposés de l’argent pour la reconstruction de la maison de leur papa, mais pas pour l’achat d’un domaine. Comment vous pouvez penser à construire dans un bas-fond, un domaine cultivable. Quand ils m’insultaient, j’ai dit à mes frères et sœurs de ne pas répondre aux provocations, la loi est là. Je jure, mes mains sur le coran, c’est eux qui m’ont menacé », a indiqué le colonel Ynoussa Magassouba.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Bounouma (N’Zérékoré) : un enseignant tue un cultivateur dans son champ

4 juillet 2021 à 16 04 41 07417

Un enseignant a ouvert le feu sur un cultivateur dans la journée du jeudi, 1er juillet 2021, à Gomou, un secteur relevant de la sous-préfecture de Bounouma, dans la préfecture de N’Zérékoré. La victime a rendu l’âme sur place et son meurtrier a été arrêté par les services de sécurité.

Selon le maire de la commune rurale de Bounouma, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à N’Zérékoré, le drame est survenu dans la forêt classée de Diécké. Et juste après son acte, l’enseignant s’est rendu de lui-même à la gendarmerie, expliquant avoir involontairement tiré la victime.

« C’est entre 16 h et 17 h que la gendarmerie de Bounouma m’a appelé pour me dire qu’il y a une urgence. Aussitôt, je me suis rendu là-bas pour demander au présumé auteur comment cela est arrivé. Il m’a dit qu’il était avec sa femme dans son champ. Il a dit à sa femme qu’il va chercher un gibier pour faire la sauce.

Selon lui, il était derrière une termitière, lorsqu’il a vu une antilope. Mais dès qu’il a tiré dessus, il a vu que c’est un homme qui est tombé. Directement, il a pris la fuite, il est venu dépasser sa femme pour aller au village de Gomou, un secteur de Bounouma, où il sert. Il s’est rendu directement à la gendarmerie, et les agents l’ont transféré à N’Zérékoré », a indiqué Ouo Vieux Mamy.

Le maire de Bounouma ajoute que la gendarmerie, la police et le sous-préfet de Bounouma se sont rendus le vendredi 4 juillet sur les lieux du drame. Et ils ont constaté que la victime a été tuée, non pas en brousse mais dans son propre champ. « Pour l’heure, on ne sait pas ce qui s’est réellement passé. Seule la justice pourra nous édifier sur cette situation », a dit l’autorité locale.

A noter que Nyan Soua Apollinaire, la victime, laisse derrière lui deux veuves et cinq enfants.

De N’Zérékoré, Foromo Gbouo Lamah pour Guineematin.com

Tél : +224620166816/666890877

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Kankan : des jeunes volontaires s’occupent de l’entretien des malades mentaux

3 juillet 2021 à 18 06 19 07197

Il existe à Kankan une association qui mène un combat assez particulier. Composée de plusieurs jeunes volontaires, elle s’occupe de l’entretien des malades mentaux. Un défi de taille que les membres de l’organisation essayent de relever avec courage et détermination, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

A l’image des autres grandes villes de la Guinée, Kankan connaît la présence d’un grand nombre de malades mentaux dans ses rues. Abandonnés par leurs familles, ces fous déambulent dans la ville, avec leurs habits sales, se nourrissant des restes de repas jetés dans les poubelles.

Et cette situation a attiré l’attention de certains citoyens, qui ont décidé de mettre en place une organisation dénommée « association des volontaires pour la gestion des malades mentaux ». Créée en 2019, sous l’égide du Contrôleur général Mohamed Gharé, alors gouverneur de Kankan et actuel gouverneur de N’Zérékoré, cette association recueille les malades mentaux et les emmènent au fleuve Milo pour les laver et leur donner de nouveaux vêtements.

Mohamed Condé, président de l’association des volontaires pour la gestion des malades mentaux

« Pour nous, c’est décevant de voir tous ces malades mentaux abandonnés à eux-mêmes. C’est pourquoi on a jugé bon de prendre charge leur entretien corporel, parce que quand vous êtes en contact avec un malade très sale, qui n’est pas dans un état de propreté, on aura du mal à vivre avec lui », explique Mohamed Condé, président de l’association des volontaires pour la gestion des malades mentaux.

