Kankan : le gouverneur interdit l’élevage des bœufs de la race zébu dans la région

13 mai 2019 à 14 02 27 05275

Le gouverneur de la région administrative de Kankan annonce l’interdiction de l’élevage des bœufs de la race zébu dans sa juridiction. Selon Mohamed Gharé, cette espèce animale qui détruit tout sur son passage, serait à l’origine des conflits entre les éleveurs et les agriculteurs dans certains pays comme le Mali et le Burkina Faso. C’est pour éviter un tel scénario à notre pays que cette mesure est prise, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’annonce de cette mesure du gouverneur de Kankan a eu lieu en marge de la rencontre des administrateurs territoriaux avec les élus locaux de la région. Ainsi, il est désormais interdit aux éleveurs de la région administrative de Kankan de faire venir des bœufs de la race zébu en Guinée. Selon le gouverneur, cette mesure draconienne est l’application d’une décision du gouvernement.

Mohamed Gharé rassure qu’une enquête va être ouverte pour évacuer hors de la Guinée les bœufs de cette espèce. « Nous allons engager une enquête approfondie par villages qui va déboucher sur des arrestations. Le préfet de Kankan est en train de prendre toutes les dispositions. Mais, je voudrais dire aux maires concernés, aux sous-préfets concernés, avant l’arrivée du préfet, ils n’ont qu’à prendre toutes les dispositions, parce que le préfet viendra avec 100 éléments des forces défense et de sécurité. Avant que cela n’arrive, prenez toutes les dispositions pour évacuer hors de nos frontières ces zébus », a-t-il prévenu.

Poursuivant, le gouverneur de Kankan a dénoncé nos compatriotes qui agissent ainsi en complicité avec des étrangers et qui contribuent à la destruction de l’environnement. « C’est des gens qui se disent guinéens qui sont complices de ces bouviers maliens, et qui sont complices de la destruction de notre environnement. Mais, ils nous verront sur leur chemin. La loi sera appliquée dans toute sa rigueur. On ne veut plus voir de zébus sur le territoire national, en tous cas dans la région de Kankan. Il faut que cela soit clair », a-t-il averti.

Pour Mohamed Gharé, les bœufs de race zébu détruisent massivement les cultures. C’est pour éviter le syndrome Malien et Burkinabé, où éleveurs et agriculteurs s’affrontent régulièrement avec des centaines de morts enregistrés, que le gouvernement a pris cette mesure, s’est-il justifié.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Recrutement dans l’armée : 300 personnes, dont 51 filles, retenues à Faranah

13 mai 2019 à 14 02 02 05025

Les résultats du test de recrutement dans l’armée guinéenne ont été rendus publics le samedi, 11 mai 2019, pour la région de Faranah. Sur les 3634 candidats à avoir postulé au départ, il n’y a que 300 personnes qui ont été retenues. C’est au siège de la maison des jeunes de Faranah que les résultats ont été affichés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Au total, ce sont quelques 3634 candidats qui s’étaient inscrits pour le recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes dans la région de Faranah. Après le test physique, 1806 jeunes gens, dont 80 filles, ont été déclarés admis. Après avoir passé le test intellectuel, la décantation a fait que le nombre s’est réduit à 300 personnes, dont 51 filles.

Selon nos informations, parmi ces 300 heureux gagnants, 100 ont le niveau BAC+ (dont 08 filles) et 200 ont le niveau Baccalauréat (dont 43 filles).

De très nombreux jeunes se sont mobilisés à la maison des jeunes de Faranah pour s’enquérir de ces résultats. Selon certains candidats, qui n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste des admis, ce recrutement ne s’est pas passé dans la transparence.

C’est le cas de Moussa Kany Condé, visiblement en colère. « Je ne suis pas du tout satisfait du résultat sorti, parce que les conditions qu’ils ont dites n’ont pas été respectées. Ils ont dit que le concours là ne concerne que, pour la plupart, les étudiants et les diplômés. Mais ici, les résultats qui sont venus, je vois sur la liste qu’il n’y a que 100 personnes diplômées. Ceux qui n’ont pas leurs diplômes, c’est 200 personnes. Qu’est-ce que cela veut dire ? Si non, ils ont dit que c’est les diplômés en majorité qu’on va prendre, parce que nous sommes là sans emploi. Si on a accepté de postuler, c’est pour éviter le chômage et s’ils prennent les non diplômés à la place des diplômés, où va le pays là ? Vraiment, moi je suis déçu. Ceux qui ont payé de l’argent, il y’a des candidats qui ont été admis, qui ne peuvent même pas lire leurs noms. Ils ne savent pas comment faire la dictée et qui n’ont jamais été retrouvés lors des concours », accuse-t-il.

Pour finir, Moussa Kany Condé lance un appel aux autorités compétentes pour tirer au clair cette situation. « Je n’ai rien compris et je ne suis pas du tout satisfait du résultat. Je lance un appel solennel à l’Etat, qu’il accepte d’envoyer des contrôleurs pour qu’il y ait de la transparence et dans l’honnêteté. Cette fois-ci, ils nous ont promis qu’ils vont faire ça dans la transparence, que c’est les civils qui vont le faire. Mais, ça a mal tourné. Tout le monde pleure, personne n’est satisfait. Dans ma famille, on avait 15 candidats, aucun n’est admis. C’est seulement moi qui restais, et aujourd’hui, je n’ai pas retrouvé mon nom alors que j’avais beaucoup d’espoir. Il y a des gens qui ont retrouvé leurs noms, qui n’ont pas fait le concours. Donc, il y a la confusion dans ce recrutement. C’est un résultat qui n’est pas clair », dénonce-t-il.

De Faranah Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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Kankan : les 58 maires de la région outillés sur l’ANAFIC

12 mai 2019 à 13 01 34 05345

Comme annoncé précédemment, les administrateurs territoriaux (gouverneur et préfets) et les élus locaux (maires) de la région administrative de Kankan étaient en conclave hier samedi, 11 mai 2019, dans les locaux du gouvernorat de Kankan.

Initiée par le gouverneur de la région, le général Mohamed Gharé, la rencontre visait à outiller ces responsables locaux sur le fonctionnement de l’Agence Nationale du Financement des Collectivités (ANAFIC), a appris le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Elhadj Abou Sidibé

Cette journée de concertation et d’appropriation du contenu de l’ANAFIC, a réuni les 58 maires des communes urbaines et rurales de la région administrative de Kankan. « On a réuni les 58 élus locaux pour leur expliquer c’est quoi cette agence, mais aussi qu’est-ce qu’elle doit faire. Mais aussi, pour expliquer aux différents cadres, maires et aux préfets qui sont les principaux acteurs dans le domaine, quels sont leurs rôles et responsabilités dans la mise en œuvre de l’ANAFIC », a indiqué Elhadj Abou Sidibé, chef service régional ANAFIC.

Ce responsable a expliqué que l’Agence Nationale du Financement des Collectivités est un établissement public autonome, mis en place par le gouvernement. Elle a la charge de mettre en œuvre le fonds national du développement local, assurer le financement des micros projets dans les collectivités et assurer la formation des élus locaux. Dans le cadre de cette initiative, poursuit-il, chaque mairie va bénéficier d’un montant d’un milliard de francs dans un premier temps. « Après on ajoutera d’autres montants. On ajoutera ces montants sur la base des critères définis par l’ANAFIC », a-t-il dit.

