Siguiri : environ 400 fusillades enregistrées en 2018

9 janvier 2019 à 10 10 18 01181
Dr. Balla Keïta

2018 a été une année de grande insécurité à Siguiri. Environ 400 fusillades et une soixantaine de cas de coups de poignards ont été enregistrés dans la préfecture au cours de l’année écoulée. Ce sont là les statistiques fournies par les services de l’hôpital préfectoral de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

En ce début d’année 2019, notre correspondant local est allé à la rencontre du responsable du service des urgences médico-chirurgicales de l’hôpital préfectoral de Siguiri. Avec Docteur Balla Keïta, Guineematin.com a souhaité avoir les statistiques sur les cas de fusillades et de coups de poignards qu’il a enregistrés au cours de l’année écoulée. « Du 1er janvier au 31 juin 2018, nous avons enregistré 313 cas de fusillades à Siguiri. Les causes de ces fusillades sont diverses : il y a des fusillades causées par les conflits inter-communautaires et d’autres par des attaques à mains armées.

Pour les coups de poignards, nous avons enregistré 30 cas du 1er janvier au 31 juin 2018. Et du 1er juillet au 31 décembre 2018, nous avons enregistré 86 fusillades et 26 cas de coups de poignards. Ce qui fait un total de 399 fusillades et 56 cas de coups de poignards en 2018 », a indiqué Docteur Balla Keïta.

Le médecin précise que parmi tous les blessés admis aux urgences de l’hôpital préfectoral de Siguiri, seulement 2 ont trouvé la mort. « Dieu merci, on a réussi à sauver la vie de 397 personnes sur les 399 blessés par balles et les 56 blessés par armes blanches ».

Il ajoute que la liste n’est pas exhaustive et interpelle les autorités sur l’insécurité qui sévit dans la préfecture de Siguiri. « Il peut y avoir d’autres cas, mais ce sont là les cas dont nous nous sommes informés. Les autorités politiques, de sécurité et judiciaires doivent prendre leurs responsabilités à Siguiri où il y a trop d’insécurité. D’un côté, les citoyens se tirent dessus, et de l’autre côté, les bandits attaquent les motards », a souligné le chef des urgences à l’hôpital préfectoral.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Police Militaire de Kankan : plus de 200 individus mis hors d’état de nuire en 2018

7 janvier 2019 à 19 07 36 01361

Avec le nouvel an, l’heure est au bilan dans les différents services de région de Kankan. Après celui la sécurité routière sur les accidents de la circulation enregistrés en 2018, c’est autour de la police militaire du camp Soundiata Kéita de faire le bilan de ses activités au compte de l’année écoulée. Plus de 200 personnes ont été interpellées et conduites à la police par ce service, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au compte de l’année 2018, les agents de sécurité de la police militaire de Kankan ont réussi à mettre aux arrêts plus de 200 personnes. Selon les du Commandant Ibrahima Sidibé, chef de la garnison militaire et responsable de cette unité de sécurité, plus de 200 malfrats ont été arrêtés et conduit à la police. Des actions rendues possibles, précise-t-il, grâce aux différents Points d’Appui (PA) installés dans la ville et aux opérations de patrouille initiées par le Haut Commandement du camp militaire de Kankan.

Commandant Ibrahima Sidibé

« Au compte de l’année 2018, on a fait arrêter plus de 200 malfrats qui ont été conduits à la police avant d’être présentés à un juge. Parmi eux, de très renommés malfrats. En plus, c’est à l’initiative du Commandant du camp, le Colonel Mohamed Diané, que des Points d’Appui existent un peu partout en ville. Il a aussi mis un véhicule à notre disposition pour faciliter nos opérations de patrouille », a-t-il dit.

Dans ses explications, le Commandant Ibrahima Sidibé a fait savoir que les cas de vols de motos auront été les plus récurrents, et que les inculpés ne sont le plus souvent que des mineurs. « C’est grâce aux patrouille qu’on a arrêté plusieurs grands bandits de Kankan. Vous avez remarqué que les cas de cambriolage incessant des magasins et boutiques des commerçants ne sont plus d’actualité à Kankan ».

Pour cette année 2019, l’officier de l’armée sollicite l’implication des citoyens dans la lutte contre l’insécurité à Kankan « En 2019, le pari pour nous est de réduire le taux de banditisme à Kankan. Mais, lutter contre l’insécurité n’est pas seulement l’affaire des forces de sécurité, de défense et de la justice. Les citoyens doivent contribuer à l’arrestation des bandits, parce que ces derniers ne vivent pas en brousse, mais ils vivent dans les quartiers », a-t-il rappelé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Risque d’implosion à Siguiri : l’intronisation d’un doyen des sages divise la préfecture

7 janvier 2019 à 10 10 06 01061

Les différentes localités de Siguiri s’opposent depuis plusieurs semaines autour de l’intronisation d’un « Diamanatigui », nom donné au doyen des sages de la préfecture. L’initiative du Sötikèmo de Dankakorö, district situé à 3 kilomètres de la commune urbaine, divise sérieusement la préfecture et risque de provoquer une implosion, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le 10 janvier prochain, c’est la date choisie par les partisans de Fadama Magassouba, le Sötikèmo de Dankakorö, pour l’introniser comme doyen des sages de Nouka (toute la contrée de Siguiri). La démarche est loin d’être consensuelle, mais Fadama Magassouba compte bien aller au bout de son initiative.

« C’est Siguiri qui a créé le problème dans cette affaire. J’ai envoyé une commission aux sages de Siguiri après la mort du colonel Fodé (ancien doyen) pour leur dire de venir pour que nous discutions autour de son remplacement. Quand ils sont venus, je leur ai demandé d’accepter qu’on se concerte avec toutes les localités de Nouka pour trouver le doyen de toute la zone.

C’est-à-dire que Siguiri aura son Sötikèmo, Dankakorö et tous les autres auront également les leurs, et on aura maintenant un Diamanatigui (le doyen de toute la préfecture). Mais, depuis cette première rencontre, ils ne se sont plus présentés à nos réunions avec les autres villages de Nouka. Nous avons tenu des réunions et nous nous sommes mis d’accord pour introniser un Diamanatigui. Et c’est moi que les gens ont choisi pour cela », a indiqué le Sötikèmo de Dankakorö.

Dans la commune urbaine de Siguiri, les sages désapprouvent catégoriquement cette initiative. Elhadj Dramane Magassouba, le doyen de la ville, parle d’une démarche incendiaire et appelle à l’intervention des autorités pour l’empêcher. « Sur invitation de Fadama (le doyen de Dankakorö), je suis allé à Dankakorö et il m’a proposé de surseoir à mon intronisation comme doyen de Siguiri pour qu’on puisse introniser un Diamanatigui sur tout Nouka, je lui ai répondu que c’est impossible.

