Incendie à Kankan : deux boutiques parties en fumée au quartier Sogbè

8 mars 2019 à 15 03 31 03313
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Les cas d’incendie se multiplient à Kankan à cette période de saison sèche. Après les trois cases du quartier Timbo, c’est deux boutiques de vente d’articles divers qui ont été consumées par un incendie dans la commune urbaine. Le drame s’est produit dans la nuit du jeudi 7 au vendredi 8 mars 2019 au quartier Sogbè, avec des pertes immenses rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ce sont deux boutiques contiguës qui ont été dévorées par les flammes aux environs de 3 heures du matin. Selon les victimes, un court circuit électrique serait à l’origine du drame. Aucune perte en vie humaine n’a été constatée, mais des dégâts matériels importants sont à déplorer.

Selon Issa Konaté, l’une des victimes, « c’est à partir de 00h moins que j’ai fermé la porte de ma boutique. Mais, à 3h du matin, mon grand frère est venu me réveiller pour me dire que notre boutique a pris feu. Je suis vite venu voir. Mais, on n’a pu rien sauver malgré l’aide des gens. J’avais de l’argent liquide dans la boutique, plus les marchandises. Donc, la perte est estimée à 17 ou 20 millions de francs guinéens ».

Contrairement à son voisin, Laye Bérété, la seconde victime, a pu récupérer certaines marchandises à son arrivée à 3h du matin. « Moi, je suis rentré tôt hier. C’est à 3h qu’ils m’ont téléphoné pour me dire que ma boutique est en feu. Quand je suis venu, j’ai ouvert la porte et on a pu récupérer certaines marchandises. Mais, chez mon voisin où l’incendie a commencé, tout a été consumé. J’estime la perte à 10 millions de francs guinéens », a-t-il dit.

Les deux victimes ont dit que c’est la desserte du courant privé qui est à l’origine de cet autre incendie.

A noter que si souvent c’est EDG qui est accusé d’être à l’origine des courts circuits qui provoquent les incendies, les fournisseurs du courant privé n’en restent pas moins indexés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Faranah : Sayon Dabo condamné pour le meurtre de son jeune frère

7 mars 2019 à 11 11 53 03533

Les audiences criminelles se poursuivent au Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah. Sayon Dabo, poursuivi pour le meurtre de son jeune frère, Mamadou Dabo, a été reconnu coupable et condamné à 10 ans de réclusion criminelle, hier mercredi 06 mars 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les peines continuent de tomber dans les dossiers criminels inscrits au rôle du TPI de Faranah. Sayon Dabo a écopé de 10 ans de réclusion criminelle pour avoir assassiné son jeune frère, Mamadou Dabo.

Agé de 28 ans et père de 3 enfants, tous vivants, Sayon Dabo n’a pas nié les faits pour lesquels il est poursuivi. « Monsieur le président, je ne peux pas nier les faits. Effectivement, c’est vrai. Moi-même, j’en ai été victime parce que le couteau m’avait blessé. J’ai blessé mon jeune frère et il a trouvé la mort », a dit l’accusé.

Devant cet aveu, le tribunal va rendre sa décision en condamnant Sayon Dabo à 10 ans de réclusion criminelle. « Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare monsieur Sayon Dabo coupable de meurtre, et pour la répression, conformément aux articles 206, 116 du Code Pénal, 441 du Code de Procédure Pénale, le condamne à 10 ans de réclusion criminelle… »

Youssouf Fofana, substitut du Procureur de la République près le TPI de Faranah, se réjouit de la décision du tribunal. « C’est un réconfort pour le Ministère Public de mettre les mauvaises graines hors d’état de nuire, parce que c’est quelqu’un qui n’a pas hésité un seul instant, sous l’effet de la colère, il a pris le couteau, poignarder son frère et laisser son frère dans le sang, sans venir au secours.

Cette personne, il faut la sanctionner conformément à la loi après un procès juste et équitable. C’est un réconfort pour le Ministère Public et toute la chaîne pénale de voir que la société est débarrassée du mal, parce toute injustice est une menace pour le monde. La population doit croire en la justice. La chaîne pénale, quand il y a un problème, on ne se rend pas justice.

On porte plainte et on laisse la justice gérer l’affaire. La justice populaire n’a plus sa place en Guinée. En tout cas, le parquet de Faranah n’est plus prêt pour autoriser les justices populaires où les règlements de compte entre citoyens. Nous allons réprimer ça avec la dernière énergie », a promis l’empereur des poursuites.

À noter que les citoyens de Faranah se mobilisent fortement pour assister aux différentes audiences. Un fait qui réjouit Mamoudou Lébéré Baldé, le procureur de la République près le TPI de Faranah.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13

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Retard de la construction du centre de la Mamaya de Kankan : les sages inquiets

7 mars 2019 à 10 10 44 03443

Les travaux de construction d’un centre multiculturel pour accueillir la Mamaya de Kankan, lancés avec tambour et trompette par le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, tardent à être une réalité. Aucune information ne filtre quant aux causes de ce retard alors que rien n’est fait jusque là sur le terrain, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le lancement des travaux de construction de ce centre multiculturel a eu le vendredi 24 août 2018. Le site en question, situé au quartier ex-Aéroport, dans la commune urbaine de Kankan, a été choisi par le ministère de la Culture pour abriter la Mamaya de Kankan, célébrée chaque année, pendant la fête de Tabaski. A l’époque, la délocalisation de cette fête n’avait pas été du goût de certains citoyens de Kankan.