Quant à l’utilisation de ces montants qui seront alloués aux différentes mairies, Elhadj Abou Sidibé assure que toutes les dispositions nécessaires ont été prises à cet effet. « Le gouvernement guinéen a pris tout le personnel du programme d’appui aux collectivités villageoises PACV, pour l’envoyer à l’Agence Nationale du Financement des Collectivités ANAFIC. Depuis de nombreuses années, le PACV a avancé sans détournement, parce que nous avons des procédures rigoureuses. J’ai toujours dit que l’argent du PAVC, c’est de l’argent satan, si tu prends, tu vas le remettre parce que les procédures ne te permettrons pas. Alors si on nous envoie l’ANAFIC, il est clair que nous aurons les mêmes comportements et procédures », a rassuré le responsable régional de cette agence.

Sékou Traoré

A l’issue de cette journée de travail, les élus locaux de la région ont exprimé leur joie et leur satisfaction au sujet de cette initiative du gouvernement guinéen qui vise à promouvoir le développement à la base. Sékou Traoré, le maire de la commune rurale de Sibidibaro dans la préfecture de Kérouané salue également l’organisation de cette rencontre de Kankan. « Nous remercions les responsables par rapport à ce que nous venons de suivre, parce qu’il nous on outillés sur des documents nécessaires, afin de nous préparer sur ce qui nous attend, cela nous va droit au cœur », a dit l’élu de Sibidibaro.

De son côté, le gouverneur de Kankan, dans son discours de clôture de cette rencontre, a d’abord remercié les élus locaux pour le déplacement avant de souligner que le développement local n’avait jamais été effectif depuis l’indépendance guinéenne de la Guinée comme c’est le cas aujourd’hui. « Nous savons que la politique de décentralisation a commencé dans notre pays depuis la première République. Mais que la politique de décentralisation soit un vrai outil de développement, c’est grâce au président Alpha Condé. L’ANAFIC est une première dans notre pays et dans la sous-région », a-t-il rappelé.

A rappeler qu’au sortir de cette rencontre, une déclaration a été lue au nom des 58 maires de la région de Kankan, dans laquelle les élus locaux invitent le président Alpha Condé à proposer une nouvelle constitution à la Guinée avant la fin de cette année.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Kankan : les 58 maires de la région demandent une nouvelle constitution

11 mai 2019 à 19 07 52 05525

Les maires de la région administrative de Kankan, au nombre de 58, étaient réunis ce samedi, 11 mai 2019, dans les locaux du gouvernorat pour s’approprier du contenu de l’ANAFIC. A l’issue des travaux, les élus locaux ont publié une déclaration dans laquelle ils demandent au président de la République de proposer une nouvelle constitution à la Guinée. Ce qui permettrait au chef d’Etat guinéen de briguer un troisième mandat. C’est le maire de la commune urbaine de Kankan, Mory Kolofon Diakité, qui a lu cette déclaration devant les médias dont Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Mory Kolofon Diakité

« Nous, les 58 maires de la région administrative de Kankan, réunis ce jour 11 mai 2019 dans la salle de conférence du gouvernorat pour analyser la situation socio-politique et économique de la région, profitons de cette occasion pour remercier le gouvernement pour les efforts déployés dans le processus du développement local et de la décentralisation ; exprimons notre profonde gratitude et sincère remerciement à son excellence monsieur le président de la République pour voir mis à notre disposition, un outil innovent du financement local, premier du genre en Afrique qui est l’ANAFIC.

Nous maires, marquons notre reconnaissance à l’endroit de son excellence monsieur le président de la République pour le progrès acquis dans le changement en moins de 10 ans. En dépit de tous ces acquis, et compte tenu des inadéquations dans l’actuelle constitution, il est important pour nous maires de vous demander d’offrir une opportunité à la future génération à travers un cadre constitutionnel pouvant garantir la stabilité politique, sociale et la paix dans notre pays.

Pour ce faire, nous maires de la région administrative de Kankan, vous demandons solennellement, au nom de nos populations, de procéder légalement à la révision constitutionnelle d’ici décembre 2019 par un référendum ».

Le gouverneur de la région de Kankan, le général Mohamed Gharé, qui a présidé la rencontre, a dit prendre acte de la déclaration et annoncé que celle-ci parviendra à qui de droit.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Sinistre à Tonifra (Siguiri) : faute d’école, les élèves risquent de perdre l’année scolaire

11 mai 2019 à 12 12 49 05495

L’année scolaire est fortement menacée à Tonifra, un district situé à 25 km de la sous-préfecture de Doko et à 85 km de la ville de Siguiri. En effet, l’école primaire de cette localité a été complètement décoiffée par un vent violent en début de soirée du jeudi, 09 mai 2019. Aujourd’hui, les 115 élèves de ce district sont à la maison et ils risquent de ne plus retourner en classes cette année.

Cette situation inquiète le directeur de l’établissement scolaire, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Siguiri. Mohamed Mansaré tire la sonnette d’alarme. « Le jeudi soir, j’étais en classe avec les élèves de la 6ème année. Quand le vent a commencé à souffler, nous avons fui pour nous réfugier à la direction. Mais le vent était très fort, il a décoiffé le bâtiment de trois salles. Si rien n’est fait, nous resterons à la maison pour le reste de l’année scolaire », a-t-il laissé entendre.

Pour l’heure, seul le sous-préfet de Doko qui a effectué le déplacement pour aller constater les dégâts enregistrés à Tonifra. Aucune autre autorité ne s’est rendue encore sur place.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Doko (Siguiri) : 152 bâtiments ravagés par un vent violent à Tonifra

11 mai 2019 à 12 12 14 05145

On en sait un peu plus sur le bilan de la catastrophe qui a frappé le district de Tonifra, relevant de la sous-préfecture de Doko, dans la préfecture de Siguiri. Ce sont en tout 152 bâtiments qui ont été touchés par les dégâts causés par un vent violent. De nombreuses familles sont aujourd’hui sans abris dans cette localité, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Siguiri qui s’est rendu sur place.

Tristesse et désolation, ce sont les sentiments qui sont perceptibles actuellement à Tonifra, district situé à 25 km de la sous-préfecture de Doko et à 85 km de la ville de Siguiri. Au moins 60 familles ont perdu leurs maisons suite au passage d’un vent violent qui a soufflé dans la localité dans la soirée du jeudi, 09 mai 2019. En tout, 152 bâtiments ont été soit décoiffés ou alors démolis par ce sinistre.

Seydou Dansoko

« Les dégâts sont énormes : 152 bâtiments ont été ravagés. Nous ne pouvons même pas comptabiliser tout ce qu’on a perdu. Le vent a emporté beaucoup de choses en brousse. Les maisons écroulées sont tombées aussi sur beaucoup d’autres biens qui sont irrécupérables. Le poste de santé et l’école sont complètement endommagés. Au moins 60 familles sont aujourd’hui sans abris », explique Seydou Dansoko, le président de district de Tonifra.