Lors de mon intronisation il n’est pas venu, et aujourd’hui ils veulent introniser un Diamanatigui. Ce à quoi nous, nous sommes opposés. J’ai déjà écrit aux autorités de Siguiri pour leur demander de prendre toutes les précautions pour empêcher cette démarche qui risque de mettre le feu à Siguiri », a-t-il dit.

Du côté des autorités, personne ne s’est prononcé encore sur le sujet. Pendant ce temps, la tension et les risques d’affrontements sont palpables sur le terrain.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Faits divers : les malades mentaux de Kankan raflés et conduits au fleuve Milo

5 janvier 2019 à 18 06 48 01481

La ville de Kankan, l’une des plus grandes de la Guinée, connait un nombre important de personnes vivant avec une dépression mentale. Leur situation préoccupe peu de personnes, excepté quelques jeunes de Kankan. Un groupe de jeunes volontaires s’est donné la peine de regrouper de nombreux fous de la commune urbaine ce samedi, 05 janvier 2019, pour les rendre propre au niveau du fleuve Milo, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une habitude chez ces jeunes de prendre une journée pour s’occuper de la propreté des malades mentaux qui pullulent à travers la ville de Kankan. Ils ont mis à profit la journée de ce samedi pour s’occuper de leur hygiène.

Ce fait inédit a attiré l’attention de plus d’un observateur en plein cœur du centre-ville de Kankan. Une dizaine de fous ont été « arraisonnés » en début de matinée. L’opération s’est soldée par un blessé parmi les jeunes. Mais, cette situation ne décourage pas les initiateurs de cette action.

Lanciné Kourouma

Lanciné Kourouma et ses amis ont réaffirmé sur place leur volonté de continuer cette œuvre. « Il y a longtemps que mes amis et moi faisons ce travail. Beaucoup de gens nous connaissent. Pour le cas de ce matin, il y a un fou qui m’a blessé avec un couteau. Les autorités ne nous viennent pas en aide. Lorsque nous sommes partis chez le gouverneur, il nous a chassés. C’est des personnes de bonne volonté qui donnent de l’argent pour qu’on puisse acheter du savon et des habits pour les fous. On sortait tous les vendredis pour les attraper et les laver, mais ils ont remarqué ça. Maintenant, nous sortons les samedis. Si on ne fait pas ça chaque jour, c’est la criminalité qui va prendre de l’ampleur dans la ville. On est obligé de le faire parce qu’il n’y a pas un lieu où on garde les fous à Kankan », a-t-il dit.

Alpha Keita

Pour sa part, Alpha Keita appelle les autorités à se préoccuper du sort des fous à Kankan. « Après avoir fini de laver les fous, on veut que les autorités nous trouvent un endroit, une grande cour, pour qu’on s’occupe de leur santé, afin qu’ils arrêtent de se promener dans la ville. Pour aujourd’hui, après avoir fini de les laver, nous allons les raser, les habiller et les laisser partir ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Faranah : des citoyens dans la rue pour réclamer la libération du couple Touré aux États-Unis

5 janvier 2019 à 11 11 36 01361

Des citoyens de Faranah ont pris d’assaut les rues de la ville hier, vendredi 04 janvier 2019, pour dénoncer l’incarcération de Mohamed Touré, fils de Sékou Touré, et de sa femme aux Etats-Unis. De nombreux jeunes et de femmes ont organisé une marche pacifique à Faranah, ville natale de Sékou Touré, dont le fils est poursuivi pour esclavage sur une jeune guinéenne, qui vivait sous son toit au Texas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au moment où se tenait un sit-in devant l’ambassade des Etats Unis à Conakry, une marche était organisée à Faranah pour dénoncer la détention de Mohamed Touré et de Denise Cros Touré, dans une affaire de « travail forcé et d’hébergement illégal d’étranger pour des gains financiers ».

Les citoyens ont marché de la résidence privée de feu Amara Touré, frère aîné du président Sékou Touré, jusqu’au rond-point Central, en passant par le quartier mosquée puis Tonkolonko. Munis de banderoles et de pancartes, ils ont scandé des slogans du genre : libérez le couple Touré ; à bas l’injustice ; Faranah n’est pas d’accord…

Présent dans cette manifestation, Fodé Abacar Kouyaté est revenu sur la cause de cette mobilisation. « Nous sommes sortis ce matin, c’est pour montrer à la face du monde que réellement l’injustice on n’est pas d’accord, on est pour la justice, on n’est pas pour l’injustice. Donc, le fils d’Ahmed Sékou Touré, Mohamed Touré, et sa femme, sont aujourd’hui derrière les barreaux aux États-Unis. Nous ne sommes pas d’accord, la jeunesse de Faranah n’est pas d’accord, les femmes de Faranah ne sont pas d’accord, nous voulons la libération du couple Touré, vive la justice, vive la jeunesse de Faranah, justice pour tous ».

Dans son discours Doussou Mara a appelé à la solidarité révolutionnaire et patriotique. « Au courant du mois d’avril 2018, nous avons appris avec stupéfaction, par voie de presse, l’interpellation du camarade Mohamed Touré, secrétaire général du Parti Démocratique de Guinée de la Révolution Démocratique Africaine, et de son épouse aux États-Unis d’Amérique, dans l’Etat Texas. Des déclarations ont été faites de part et d’autre, en vue d’informer clairement l’opinion nationale et internationale des motifs réels de l’interpellation du couple Touré. Au regard de ces faits, notre collectif a été lancé officiellement le 28 Septembre 2018 en vue de pouvoir marquer notre solidarité au couple Touré dans cette épreuve difficile. C’est cet appel que nous lançons au nom de la solidarité révolutionnaire et patriotique à tous les amis, collaborateurs, camarades et frères de lutte vivant à Faranah à se joindre au collectif pour marquer cette journée de solidarité vis-à-vis du couple Touré qui, en réalité, est et demeure pour nous l’échantillon représentatif dans le noble combat de la liberté et de la dignité en faveur des peuples épris de la justice et de la liberté, pour la solidarité révolutionnaire et patriotique. Justice pour le couple Touré, que la grâce de Dieu puisse guider le couple Touré vers le chemin de la liberté ».