Rassembler ces fous et les conduire au fleuve Milo de Kankan n’est pas chose aisée. Mais l’équipe dirigée par Mohamed Condé se donne à fond pour y arriver. « Nos hommes sortent sur le terrain dès 5 heures du matin pour commencer le travail. Parce que chercher les malades mentaux, les rassembler, les laver et les raser n’est pas facile. C’est pourquoi nous agissons avec tact pour ne pas éveiller des soupçons à leur niveau », a-t-il indiqué.

Une fois que les malades mentaux sont recueillis dans la rue et rassemblés dans un endroit, le plus dur est fait. « Quand notre équipe rassemble ces malades mentaux, on sillonne les différents marchés de la ville pour cherche quelque chose afin de pouvoir acheter du savon. Et par endroits, on peut gagner des vêtements qu’ils peuvent porter après avoir été lavés », a dit Mohamed Condé, président de l’association des volontaires pour la gestion des malades mentaux.

Ibrahima Kalil Konaté, SG de l’association des volontaires pour la gestion des malades mentaux

A travers cette initiative, ces jeunes volontaires veulent aussi montrer que les malades mentaux ne doivent pas être abandonnés. « Ces malades-là sont nos frères, ils viennent de familles qui les ont abandonnés. Parce que chez nous, souvent, quand quelqu’un a une maladie mentale, sa famille l’abandonne. Pourtant, ça ne doit pas se passer comme ça, on doit plutôt les rapprocher et les assister. C’est ce qui peut les aider », souligne Ibrahima Kalil Konaté, secrétaire général de l’association.

 De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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Mouvement de colère à Siguiri : des jeunes empêchent le travail à la société aurifère GGE

1 juillet 2021 à 15 03 45 07457

C’est un sentiment de frustration et de colère que les jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro sont sortis exprimer ce jeudi, 1er juillet 2021, dans la commune urbaine de Siguiri. Ces jeunes ont barricadé la route, brûlé des pneus et empêché les travailleurs de la GGE (Guinean Gold Exploration) d’accéder au site de ladite société. Et, pour cause, ces jeunes exigent leur recrutement au sein de cette société aurifère.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, la société GGE a récemment formé plusieurs jeunes des districts de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro dans la conduite des engins, notamment les poids lourds. Et, les bénéficiaires de cette formation devaient être employés par ladite société, selon la convention qui avait été établie entre la GGE et les communautés de ces trois districts. Malheureusement, au terme cette formation, la société ne s’est pas acquitter de ses engagements. Et pire, elle a lancé un concourt de recrutement de chauffeurs, tout en ignorant les jeunes qu’elle a formé à ce métier. D’où aujourd’hui la colère des jeunes de Diarala, Tinkolèn et Dankakoro. Ils sont sortis ce jeudi depuis 6 heures pour protester et ériger des barricades pour empêcher l’accès au site de la société.

« Il y a 6 mois de cela que la société a recruté des jeunes de la communauté pour les former dans la conduite des engins. Mais, avant de les former, la direction avait convenu avec la communauté qu’elle va les former pendant 6 mois. Et, après cette formation qu’ils (les jeunes) seront engagés par la société. Maintenant voilà,  après les 6 mois de formation, la société a besoin de chauffeurs, au-lieu de recruter nous les jeunes formés,  elle nous laisse pour organiser un test. Et, pendant notre formation cela n’a pas été dit. C’est pourquoi nous sommes sortis pour les empêcher de travailler », a indiqué Soryba Diawara, un des manifestants.

Les jeunes manifestants sont encore (12heures30’) dans la rue. Et, pour l’heure, aucune intervention des forces de l’ordre n’a été enregistrée sur place.