Mamadi 1 Camara

Au poste de santé de la localité, seul le bâtiment sans toit est récupérable. Mamadi 1 Camara, le responsable de cette structure sanitaire appelle à l’intervention rapide des autorités. « J’étais avec un patient lorsque le vent a commencé, nous avons tout perdu : le bâtiment a été complètement décoiffé et nous avons perdu tous les médicaments. Nous lançons un SOS à l’endroit des autorités pour nous sauver », a exhorté le chef du poste de santé de Tonifra.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : accusé d’avoir trahi le FNDC, le fédéral de l’UFGD brise le silence (interview)

10 mai 2019 à 11 11 20 05205
Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan

L’agression des membres du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) à Kankan par des militants du RPG, le 30 avril dernier, est encore vivace dans les esprits. Accusé d’avoir trahi le FNDC ce jour-là en refusant de pendre part à la manifestation, Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG à Kankan, brise le silence. Dans un entretien accordé au correspondant de Guineematin.com baé à Kankan, hier, jeudi 09 mai 2019, monsieur Guilavogui a apporté des précisons sur les raisons de son absence à cette manifestation.

Décryptage !

Guineematin.com : nous avons remarqué l’absence notoire de l’UFDG dans la manifestation anti-3ème mandat du FNDC le mardi 30 avril à Kankan. Quelles en sont les raisons ?

Antoine Dogbo Guilavogui : j’ai présidé toutes les séances préparatoires de la manifestation anti-troisième mandat à Kankan. Il faut le reconnaitre, c’est moi qui ai dirigé tous les débats et je suis fier de ça. Pour cette manifestation, nous avons respecté à la base tout ce que la loi exige, à savoir écrire à la mairie et à la préfecture. En principe, c’est à la mairie qu’on devrait écrire. Mais, nous avons déposé dans les normes, parce qu’il s’agit de 72h, mais nous avons déposé bien avant cela. Alors, dans notre programme, on a voulu sensibiliser nos militants dans certains médias de la place. A la veille de notre sortie, le RPG est allé dire qu’ils ne sont pas d’accord, en l’occurrence les responsables : Mamby Camara, Taliby Dabo, Babou Chérif et Adama Keïta.

Guineematin.com : il se murmure partout que vous avez trahi les autres membres du front. Pourquoi ne vous-a-ton pas vu dans la manifestation ?

Antoine Dogbo Guilavogui : les responsables du RPG ont dit partout que moi, je suis en train de chanter que le Préfet de Kankan, Aziz Diop, n’est pas guinéen, que s’ils me voient, ils vont me tuer. Maintenant, à l’avance, les collègues ont dit que dans cette affaire, que je suis le plus recherché. Moi, j’ai dit non, cela n’est pas grave. Mais, quand les collègues te donnent des conseils, il faut respecter. C’est tout le front qui s’est réuni pour me dire qu’il n’y a pas de sécurité pour garantir ma vie. Donc, qu’ils préfèrent que je reste à la maison. Donc, je ne pouvais pas aller me livrer aux drogués, parce que Taliby Dabo est allé chercher les jeunes de la gare routière de Moussadjan pour les faire droguer et ils ont passé toute la nuit au carrefour Komarala loisir. Donc, on ne peut pas dire que l’UFDG n’a pas participé. Mais, pour sauvegarder la vie de Dogbo, c’est la raison pour laquelle que je n’y ai pas été.

Guineematin.com : vous estimez donc que vous étiez en danger de mort ?

Antoine Dogbo Guilavogui : c’était monnaie courante. Dans la manifestation, tout le monde disait où est Dogbo Guilavogui ? Les autres venaient en second plan, c’est moi seul qu’on recherchait. Vous pouvez demander aux autres collègues. Je n’ai pas une police, je n’ai pas de gendarme, les collègues me disent non, on ne peut pas sauvegarder ta vie. Nous sommes maintenant là, menacé, vous voulez que j’aille me livrer à des bandits, des drogués ? Sinon, j’étais prêt moi.

Guineematin.com : pour cette marche pacifique du 30 avril 2019, est ce que vous avez reçu l’autorisation des autorités administratives ?

Antoine Dogbo Guilavogui : nous avons eu l’autorisation. C’est quand les gens du RPG sont passés maintenant dans des medias pour dire qu’ils vont aussi sortir manifester, que le maire est passé nuitamment lui aussi dans le même media, pour dire qu’il n’y aura pas de marche, ni pour le RPG ni pour le front. Il y a du poids, deux mesures. Nous avons été autorisés. C’est les menaces de Taliby Dabo et de Mamby qui ont fait que le maire est parti à la radio, pour dire qu’il n’y a pas de manifestation, alors que c’est le front qui avait déposé une demande de manifestation et pire que ça, le maire dit qu’il avait déposé une demande de contremanifestation à notre niveau, mais c’est faux.

Guineematin.com : dans une interview qu’il a accordée récemment à notre organe, Taliby Dabo a dit qu’à la veille de cette manifestation que les militants de sa formation politique ont été attaqués et agressés par les membres du front. Que répondez-vous ?

Antoine Dogbo Guilavogui : il faut que Taliby arrête. Tous les régimes vont changer. Il faut qu’il sache que ça le rattraperait dans le temps. Il n’y avait que les responsables du RPG qui étaient regroupés devant le siège du PADES, comment on pouvait aller les attaquer en disant qu’ils étaient avec les loubars ? Ce n’est pas honorable pour lui. Un jour, le régime là va finir, Taliby Dabo va marcher et parler, personne ne l’écoutera. Quel est le papier qui a signifié à la mairie que le RPG devait sortir ce jour ? C’est eux qui sont venus pour attaquer, il faut qu’il soit objectif.

Guineematin.com : quelle a été votre réaction quand vous avez vu les images des autres membres du FNDC se faire malmener par les partisans du RPG ?

Antoine Dogbo Guilavogui : ça veut dire qu’Alpha Condé n’est pas venu pour faire la démocratie. Quand on empêche les uns de manifester, au même moment vous permettez aux autres de manifester, il y’a eu du deux poids, deux mesures. Quand on battait nos collègues, les gendarmes sont là. Quand c’est un peu grave, ils les extirpent dans les mains des RPGistes pour les envoyer à la gendarmerie, bien que les Nongo sont blessés, on dit non vous ne sortez plus ici. C’est grave.

Guineematin.com : que répondez-vous à Taliby Dabo qui dit que toute manifestation anti-troisième mandat est illégale et que le RPG fera tout pour empêcher ces manifestations ?

Antoine Dogbo Guilavogui : cela veut dire que c’est Taliby qui est le gouverneur, le préfet et tout. Quand il se tape la poitrine qu’il n’y aura aucune manifestation en Haute guinée, il est qui pour dire ça ? Il est soumis à l’autorité comme nous tous. Mais, il brave cette autorité. Cela veut dire qu’il n’y a ni Gouverneur, ni Préfet.

Guineematin.com : est-ce que dans les jours à venir le front va manifester encore à Kankan ?

Antoine Dogbo Guilavogui : d’abord, nous allons faire face à cette barbarie devant la loi. C’est notre première action. Nous allons porter plainte. S’il est vrai que la justice est indépendante, nous portons plainte.