Pour sa part, Manty Mamady Camara, secrétaire général du PDG-RDA à Faranah, a salué la qualité de la mobilisation des citoyens de Faranah. « La population de Faranah a montré que Mohamed Touré n’est pas à l’abandon, que c’est leur fils, fils d’un homme véridique et combattant. Ceux qui lui ont créé ce problème, nous avons jugé utile de leur montrer que nous ne sommes pas contents d’eux. C’est une accusation. Nous sommes derrière Mohamed nuit et jour et nous le supportons. Que Dieu fasse que la vérité triomphe ».

À rappeler que Mohamed Touré et sa femme, Dénis Cros Touré, sont inculpés de travail forcé et d’hébergement illégal d’étranger pour des gains financiers depuis le mois d’avril dernier. Le couple devait comparaître hier, vendredi 04 janvier 2019, devant le juge au Texas.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. :(00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Lotissement, retard de certains chantiers en cours : les vérités du directeur de l’habitat de Siguiri

3 janvier 2019 à 13 01 27 01271

Dans un entretien avec le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, le directeur préfectoral de l’habitat de Siguiri a dénoncé des lotissements illégaux auxquels se livrent certains administrateurs et élus locaux, mais aussi le retard de certains chantiers lancés dans le cadre de la célébration de la fête nationale à Kankan.

M. Yaya Camara

En ce qui concerne les lotissements dans les sous-préfectures de Siguiri, Yaya Camara accuse certains sous-préfets et maires de se livrer à cette pratique de façon illégale. Mais, il prévient les citoyens que ce sont en eux qui payeront les frais de cette situation. « Le département n’a pas encore créé un service technique dans les sous-préfectures, seulement la direction préfectorale de l’habitat qui doit procéder au lotissement. Mais, certains de nos maires se permettent de recruter des gens à leur niveau pour faire les découpages dans les sous-préfectures. J’ai demandé aux maires et aux sous-préfets d’arrêter mais jusqu’à présent la pratique persiste. Mais, c’est les citoyens qui vont payer les frais parce que quand ils le font, ils viennent ici je les rejette », a dit le directeur préfectoral de l’habitat de Siguiri.

Ce dernier regrette aussi le manque de moyens logistiques qui empêche son service de se rendre sur le terrain pour toucher du doigt la réalité sur place. « Si on a des moyens de déplacement, on pouvait contrôler. Mais notre service n’a aucun moyen de placement », a-t-il indiqué.

L’autre sujet qui préoccupe le directeur de l’habitat, c’est le non achèvement de plusieurs chantiers lancés dans le cadre de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée à Kankan. Pour Yaya Camara, ce retard est dû au fait que les services locaux n’ont pas été impliqués dans le processus. « Siguiri a bénéficié de 29 chantiers dans le cadre de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance nationale.

Au jour d’aujourd’hui, il y a 8 chantiers qui sont inachevés, moi j’accuse le mode d’organisation. Si la direction de l’habitat avait été impliquée au contrôle, les entrepreneurs qui ont retardé leurs travaux, on allait faire un rapport à temps pour résilier leur contrat et le réattribuer à d’autres. Mais ces contacts ont été attribués à Conakry et les contrôleurs ont été choisis à Conakry, les services de l’habitat ont été un peu lésés, il faut qu’on se dise la vérité », a-t-il laissé entendre.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Vol de 76 millions : un des auteurs présumés au TPI de Kankan

3 janvier 2019 à 12 12 47 01471

Le procès du représentant de l’entreprise de transfert d’argent « Sabadou Transfert » à Tokounou s’est ouvert hier, mercredi, 02 janvier 2019 devant le TPI de Kankan. Mohamed Lamine Bérété est poursuivi pour complicité de vol d’un montant de 76 millions de francs appartenant à son employeur. Il a plaidé non coupable, jurant qu’il est innocent dans cette affaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cette affaire remonte au mois d’août 2018. Dans la nuit du 09 août, un groupe d’individus s’est introduit au domicile de Mohamed Lamine Bérété dans la sous-préfecture de Tokounou. Ils l’ont ligoté et ont emporté un montant de 76 millions de francs appartenant à l’entreprise de transfert d’argent « Sabadou Transfert » dont il était le représentant dans cette localité située à plus de 95 kilomètres de la ville de Kankan.

Après le vol, le PDG de l’entreprise, Mory Kourouma, a porté plainte contre son employé qu’il accuse d’avoir agi en complicité avec les voleurs. Arrêté et écroué, le prévenu a comparu ce mercredi devant le tribunal de première instance de Kankan. A la barre, Mohamed Lamine Bérété a balayé d’un revers de la main les accusations qui pèsent contre lui. Il explique qu’il était en plein sommeil lorsque les voleurs se sont introduits dans sa maison et l’ont ligoté avant de prendre l’argent pour s’enfuir.

Après l’audition du prévenu par le tribunal, la défense a relevé l’absence du plaignant dans la salle et a réclamé la mise en liberté sous contrôle judiciaire de Mohamed Lamine Bérété. Une demande à laquelle s’est opposée la partie civile. Cette dernière a sollicité le maintien du prévenu en détention et le renvoi de l’audience à une date ultérieure pour permettre la comparution du plaignant.

Le tribunal a accédé finalement à la demande de la partie civile en renvoyant l’affaire au 16 janvier 2019 pour la comparution du plaignant Mory Kourouma.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : l’installation du maire indépendant de Siguirini fait 5 blessés et des arrestations

2 janvier 2019 à 11 11 16 01161

Le maire élu de la commune rurale de Siguirini a été installé dans ses fonctions, le lundi 31 décembre 2018. Malheureusement, la cérémonie a été émaillée de violences avec cinq (5) blessés par balles et un certain nombre d’arrestations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le bureau exécutif de la commune rurale de Siguirini a été installé après l’élection du bureau exécutif. C’est Sékou Kéita, un indépendant, qui l’a emporté aux dépens du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Conséquences ? L’ancien président de la délégation spéciale et les élus du RPG arc-en-ciel ont boycotté la passation de service.

Selon nos informations, c’est très tôt le matin que des jeunes du RPG Arc-en-ciel ont barricadé la route pour empêcher la délégation de la préfecture de Siguiri d’entrer en ville. Un fait qui a énervé le camp des indépendants qui se sont levés pour la réouverture de la route. Il s’en est suivi des accrochages et des blessés par balles.

Selon Sékou Keïta, maire élu, interrogé par notre reporter, « l’autorité préfectorale nous a informé de la passation de service. Le matin, des jeunes du RPG Arc-en-ciel ont barricadé la route et brûlé des pneus pendant plus de trois (3) heures. Les forces de l’ordre ont été incapables de rouvrir la route C’est ce qui a énervé la jeunesse (les indépendants) pour aller rouvrir la route. Mais, ils étaient armés. Ils ont tiré et cinq (5) personnes ont été blessées par balles. La police a réussi à arrêter quatre (4) personnes ».