A suivre !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Mandiana : la jeunesse décerne le ‘’trophée mérite 2020’’ au directeur préfectoral de l’habitat

1 juillet 2021 à 15 03 37 07377

Chaque année, depuis 2018, les jeunes leaders de Mandiana pour la paix et le développement décernent un Prix (Trophée de Mérite) à un administrateur qui s’est illustré dans les actions développement local et de renforcement de la paix dans la préfecture de Mandiana. Et, cette année ce prix a été attribué à Abdoulaye Kadé Diallo, le directeur préfectoral de l’habitat et de l’aménagement de la ville. Ceci, pour lui exprimer toute la reconnaissance de la population de Mandiana pour son implication personnelle dans l’encadrement des jeunes, son soutien aux groupements de développement local et surtout sa très bonne gestion des conflits domaniaux qui naissent par moment entre les populations de cette préfecture de la Haute Guinée.

C’est à la suite d’un carnaval géant, suivi d’un match de Gala organisé samedi dernier, 26 juin 2021, que ce trophée a été remis au directeur Abdoulaye Kadé Diallo, en présence de plusieurs personnalités de la préfecture de Mandiana (dont le préfet Mohamed Lamine Doumbouya et le maire Ibrahima Sira Diakié). Ce ‘’Trophée de Mérite’’, troisième édition, vient ainsi récompenser les efforts de cet administrateur à booster les compétences des jeunes pour l’employabilité et l’entreprenariat à travers des stages de formation ; mais aussi, reconnaitre les qualités de bonne collaboration avec les populations de Mandiana.

« Nous somme très content de votre présence parmi nous aujourd’hui pour témoigner les temps forts de ce sentiment de la jeunesse envers le directeur de l’habitat pour ses sa bonne collaboration avec toutes les couches sociales dans son travail. On s’est basé sur l’accès que le directeur de l’habitat donne aux jeunes de Mandiana pour le stage dans son service, son soutien aux groupements et surtout, depuis qu’il est venu à Mandiana, le secteur de morcellement domanial ne pose aucun problème. Donc, c’est compte tenu de tout ça qu’on a décerné ce trophée de mérite, de confiance, remerciement à monsieur Abdoulaye Kadé Diallo, le directeur de l’habitat et de l’aménagement de la ville de Mandiana », a indiqué Mamady Idozi Keïta, le président des jeunes leaders pour la paix et développement de Mandiana.

Dans la joyeuse foule réunie au ‘’stade lycée Pathé Diallo’’, c’est le préfet de Mandiana, Mohamed Lamine Doumbouya, qui a eu l’honneur de remettre ce trophée au directeur Abdoulaye Kadé Diallo. Et, la première autorité préfectorale de Mandiana a, au nom du président Alpha Condé, dédié ce Prix à toute l’administration guinéenne.

« Quand on nous a informé que les jeunes ont décidé de distinguer le directeur de l’habitat par le trophée de mérite, 3ème édition, j’ai jugé nécessaire d’être présent pour en témoigner. Abdoulaye Kadé Diallo est un cadre courtois, gentil, disponible et qui aime son travail. Parce qu’on peut être disponible, mais qu’on n’aime pas son travail. Donc, c’est pour dire que si les jeunes ont décidé de l’honorer, ce n’est pas une démagogie, mais c’est une réalité. Les mêmes honneurs reviennent, au nom du président de la République, à toute administration et aux différentes familles », a confié Mohamed Lamine Doumbouya.

A noter que les ‘’jeunes leaders de Mandiana pour la paix et le développement’’ est une structure associative qui existe à Mandiana depuis 2017. Cette entité fédère les jeunes de Mandiana pour impulser le développement à la base. Et, depuis trois ans, elle distingue chaque année les personnalités qui s’illustrent dans le noble combat du développement local et la promotion des jeunes de Mandiana dans les différents domaines d’activité.

De Mandiana, Mamady Konoma Keïta pour Guineematin.com

Tel : 00224 625 81 03 26

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‘‘Djèdèkolobaaya’’ désavoue les sages N’ko (Kankan) : « on ne les reconnait pas »