Interview réalisée à Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Siguiri : 2 blessés et plus de 100 bâtiments ravagés à Doko

10 mai 2019 à 9 09 56 05565

Un vent violent a soufflé dans la soirée d’hier, jeudi 09 mai 2019, dans la sous-préfecture de Doko située à 60 km de la ville de Siguiri. Il a causé deux blessés et d’importants dégâts matériels, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri.

C’est aux environs de 18 heures que ce vent violent a soufflé dans la sous-préfecture de Doko avec une intensité particulière dans les districts de Tinko et de Tonifra. Deux personnes ont été blessées et plus de 100 bâtiments ont été ravagés dans ces deux localités, explique Djanko Dansoko, agent de la Croix-Rouge de Doko.

« Le vent soufflé dans toute la sous-préfecture, mais c’est deux districts qui ont été touchés par les dégâts. Il s’agit du district de Tinko où 13 bâtiments ont été ravagés dont l’école et la mosquée du district qui ont été complètement démolies. Une personne a été grièvement blessée dans cette localité et elle a été évacuée à Bamako pour des soins.

Dans le district de Tonifra également, 100 bâtiments ont été endommagés, parmi lesquels 20 sont complètement tombés. C’est notamment l’école et le poste de santé de la localité qui sont irrécupérables. Et là aussi, une personne a été blessée, mais cette dernière n’a pas été évacuée », a témoigné cet agent de la Croix-Rouge de Doko.

Nous y reviendrons !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : Fadima verse de l’acide sur Salimatou qu’elle accuse de sortir avec son mari

9 mai 2019 à 10 10 35 05355
Faux documents

Une femme mariée, du nom de Fadima Diakité, a versé de l’acide sulfurique sur une fille de 19 ans et sur un garçon de 12 ans dans la mine d’or de Boukaria, relevant de la sous-préfecture de Kintinian, dans la préfecture de Siguiri. Les faits se sont produits dans la soirée d’hier mercredi, 08 mai 2019. Les deux victimes ont été admises à l’hôpital de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon nos informations, Fadima Diakité soupçonne Salimatou Camara de sortir avec son mari. C’est qui explique cet acte qui a créé un dommage collatéral en blessant accidentellement un jeune de 12 ans, Fodé Kourouma, auquel l’acide n’était pas destiné.

Interrogée par notre reporter, Salimatou Camara est revenue sur sa mésaventure. « Il faisait chaud. Je suis venue prendre un peu d’air sous un hagard. J’ai demandé à Fodé Kourouma (la deuxième victime) de jouer avec moi au Ludo. Au moment où je jouais avec Fodé, une femme accompagnée par sa mère sont venues. Sa mère m’a indexée. La femme tenait une boite de jus remplie d’acide. Elle me l’a jeté dessus avant de fuir. Elle m’accuse de sortir avec son mari », a-t-elle expliqué.

La deuxième victime, Fodé Kourouma, âgé de 12 ans, dit avoir eu les bras brûlés par l’acide. « Je jouais avec Salimatou quand la dame est venue pour lui verser l’acide dessus. Une grande quantité d’acide est tombée sur mes bras ».

L’auteure de l’acte, Fadima Diakité, sa mère et son mari, ont été mis aux arrêts et sont détenus au commissariat central de Siguiri.

Au micro de notre reporter, Fadima Diakité a reconnu les faits et a justifié les raisons de son acte. « On m’a rapporté qu’elle sort avec mon mari. C’est ainsi que ma mère m’a dit de verser l’acide sur elle », a-t-elle avoué.

Les deux victimes sont en traitement à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Haute Guinée : la mine d’or de Kankan Coura ne fait plus recette, au grand dam des jeunes

8 mai 2019 à 22 10 47 05475

La mine d’or, découverte pour la première fois à Kankan au mois de septembre 2018, au quartier Kankan-Coura, dans la commune urbaine, avait suscité un grand engouement chez les jeunes. Mais aujourd’hui, cet engouement n’est plus de mise et la mine ne fait plus recette. C’est désormais le désespoir qui se lie sur les visages des rares citoyens qui s’y aventurent, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La découverte de cette mine d’or à Kankan Coura avait plongé la région dans un processus nouveau, attirant les jeunes de toutes les préfectures de la région. Aujourd’hui, le constat révèle que la zone a été désertée suite à sa fermeture. On n’y rencontre qu’une vingtaine de jeunes à la recherche désespérée de l’objet précieux.

La révélation de l’existence de l’or sur les lieux par les médias avait conduit à sa fermeture par les autorités. A Kankan Coura, les tombolomans (gendarmes de la mine) gardent en travers de la gorge ce « mauvais rôle » joué par les médias. « Nous, on ne veut pas la collaboration des medias dans cette mine. Tout Kankan le sait, tout ce qu’on est en train d’endurer ici aujourd’hui, c’est grâce aux hommes de medias. Ils nous sont diffamés. Donc, nous ne voulons pas voir les journalistes ici », a dit un d’entre eux.

Un autre renchéri en disant avoir beaucoup perdu suite à l’implication des médias et la fermeture de la mine pour quelques semaines. « Cela a été une grande crise pour les mineurs, parce que la mine a été fermée. Quand on la fermait, moi j’étais en train de gagner beaucoup d’or. Si les gens n’avaient pas peur de moi en ce moment, ils allaient venir creuser pour se faire beaucoup d’or ».

Notre reporter parviendra, non sans peine, à les convaincre du bien fondé de sa présence. « Actuellement, nous sommes là, seulement parce qu’on ne peut pas rester dans les cafés. Au début, ici était rempli de monde. Quand tu venais ici pour retrouver quelqu’un, c’était difficile. Même si tu l’appelais, il ne pouvait pas savoir que son téléphone sonne. Beaucoup de pauvres citoyens gagnaient leur quotidien ici. Les femmes ont abandonné leur commerce dans les marchés à l’époque pour venir vendre de quoi manger et elles gagnaient beaucoup d’argent en fin de journée. La manière dont vous êtes venus comme ça, si c’était à l’époque, on pouvait vous donner du gravier, peut-être que ça pourrait vous rapporter de l’argent », a laissé entendre un autre Tömböloma, sous anonymat.

Au niveau de la mine proprement dite, le constat est saisissant. Lounceny Doumbouya et deux de ses coéquipiers sont en action. Une personne se trouve dans un puits, elle remplie un seau de gravier, que Lounceny tire et vide avec un autre. « Nous sommes des jeunes, nous ne pouvons pas rester à la maison, tout ceux qui sont là ont du métier. Moi, je suis apprenti-chauffeur sur la nationale Conakry-Bamako, mais si tu vois que j’ai quitté là-bas pour venir ici, c’est parce que souvent notre voiture tombait en panne. Donc, si on venait expliquer cela à notre patron, il racontait beaucoup de choses sur nous. Mais ici, si je gagne, Dieu merci ; si je ne gagne pas aussi, Dieu merci, on ne dérange personne. Au début on gagnait beaucoup d’argent par jour, mais actuellement on se débrouille seulement », a dit Lounceny Doumbouya.