Le site choisi aurait fait l’objet d’une étude d’experts tunisiens. Mais depuis lors, rien de concret n’a été réalisé sur le terrain. Selon Mohamed Lamine Ringo Kaba, président de la coordination des classes d’âge à Kankan, « c’est au mois d’août prochain que nous allons encore célébrer la Mamaya. Mais, je vous avoue que depuis la pose de la première pierre, jusqu’au jour d’aujourd’hui, nous n’avons aucune information concernant la construction de ce centre culturel.

Néanmoins, après la pose de la première pierre, une équipe du ministère de la Culture est venue avec des experts tunisiens avec un document de plan d’action élaboré par des techniciens. C’est tout. Depuis là, nous n’avons pas d’autres informations ».

A en croire le porte-parole des sages à Kankan, à seulement quelques mois de la prochaine célébration de la Mamaya, l’optimisme des citoyens n’est pas de mise quant à la réalisation de cette infrastructure culturelle dans les délais.

C’est pourquoi, Mohamed Lamine Ringo Kaba met en garde : « il ne faudrait pas que nous négligions notre ancien site au profit de cette arène, alors qu’il n’y a rien pour le moment sur le terrain. Quelque chose qui devait être inauguré au mois d’août, jusqu’à présent… Ce n’est que la première pierre qu’on peut apprécier sur le terrain, vous mêmes vous pourrez deviner le reste ».

Pour éviter des déboires, le porte-parole des sages à Kankan invite les fils du terroir à s’unir afin que l’organisation de la Mamaya ne se fasse plus dans la rue. « C’est bien vrai que le carrefour Chérifoula est une place symbolique pour nous. Mais, ce qu’il faut dire aussi, c’est que c’est dans la rue que la Mamaya est célébrée depuis 1936.

On ne l’a jamais fait dans une salle alors que sa dimension est aujourd’hui mondiale. Donc pour nous, il ne faut pas attendre, il faut que les fils de la Kankan trouvent des voies et moyens par rapport à tout ce qu’on mobilise chaque année pour les infrastructures sociales afin de réaliser ce projet », a-t-il lancé.

En attendant la prochaine commémoration de la Mamaya, prévue au mois d’août 2019, la coordination qui chapeaute l’organisation de cette grande manifestation culturelle à Kankan a lancé un appel pressant aux personnes de bonne volonté, notamment aux fils ressortissants pour que la fête soit une réussite.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : le maire de Kinièbakoura violemment agressé par des jeunes du RPG

6 mars 2019 à 18 06 42 03423

Le maire de la commune rurale de Kinièbakoura a été agressé ce mercredi, 6 mars 2019, par un groupe de jeunes qui seraient du RPG Arc-en-ciel dans le district du même nom, relevant de la commune urbaine de Siguiri. Mohamed Lamine Keïta a été pris à partie et blessé par ces jeunes qui lui ont également soutiré des objets de valeur, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La gestion de la commune rurale de Kinièbakoura continue d’opposer Mohamed Lamine Kéita, maire indépendant élu depuis le 17 octobre 2018, et des jeunes du RPG Arc-en-ciel, qui ne veulent pas le sentir. L’animosité a atteint le comble ce mercredi avec l’agression de Mohamed Lamine Kéita, au district de Kinièbakoura, situé à douze (12) km de la ville de Siguiri.

Interrogé sur les circonstances de son agression, Mohamed lamine Keïta a expliqué ce qui s’est passé. « Je quittais à Siguiri ville pour me rendre au village, à Djoumabana. Arrivé à Kinièbakoura, j’ai vu mes beaux parents qui s’étaient arrêtés devant la cour de Karamotöma, un citoyen de Kinièbakoura. J’ai vu un groupe de jeunes qui venaient dernière moi. Ils m’ont demandé pourquoi je suis à Kinièbakoura.

J’ai répondu que je ne suis pas dans une famille, mais que j’étais de passage. Ils ont commencé à me frapper. Ils ont déchiré mes habits. J’ai aussi perdu une somme de deux (2) millions de FG et un téléphone de marque Samsung J7. C’est des jeunes du RPG, ils disent qu’ils ne veulent pas me voir à Kinièbakoura », a dit monsieur Keïta.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Viol sur deux mineures : Abdourahmane Diabaté situé sur son sort au TPI de Faranah

6 mars 2019 à 12 12 04 03043

Longtemps attendues, les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance (TPI) de Faranah ont été officiellement ouvertes avant-hier lundi, 04 mars 2019. Au lendemain de ce lancement, le jugement des dossiers criminels a été entamé à la maison des jeunes. Abdourahmane Diabaté, poursuivi pour le viol sur deux mineures, s’est expliqué à la barre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette audience a connu une forte mobilisation des populations de Faranah. Au rôle de cette audience criminelle de ce mardi, le tribunal a examiné une affaire de viol. Abdourahmane Diabaté, détenu depuis 12 mois, a été entendu par le juge. Il est accusé de viol sur deux fillettes. A la barre, l’accusé a nié les faits pour lesquels il est poursuivi.

De son côté, le parquet a eu de la peine à apporter des preuves de la culpabilité d’Abdourahmane Diabaté.

Finalement, le tribunal a décidé d’acquitter l’accusé. « Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Abdourahmane Diabaté non imputable des faits de viol. En conséquence et en application des articles 442, 544 du Code de Procédure Pénale le renvoi des fins de la poursuite… »

Interrogé par notre reporter, Youssouf Fofana, substitut du procureur de la République près le TPI de Faranah s’est exprimé sur le sujet. « Effectivement, il y a eu viol. Les deux filles ont été violées, mais la question qui s’est posée ici, c’était l’imputabilité. Est-ce que ce viol là a été imputable à M. Diabaté ?