Pour sa part, Ansoumane Savané, le chef de la mission venue installer la nouvelle équipe communale, a dit que les présumés auteurs des coups de feu ont été transférés à Siguiri.

« Le matin, quand nous sommes venus, la route était bloquée. Nous sommes restés à Léro. Aux environs de 17 heures, ils ont laissé le passage et nous sommes rentrés. L’ancien président de la délégation spéciale n’était pas présent à la passation, il est à Conakry. Les élus du RPG Arc-en-ciel ont boycotté la passation. Il y a eu des tirs. La police m’a présenté des balles tirées par les manifestants. Il y a eu des blessés et des arrestations. Pour la sécurité des arrêtés, le préfet m’a ordonné de venir à Siguiri avec eux », a dit monsieur Savané.

À signaler que la délégation a réussi à installer à le bureau exécutif.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : 135 accidents de la circulation, dont 13 mortels, en 2018

1 janvier 2019 à 14 02 26 01261
Colonel Mory Sangaré

Les services de la sécurité routière de Kankan ont communiqué hier, lundi 31 décembre, le bilan des accidents de la circulation enregistrés courant 2018. Contrairement à Siguiri, où on est à 1 008 cas d’accidents de la route, la préfecture de Kankan n’en a connu que 135 cas, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Haute Guinée.

Selon des chiffres donnés par le Colonel Mory Chérif, chargé de la sécurité routière du commissariat central de la police routière Kankan, cette année il a été enregistré 135 cas d’accidents. Une progression par rapport à l’année 2017 où seulement 89 cas avaient été signalés.

« Du 1 er janvier 2018 à nos jours, en matière d’accident de la circulation routière dans la commune urbaine de Kankan, 135 cas d’accidents été constatés. Sur ces 135 cas, 13 cas ont été mortels, 13 cas de blessés graves, 47 cas de blessés légers, 13 cas avec des dégâts matériels importants, 49 cas de dégâts matériels légers, 80% sont des jeunes ».

Comme c’est souvent le cas, les mêmes raisons sont évoquées pour expliquer ces cas d’accidents de la circulation : l’excès de vitesse, le non-respect de la distance de sécurité et du changement de direction sans précaution.

En outre, le Colonel Mory Chérif annonce que des mesures sont envisagées pour 2019 en vue de minimiser les risques d’accidents. « En ce qui concerne l’année 2019, nous serons exigeants, surtout pour ces infractions qui occasionnent ces accidents, notamment l’excès de vitesse. Maintenant, toute personne qui sera prise en excès de vitesse sera sévèrement sanctionnée. Donc, nous invitons les usagers de la route à la prudence ».

Notre interlocuteur n’a pas manqué de signaler le manque de personnel et logistique qui empêche son service de mener à bien ses activités. Selon le Colonel Mory Chérif « en premier lieu, l’effectif nous manque. Puis, nous sommes en manque de moyens logistiques. La sécurité routière n’a pas un véhicule qui assure le transport. Souvent, on utilise la voiture du commandement, ce qui nous aide au moins à assurer le transport des engins accidentés à notre base ». «

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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« Froid entre Alpha et le PM, Cellou sera président, Kassory n’aura pas le pouvoir »… Les prédictions du féticheur de Siguiri

31 décembre 2018 à 10 10 43 124312
Diafèrèn Moriba Magassouba

Il y aura un froid dans les relations entre le président Alpha Condé et son Premier ministre, Kassory Fofana. Les enseignants n’auront pas huit millions ; mais, leurs salaires seront augmentés. Cellou Dalein Diallo sera président de la Guinée ; mais, pas tout de suite. Les manifestations vont cesser ; mais, des innocents seront encore tués… Ce sont, entre autres, les toutes dernières prédictions de Diafèrèn Moriba Magassouba, le plus grand féticheur de Siguiri.

Hier, dimanche 30 décembre 2018, Diafèrèn Moriba Magassouba, le plus grand féticheur de Siguiri, s’est prononcé sur la situation socio-économique de la Guinée. C’était à l’occasion de la fête anniversaire des féticheurs. Annonçant que le chef de file de l’opposition guinéenne, Elhadji Cellou Dalein Diallo dirigera la Guinée, le réputé féticheur n’a tout de même pas voulu préciser la période, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Diafèrèn Moriba Magassouba a célébré hier la fête anniversaire des fétiches à Djoroköla, son village natal, relevant de la sous-préfecture de Doko, située à 35 kilomètres de la ville de Siguiri. Devant des centaines d’invités, le féticheur a fait plusieurs prédictions sur l’avenir politique et social de la Guinée.

Selon Diafèrèn Moriba Magassouba, « des innocents seront encore tués ! Le Premier ministre, Kassory Fofana, et beaucoup de cadres qui sont actuellement dans le gouvernement rêvent d’être président dans ce pays ; mais, cela restera un simple rêve. Il y aura un froid pendant entre le Premier ministre, Kassory Fofana, et le président Alpha Condé, cela ne prendra de temps, ils finiront par s’entendre ».

Diafèrèn Moriba Magassouba

Concernant l’avenir politique du président de l’UFDG et chef de file de l’opposition guinéenne, Diafèrèn Moriba Magassouba a prédit que « Cellou Dalein Diallo sera président ; mais pas tout de suite ! Il lui faut encore des sacrifices et assez d’efforts. La solution, ce ne sont pas les manifestations ; il doit reprendre le dialogue. Pour une mesure de sa propre sécurité, je me réserve de dire l’année ; mais que cela soit clair pour tous, il va diriger ce pays. Les manifestations prendront fin également ; mais, les innocents seront encore tués. Les syndicats et le gouvernement vont s’attendre. Les enseignants ne gagneront pas l’argent demandé ; mais, il y aura une augmentation des salaires », a-t-il annoncé.

De Siguiri, Bérété Lancei Condé pour Guineematin.com

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Kankan : voici les mesures prises par le préfet pour sécuriser les fêtes de fin d’année

30 décembre 2018 à 0 12 04 120412

Dans moins de soixante douze (72) heures, l’année 2018 va tirer sa révérence. La célébration du réveillon, la nuit du 31 décembre, a souvent rimé avec des accidents de la circulation parfois mortels en Guinée et de nombreux abus. C’est pour minimiser les risques d’accidents que le préfet de Kankan a décidé de prendre le taureau par les cornes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A quelques heures de la célébration des fêtes de fin d’année, les autorités préfectorales de Kankan ont pris un certain nombre de mesures pour sécuriser la ville du 31 décembre 2018 au 2 janvier 2019. Ces mesures ont été rendues publiques ce samedi, 29 décembre, par le préfet, Aziz Diop au cours d’un point de presse organisé dans sa résidence privée.