A quelques pas de là, Mamady Kourouma, originaire de Mandiana, est entrain de creuser un puits. Selon lui, il gagne 20.000 fg par jour en restant dans la mine, mais s’apprête à quitter les lieux. « Il n’y a plus d’or ici. Moi, je suis là seulement parce que je n’ai pas beaucoup de choses à faire. Venir ici vaut mieux que de s’asseoir de croiser les bras. Je gagne au moins 20.000 fg par jour en venant ici. Sous peu de temps, nous allons tous disparaître ici, parce que le propriétaire des lieux aura besoin de ses terres pour planter de l’anacarde. Avant la découverte de cette mine, moi j’étais à Mandiana. J’ai été appelé pour venir. Quand je quitterais ici, je retournerais à Mandiana », a-t-il fait savoir.

Selon les Tomboloma, des gens de mauvaise foi auraient ensorcelé la mine d’or pour ne pas qu’elle produise l’objet précieux, en y enterrant des objets maléfiques. Ce qui est sûr, c’est que cette mine d’or n’attire plus les jeunes comme à sa découverte. Le petit nombre que l’on rencontre sur les lieux promet de quitter dès le début de la saison pluvieuse.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 627 24 13 24

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Kankan : 55 mariages célébrés à la mairie à l’approche du Ramadan

7 mai 2019 à 13 01 48 05485
Madame Diallo Doussou Keïta, officier déléguée à l’Etat civil de Kankan

C’est devenu une coutume en Guinée. A l’approche du mois de Ramadan, la célébration de mariages augmente de façon exponentielle par rapport aux autres périodes de l’année. Et, cette année encore n’a fait exception à cette règle à Kankan. Pas moins de 55 mariages ont été célébrés par les services d’Etat civil de la mairie de cette ville pendant le mois qui a précédé le Ramadan, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« A un mois du mois saint de Ramadan, c’est-à-dire le mois d’avril, la commune a pu célébrer 55 mariages », souligne madame Diallo Doussou Keïta, officier déléguée à l’Etat civil de Kankan. Et, cette recrudescence des mariages ne vient pas sans quelques difficultés pour les officiers d’Eta civil. « On a rencontré certaines difficultés par rapport aux gens qui viennent accompagner les mariés, ils ne sont pas disciplinés et ils ne respectent personne », déplore cette dame.

C’est pourquoi, l’Etat civil compte prendre un certain nombre de dispositions pour éviter ce genre de problèmes dans le futur. « Finalement, on va instaurer les cartes de faire-part des mariages et nous allons demander aux mariés de donner ces cartes de faire-part aux personnes âgées. Les autres n’ont qu’à les attendre dehors. Prochainement, c’est ça que nous allons faire », annonce madame Diallo Doussou Keïta.

Il faut dire toutefois, que ce ne sont pas tous les mariages qui sont célébrés à la mairie. Certains couples célèbrent leur union dans les quartiers sans passer devant un officier d’Etat civil. A ces derniers, notre interlocutrice adresse une mise en garde : « nous demandons en tous cas aux gens de célébrer leurs mariages à l’Etat civil, sinon ils vont le regretter parce qu’ils en auront besoin. Cela trouvera qu’ils ne sont pas venus à la commune et ils ont voyagé. Or, on ne peut pas célébrer le mariage à l’insu du couple », a-t-elle dit.

A noter que le nombre de mariages célébrés cette année à l’approche du Ramadan est beaucoup moins par rapport à celui de l’an passé. L’année dernière, 70 mariages avaient été célébrés à la mairie à un mois du début du Ramadan, contre 55 cette année pour la même période.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Banankoro : Adama Sanoh accueilli triomphalement dans sa ville natale

6 mai 2019 à 15 03 35 05355

Le récent vainqueur du concours international de lecture du saint Coran au Koweït, Adama Sanoh, a été accueilli en héros dans la matinée de ce lundi, 6 mai 2019 à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Une très forte mobilisation a caractérisé cette réception dans une commune rurale où l’Islam est la principale religion, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

À l’instar de certaines villes, comme Conakry et Kissidougou, Banankoro a accueilli dans la ferveur Adama Sanoh, vainqueur du concours international de lecture du Coran. La réception de l’enfant de 11 ans a créé une grande euphorie dans la ville.

Banankoro était en effervescence avec de nombreux motards. C’est à 10 heures que le véhicule transportant Adama Sanoh est apparu, escorté par les autorités sous-préfectorales et communales, ainsi que les associations islamiques de la localité.

Devant cette forte mobilisation, le préfet de Banankoro a exprimé ses sentiments. Selon le commandant Fran Mara, « depuis que je suis venu comme autorité, il n’y a que des bonnes nouvelles pour Banankoro. La réception d’aujourd’hui en est un exemple. Le premier du monde est guinéen, mais particulièrement de Banankoro. C’est une bonne nouvelle, car il a pris ce trophée devant les arabes et devant 185 États comme candidats. La population de Banankoro doit être fière de ça. »

Même son cloche chez le grand imam de Banankoro, Elhadj Moussa Sanoh. « Je suis très content. Je vous remercie de cet accueil historique car, depuis que je suis imam, je n’ai jamais vu une telle mobilisation ici. Vous avez montré que la ville de Banankoro est une ville de l’Islam. Vous avez abandonné vos différentes activités pour vous unir pour une cause commune. Je vais vous dire, soyez unis, seule l’union pouvait faire une telle chose. Continuez sur cette lancée chère population ! Débarrassez-vous de la haine. Si quelqu’un a du bonheur ici, c’est pour tout Banankoro… »

Longuement ovationné, Adama Sanoh a pris le micro pour réciter quelques versets coraniques. Il a fini par s’effondrer en larmes.

Pour sa part, Elhadj Oumar Kouyaté, notable de Banankoro, a félicité tous ceux qui se sont mobilisés pour apporter un soutien moral et financier à l’heureux gagnant qui fait désormais la fierté de la Guinée. « Nous remercions la communauté Peule d’avoir donné 75 millions de francs guinéens au jeune et 3 billets pour la Oumra à la Mecque. Nous remercions aussi la première dame pour lui avoir prêté un véhicule de l’Etat. Ce jeune n’est pas n’importe qui en Guinée », a dit le sage.

Depuis Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Vers la fin du régime Alpha Condé : des RPGistes de Banko (Siguiri) démissionnent pour rejoindre l’UFR de Sidya Touré

6 mai 2019 à 14 02 01 05015

Des citoyens du district de Koumandjanbougou, relevant de la sous-préfecture de Banko, dans la préfecture de Siguiri, ont décidé de quitter le RPG pour grossir les rangs de l’Union des Forces Républicaines (UFR). L’annonce de cette arrivée massive de ces désormais anciens membres du parti au pouvoir a été faite avant-hier samedi, 04 mai 2019 à l’occasion de l’assemblée générale de l’UFR de Siguiri, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Il s’agit de femmes, de jeunes gens et de sages qui ont décidé de quitter le navire du RPG pour rejoindre l’UFR. Des citoyens qui justifient leur départ par les promesses non tenues par le régime du président Alpha Condé. C’est la coordination préfectorale de l’UFR de Siguiri qui a réussi ce retournement.