Donc, les débats n’ont pas suffisamment établi cette responsabilité de M. Diabaté comme étant auteur du viol. Et, c’est ce qui fait que, conformément à la loi, dès qu’il y a doute, il profite à l’accusé. C’est ce qui a motivé le tribunal, dans sa composition collégiale, à renvoyer M. Diabaté des fins de la poursuite », a-t-il expliqué.

L’accusé, Abdourahmane Diabaté, a poussé un ouf de soulagement après l’énoncé du verdict. Il a pu rentrer chez lui après avoir passé une année entière en détention.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

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Siguiri : un conseiller accuse le maire d’avoir détourné 80 millions

5 mars 2019 à 12 12 25 03253
Bloc administratif de Siguiri

Un conseiller communal de Siguiri a jeté un pavé dans la marre en accusant le maire local de violation du code des collectivités et du détournement d’un montant de quatre vingt (80) millions de francs guinéens. Dr Moussa Oriya Keïta, candidat malheureux au poste de maire, l’a dit hier lundi 04 mars 2019, à travers une conférence de presse animée à son domicile privé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Dr Moussa Oriya Keïta, le maire de la commune urbaine de Siguiri, Koumba Sékou Magassouba, et les membres de l’exécutif communal, ont violé le code des collectivités. Pour Dr Kéita, élu sous la bannière de la liste indépendante SIMA (Siguiri en Marche), le maire a également jeté de l’argent par la fenêtre. « L’Assemblée Nationale a voté une loi qui défini la marche des collectivités. Celui qui n’applique pas cette loi, l’aura violé et doit subir la rigueur de la loi, par ce qu’il est tombé dans l’illégalité. Ici à Siguiri, cette loi a été violée en son article 110, qui stipule que: au lendemain de l’élection du bureau de l’exécutif communal, le maire et ses conseillers doivent se retrouver sous la présidence de monsieur le préfet pour définir les grandes lignes pour le développement de la commune. Jusqu’à présent, cette retrouvaille n’a pas eu lieu. Quand nous avons rencontré le préfet, à l’époque Ibrahima Khalil Keïta, il s’était excusé », dit-il.

Par ailleurs, Dr Moussa Oriya Keïta dit que « nous avons mis en place une commission pour rédiger le règlement intérieur. Après l’adoption à l’unanimité, le maire refuse de déposer ce règlement chez le préfet. Il dit clairement qu’il refuse de le déposer chez le préfet pour la signature, un règlement que lui-même a voté.

Présentement, le maire est entrain de travailler à la commune avec des personnes qui ne sont pas conseillers, des personnes recrutées. Une violation flagrante de la loi ».

En outre, Dr Moussa Oriya Keïta dénonce un gaspillage des fonds publics par le maire. « Pendant la passation de service entre le secrétaire général et le maire, il a été dit que Tounkara (le secrétaire général ,ndlr) a laissé une somme de 54 millions 697 mille 448 francs guinéens. Pendant leur soixante dix jours de travail, ils ont recouvert 60 millions 435 mille 8 francs guinéens. Le total fait une somme de 115 millions 132 mille 456 francs guinéens. Ils ont dépensé, en deux mois, une somme de 80 millions de francs guinéens. Où cette somme a été investie à Siguiri ? »

Le conférencier a expliqué aux médias que le bureau exécutif de la commune de Siguiri a été incapable de convaincre sur la destination de cet argent. « Quand nous avons demandé les détails, ils ont été incapables de nous convaincre. 23 millions de FG pour le salaire des contractuels communaux. Qui sont ces contractuels ? Impossible de nous les présenter. 5 millions de FG pour installer l’émetteur de la télévision. L’émetteur appartient à la préfecture et non à la commune. Et depuis là, qui a reçu l’image chez lui ? 3 millions de FG pour les cas sociaux. Qui sont ces personnes bénéficiaires de ces cas sociaux ? Ils sont incapables de nous les présenter. 4 millions pour déguerpir. 5 millions pour les missions gouvernementales. Pourquoi une mission qui est venue avec ses frais ? Ce sont ces cas similaires qu’ils nous sont présentés pour vérifier la dépense », a dit Dr Moussa Oriya Kéita.

Devant cet état de fait, Dr Moussa Oriya Kéita accuse Koumba Sékou Magassouba de détournement. « C’est pourquoi, je parle de détournement. Il n’y a aucune pièce de justification. En deux mois de gestion, voilà le dégât fait. Quel sera le bilan en cinq ans ? », s’interroge-t-il.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Meurtre d’un militaire à Dinguiraye : un militaire et 5 civils jugés à Kankan

5 mars 2019 à 12 12 21 03213

Le procès du sergent-chef Chostain Dramou, militaire en service au camp d’infanterie de Dinguiraye et cinq autres civils s’est ouvert hier, lundi 04 mars 2019, devant le tribunal militaire délocalisé au TPI de Kankan dans le cadre des audiences criminelles en cours à travers le pays. Ces personnes sont poursuivies pour meurtre, complicité de meurtre et abandon de poste. Seul le principal accusé a été entendu en cette première journée du procès. Le militaire a plaidé non coupable, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

A la barre, le sergent-chef Chostain Dramou, le principal accusé dans cette affaire, a balayé d’un revers de la main toutes les accusations portées contre lui. Il a assuré qu’il n’a rien à avoir avec le meurtre du sergent-chef Wasséy Yomalö, qui était aussi en service au camp d’infanterie de Dinguiraye et dont le corps avait été retrouvé dans sa chambre en état de putréfaction, le 07 janvier 2017.