30 juin 2021 à 15 03 58 06586

La guerre est déclenchée à Kankan entre la nouvelle confrérie musulmane ‘‘Djèdèkolobaaya’’ (qui a pour guide spirituel le controversé imam Nanfo Ismaël Diaby) et l’association des sages de N’ko. Lors d’une récente conférence débat, cette association s’est désolidarisée de la pratique de Nanfo et de ses adeptes. Et, hier, mardi 29 juin 2021, les adeptes de ‘‘Djèdèkolobaaya’’ ont ouvertement désavoué l’association des sages de N’ko. C’était à l’occasion d’un atelier de formation sur le ‘‘Djèdèkolobaaya’’ et les techniques de l’agriculture, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Ce n’est pas le parfait amour entre l’association des sages de N’ko qui a pris position vis-à-vis de la pratique de Nanfo et ses adeptes qui prient dans la langue malinké. Désormais, les deux camps s’attaquent à travers les médias. Hier mardi, Sory Mandénka Kaba, un des fervents défenseurs de la prière en malinké à l’occasion de la formation initiée par la confrérie ‘‘Djèdèkolobaaya’’ s’en est vigoureusement pris à l’association des sages de N’ko.

Sory Mandénka Kaba

« Il n’y a pas de sage de N’ko à Kankan ici. Les sages de N’ko sont connus par tous les adeptes de N’ko. Ce sont des arabophones déguisés qui se disent sages de N’ko. Ils ne peuvent pas donner les cours de grammaire de N’ko, à plus forte raison écrire leurs noms. Il faut voir, même leur manière de s’habiller, ils portent des habillements arabes. Ce sont des arabophones qui se disent sage de N’ko. C’est un groupe fantôme, on ne les connait pas », a martelé Sory Mandénka Kaba.

Dans sa sortie contre les adeptes de Nanfo Diaby, le conseil des sages de N’ko avait laissé entendre que la confrérie ‘’Djèdèkolobaaya’’ refuse tout débat contradictoire sur la prière en maninka. Une chose que Sory Mandénka Kaba cette affirmation est fausse. Il assure que c’est le conseil des sages qui fuit le débat dans cette affaire.

« Ce n’est pas vrai, ils ne nous ont jamais proposé de faire un débat. Moi j’ai eu à faire une confrontation avec Dr Moustapha Koutoubou Sanoh, mais il n’a pas montré de preuves attestant qu’on ne peut prier dans une autre langue que l’arabe. Nous on a toujours voulu faire un débat entre la confrérie arabe et la confrérie ‘‘Djèdèkolobaaya’’, mais ils refusent toujours de faire une confrontation », a indiqué Sory Mandénka Kaba.

A rappeler que lors de son procès au tribunal de première instance de Kankan, Nanfo Ismaël Diaby (le guide de la confrérie Djèdèkolobaaya) avait laissé entendre qu’il n’est pas musulman et que sa religion est ‘’Djèdèkolobaaya’’.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Sculpture : un métier en disgrâce à Kankan (reportage)

29 juin 2021 à 19 07 32 06326

Art de modeler, façonner, représenter des objets dans du bois et leur donner une forme esthétique, la sculpture vit certainement ses derniers jours dans la ville Kankan, une des très rares localités de la Guinée profonde où ce métier se pratique encore. Plus personne ne s’intéresse à ce métier qui met pourtant en lumière le génie de l’homme qui, avec habileté et patience, donne forme et beauté à son imagination. Les quelques rares sculpteurs de la place sont vieux et en disgrâce. Ils n’ont pas d’apprentis ; et, leurs œuvres prennent de la poussière. Les clients sont très rares ; et, à cause de la galère, certains sculpteurs ont fuit leurs ateliers et se sont reconvertis dans d’autres secteurs d’activités. La sculpture ne nourrit pas son homme à Kankan et les artistes ne comptent pas mordre de la poussière pour le reste de leurs jours. Autant dire que ce métier pousse son dernier soupir dans cette partie de la Guinée.

Depuis des décennies, aucune exposition n’a été organisée dans cette ville. D’ailleurs, il n’y existe même pas d’espace d’exposition pour faire la promotion des œuvres d’arts issues de la sculpture. Aucun effort n’est fourni pour mettre en valeur ou encourager les sculpteurs. Ces artistes, avec tout leur savoir faire, sont laissés pour compte. La consommation locale est quasiment inexistante. Et, au niveau revenu, c’est une véritable descente aux enfers pour les sculpteurs.