Daï Koulibaly

Selon Daï Koulibaly, porte-parole des sages de Koumandjanbougou, ce sont les fausses promesses du RPG qui sont à la base de cette rupture. « Nous avions cotisé pour ce parti, même les aveugles ont cotisé pour le RPG. Depuis qu’il est venu au pouvoir, on n’a rien vu, sauf des fausses promesses. La seule route débutée en 2009 traîne encore. Pendant les campagnes électorales, pour tromper les citoyens, ils envoient des travailleurs. Par après, ceux-ci quittent pour ne jamais revenir. Aujourd’hui, toute la population de Koumandjanbougou adhère au parti UFR dirigé par Sidya Touré. Nous ne voulons plus du RPG », a-t-il laissé entendre.

Sira Koulibaly

Même son de cloche chez la gent féminine. Pour Sira Koulibaly, présidente des femmes de Koumandjanbougou, « nous entendons dire à la radio, tous les jours, qu’Alpha Condé est venu au pouvoir pour les femmes. Si cela est vrai, il n’est pas venu pour les femmes de Koumandjanbougou. Nous vivons des cultures de nos jardins, mais on n’a pas de routes pour écouler nos récoltes. On n’a pas aussi d’eau. Désormais, nous ne voulons plus entendre parler du RPG. Toutes les femmes de Koumandjanbougou adhèrent maintenant à l’UFR ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : la journée de la presse célébrée autour de la consolidation de la paix

3 mai 2019 à 21 09 10 05105

A l’image des autres pays, la Guinée a célébré ce vendredi, 3 mai 2019, la journée mondiale de la liberté de la presse. Dans la capitale de la Haute Guinée, c’est sous le thème « Rôle des médias pour la consolidation de la paix à Kankan » que les professionnels des médias ont célébré cette journée. La cérémonie, initiée par l’Association des Journalistes de Kankan (AJK), s’est tenue dans la salle de lecture de la Bibliothèque américaine, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette cérémonie a réuni les autorités universitaires, le représentant de la Haute Autorité de la Communication et des journalistes venus de Siguiri. La cérémonie a démarré par la lecture d’une déclaration de l’AJK relative à l’agression de deux journalistes par des militants du RPG lors de l’agression des membres du Font National pour la Défense de la Constitution (FNDC) le mardi passé.

Dans la déclaration, lue par Amadou Oury Souaré, secrétaire général de l’AJK, les hommes de médias ont laissé entendre qu’une procédure judiciaire pourrait être engagée contre les auteurs de cette agression. « Nous mettons à profit cette journée dédiée aux journalistes et à la presse, pour non seulement dénoncer, mais aussi condamner avec la dernière énergie, les exactions que subissent les journalistes dans l’exercice de leur métier. Le dernier cas en date à Kankan est survenu il y a à peine 72h, au rondpoint Komarala Loisir, où des militants du RPG se sont délibérément attaqués à des journalistes partis couvrir la marche des opposants au projet de 3ème mandat. Ces journalistes ont été tabassés sans ménagement, leurs habits déchirés et leurs matériels de travail et téléphones confisqués. Et, le comble du mépris, c’est eux qui ont été arrêtés et déposés à la gendarmerie… D’ailleurs, nous sommes en train de nous concerter avec nos responsables syndicaux de Conakry pour le déclenchement d’une procédure judiciaire contre des individus à l’origine de ces brutalités contre nos confrères ».

La cérémonie a été mise à profit pour tenir une conférence axée sur la consolidation de la paix par les médias à Kankan. Selon le conférencier, Alpha Oumar Koïta de la radio Espace FM à Kankan, « nous avons démontré le rôle fondamental que doit jouer la presse dans le cadre de la consolidation de la paix dans nos différentes communautés. Nous devons être les premiers promoteurs de la paix, même si quelque part nous sommes là en train de dénoncer les tares, les couacs des gouvernants, mais il va de soi aussi que nous nous mettions à la tâche, au service de la paix dans notre pays ».

Présent à la conférence, Fodé Bangaly Fofana, correspondant de la télévision nationale (RTG) et représentant de la HAC à Kankan, a invité les patrons de medias à mieux traiter les journalistes. « Les responsables de radio doivent quand même se faire le devoir de donner les badges aux journalistes, même si la HAC n’a pas la possibilité, parce qu’il y a des critères qui sont définis pour bénéficier d’une carte de la HAC, il y a certains journalistes à Kankan qui ne remplissent pas ces critères ».

Les autorités à tous les niveaux et les patrons de medias ont brillé par leur absence à cette conférence. A noter qu’un match de gala entre la presse de Kankan et celle de Siguiri suivi d’une soirée récréative dans un night-club de la place, clôtureront cette 26ème édition de la journée de la liberté de la presse.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Taliby Dabo remet ça : « il n’y aura aucune manifestation anti 3ème mandat en Haute Guinée »

3 mai 2019 à 20 08 45 05455
Taliby Dabo, membre de la coordination régionale et directeur de campagne du RPG

Le mardi 30 avril 2019, des membres du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) ont été agressés à Kankan par des militants du RPG, le parti au pouvoir. La furie qui s’est abattue sur les opposants au 3ème mandat au siège du PADES (Parti des Démocrates pour l’Espoir) a fait plusieurs blessés, y compris des journalistes, et des arrestations.

Quelques jours après ces événements, Taliby Dabo, membre de la coordination régionale et directeur de campagne du RPG, a accordé une interview au correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture. Il a été question entre-autres, de ces échauffourées, de la suite à accorder aux futures manifestations des opposants à la révision constitutionnelle.

Guineematin : nous avons suivi le mardi des affrontements entre les membres du FNDC et des militants du RPG. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Taliby Dabo : c’était de la provocation de la part de ce front. D’abord, ça a commencé la veille, par ci et par là. Mais, le mardi, très tôt le matin, à 6h, ils se sont transportés au carrefour Komarala loisir, pour aller s’attaquer à certains de nos jeunes. Donc, c’est en répliquant que certains ont pensé que c’est de l’agression, non. Nous avons été plutôt agressés et nous avons voulu répondre à cette agression, et au lieu de ça, on va masquer cette provocation parce que, ça s’est déroulé très tôt le matin. On va masquer nos blessés et sur les réseaux sociaux et ailleurs on ne parle que des blessés au sein du front. Le maire n’a pas autorisé cette manifestation.

Guineematin : on apprend de sources sures que la veille, vous auriez tenu une réunion secrète avec vos militants, leur demandant de boycotter toute manifestation anti 3ème mandat à Kankan. Comment réagissez-vous ?

Taliby Dabo : c’est faux, ce n’est pas une réunion secrète, c’était une assemblée extraordinaire qui s’est déroulée au siège du parti. Certains journalistes y étaient. Donc, c’était public, parce que plusieurs médias ont diffusé les images.

Guineematin : à l’entame vous avez dit que c’était une réplique parce qu’à 6h du matin, certains de vos jeunes ont été attaqués par les membres du front, mais vous avez parlé aussi du regroupement des militants du RPG au carrefour Komarala loisir, est ce qu’il n y’a pas de contradiction entre vos propos ?