La défense a, ensuite, soulevé des manquements dans cette procédure qui font que le tribunal, dans sa composition actuelle, doit se dessaisir de ce dossier. C’est notamment le non-respect de l’article 23 du code de justice militaire, qui dit que le tribunal militaire ne peut pas juger les civils, alors que 5 des 6 accusés dans cette affaire sont des civils.

Les avocats de la défense ont relevé aussi le fait que l’un des accusés, Cécé Loua était mineur (17 ans) au moment des faits. Pour toutes ces raisons, ils ont sollicité la remise en liberté de leurs clients.

En réponse, le procureur de la justice militaire appelle la défense à se référer de l’article 35 du code de justice militaire qui, selon lui, dit que si des civils sont complices d’une infraction du droit commun avec un militaire, ils peuvent être jugés par un tribunal militaire.

Face à ce débat contradictoire entre le procureur et les avocats de la défense, le président du tribunal a suspendu l’audience pour 30 minutes. Au retour, le juge a rejeté la demande de la défense et a renvoyé l’audience au 06 mars 2019 pour la suite des débats.

A noter que les 5 civils poursuivis dans cette affaire sont : Marie Noël Kourouma, agent commercial ; Gnéréké Loua, chaudronnier ; Kpakilé Haba, vitrier ; André Kolié, carreleur, et Cécé Loua, chaudronnier, tous résidant dans la préfecture de Dinguiraye. Ils ont accusés de complicité dans le meurtre du sergent-chef, Wasséy Yomalö.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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TPI de Faranah : ouverture des audiences criminelles avec 10 dossiers pour 195 accusés

5 mars 2019 à 12 12 16 03163

Longtemps attendues, les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance de Faranah ont été officiellement ouvertes hier lundi, 4 mars 2019. C’était en présence des autorités locales de Faranah, des auxiliaires de justice et de nombreux autres invités, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au cours de ces audiences criminelles, le Tribunal de Première Instance de Faranah aura à examiner les cas de 195 accusés dans dix (10) affaires criminelles. Ils sont tous poursuivis pour meurtre et complicité, coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, viol, incendie volontaire, assassinat…

Dans son discours de circonstance, le Procureur de la République près le TPI de Faranah, Mamoudou Lébéré Baldé, a rassuré l’opinion que le droit sera dit et que la loi sera appliquée pour le maintien de la paix et de la quiétude dans la région de Faranah. Pour cela, il en appelle à la vigilance et à la bonne collaboration des populations. « Un procès pénal doit être équitable et contradictoire, mais aussi préserver l’équilibre des droits des parties », a précisé le procureur.

Pour sa part, le président du tribunal de Faranah, Amadou Sagnane, a insisté sur la présomption d’innocence et sur les possibilités de recours pour les parties qui ne seront pas d’accord avec les décisions qui seront rendues. « Au cours de ces examens de dossiers, nous allons respecter l’essentiel des droits humains, le droit à la défense, le droit à la justice équitable, la présomption d’innocence et laisser aussi automatiquement les recours éventuels contre les décisions qui vont être entreprises à quiconque ne seras pas d’accord parmi les acteurs de la procédure. La pédagogie est la suivante, il est présenté au tribunal des personnes et des faits. Il faut nécessairement qu’il y ait des débats », a dit le juge avant de promettre qu’il veillera à la garantie des droits des victimes au cours de toute la procédure.

Visiblement satisfait, le gouverneur de la région administrative de Faranah a remercié le président de la République. Ensuite, Sadou Keita s’est réjoui de cette initiative du ministère de la Justice qui, dit-il, est en train de rapprocher la justice des justiciables et qui a réussi plusieurs réformes pour qualifier la justice guinéenne.

À noter que Faranah n’a pas un palais de justice. C’est pourquoi, la cérémonie d’ouverture des audiences s’est tenue à la maison des jeunes. Les audiences se tiendront également en ces lieux.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : (00224) 620 24 15 13

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TPI de Kankan : Daouda Kourouma condamné à perpétuité pour l’assassinat d’un donzo

4 mars 2019 à 18 06 18 03183

Les décisions continuent de tomber dans les tribunaux de l’intérieur du pays dans les affaires criminelles. A l’audience de ce lundi, 04 mars 2019, le tribunal criminel de Kankan a rendu son verdict dans le dossier sur l’assassinat de Donzoba, le chef des chasseurs traditionnels de Kantédoubalandou, une localité relevant de la préfecture de Mandiana. Daouda Kourouma a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est l’un des dossiers majeurs depuis le début du jugement des dossiers criminels, le mardi 12 février 2019 qui a connu son épilogue ce lundi au tribunal de première instance de Kankan. Daouda Kourouma, qui frise la vingtaine, était en détention depuis le 26 janvier 2018. Il était accusé d’avoir mortellement poignardé le chef des Donzos qui selon lui, avait commandité le meurtre du prêcheur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri.

Daouda Kourouma n’a jamais nié les faits qui lui sont reproché à la barre. Il soutient même avoir agi au nom de loi divine.

Ce lundi après l’ouverture de l’audience, c’est Abdoul Rachid Camara, premier président du tribunal de première instance de Kankan, qui a lu la décision dudit tribunal dans ce dossier :

« Le tribunal, statuant publiquement, contradictoirement en matière criminelle et en premier ressort, après en avoir délibéré, conformément à la loi, déclare Daouda Kourouma coupable et convaincu des faits d’assassinat. Pour la répression, condamne Daouda Kourouma à la réclusion criminelle à perpétuité, avec un période de sûreté de 30 ans ».

Après cette décision, maitre Mory Koné, avocat de la défense, a trouvé la sanction lourde. « Je trouve que la sanction est très lourde en tenant compte de l’âge de Daouda Kourouma. Je crois qu’on l’aurait condamné à la réclusion à temps et non à perpétuité, assorti de 30 ans de sureté. A mon sens, le tribunal a été sévère, je le regrette », a-t-il dit.