Ibrahima Kalil Sidimé est sculpteur depuis 30 ans. Il travaille dans le premier atelier de sculpture de Kankan (construit en 1927 dans le quartier Kabada 1) et il n’a aucun apprenti. Les jeunes qui étaient avec lui ont déserté à cause de la précarité qui règne dans ce domaine d’activité. Ils sont partis chercher leur pain ailleurs.

Ibrahima Kalil Sidimé

« Avant, les gens se déplaçaient pour venir acheter nos œuvres d’arts, nous aussi on se déplaçait pour aller à Conakry, on travaillait aussi sur commande. Mais, actuellement, on est là-dans juste pour ne pas que le métier disparaisse, sinon beaucoup ont quitté le métier pour d’autres activités. On n’a plus d’apprenti ici, l’atelier est vide » fait-il constaté avec désolation.

Cependant, pour cet artiste professionnel du bois, l’état agonisant de la sculpture à Kankan est en grande partie lié au fait que les autorités en charge de l’artisanat concentrent toutes les activités de promotion de l’art guinéen à Conakry. Et, cette frustration est vécue par cet artiste comme un abandon, un manque d’égard et de considération. D’ailleurs, il ne tente de cacher le sentiment de colère qui l’habite.

« Les gens pensent que quand on parle de la Guinée, c’est seulement Conakry. Je vous donne un exemple, bientôt il y aura une exposition à Dubaï et la Guinée se fera représentée. Mais, si tu ne vas pas à Conakry, tu ne seras pas sur la liste. Tout ça est un handicap pour nous. La Guinée ne se limite pas à Conakry. Ils (les autorités) n’ont aucune considération pour les gens de l’intérieur du pays », martèle Ibrahima Kalil Sidimé, tout en pressant instinctivement l’outil de taillage qu’il a en main.

Actuellement, dans la ville de Kankan, trouver un atelier de sculpture ressemble à chercher une aiguille dans une botte de foin. Il faut fouiner sans relâche et pendant des heures pour en trouver un. Et, dans les quelques très rares qu’on y trouve, les clients ne se bousculent pas. C’est une situation très pénible pour les sculpteurs comme Ahmed Sékou Diané. Cet artiste a construit son atelier en 1993 au quartier Korialén et il y travaille toujours. Il a connu des beaux jours dans ce métier (pour avoir remporté des prix à l’international au temps du régime Lansana Conté), mais aujourd’hui il tire le diable par la queue.

Ahmed Sékou Diané

« Avant on avait plus d’une dizaine d’apprentis, maintenant on en a plus. Pour la clientèle, là on n’en parle pas. Déjà s’il n’y a pas d’étranger, c’est compliqué ; parce que nos parents ne consomment pas la sculpture. Ils admirent le bon travail, mais en définitive ils disent que ce sont les blancs qui aiment ses œuvres », fait-il observer avec une extrême affliction.

Lui aussi (tout comme l’artiste Ibrahima Kalil Sidimé) ressent un sentiment d’abandon de la part des autorités guinéennes. D’ailleurs, Ahmed Sékou Diané accuse les autorités de faire des sculpteurs « des cobayes » pour enrichir des hommes d’affaires à l’occasion des foires.

« Pour ne pas être insolent, il faut dire que c’est des chansons ; parce que nous entendons toujours parler des foires, après on ne voit rien. Les visas qui viennent et les lettres d’invitations, c’est pour les commerçants et autres personnes. Nous sculpteurs, on a toujours entendu parler ; mais, peut-être qu’on sert de cobaye, parce qu’on ne voit rien. La dernière fois que j’ai participé à une foire à Conakry, il a fallu que je cherche autrement pour les frais de transport pour rentrer ici », a-t-il expliqué.

Cependant, les difficultés du moment ne semblent pas ébranler la dévotion et la passion d’Ahmed Sékou Diané pour l’art de la représentation. Sa trentaine d’années de sculpteur a forgé en lui le caractère et il compte bien encore faire preuve de son habileté dans la belle représentation des choses.