Taliby Dabo : Non, c’est vous qui parlez de contradiction, nous étions à Komarala jusqu’à 12h. Puis, on est venu un peu plus tôt, à 00h déjà nous étions sur place, on a pris du thé. C’est depuis ce moment qu’on n’a vu un véhicule de couleur grise dont on n’a pas retenu le numéro, qui est venu avec des tracts que nous avons pourchassé. Donc, il y a eu beaucoup de provocation avant ce petit matin. Maintenant, à 6h un groupe d’individus est venu s’attaquer à nous parce que le monde n’est pas sorti tôt. Donc, ils ont vu un groupe RPGiste au carrefour, ils sont venu s’attaquer à eu.

Guineematin : selon nos sources d’information, la contremanifestation aurait été financée à coup de plusieurs millions de nos francs, payés par certains membres influents du bureau politique national du RPG…

Taliby Dabo : vous avez vu un membre du BPN ici ? Moi, je suis surpris. C’est du mensonge, vous pensez qu’on a besoin de payer quelqu’un pour sortir ici ? Vous pensez qu’on peut payer les inconditionnels, les fous du RPG pour qu’ils sortent à Kankan ? Il faut les appeler seulement pour qu’ils s’y rendent, on n’a pas besoin de les payer, ce n’est pas possible. Je crois qu’ils (les membres du front, ndlr) sont en perte de vitesse, ils manquent d’argument.

Guineematin : on vous accuse en personne d’être celui qui aurait demandé aux jeunes du RPG de déchirer les affiches au siège du PADES et de s’en prendre physiquement aux membres du FNDC. Plusieurs personnes ont été passées à tabac, notamment Alpha Nongo, le Fédéral du PEDN, et même les journalistes n’ont pas été épargné, que répondez-vous ?

Taliby Dabo : c’est faux tout cela. Je dis, vous n’avez pas suivi, ce qui s’est passé à 6h, nous avons été provoqués et nous avons répliqué à cette provocation, nous avons eu des blessés dans nos rang, 12 au total, est ce que vous savez que nous avons déposé une plainte ? Nous avons des preuves irréfutables, vous serez appelé pour des informations.

Guineematin : ne pensez-vous pas qu’il est nécessaire aujourd’hui de laisser toutes les couches s’exprimer sur la révision de la Constitution dans n’importe quelle ville de la Guinée, même à Kankan la capitale du RPG ?

Taliby Dabo : s’il vous plait, le fait de manifester contre un troisième est illégal, on ne peut pas l’admettre. La loi prévoit que toute Constitution peut être modifiée.

Guineematin : ce n’est pas la même loi qui autorise les citoyens à manifester pacifiquement contre la médication de la même Constitution ?

Taliby Dabo : non. Mais, vous manifestez votre opposition dans les urnes. On vous demande de voter et vous votez.

Guineematin : pourtant, on voit les militants du RPG sur toute l’étendue du territoire, manifester leur soutien à une nouvelle Constitution. Ils ne sont pas inquiétés. Pourquoi n’attendent-ils pas les urnes ?

Taliby Dabo : nous, on était calme. C’est lorsque nous avons appris dans un média, les gens parler de leur sortie, dire du n’importe quoi… Ils seront empêchés dans toutes les huit préfectures de la Haute Guinée. Ça, je ne vous le cache pas. Dites ça partout, que c’est moi qui l’ai dit. S’ils sortent, on va les empêcher.

Guineematin : c’est les autorités administratives qui doivent interdire une manifestation ou le RPG arc-en-ciel ?

Taliby Dabo : les autorités n’ont rien à avoir dans ça. Toute manifestation est interdite sur l’étendue du territoire, il n’y aura aucune manifestation, parce que c’est illégal.

Guineematin : vous ne pensez pas que le RPG a mieux à faire que d’empêcher des manifestations anti-3ème mandat, je veux parler de ces affrontements entre des factions du RPG dans la région de Kankan, à Komodou, Tokounou et tout récemment à Koumana dans Kouroussa, où des cas de mort ont été enregistrés entre RPGistes ?

Taliby Dabo : ça, ce n’est pas ton problème, c’est une cuisine intérieure, laissez-nous gérer notre problème. Progressivement, nous sommes en train de régler tout. C’est bon, c’est une grande formation politique. SVP, dans la sous-préfecture de Koumban, il y avait un problème, mais c’est régler, c’est terminer. Dans la sous-préfecture de Bâté Nafadji, il y avait un problème, mais c’est regeler, c’est terminer, tout comme dans la sous-préfecture de Tinti-Oulén.

Guineematin : est-ce-que vous avez autre chose à ajouter ?

Taliby Dabo : j’insiste qu’il n’y aura pas de manifestation anti troisième mandat à Kankan mais aussi dans toute la région politique du RPG Arc-en-ciel, je vous les cite : Dabola, Faranah, Mandiana, Siguiri, Kérouané, Kankan, Dinguiraye et Kouroussa. Nous allons tout faire pour empêcher une manifestation anarchique, illégale, parce que ce n’est pas à l’ordre du jour, parce que la loi ne le prévoit pas. S’ils sont hommes, ils n’ont qu’à le tenter, ils ne le feront plus.

Interview réalisée depuis Kankan par Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

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Kouroussa : des membres du front anti 3ème mandat accusent le RPG d’agression

3 mai 2019 à 13 01 46 05465

La question du troisième mandat pour le président Alpha Condé continue de diviser les guinéens. Après les récentes scènes violences enregistrées à Kankan, c’est autour de la ville de Kouroussa d’être secoué. Selon nos informations, des partisans du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC) ont été agressés ce vendredi 03 mai 2019, dans la commune urbaine, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

L’appel à l’affrontement lancé par le président Alpha Condé à ses militants continue de faire tâche d’huile. Après Kankan, c’est la ville de Kouroussa qui a connu des soubresauts ce vendredi. Selon nos informations, des partisans du FND ont été pris à partie par des jeunes du RPG, le parti au pouvoir.

Joint au téléphone, Ibrahima Kalil Kéita, membre du FNDC et fédéral de l’UFDG, est revenu ce qui s’est passé. « Je suis en brousse comme ça (13h 08 mn). J’ai été agressé par des jeunes du RPG. On avait adressé une correspondance aux autorités, une lettre d’information dans le but de manifester contre le 3ème mandat aujourd’hui. Mais, les autorités n’ont pas accepté. Donc, au lieu d’aller faire notre manifestation sur un lieu public, on avait décidé de se retrouver dans un cadre privé. C’est en allant à cette rencontre que j’ai été agressé par des jeunes du RPG », a-t-il dit.

Parlant du bilan, Ibrahima Kalil Kéita a confié à notre reporter que sa voiture a été détruite lors de cette agression. « Ils ont cassé ma voiture et m’ont blessé avec un caillou au visage. Je ne sais pas où sont les autres membres du FNDC : PEDN, PADES… ».