Selon nos informations, cette stratégie de sécurisation de la ville est le fruit de deux réunions tenues entre les autorités administratives et sécuritaires de Kankan. Durant ces trois jours, un important dispositif sécuritaire sera déployé partout dans la ville de Kankan pour sécuriser les personnes et leurs biens, avec comme slogan « zéro vol, zéro accident ». Pour cela, des endroits réputés dangereux ont été identifiés.

« D’abord, l’objectif principal, c’est la protection des personnes et leurs bien dans la nuit du 31, du 1er et 2 janvier, parce qu’il y a des personnes qui sont spécialisées en vol. Donc, zéro vol et zéro accident. Il y a aussi des excès de vitesse qui sont à l’origine des accidents graves. Pour cela, des barrières seront érigées dans les grands carrefours de la ville », a dit Aziz Diop.

Dans son discours, le préfet a fait que ce dispositif est une première à Kankan à cause de son importance. « Au-delà de l’installation des barrières, tous les véhicules disponibles de la gendarmerie, la police, de l’armée et de la CMIS seront mis sur pied et les moyens pour acheter le carburant sont déjà disponibles pour faciliter leur déploiement ».

Par ailleurs, Aziz Diop a fait savoir que les forces de l’ordre ne seront déployées que pour corriger les comportements déviants. « Ils ne feront pas de contrôle de pièces d’identité, il n’y aura pas de tracasseries, ni de menaces. Ils n’iront pas attraper quelqu’un devant une boite de nuit. S’ils attrapent quelqu’un entrain de conduire en état d’ébriété, ils le garderont jusqu’au petit matin, puis le relâcheront. Donc, les citoyens circuleront librement », promet le préfet.

En ce qui concerne le cas du 1er janvier, période propice aux fêtes sur les plages, le préfet a fait savoir que des agents de sécurité en civile seront déployés sur les lieux pour assurer la protection des citoyens. « Le 1er janvier, il y a des jeunes qui vont sur les plages environnantes. Nous allons déployer dans ces plages-là des agents en civile, parce qu’il y a eu de l’abus l’année dernière. Des jeunes avaient tenté d’obliger des jeunes filles à fumer du chanvre indien et à boire de l’alcool. Certaines filles ont été même abusées. On ne peut pas interdire aux jeunes de fêter, mais toute consommation abusive de stupéfiants sera réprimée », a laissé entendre Aziz Diop.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Caravane citoyenne de la jeunesse : une centaine de jeunes sensibilisés à Kankan

28 décembre 2018 à 17 05 57 125712

La caravane nationale citoyenne de la jeunesse a posé ses valises à Kankan, ce vendredi, 28 décembre 2018. A l’image des autres régions déjà traversées, les caravaniers sont allés sensibiliser les jeunes sur les notions de civisme, de citoyenneté et d’unité entre autres, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Une centaine de jeunes et des autorités de Kankan se sont mobilisés à la maison des jeunes de la ville, à l’occasion de l’arrivée de la caravane nationale citoyenne de la jeunesse sur place. Les caravaniers sont venus sensibiliser la jeunesse et promouvoir la culture de la paix, la citoyenneté, l’unité nationale, la cohésion sociale, la protection de l’environnement et l’esprit du volontariat pour le développement.

Cheick Keïta

Selon Cheick Keïta, en service au ministère de la jeunesse et de l’emploi des jeunes et facilitateur de cette caravane, « la première thématique c’est la citoyenneté, le vivre ensemble et le respect de l’environnement qui est en lien même avec la citoyenneté, et enfin l’esprit du volontariat. Donc, ce sont les thématiques qui vont être développées durant les 15 jours de la tournée », a-t-il annoncé lors de la cérémonie d’ouverture des travaux.

Audrey Loiseau

Les travaux qui ont duré toute la journée, ont été marqués par des prestations théâtrales et des conférences débats sur les différentes thématiques de la caravane. Une initiative saluée par Audrey Loiseau, envoyée par une ONG française en Guinée dans le cadre du dispositif du service civique et volontaire de l’Agence Nationale du Volontariat Jeunesse (ANVJ) et qui participe à cette caravane.

« Je trouve que la démarche est bonne parce que toutes les régions sont ciblées, parce qu’on va pour sensibiliser les jeunes aussi bien sur l’écologie que sur la citoyenneté, la cohésion sociale, la promotion de la paix et surtout sur la promotion du volontariat jeunes qui peut être un petit peu ignoré pour le moment », a-t-elle dit.

Laye Touré

A l’issue des travaux, les participants se sont également réjouis de prendre part à cette journée de sensibilisation. C’est le cas de Laye Touré, juriste de formation, qui promet de faire la restitution dans sa localité d’origine. « A partir d’aujourd’hui, je vais être l’un des sensibilisateurs auprès des autres, en faisant passer des messages de paix, de cohésion sociale et d’unité. Parce que nous devons savoir qu’est-ce que nous devons faire vis-à-vis de l’Etat et savoir comment réclamer nos droits et qui doit réclamer son droit », a-t-il promis.

Lancée le 22 décembre à Conakry par le ministère de la Jeunesse et de l’emploi des jeunes et mise en œuvre sur le terrain par l’agence nationale du volontariat jeunesse, cette caravane va toucher toutes les régions administratives de la Guinée avant de s’achever à Conakry le 05 janvier prochain.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : le préfet flingue les responsables locaux du RPG-AEC

28 décembre 2018 à 9 09 45 124512

Une réunion de crise s’est tenue hier, jeudi, 27 décembre 2018, dans les locaux de la préfecture de Siguiri autour du problème qui a éclaté mercredi dernier dans la sous-préfecture de Kintinia. Et, le préfet de Siguiri, Elhadj Ibrahim Kalil Keïta, a mis l’occasion à profit pour tirer à boulets rouges sur les responsables du RPG Arc-en-ciel dans la préfecture. Ils les accusent d’être à l’origine de l’échec du parti au pouvoir lors des élections locales de février dernier dans plusieurs collectivités de la préfecture et des problèmes qui en découlent, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Cette rencontre fait suite à la manifestation d’un groupe de jeunes enregistrée le mercredi, 26 décembre 2018 dans la sous-préfecture de Kinitinia. Ces jeunes en colère sont allés fermer le bureau de la DSPJ (Direction Sous-Préfectorale de le Jeunesse), la mairie et la sous-préfecture pour exiger le départ de l’actuel bureau de la jeunesse de Kintinia. Le préfet Elhadj Ibrahim Kalil Keïta, a reçu des représentants des manifestants et du contesté bureau de la jeunesse, les autorités locales ainsi que les responsables des sections du RPG Arc-en-ciel pour discuter autour de la question.