« Je suis complètement engagé, je ne peux plus faire machine arrière avec tout ce qui est là. J’ai tout engagé là-dans, mon économie, ma banque, j’ai tout investi dans la sculpture. J’ai au moins, quatre magasins pleins d’œuvres d’arts finies. Même dans ma chambre, si tu veux dans mes toilettes, il y a des sculptures. Ce n’est pas consommé ; mais, on ne peut pas arrêter le travail, parce que c’est ce qu’on a appris », se justifie cet artiste qui respire la forme et l’esthétique.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Détournement du véhicule de Soma Touré : la confrérie des chasseurs menace de manifester à Siguiri

29 juin 2021 à 11 11 26 06266
Soma Touré, président des chasseurs de Siguiri

On s’achemine vers une nouvelle étape dans le différend qui oppose le président des chasseurs de Siguiri, Soma Touré et l’ancien ministre des transports, Elhadj Tidiane Traoré. Le premier accuse le second du détournement d’un véhicule qui lui aurait été donné par le président Alpha Condé. Et, face à l’impasse dans cette affaire, la confrérie des chasseurs de Siguiri menace de « descendre dans la rue dans les prochains jours » pour attirer l’attention du chef de l’Etat et tirer au clair ce problème. L’annonce de cette manifestation a été faite hier, lundi 28 juin 2021, par le président des chasseurs de Siguiri au terme d’une réunion tenue à son domicile avec les chasseurs et les responsables politiques locaux du RPG arc-en-ciel, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Ils n’ont donné aucune date précise pour cette « marche de la colère », mais leur intention est déjà très claire. Ils cherchent à démêler le vrai du faux dans cette affaire de véhicule pour pourri l’atmosphère entre leur président Soma Touré et l’ancien ministre Elhadj Tidiane Traoré. Ils, ce sont les chasseurs de Siguiri qui veulent réellement savoir où se trouve le véhicule que le président Alpha Condé a remboursé à Soma Touré. Car, selon les informations (qui sont d’ailleurs très rependues actuellement à Siguiri), c’est à Elhadj Tidiane Traoré que le président Alpha Condé avait le véhicule (une Mercedes220) de Soma Touré. Et, cette histoire se serait passée en 2015, au lendemain de la présidentielle. Mais, l’ancien ministre des transports aurait abusé de la confiance du chef de l’Etat pour faire main basse sur le véhicule de Soma Touré. Et, ce dernier ne compte plus se taire, d’autant plus qu’il soupçonne une mauvaise foi du ministre Elhadj Tidiane Traoré dans cette affaire. Et, dans sa quête de la vérité, il vient d’avoir soutien de ses frères chasseurs et les responsables politiques locaux du RPG arc-en-ciel. Tous projetent de battre le pavé dans les prochains jours si Soma Touré n’entre pas en possession de son véhicule dans les prochaines heures.

« Nous étions en réunion avec nos frères chasseurs, mais aussi les responsables politiques du parti RPG. Et, nous comptons manifester dans les prochains jours ici à Siguiri. Mais, comment un président de république peut être dénigré par son ministre. Le président donne une chose à son ministre pour une autre personne, le ministre détourne. C’est là est possible sous le régime Alpha Condé. C’est que les gens doivent comprendre, il ne s’agit d’un cadeau ; mais une dette envers le président. Une dette parce que j’ai perdu mon véhicule dans sa mission politique. Une dette parce qu’il a promis publiquement qu’il doit me rembourser. Et, la promesse est dette. Je ne suis pas m’importe qui qu’il faut tromper », Soma Touré, le président des chasseurs de Siguiri.

Rappelons que cette histoire est partie de l’élection présidentielle de 2015 en Guinée. Soma Touré a utilisé son véhicule et son argent pour faire campagne pour Alpha Condé candidat du RPG arc-en-ciel pour un second mandat à la tête de la Guinée. Son véhicule a été sérieusement endommagé pendant cette bataille électorale. Mais, le président Alpha Condé aurait pris l’engagement de lui rembourser son véhicule. Et, ayant obtenu son second mandat, Alpha Condé se serait acquitté de cette promesse. Il aurait remis à Elhadj Tidiane Traoré (à l’époque ministre des transports) un véhicule qu’il devait à son tour remettre à Soma Touré. Mais, le ministre Tidiane Traoré aurait fait main basse sur ce véhicule au détriment de Soma Touré qui est resté à scruter le ciel en attendant de voir son véhicule arriver. Aujourd’hui il tient à entrer en possession de son véhicule, mais le ministre Tidiane Traoré ne voudrait pas en entendre parler. D’où la pomme de discorde entre les deux hommes.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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La jeunesse du RPG AEC à Siguiri en colère : « les ministres d’Alpha Condé sont des ennemis du pays »