En outre, maitre Mory Koné assure, qu’après consultation de son client, il ne fera pas appel de cette décision. « Mon client n’entend pas faire appel, il dit qu’il assume ce qu’il a fait. Je ne peux pas interjeter appel sans le consulter. Si lui-même, il me fait comprendre qu’il assume, qu’il ne regrette pas avoir agi de la sorte et qu’il pense que le jugement de Dieu est meilleur… »

Du côté du ministère public, le procureur Aly Touré s’est dit soulagé du jugement du tribunal.

Il faut rappeler que le dossier dans l’assassinat du prêcheur saoudien connaitra bientôt son épilogue.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Banankoro : un centre de mémorisation du Saint Coran ravagé par un incendie

4 mars 2019 à 15 03 12 03123

Le centre de mémorisation du Saint Coran pour les orphelins de Banankoro, dans la préfecture de Kérouané, a été ravagé par un incendie dans la soirée d’hier, dimanche 03 mars 2019.

Le drame a causé d’importants dégâts matériels, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Situé à deux (2) kilomètres de la ville de Banankoro, le centre de motorisation du Saint Coran El Farouk, a été ravagé par les flammes avec des dégâts matériels importants. Le centre avait en sons sein une mosquée, une école de mémorisation du Coran et un bâtiment pour le logement des orphelins.

Selon Laye Sékou Condé, un des orphelins et témoin oculaire du drame, « nous étions au dehors, entrain de manger, quand on a vu la fumée sortir de la maison. Comme nous sommes tous des enfants et que le centre est aussi loin de la ville, on n’a pas de voisins, c’est pourquoi le feu a tout brûlé. Rien n’est sorti des lieux, même une aiguille… »

Les dégâts causés par cet incendie sont énormes : deux tonnes du riz et de fonio, des habits et de nombreux meubles sont partis en fumée. Pour le moment, les sinistrés sont désemparés et manquent de tout.

Une situation qui préoccupe aussi bien les responsables que les encadreurs du centre qui lancent un appel à l’aide. « Tout ce que nous pouvons dire, c’est de lancer un SOS auprès de tout le monde, des bailleurs, des ONG, du gouvernement. Nous avons perdu tout ce que nous avions. Ici, il y avait 70 lits et des tonnes de vivres pour les orphelins. Mais aujourd’hui, tout est détruit par le feu. Il y a aujourd’hui 70 enfants et 3 enseignants qui donnent cours gratuitement aux orphelins. Nous demandons aux personnes de bonne volonté de nous aider afin de terminer l’année avec succès. Aujourd’hui, ces enfants ne peuvent rien et n’ont pas de soutien », a dit Alou Condé, enseignant volontaire dans ce centre.

Pour le moment, les enfants sont retranchés dans la mosquée.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Tél : 621 35 79 66

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Rejet du maire de Kinièbakoura : le siège de la CR transféré dans un district

4 mars 2019 à 9 09 58 03583

Le siège de la sous-préfecture et de la mairie de la Commune Rurale de Kinièbakoura, relevant de la préfecture de Siguiri, est transféré au district de Djoumabana. Le rejet du maire élu par la jeunesse du RPG Arc-en-ciel de Kinièbakoura serait à l’origine de ce transfèrement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis l’élection de Mohamed Lamine Keïta à la tête de la commune rurale de Kinièbakoura, le 17 octobre 2018, le torchon brûle entre lui et la jeunesse locale du RPG Arc-en-ciel. Les jeunes du parti au pouvoir sont farouchement opposés à la prise de fonction de l’équipe du nouveau maire à Kinièbakoura, le centre de la commune rurale.

Les jeunes ont juré à l’époque que pour rien au monde Mohamed Lamine Kéita ne va siéger à Kinièbakoura comme maire.

Face à cette opposition, l’autorité préfectorale a transféré le siège de la sous-préfecture et de la mairie à Djoumabana, le village du maire élu, situé à 2 km de Kinièbakoura centre.

Interrogé sur la question par notre reporter, Mohamed lamine Keïta a expliqué ce qui s’est passé. « J’ai pris fonction, la passation de service a eu lieu à Djoumabana. Je travaille ici. Le problème qui est là est clair, vous êtes tous informés, ils ne veulent pas qu’on travaille là-bas. Nous sommes entrain de construire le bureau du sous préfet et la mairie ici à Djoumabana », a précisé le maire.

Toutefois, Mohamed Lamine Kéita a laissé entende qu’un transfèrement officiel du chef lieu n’est pas à l’ordre du jour. « Pour le moment, tous nos papiers, c’est la sous-préfecture de Kinièbakoura ou la commune rurale de Kinièbakoura qui est mentionnée. S’il peut y avoir un changement, cela n’a pas encore été discuté et cela me dépasse », a dit le maire contesté.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : un comité de gestion d’urgence pour le projet de la filière cotonnière de Guinée

28 février 2019 à 14 02 52 02522

Pour remédier à la crise administrative qui handicape, depuis plusieurs mois, le bon déroulement des travaux dans l’usine du projet de la filière cotonnière à Kankan, le ministère de l’Agriculture a décidé de mettre en place un comité de gestion d’urgence. Ce comité aura plusieurs missions, notamment celle de tout mettre en œuvre pour éviter la faillite de la société, engluée dans des difficultés sans précédent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Composée de quatre personnes, cette nouvelle équipe a déjà pris fonction. Elle a la lourde tâche de rétablir le climat de confiance qui s’est manifestement détérioré ces derniers temps entre employeurs et employés de l’entreprise.