Et, le préfet a mis l’occasion profit pour fustiger les agissements des responsables locaux du RPG Arc-en-ciel qu’il accuse d’être à l’origine de plusieurs problèmes enregistrés dans la préfecture. « En ma qualité de membre du bureau politique nationale du RPG Arc-en-ciel, j’ai tout fait pendant l’élaboration des listes de candidatures pour que vous vous attendiez, mais impossible. Cela a amené beaucoup de militants à se présenter comme candidats indépendants, c’est le cas Balla(Le maire de Kintinia). Après les élections, nous avons tout fait avec les élus du RPG pour qu’ils s’entendent avec les autres élus indépendants, impossible. Balla est venu tendre la main au RPG, ils n’ont pas accepté.

Ce fut la même chose à Siguirini où l’indépendant a remporté la mairie. Après la victoire des indépendants, ils se lèvent pour demander de remplacer les élus par les candidats du RPG Arc-en-ciel. Ils sont à Conakry pour des démarches pour tenter de faire l’impossible, appelez-les et dites-leur de rentrer parce que c’est impossible. A Norassoba où le RPG a remporté les élections, ils n’arrivent pas s’entendre sur le candidat du parti à la mairie. Et, dans le même temps, ils sont en train de chanter mon nom partout pour dire que je n’aime pas le RPG », a dénoncé l’autorité préfectorale.

Finalement, aucune décision n’est sortie de cette rencontre par rapport à la crise à Kintinia où les le bureau de la DSPJ, les locaux de la mairie, de la sous-préfecture et le centre culturel restent encore fermés.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Abandon de postes à Siguiri : l’administration locale paralysée

27 décembre 2018 à 16 04 09 120912
Ibrahima Kalil Keita, préfet de Siguiri

Les collectivités de la préfecture de Siguiri sont confrontées à un sérieux problème administratif. Les cadres mutés dans les différentes sous-préfectures abandonnent souvent leurs postes pour aller s’installer dans la commune urbaine de Siguiri ou ailleurs. La situation préoccupe les nouveaux élus locaux qui tirent la sonnette d’alarme, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Le problème touche beaucoup de localités de la préfecture de Siguiri. A commencer par les sous-préfets jusqu’au plus bas de l’échelle de l’administration locale, plusieurs cadres de l’Etat abandonnent leurs postes pour aller s’installer ailleurs. C’est le cas notamment de la sous-préfecture de Nabou, située à une centaine de kilomètres de la ville de Siguiri. Selon Daouda Kamissoko, le maire de la commune rurale, le sous-préfet est absent de la localité depuis plus de deux mois.

« Le sous-préfet a quitté ici depuis le 17 octobre 2018 et nous sommes le 26 décembre 2018, il n’est pas encore revenu. Tous les événements qui se sont passés ici, il n’était pas là. A chaque fois que je l’appelle il me dit qu’il vient, mais il n’est toujours pas venu et aucun membre de sa famille ne se trouve à Nabou. Aujourd’hui, il n’existe aucune autorité sous préfectorale à Nanou », explique le maire.

Tout comme celui de Nabou, le maire de Siguirini se plaint aussi de l’absence de la première autorité sous préfectorale. « Le sous-préfet est à Siguiri ville depuis un mois. Avant-hier je suis parti le rencontrer, il m’avait dit qu’il se prépare pour venir. Aujourd’hui nous n’avons pas de sous-préfet, pas de sous-préfet adjoint, pas de secrétaire de la commune ni de receveur, même leurs familles ne se trouvent pas sur place », déplore Daouda Keïta, le maire de Siguirini.

La situation est la même à Doko, une autre sous-préfecture de Siguiri. Selon Djanko Dansoko, un activiste de la société civile, dénonce l’abandon de la localité par ses administrateurs. « Le sous-préfet et sa famille sont à Siguiri depuis des mois, il vient une fois par semaine à Doko. Et des fois même il peut passer deux semaines sans venir ici. C’est sa femme qui est secrétaire de la commune, elle aussi est à Siguiri », a dit Djanko Dansoko.

A noter que ce phénomène d’abandon de postes est très récurrent dans les zones reculées de la Guinée. Beaucoup de fonctionnaires de l’Etat qui sont mutés dans ces localités s’y rendent juste pour prendre service. Après ils vont s’installer en ville.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : voici les priorités du nouveau commissaire central

27 décembre 2018 à 15 03 29 122912
Commissaire Abdoulaye Sanoh, patron de la police routière de Kankan

Une semaine après sa prise de fonction, le nouveau commissaire de la police routière de Kankan a décliné sa feuille de route. Le commissaire Abdoulaye Sanoh, ex-responsable du commissariat de police d’Enco5 (Conakry) ambitionne de sécuriser la commune urbaine conformément à la politique du ministère de la sécurité et de la protection civile. Pour cela, il annonce des reformes concernant notamment la circulation routière, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Le commissaire Abdoulaye Sanoh, le nouvel homme fort de la police routière de Kankan arrive avec de grande ambitionne pour la ville. Il entend s’investir pour assurer la sécurité des populations et leurs biens. « Mon objectif principal, c’est d’abord la sécurisation de la ville, parce que les populations de Kankan et leurs biens doivent être sécurisés », a-t-il annoncé.

Pour parvenir à ses fins, l’officier de police compte adopter un certain nombre de procédures. « Les procédures qu’il faut adopter pour parvenir à ces résultats sont simples. Vous savez que la police a pour rôle de réprimer le banditisme, d’arrêter tout délinquant, faire des enquêtes autour de la ville, arrêter tous les bandits et les transférer devant la justice. Mon objectif est de faire en sorte que Kankan soit débarrassé de ses bandits, pour que la population paisible vive en paix », souligne le commissaire central de la police de Kankan.

Outre la lutte contre le banditisme, Abdoulaye Sanoh entend combattre aussi l’insécurité routière. Il faut dire que Kankan est sans doute l’une des villes du pays qui regorgent le plus grand nombre de motos, et les accidents de la circulation sont récurrents sur place avec leurs lots de blessés et parfois de morts. Le nouveau responsable du commissariat central de la ville fait donc de la sécurité routière l’une de ses priorités.