28 juin 2021 à 10 10 30 06306
Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de jeunesse Siguirikoura 2 et coordination de la cellule de communication du RPG à Siguiri

Certains jeunes du RPG Arc-en-ciel sont très remontés contre les ministres Bouréma Condé et Ismaël Dioubaté. Ils accusent ces derniers de népotisme et de favoritisme dans la nomination des administrateurs territoriaux dans les nouvelles sous-préfectures, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Siguiri.

Déception et frustration, ce sont les sentiments qui animent aujourd’hui plusieurs jeunes du RPG Arc-en-ciel à Siguiri. Ils sont en colère contre les choix des sous-préfets et receveurs communaux dans les sous-préfectures et communes rurales créées récemment dans la préfecture. Ces jeunes accusent le général Bouréma Condé, ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation, et Ismaël Dioubaté, ministre du Budget, de nommer uniquement leurs parents à ces postes. Parmi ces frustrés, figure Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de la jeunesse de Siguirikoura 2 et coordinateur de la cellule de communication du RPG à Siguiri. 

« Les jeunes cadres du parti, intéressés par les postes de sous-préfets et de receveurs communaux, ont fait leur demande, comme cela a été demandé d’ailleurs.  Mais nous avons constaté avec regret que la liste qu’on a déposée n’a pas été prise en compte. Malheureusement, les ministres de l’administration du territoire et de la décentralisation et du budget ont écarté cette liste pour nommer leurs parents. Tous les nouveaux sous-préfets et receveurs communaux sont leurs parents. Aujourd’hui, il faut être un parent du ministre Bouréma Condé ou du ministre Ismaël Dioubaté pour bénéficier d’un poste de sous-préfet ou de receveur communal.

Moi, j’ai fait la prison en défendant ce parti, et j’ai tout perdu. Et aujourd’hui, je n’ai rien. Les ministres d’Alpha Condé sont des ennemis du pays et du parti au pouvoir », a déclaré ce responsable de la jeunesse du RPG Arc-en-ciel à Siguiri. « On avait un espoir avec ce troisième mandat. Mais avec l’allure où vont les choses, c’est la dissolution du parti qui se profile à l’horizon. Si le président de la République n’est pas informé du comportement de ses ministres, qu’il en soit informé », a dit Bourlaye Condé, secrétaire administratif du bureau de la jeunesse de Siguirikoura 2 et coordinateur de la cellule de communication du RPG à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com 

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Suicide à Siguiri : un homme se donne la mort par pendaison

26 juin 2021 à 18 06 28 06286

Balla Koïvogui, 37 ans, a été retrouvé mort pendu dans sa chambre ce samedi, 26 juin 2021, au quartier Energie dans la commune urbaine de Siguiri. Ce père de famille s’est suicidé la nuit après s’être disputé avec sa femme, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la préfecture.

Selon les voisins, le défunt a eu une chaude dispute avec son épouse, en grossesse avancée, la nuit dernière. Ayant constaté que l’homme est ivre, Alamako Mara, une voisine, a pris son épouse et ses enfants pour les emmener passer la nuit chez elle. Et ce matin, c’est le corps sans vie de Balla Koïvogui qui a été retrouvé pendu dans sa chambre.

« Hier nuit, aux environs de minuit, j’ai été réveillée par sa femme, qui est venue m’expliquer ce qui se passait entre elle et son mari. Elle a dit avoir donné 10.000 francs à Balla pour qu’il lui achète à manger. Mais ce dernier n’est rentré qu’à 23 heures, alors qu’elle dormait déjà. Quand il est rentré, il l’a réveillée, mais elle dit qu’elle ne mange plus puisqu’il se faisait tard. Selon elle, c’est ce qui a énervé son mari, qui s’est mis à faire sortir ses effets de la maison.