Selon nos informations, la nouvelle équipe de gestion du projet coton aura à sa tête Dr Morodjan Sangaré, qui assure cumulativement les fonctions de chef du centre de recherche agronomique de Bordo, à Kankan. Son adjoint au comité de gestion se nomme Douba Kent Camara, cumulativement directeur adjoint de la production du projet de développement de la filière cotonnière de Guinée.

Ensuite, Elhadj Abdoulaye Samoura, administrateur civil, est nommé responsable chargé de l’administration et des finances. Enfin, le poste de conseiller chargé de la sensibilisation auprès des producteurs revient à Elhadj Mouramany Kaba, de la chambre préfectorale d’agriculture de Kankan.

A ceux-là, vient aussi s’ajouter un représentant de l’Etat, en la personne de Kalifatou Sow, en service à l’inspection générale du ministère de l’agriculture.

Ce comité d’urgence de gestion du projet de développement de la filière cotonnière en Guinée, basé à Kankan, aura trois mois pour sortir l’entreprise de l’ornière. Il sera en relation avec le comité de suivi du projet et en collaboration avec le chef du projet de Géocotons.

Les principales tâches assignées au comité de gestion sont : faire l’état sommaire des lieux du projet ; liquider les affaires courantes du projet ; élaborer un plan d’action en vue de la réalisation de la campagne agricole 2019-2020 ; prendre des dispositions urgentes pour l’achat et le transport des intrants en vue de la réussite du lancement de la campagne agricole 2019-2020 ; et réviser l’usine pour l’égrenage du coton graine.

Il faut signaler que cette nouvelle équipe, est censée sauver la filière coton en Guinée. Mais, elle souffre déjà de l’absence d’un représentant de la fédération nationale des producteurs du coton. Pourtant, cette fédération avait récemment émis le souhait de faire partie de l’équipe de gestion du projet.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00 224) 627 24 13 24

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Recrutement dans l’armée : grand engouement chez les jeunes de Faranah

28 février 2019 à 10 10 32 02322

Le recrutement en vue dans l’armée a suscité un grand engouement chez de nombreux jeunes guinéens. Comme dans de nombreuses préfectures, les jeunes de Faranah sont massivement mobilisés pour tenter leur chance dans une conjoncture marquée par un chômage chronique.

Dans la journée d’hier, mercredi 27 février 2019, nombre d’entre eux ont pris d’assaut la maison des jeunes où se fait le dépôt des dossiers de candidature, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le recrutement dans l’armée, annoncé par le gouvernement guinéen, va être une opportunité pour bon nombre des jeunes à la recherche de l’emploi. C’est pour cette raison que l’engouement est de taille à de nombreux endroits du pays.

A Faranah, les diplômés sans emploi et les étudiants se précipitent pour tenter leur chance. Une situation compliquée pour de nombreux jeunes, obligés de faire la queue.

C’est le cas de Diallo Amadou Oury, étudiant en Licence 3, Eaux et Forêts Environnement à l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah, qui fait partie de ces jeunes éprouvant de nombreuses difficultés dans la procédure. « Je suis là pour déposer ma candidature pour le recrutement dans l’armée. Depuis six (6) heures je suis venu ici. Mais, ce n’est pas du tout facile. Vous-même, avez-vous vu la queue ? J’ai fait des procédures qui n’ont pas été très faciles au niveau de la justice pour les papiers : casier judiciaire, certificat de nationalité… ça n’a pas été facile. Mais, quand tu veux quelque chose, il faut faire tout pour aboutir. C’est la raison pour laquelle je suis là depuis le matin », a dit le jeune homme.

Pour Amadou Oury Diallo, le manque d’emploi fait que chaque opportunité d’emploi est à saisir. « Ce recrutement est une chance que le gouvernement donne aux jeunes et il faut profiter… Après les études, ce n’est pas facile dans notre pays. Mais, au lieu d’aller ailleurs, au lieu de prendre désert, s’il y a une opportunité que le gouvernement octroie aux jeunes, je pense qu’il faut en profiter pour ne pas revenir un jour dire que le gouvernement n’a rien fait, alors qu’ils ont donné une chance pour les jeunes de profiter et c’est à nous de profiter », lance-t-il.

A rappeler que les dossiers à fournir pour ce recrutement sont les suivants : un extrait de naissance, 4 photos d’identité, un certificat de visite et de contre-visite, un certificat de nationalité, un certificat de résidence, une photocopie de la carte d’identité nationale, un casier judiciaire et une demande manuscrite adressée au ministre d’État chargé des Affaires présidentielles et de la Défense nationale.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

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Siguiri : un incendie mystérieux ravage cinq maisons à Doko

27 février 2019 à 11 11 45 02452

Un incendie d’origine inconnue a consumé cinq (5) maisons et tout leur contenu dans le district de Tombökö, relevant de la sous préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Les faits se sont produits hier, mardi 26 février 2019, aux environs de 10 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un drame qui a surpris les habitants du district de Tombökö, dans la commune rurale de Doko. La famille de Samba Condé, orpailleur de profession, résidant au quartier Folabougou, en est la principale victime.

Selon monsieur Condé, l’absence d’un point d’eau dans le quartier a compliqué davantage la tache aux gens qui voulaient aider à maîtriser les flammes. « Nous ne savons pas comment le feu a pris la maison. Nous étions tous assis et tout d’un coup, nous avons le feu sur le toit de l’une des maisons. Les secouristes pouvaient nous aider à limiter les dégâts. Mais malheureusement, il n’existe aucun point d’eau dans ce quartier. Il faut parcourir des kilomètres pour pouvoir trouver de l’eau », a déploré le sinistré.