« J’ai pris des mesures pour réduire des accidents. Je vais rencontrer le CADAC pour matérialiser toutes les routes de Kankan, faire en sorte que les conducteurs de taxis motos puissent tous être en casque. Des policiers seront déployés sur tous les carrefours pour éviter les sorties clandestines des taxis motos, parce que je constate ici que les motards roulent sans précaution. Donc je vais tout mettre en œuvre pour réduire les accidents », a-t-il promis.

Mais, pour réussir tout ce qu’il ambitionne, le commissaire Sanoh est convaincu qu’il doit revoir aussi le fonctionnement de la police, pointée du doigt pour son efficacité à Kankan. C’est pourquoi il entend mettre de l’ordre dans ses rangs. « Je compte mettre de l’ordre au sein de mon service. Désormais, un agent ne peut aller dans un carrefour que s’il a reçu l’ordre, désormais ce n’est pas n’importe qui, qui peut être chargé de réguler la circulation routière, tous ceux qui doivent aller dans les carrefours, doivent être désignés par le service de sécurité routière et la liste est remontée au commissaire », a-t-il dit.

Le commissaire se réserve cependant de toute promesse au sujet du service chargé de la confection des cartes d’identité au commissariat central de Kankan et qui est souvent accusé d’arnaquer les citoyens. « Je viens d’arriver et je n’ai trouvé aucune carte d’identité sur place, donc pour me prononcer sur ce dossier, il faudrait que les cartes arrivent pour que je puisse prendre des dispositions qu’il faut. Parce que la police doit se mettre en conformité avec le ministère de la sécurité et de la protection civile, ça c’est le but de ce changement. Ce que le ministère a dit à propos des cartes doit être appliqué, personne n’a le droit d’augmenter le prix que l’Etat a proposé », a laissé entendre l’officier de police.

A rappeler que le commissaire Abdoulaye Sanoh remplace le Colonel Jérôme Kolié, démit récemment de ses fonctions pour des raisons que nous ignorons, à la tête du commissariat de la police routière de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : un président de district condamné pour avoir torturé un voleur de chèvre

27 décembre 2018 à 12 12 30 123012

Le président du district de Waran Kodan, dans la sous-préfecture de Niandankoro, a été reconnu coupable de coups et blessures volontaires ce mercredi, 26 décembre 2018. Le Tribunal de Première Instance de Siguiri a condamné Bandjan Doumbouya à un mois de prison assorti de sursis pour avoir torturé un présumé voleur de chèvre, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le président du district de Waran Kodan, à Niandankoro, a comparu à la barre du TPI de Siguiri ce mercredi, poursuivi pour coups et blessures volontaires contre un voleur de chèvre, en l’occurrence Billy Kéita.

Selon nos informations, c’est au cours du procès dudit présumé voleur que le procureur a constaté des sévices corporels sur lui. Interrogé à ce sujet, Billy Kéita a fait savoir au tribunal que c’est le président du district de Waran ködan qui l’a torturé. Bandjan Doumbouya sera aussitôt interpellé par la gendarmerie.

Selon le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Siguiri, la loi n’autorise pas à un citoyen, quelque soit son rang social, de torturer un autre. Selon Alghassimou Diallo, « dans le procès de Billy Keïta, accusé de vol de chèvre, j’ai constaté des services corporels sur son corps, quand il a lui été demandé, il a répondu que c’est le président de district qui l’a ligoté et frappé. Sur le coup, j’ai interpellé le président du district de Waran ködan, en la personne de Bandjan Doumbouya. J’ai demandé au tribunal à ce qu’il comparaisse à la barre. Et, il est venu, il a répété exactement que c’est lui qui lui a ligoté et frappé Billy Kéita. Sur le sur le champ, j’ai engagé une poursuite contre lui. Il a été entendu à la gendarmerie. Aujourd’hui, il a comparu et a été reconnu coupable de coups et blessures volontaires… Personne n’est au dessus de la loi et la loi ne permet pas à une autorité de torturer un citoyen »

Bandjan Doumbouya a été condamné à un mois de prison assorti de sursis et au payement d’une amende de 500 000 francs guinéens.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kintinia (Siguiri) : des jeunes en colère ferment les bureaux de la jeunesse, de la mairie et de la sous-préfecture

26 décembre 2018 à 17 05 07 120712
Bloc administratif de Siguiri

Plusieurs jeunes en colère ont manifesté, ce mercredi, 26 décembre 2018, dans la sous-préfecture de Kintinia, relevant de la préfecture de Siguiri. Les manifestants sont allés fermer le bureau de la jeunesse ainsi que ceux de la mairie et de la sous-préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

C’est le contrôle du bureau de la jeunesse de Kintinia qui est à l’origine de ce mouvement de colère. Plusieurs jeunes, opposés au bureau actuel, sont descendus dans la rue pour se faire entendre. Ils sont ensuite allés fermer le bureau de la jeunesse et les locaux de la mairie et de la sous-préfecture de Kintinia. Les manifestants exigent le départ sans délai de l’équipe qui dirige actuellement le bureau des jeunes et la mise en place d’un nouveau bureau.

« Le bureau a été installé pour une période de transition qui devait durer 6 mois. Maintenant il y a plus d’une année que le même bureau est en place et il ne fonctionne pas. Pour la première fois qu’on a demandé son renouvellement, les autorités nous ont réunis pour trouver un terrain d’entente. Maintenant le président du bureau a trouvé du travail à la SAG, il n’a plus le temps, la jeunesse n’a plus d’interlocuteur.

C’est pourquoi, les jeunes de Kintinia se sont réunis pour demander le départ du président et ses membres. Nous avons fermé les locaux de la sous-préfecture où se trouve le bureau du DSPJ, mais aussi les locaux de la mairie et le centre culturel », a expliqué Ousmane Hawa Camara, le porte-parole des manifestants.

Mais, le président de la jeunesse de Kintinia, tente de minimiser la contestation. Ousmane 1 Camara indique que ce n’est pas la jeunesse de la sous-préfecture en général qui manifeste contre lui, mais plutôt un petit groupe de mécontents. « Ce ne sont pas tous les jeunes de Kintinia qui manifestent, ce sont juste les partisans de la liste indépendante qui a remporté la mairie.

Les promesses que leurs leaders avait tenues pendant la campagne électorale, ils n’ont pas vu cela, ils pensaient qu’une fois ce dernier sera élu, il allait nous remplacer. Ce sont ces petits groupes de mécontents qui se révoltent », soutient le controversé DSPJ.