J’ai réussi à convaincre la femme de ne pas partir, mais j’ai constaté que Balla était ivre, il n’écoutait pas ce qu’on lui disait. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre la femme et ses femmes pour aller passer la nuit chez moi. Et ce matin, nous avons trouvé que la moto était dehors, mais sa porte était fermée de l’intérieur. J’ai frappé à la porte, mais il n’a pas répondu. Finalement, c’est son ami qui est venu défoncer la porte, et on a trouvé son corps pendu dans la chambre », a témoigné Alamako Mara.

Après le constat des services de sécurité et de santé, le corps de Balla Koïvogui a été remis à sa famille, qui a procédé à son inhumation. Maçon de profession, le défunt laisse derrière lui une veuve enceinte et 7 enfants.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : la prière musulmane en maninka au cœur d’une conférence-débat

26 juin 2021 à 9 09 33 06336
Nanfo Ismaël Diaby, chroniqueur islamique et promoteur de l’écriture N’ko

Est-il normal de faire la salat (prière) dans la langue maninka (N’ko) ? La question était au centre d’une conférence-débat qui s’est tenue ce vendredi, 25 juin 2021, à Kankan. Elle a été organisée par l’association des sages de N’ko, vent debout contre la décision de l’imam Ismaël Nanfo Diaby et ses partisans de prier dans leur langue maternelle. Avec ses arguments, le conférencier a cherché à démontrer qu’il n’est pas permis à un musulman de faire la salat (prière) dans une langue autre que l’arabe, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Depuis que l’imam Ismaël Nanfo Diaby a commencé à promouvoir la prière musulmane en maninka (N’ko), les promoteurs de l’écriture N’ko sont divisés. Il y a un camp qui soutient l’imam controversé et ses disciples et un autre qui s’oppose catégoriquement à leur démarche. Et c’est dans ce dernier groupe que l’on retrouve l’association des sages de N’ko. Après avoir fait une déclaration pour désavouer le camp de Nanfo Diaby, cette organisation a décidé d’organiser une conférence-débat autour de cette question. Une occasion pour elle d’expliquer aux participants pourquoi il ne faut pas faire la salat dans la langue N’ko.

Daouda Kalil Konaté, conférencier

« Nous avons invité les gens à apprendre le N’ko et à le vulgariser. Mais nous avons aussi expliqué aux participants qu’il n’est pas bien de prier dans une langue autre que l’arabe parce que cela amène la division entre les musulmans. Dieu a fait descendre le coran en arabe, on ne peut pas traduire avec exactitude les versets dans une autre langue et s’attendre à ce que la prière soit acceptée. Nous avons aussi apporté des preuves montrant que la prière n’est pas autorisée dans une langue qui ne soit pas l’arabe. Nous avons souvent demandé des débats avec l’autre côté, mais ils ont toujours refusé », a dit le conférencier Daouda Kalil Konaté.

Djiba Sidibé, coordinateur régional des associations islamiques

Cette démarche de l’association des sages de N’ko est vivement saluée par Djiba Sidibé, coordinateur régional des associations islamiques de Kankan, l’un des participants à cette conférence. « Au sortir de cette conférence, nous avons été convaincu par des preuves palpables qui montrent qu’il n’est pas permis de prier dans une autre langue que l’arabe. Le savant Souleymane Kanté, l’inventeur de l’écriture N’ko, n’a jamais écrit ou dit de prier en N’ko. Il a toujours dit de prier comme le prophète Mohamed (PSL) le faisait. Il y a des preuves même qui montrent cela. Il y a une partie du coran que lui-même a traduit, c’est écrit en N’ko mais le son sonne en arabe », a-t-il indiqué.

Selon nos informations, l’association des sages de N’ko souhaite avoir un débat qui sera médiatisé avec les promoteurs de la prière en N’ko. Reste à savoir si le camp de l’imam Ismaël Nanfo Diaby acceptera cette invitation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya YLLA pour Guineematin.com

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