Au total, ce sont cinq (5) maisons et tout leur contenu qui ont été dévorées par les flammes.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : un couple arrêté avec 12 kg de drogue

27 février 2019 à 11 11 10 02102

Le commissariat central de la police de Kankan a réussi un coup de filet le weekend dernier. Une descente opérée au quartier Gare, plus précisément à Harlem, dans la nuit du samedi 23 au dimanche 24 février 2019, a permis de mettre le grappin sur des présumés détenteurs de chanvre indien, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est ce mardi, 26 février 2019, que les deux individus interpellés, en possession de 12 kilogrammes de chanvre indien, ont été présentés aux médias dans les locaux de la police. Il s’agit d’un homme et d’une femme, mis aux arrêts à Harlem, un coin réputé chaud de la commune urbaine de Kankan.

Le commissaire centrale de la police de Kankan, Abdoulaye Sanoh, a expliqué aux médias ce qui s’est passé. « Vous voyez comment notre ville est polluée ? Ce vendeur de drogue, c’est Sékouba Traoré, qui est un grand dealeur de drogue à Harlem, dans le quartier Gare. Je vous avais promis que nous allions tout faire pour mettre fin à la délinquance, pour que la cité puisse vivre en paix. Donc, c’est les opérations qui commencent. Ce sont ces gens qui sèment la panique dans la cité, parce que tous les bandits vont se ravitailler chez lui. Et, quand on fini de prendre la drogue, on ne pense pas à une bonne chose. J’ai déjà le dossier, après votre passage, ces prévenus seront présentés au procureur », a-t-il dit.

Le principal mis en cause, Sékouba Traoré, reconnait être le propriétaire et vendeur de cette quantité de drogue. Mais, il soutient que sa présumée complice, Maimouna Conté, est innocente. « Je suis là parce que les agents de la police sont allés nous arrêter la nuit du samedi dernier. Ma petite copine dormait même. Moi, je suis vendeur et consommateur. Mais, elle n’a rien à voir dans ça. Elle ne savait même pas que cette quantité se trouvait dans la chambre », soutient-il.

Une brèche dans laquelle va s’engouffrer Maimouna Conté. « Sékouba Traoré est mon copain depuis 8 ans maintenant. Mais, je ne connais rien dans cette histoire de drogue. Le samedi passé, à 23 h, on était dans la chambre avec les petits, les policiers nous ont trouvés et ils nous ont pris. Je sais quand même que mon copain vend de la drogue, mais je ne savais pas que la drogue était dans la chambre ce jour-là. Moi, je fume de la cigarette, mais pas du chanvre indien », a dit la jeune femme.

La vente et la consommation de stupéfiant gangrènent la cité de Kankan, réputée pourtant religieuse. A noter que la criminalité et le grand banditisme y ont refait surface depuis quelques temps. Le nouveau commissaire central de la police, qui a pris fonction au mois de décembre 2018, avait promis d’éradiquer ces maux. La bataille est désormais engagée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Incendies de Faranah : « nous n’avons pas de nourriture ni de vêtements » (sinistrés)

27 février 2019 à 10 10 32 02322

Les localités de Fantoumanya et de Cissiya, relevant de la commune urbaine de Faranah, ont été victimes de feux de brousse, le week-end dernier. En l’espace de deux jours, les flammes ont ravagé près de 100 cases et tout leur contenu. Aujourd’hui, les sinistrés sont livrés à eux-mêmes, en manque de tout, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, d’importants dégâts matériels ont été enregistrés dans ces deux villages où les flammes ont tout ravagé sur leur passage : des poules, des vaches, des vélos, des motos, des dabas, des tronçonneuses, des tonnes de riz, du manioc, une bananeraie, des vêtements, des sommes d’argent, des ustensiles de cuisine, etc.

Aujourd’hui, les citoyens de ces localités vivent dans un dénuement total, passant la nuit à la belle étoile : « pas de nourriture, ni de vêtements », se plaignent-ils.

A Cissiya, le village agricole du district de Souleymania, situé à 16 km de la commune urbaine, le feu s’y est déclaré après la prière du vendredi, 22 février 2019, aux environs de 15 heures. Dans ce village, à l’exception de la mosquée et une case se trouvant à quelques microns, toutes les autres cases et leur contenu sont partis en fumée, ainsi qu’une bananeraie. Sur l’origine de l’incendie, le chef du village, Damany Diawara, dira qu’elle reste pour le moment inconnue.

A Fantoumanya, le feu s’est déclenché le samedi, 23 février 2019, aux environs de 15 heures. Ici, les dégâts sont plus importants, rapporte le président du district joint au téléphone. Le président du district, Sounkary Mody Camara, a expliqué le calvaire de ses concitoyens. « Nous n’avons ni nourriture, ni vêtements, ni rien. Nous sommes à la belle étoile ».

À noter qu’en cette saison sèche, la Haute Guinée enregistre beaucoup d’incendies.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 620 24 15 13

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Siguiri : un jeune orpailleur mis aux arrêts pour le viol sur un bébé de 3 ans

26 février 2019 à 10 10 09 02092

Un jeune orpailleur, âgé de vingt trois (23) ans, est accusé d’avoir violé un bébé de trois (3) ans dans la commune rurale de Kintinian, relevant de la préfecture de Siguiri. L’acte s’est produit hier lundi, 25 février 2019, aux environs de 10 heures. Le présumé violeur a été mis aux arrêts et déféré à la gendarmerie de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le présumé violeur répond au nom de Namory Diallo, âgé de 23 ans. Selon les informations recueillies, le présumé violeur a profité de l’absence des parents de bébé, tous partis dans les mines d’or, pour passer à l’acte.