A suivre !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Siguiri : 6 présumés trafiquants d’armes mis aux arrêts par la gendarmerie

3 mai 2019 à 13 01 05 05055

Six (6) présumés trafiquants d’armes de fabrication locale ont été mis aux arrêts par l’escadron n°19 de la gendarmerie de Siguiri dans la nuit d’hier à aujourd’hui, vendredi 03 mai 2019, dans la commune urbaine. Ils sont accusés de fabrication, de trafic d’armes et de vol à mains armées, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La préfecture de Siguiri connait une insécurité grandissante où des attaques à main armée, assassinats, viols et autres crimes sont souvent enregistrés. C’est dans le cadre de la lutte contre ces maux que les services de sécurité ont mis la main sur des présumés trafiquants d’armes de fabrication artisanale. Selon nos informations, c’est dans la nuit du jeudi au vendredi 3 mai 2019, que les gendarmes ont mis le grappin sur ces six individus.

Interrogé par notre reporter, le Commandant Pépé Séraphin Lamah est revenu sur les circonstances de leur arrestation. « Dans la nuit du 4 avril passé, des coups de feu ont retenti au quartier Aéroport Plateau. Nous sommes venus sur les lieux, ils ont réussi à s’enfuir. Nous avons mené des enquêtes. Un certain Alama a été arrêté à Norassoba. Il a dénoncé ses complices qui lui vendent des armes. Parmi eux, nous avons des personnes qui portent des tenues militaires pour opérer », a expliqué l’officier de gendarmerie.

L’un des présumés malfaiteurs, Alama Doumbouya, a reconnu avoir ouvert le feu dans la nuit du 04 avril 2019 au quartier Aéroport Plateau. Mais, soutient-il, c’était pour se défendre. « Je me suis disputé avec quelqu’un à propos d’une femme. Ce dernier voulait me frapper par sa voiture. J’avais une arme et j’ai tiré en l’air. J’ai une arme que j’ai achetée pour me défendre. Moi, je suis commerçant. Souvent, nous sommes victimes d’attaques à mains à armées. C’est pour cette raison que j’ai acheté une arme », a-t-il laissé entendre.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Un imam sanctionné à Banankoro : « on m’a dit que j’ai prêché en faveur du parti au pouvoir »

3 mai 2019 à 12 12 17 05175

Le deuxième imam de Banankoro vient d’être suspendu jusqu’à nouvel ordre. La décision lui a été annoncée par le responsable local de la ligue islamique. Selon le leader religieux, interrogé par Guineematin.com, il est accusé d’avoir pris position pour la société Guiter et la fédération du RPG Arc-en-ciel de Banankoro.

Cette sanction fait suite à un sermon qu’Elhadj Sékou Camara, le deuxième imam de la grande mosquée de Banankoro, a prononcé lors de la prière du vendredi dernier. Quelques jours après, le leader religieux a été convoqué par le responsable de ligue islamique sous-préfectorale qui aurait agi en collaboration avec le Patriarche de Fodéssiyaya (Banankoro).

Ces derniers lui ont signifié qu’il est suspendu jusqu’au retour du grand Patriarche de Banankoro qui se trouve actuellement à Conakry. Il lui est reproché d’avoir pris position pour la société Guiter S.A et la fédération RPG Arc-en-ciel de Banankoro, tous en conflit avec le Patriarche et ses partisans.

« Je ne sais pas qu’est-ce qui s’est passé. Moi, mon sermon, je l’ai enregistré intégralement. Je n’ai rien dit qui puisse conduire à une sanction. Mais, on m’a appelé pour me dire que j’ai prêché en faveur de la société Guiter et du parti au pouvoir alors que ce n’est pas le parti qui m’a nommé deuxième imam ni Kaba Guiter. On m’a dit d’attendre jusqu’au retour de notre doyen de Conakry et qu’en attendant, je ne dois plus faire de sermon dans la mosquée. Chose qui m’a vraiment étonné », a réagi l’imam.

A rappeler que le Patriarche de Banankoro et certains de ses partisans avaient été arrêtés suite à la récente attaque des installations de la société Guiter S.A dans la localité. Il a fallu des implications politiques pour les faire libérer avant l’ouverture du procès. Certains accusent les responsables locaux du parti au pouvoir d’avoir orchestré ces arrestations.

De Banankoro, Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

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Éboulement dans une mine d’or : des morts, des blessés et des portés disparus à Niankasso (Siguiri)

3 mai 2019 à 10 10 31 05315

Les éboulements dans les mines d’or continuent d’endeuiller des familles dans la préfecture de Siguiri. Deux personnes ont péri, deux autres ont été blessées dans une mine d’or appelée Farani, dans le district de Séouro, relevant de la sous-préfecture de Niankasso. Les faits, qui se sont produits le mercredi dernier, 1er mai 2019, ont également fait des portés disparus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Malgré les mises en garde, les sensibilisations et autres mesures de sécurité, les éboulements continuent malheureusement à coûter des vies dans les commune rurales relevant de la préfecture de Siguiri. Le dernier en date s’est produit dans le district de Séouro, à Niankasso.

Selon nos informations, deux personnes ont perdu la vie : Saran Adama Keïta et une autre personne non identifiée. Deux autres personnes ont été grièvement blessées. Des portés disparus ont été également enregistrés.

Joint au téléphone, Issa Savané, un témoin de la scène a raconté ce qui s’est passé. « L’éboulement s’est produit le mercredi aux environs de 18 heures. Deux jeunes étaient dans le trou au moment des faits. Il y avait aussi des jeunes qui étaient arrêtés sur les bordures du trou. Ceux-ci sont tombés dedans. Après la fouille, nous avons retrouvé quatre (4) personnes : deux corps sans vie et deux blessés », a expliqué Issa Savané.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Violente tornade à Faranah : des dégâts énormes à Doumbafè (Bagnan)

2 mai 2019 à 11 11 30 05305

Les calamités naturelles se multiplient en cette année 2019 dans la préfecture de Faranah. Après des pertes incalculables causées par des incendies dans plusieurs villages, les phénomènes météorologiques continuent à frapper de plein fouet certaines zones rurales. Le dernier cas en date a été enregistré au village de Doumbafè, un district situé à 16 kilomètres de la sous préfecture de Banian, où une violente tornade a entrainé des dégâts matériels importants, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits se sont produits dans la soirée du mardi, 30 avril 209, aux environs de 16 heures. Une tornade d’une grande violence, accompagnée de la foudre, a fait d’énormes dégâts matériels à Doumbafè. Selon nos informations, c’est au total six (6) maisons et dix (10) cases qui ont été décoiffées par les vents violents. Un arbre a été foudroyé à 500 mètres du marché. Sur place, trois (3) moutons et un taureau ont été tués, une brebis a été gravement blessée et a perdu l’usage de ses pattes, ajoute notre source.

Interrogé par le correspondant local de Guineematin.com, Issiaka Diawara, un habitant de ce village, a expliqué ce qui s’est passé. « Dans la soirée de ce mardi, nous étions restés au café et nous avons vu le ciel s’assombrir. Un vent violent soufflait et tout le monde était paniqué. Dix cases et six maisons ont été décoiffées. Certaines habitations se sont écroulées. La où nous étions, le vent a emporté les tôles et la charpente. Nous sommes restés dans la panique totale. Puis, la foudre est descendue, tuant trois moutons, un taureau et blessant une brebis. Aucune perte en vie humaine n’a quand même été enregistrée. Nous demandons aux autorités et aux personnes de bonne volonté de nous venir en aide », a lancé notre interlocuteur.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 660 27 27 07

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