Pour l’heure, aucune solution à cette crise n’est en vue, et les locaux de l’administration locale et de la commune restent fermés.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un jeune mineur mortellement broyé par une machine de concassage

26 décembre 2018 à 11 11 10 121012
Bloc administratif de Siguiri

Un jeune mineur, âgé de 18 ans, a trouvé la mort dans une mine d’or située dans la sous-préfecture de Kintinian, broyé par une machine de concassage. Le drame s’est produit hier, mardi 25 décembre 2018, aux environs de 15 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les drames se succèdent dans les mines d’or de Siguiri. Les éboulements et autres accidents de travail continuent de coûter la vie à des mineurs, endeuillant ainsi de très nombreuses familles.

Dans l’après-midi d’hier mardi, c’est un jeune homme du nom de Samboura Kamano qui a trouvé la mort dans une mine d’or appelée Köron, située dans la commune rurale de Kintinian. Selon nos sources d’information, les habits de la victime se sont coincés dans les dents de la machine de concassage pendant son allumage. Ce qui lui a coûté la vie.

Alpha Kabinet Diallo, témoin de la scène, a expliqué à notre reporter ce qui s’est passé. « Il est venu pour travailler. Quand il allumait la machine, il se trouve que sa chemise était coincée dans les dents de la machine. Mais, il ne s’en était pas rendu compte. Dès qu’il a allumé, il a été tiré par la machine et s’est retrouvé coincé. Nous sommes aussitôt venus éteindre la machine. Mais, il était déjà mort.

La victime, Samboura Kamano, âgée de 18 ans, célibataire sans enfant, était originaire de la préfecture de Faranah.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Les vérités de l’évêque de Kankan : « le pays n’appartient pas à un leader politique…»

26 décembre 2018 à 10 10 41 124112

Les fidèles chrétiens de Kankan, à l’instar de leurs coreligionnaires du monde, ont célébré la fête de Noël dans les différentes églises de la place. L’occasion a été mise à profit par l’évêque de Kankan pour appeler les hommes politiques guinéens à plus de responsabilité dans la conquête ou/et l’exercice du pouvoir, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Plusieurs fidèles catholiques ont rallié la cathédrale Notre Dame des Victoires et de la Paix pour s’acquitter de leur obligation religieuse. Hommes, femmes et enfants ont pris d’assaut les lieux pour cette commémoration annuelle de naissance de Jésus de Nazareth.

Emmanuel Félémou

Après la prière, monseigneur Emmanuel Félémou, Evêque de Kankan, s’est adressé aux fidèles chrétiens, en magnifiant les bienfaits de Dieu pour la communauté des croyants. « Il faut dire que la Guinée est un pays béni par le seigneur, un pays qui a beaucoup de richesses matérielles et humaines. Nous rendons donc grâce à Dieu, qui nous rend visite aujourd’hui grâce à Jésus, et nous voulons témoigner de notre gratitude à Dieu qui a tant aimé le monde et qui nous aime aujourd’hui grâce à cette fête. Je demande à chacun d’être un homme de paix, un home qui cultive l’amour et la joie partout où il va. On doit connaitre Dieu, non pas par son nom, mais par nos agissements et comportements vis-à-vis de nos semblables », conseille l’évêque de Kankan.

En outre, monseigneur Emmanuel Félémou appelle les leaders politiques à s’entendre et à conjuguer le même verbe. « Les hommes doivent se sentir tous politiciens, c’est-à-dire ceux qui militent pour la paix et le développement d’un pays. Alors, les leaders politiques doivent s’entendre, parce que le pays n’appartient pas à un leader politique, il appartient à tout le monde. Ils doivent se battre pour le bonheur de ce pays et non se battre entre eux, parce que les rivalités amènent des guerres. Ils doivent militer pour la paix et non pour la division », a ajouté le leader religieux.


Dr Akoï Mansa Zoumanigui

Cette fête a été l’occasion pour plusieurs familles de retrouver et de partager beaucoup de choses ensemble. C’est le cas de Dr Akoï Mansa Zoumanigui, directeur de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG). « A chaque grande fête de l’église catholique, je préfère venir la partager avec ma famille, parce que la portée de cette fête, c’est la naissance de Jésus. Il vient mettre dans nos cœurs la joie, réconforter tous ceux qui sont meurtris et remonter le moral de tous ceux qui sont pauvres. Dans le monde entier, c’est le même sentiment de joie et d’allégresse ».

Sœur Marguerite Marie

De son côté, Sœur Marguerite Marie appelle les fidèles chrétiens à faire preuve d’amour entre eux. « Ce que je peux dire, c’est que l’amour de Dieu est infini. Et, comme il a envoyé son fils pour nous sauver, il faut que cet amour se manifeste en chaque Homme, en faisant preuve d’amour entre nous pour construire notre patrie, la Guinée ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : (00224) 627 24 124

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Commissaire Fadjimba à Kourémalé : « les policiers qui viennent pour se remplir les poches… »

25 décembre 2018 à 17 05 33 123312

La cérémonie de passation de service entre le commissaire spécial rentrant et celui sortant de Kourémalé, à la frontière Guinée-Mali, a eu lieu ce mardi, 25 décembre 2018. C’est le directeur régional de la police de Kankan, le commissaire divisionnaire Fadijmba Bérété, qui a présidé la rencontre. Il en a profité pour donner des leçons aux agents de la police de Kourémalé, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le lieutenant-colonel Ahmed Sékou Konaté a passé le témoin, ce mardi, au lieutenant-colonel Ibrahima Sory Touré à la tête du commissariat spécial de Kourémalé, situé à la frontière entre la Guinée et le Mali. C’est le directeur régional de la police de Kankan qui a présidé la cérémonie, en compagnie du commissaire central de Siguiri, lieutenant-colonel Bakary Diawara.

Dans son discours, le directeur de la sûreté régionale de Kankan a mis en garde tous les policiers de Kourémalé qui ont pour ambition de se remplir les poches. Pour le commissaire divisionnaire, Fadijmba Bérété, « notre mission, c’est sauvegarder les personnes et leurs biens. Cette mission, on ne peut pas l’assumer dans l’anarchie, dans la pagaille et dans le désordre. C’est dans la discipline qu’on peut la remplir. Les agents qui demandent de venir à Kourémalé, on ne vient pas ici pour se faire de l’argent, on vient pour la mission de l’Etat. Ceux qui viennent pour se remplir les poches se trompent. Celui qui ne fait pas le travail demandé, sera enlevé ».

À rappeler que le commissariat spécial de Kourémalé est le commissariat le plus convoité par les agents évoluant dans la région de Kankan. Cela s’explique par l’existence du poste frontière, où les trafics et autres rackets ne finissent jamais. Il reste à savoir si ces conseils du commissaire divisionnaire, Fadijmba Bérété vont tomber dans de bonnes oreilles.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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