Interrogé sur la question, le Commandant Sékou Mara, chef de brigade de la gendarmerie de Kintinian, est revenu sur les faits. « Hier lundi, nous avons vu un groupe de jeunes venir ici à la gendarmerie. Ils avaient avec eux un jeune homme qu’ils accusent d’avoir violé un bébé de trois (3) ans. Les parents du bébé l’avaient laissé à la maison pour aller dans les mines d’or. Le présumé violeur est venu prendre l’enfant pour l’introduire dans l’une des chambres. Après, il a laissé l’enfant qui pleurait et le sang coulait sur son corps. Comme les gens l’avaient vu rentrer dans la chambre avec le bébé et qu’il est ressorti seul, il a été interpellé par les jeunes qui l’ont conduit ici. Ensuite, nous avons fait son procès verbal pour le déposer à la gendarmerie de Siguiri », a expliqué le Commandant Sékou Mara.

L’enfant a été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour des soins médicaux.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Attaque à main armée à Kankan : un militaire tué, plus de 5 millions de FG emportés

25 février 2019 à 12 12 56 02562

Un groupe d’hommes armés a pris d’assaut une station d’essence située au quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan, tuant le militaire en charge de la sécurité des lieux. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 25 février 2019, aux environs de 4 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la station service du quartier Bordo, sur la route nationale Kankan-Kissidougou, qui a reçu la visite de ces individus armés et non encore identifiés. Le bilan de l’attaque fait état d’un mort et de plus de 5 millions de francs guinéens emportés par les assaillants.

Sur les lieux, l’on pouvait constater ce lundi matin des vitres cassées, des traces de sang sur le sol, les pare-brises d’un camion endommagées.

Selon les informations recueillis sur place, c’est le gardien de la station, du nom de Daniel Kö, qui a été tué par les malfaiteurs. Il s’agit d’un sergent chef en service à la garnison militaire de Kankan, poignardé par les assaillants alors qu’il était en plein sommeil.

La même source ajoute que les indésirables visiteurs ont cassé les fenêtres du bureau du pompiste de la station pour se sauver avec une somme de 5 million 500 mille francs guinéens.

Tôt le matin, le commissaire central de la police s’est rendu sur place pour le constat. Sans se prêter aux questions de la presse, il a annoncé l’ouverture d’une enquête.

Le corps de la victime se trouve à la morgue de l’hôpital régional de Kankan.

Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com
Tél : 628 17 99 17

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Mines d’or de Siguiri: deux éboulements font deux morts à Kintinian

25 février 2019 à 12 12 49 02492

Malgré les multiples campagnes de sensibilisation et le nombre élevé de victimes, l’exploitation artisanale de l’or, notamment dans les mines interdites, continue d’endeuiller des familles à Siguiri. Deux éboulements distincts, survenus le samedi dernier, 23 février 209, ont fait deux morts dans le district de Fatöya, relevant de la commune rurale de Kintinian, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le premier éboulement a coûté la vie à un homme aux environs de 12 heures dans une mine d’or appelée Boukêdan. Le drame a coûté la vie à un certain Dramane Condé, âgé de 30 ans, un célibataire sans enfants, originaire de la préfecture de Kouroussa.

Le deuxième éboulement s’est produit dans la mine d’or de Soloni, dans le même district de Fatöya. Il a coûté la vie à Froï Cherif, âgé de 37 ans, marié et père de quatre enfants. Selon nos informations, la victime est originaire de la préfecture de N’zérékoré.

Interrogé sur ces deux accidents, Abdoulaye Camara, membre de la Croix Rouge locale, a confirmé l’information. Selon lui, « nous avons enregistré une série d’éboulements hier à Fatöya qui ont coûté la vie à deux personnes. Au moment où on était dans la mine de Boukêdan pour extraire du trou une victime, un autre éboulement est survenu à Soloni qui a également coûté la vie une autre personne ».

Les deux victimes, Dramane Condé et Froï Cherif, ont regagné leurs dernières demeures.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Incendie à Faranah : une cinquantaine de cases parties en fumée à Fantoumanya

25 février 2019 à 12 12 43 02432

Un incendie survenu dans le district de Fantoumanya, situé à 10 kilomètres de la commune urbaine de Faranah, a ravagé une cinquantaine de cases. Les faits se sont produits le samedi passé, 23 février 2019, aux environs de 15 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la désolation qui prévaut en ce moment au district de Fantoumanya où au moins cinquante six (56) cases et tout leur contenu sont partis en fumée. Selon Sounkary Mody Camara, chef dudit district, « j’étais en ville, à Faranah centre. L’incendie a commencé devant les femmes qui étaient présentes dans le village. À mon retour, ensemble nous avons mené des enquêtes. Nous avons compris que c’est un feu de brousse aux alentours du village qui a été à l’origine de ce drame. L’incendie s’est déroulé devant notre imam. Les femmes qui étaient présentes dans le village ont cherché à éteindre le feu, mais elles n’ont pas pu le faire. Ce qui a fini par atteindre une case, puis tout le village ».

Pour ce qui est des dégâts, Sounkary Mody Camara a dit que « cinquante six (56) cases et leur contenu sont partis en fumée. Je ne peux pas quantifier l’ensemble des dégâts (matériels, argent). Je demande aux autorités et aux personnes de bonne volonté de venir au secours de mes citoyens qui sont à la belle étoile », a-t-il lancé.

À noter que ce phénomène d’incendie, surtout à cette période de saison sèche, est fréquent en Haute Guinée.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

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