Kankan : les sénégalais ont choisi Macky Sall, suivi d’Idrissa Seck ! Zéro pour les 3 autres

24 février 2019 à 21 09 44 02442

Comme partout ailleurs en Guinée, c’est le président sortant, Macky Salla, qui a remporté le scrutin de ce dimanche, 24 février 2019, à l’unique bureau de vote de Kankan, situé à l’école primaire Kabada, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Sur les 35 inscrits, ce sont seulement 19 électeurs qui ont effectué leur devoir civique. Le président sortant et candidat de la coalition Benno Bokk Yakaar, Macky Sall a majoritairement été préféré par les électeurs sénégalais de Kankan qui lui ont accordé 15 voix. L’ancien Premier ministre sénégalais a également du soutien à Kankan, qui l’ont fait savoir en lui accordant quatre voix. Mais, personne n’a voté pour les trois autres candidats.

Maïkor Diouf

Après la publication du résultat, le superviser du scrutin Maïkor Diouf s’est félicité du bon déroulement de l’élection à Kankan. « Nous avons organisé un bon scrutin au niveau de Kankan. Il s’est très bien passé et on a affiché le résultat qui donne 15 voix au candidat de l’APR, 4 à Idrissa Seck et 0 pour les autres ».

Adama Diallo

Heureux de ce résultat, monsieur Adama Diallo, délégué du mouvement du candidat Macky Sall, a appelé les sénégalais à l’acceptation des résultats. « Je suis vraiment satisfait ! Il y a des gens qui travaillent loin de Kankan et qui sont venus voter. Ce qui prouve que c’est notre travail de sensibilisation qui a payé. J’invite les sénégalais à être sereins parce qu’à après tout c’est le Sénégal qui gagne, on doit accepter les résultats des urnes ».

Aliou Thiam

Enfin, le délégué de l’ancien Premier ministre et candidat Idrissa Seck, qui a recueilli 4 voix, le vote s’est très bien déroulé à Kankan. « Je félicite Macky Sall puisqu’il a gagné dans ce bureau de vote. Depuis le matin, tout s’est bien passé, il n’y a pas eu de problème », a fait remarquer monsieur Aliou Thiam.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

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Kérouané : Mamady Saran promet les 50% des districts et quartiers aux femmes

23 février 2019 à 10 10 41 02412

En tournée dans les régions de la Guinée forestière et de la Haute Guinée, la délégation des femmes parlementaires de la Guinée (FOFPAG) a successivement rencontré hier, vendredi 22 février 2019, les autorités préfectorales et locales de Beyla et de Kérouané, rapporte le journaliste de Guineematin.com qui accompagne la mission.

Partout, les députées ont expliqué leur souhait de voir un plus grand nombre de femmes élevées à la tête des districts et quartiers mais également demander à ce que le peu de femmes élues conseillères communales soient portées au sein des Conseils régionaux.

Pour l’honorable Zalikatou Diallo, secrétaire générale du FOFPAG et cheffe de la délégation, la présence des femmes dans les instances de prise de décision, même au niveau local laisse à désirer. « Dans toutes les localités que nous avons visitées, de Faranah, juqu’ici à Kérouané, nous avons noté l’absence des femmes à la tête des districts et de quartiers. Pourtant, les femmes mobilisent, parfois 150, 200, 300 ou 500 personnes dans des organisations sociales. Ces femmes, peut-on dire qu’elles ne peuvent pas diriger un district ou un quartier ? Je ne le crois pas. Elles peuvent valablement le faire. Il suffit juste que les hommes acceptent de se conformer à la l’esprit de la Constitution guinéenne qui consacre l’égalité de chance entre les sexes en ses articles 1 et 8 », a expliqué l’honorable Zalikatou Diallo.

A Kérouané tout comme à Beyla, les autorités administratives, après avoir attentivement écouté le plaidoyer des honorables députées, ont promis de s’y mettre. « Nous avons entendu vos messages. Ils sont tombés dans de bonnes oreilles. Sachez que la promotion de la femme contribue également à l’équilibre de la famille ; donc, à celui du pays tout entier. Nous prenons l’engagement au nom du préfet, absent, de matérialiser cette volonté dans la composition des conseils de quartier et de district. Nous allons expliquer aux partis politiques, les principaux intéressés, l’importance pour eux d’œuvrer à la parité homme/femme à ces niveaux. En tout cas, à Kérouné, vous pouvez être sûres d’une chose, c’est que les femmes seront représentées à 50% à la tête des quartiers et districts comme les hommes », a promis Mamady Saran Condé, le secrétaire général des collectivités de Kérouané.

Faut-il souligner que dans les deux préfectures visitées, aucune femme n’a été élue maire, aucune n’est pour le moment présidente de district ou de quartier, comme dans les autres localités déjà traversées.

Aujourd’hui, samedi 23 février 2019, ce sera le tour du gouvernorat de Kankan de recevoir le FOFPAG et écouter les femmes leaders, porteuses du projet « implication des femmes en politique ». Un projet appuyé par le PNUD et financé par l’ONU femme à travers le gouvernement du Canada. L’objectif de cette tournée des femmes parlementaires est de convaincre les acteurs politiques et tous ceux qui sont impliqués dans le processus électoral de désigner le maximum de femmes conseillères au sein du Conseil régional et de porter plus des femmes à la tête des districts et quartiers du pays.

De Kankan, Abdallah Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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Siguiri : l’ancien ministre, Siaka Barry, empêché d’accéder à la ville

21 février 2019 à 19 07 35 02352

Après la création de son mouvement intitulé « Guinée Debout » , Siaka Barry, l’ancien des sports, de la culture et du patrimoine historique, a entamé une tournée en Haute Guinée. Après avoir séjourné à Kouroussa et Kankan, le président de Génération Debout était attendu ce jeudi, 21 février 2019, à Siguiri. Mais, un groupe de jeunes inconnus a empêché le cortège d’entrée en ville, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le président du parti Guinée Debout, le « camarade  » Siaka Barry, en tournée en Haute Guinée, fief du RPG ARC-EN-CIEL, et les jeunes de son parti ont eté empêchés d’entrer à Siguiri ce jeudi, 21 février 2019. Selon nos informations, c’est un groupe de jeunes non identifiés qui a érigé des barricades à Banfidan (la rentrée principale ).

Interrogé sur ce qui est arrivé, Siaka Barry a dit que « nous sommes en tournée au compte de notre parti, Génération Debout. Après Kouroussa, Kankan et Kérosène, où il n’y a pas eu de problèmes, on devait se rendre à Siguiri aujourd’hui pour expliquer aux jeunes pourquoi Génération Debout, pourquoi Siaka Barry a été choisi président. C’était le but de notre mission. Après avoir salué les sages à Djoumabana (un district situé sur la route ), nous sommes venus trouver des jeunes qui ont barricadé la route. Moi, je ne sais qui ils sont. Comme ils viennent de Siguiri, c’est les jeunes de Siguiri qui peuvent les identifier. Ils ont barricadé la route, jeté les cailloux, certains véhicules ont été endommagés et des motos volées »‘, accuse le bouillant homme politique.

Parlant du rôle des forces de l’ordre, Siaka Barry a dit que la CMIS (Compagnie Mobile d’intervention et de Sécurité) est venue s’interposer. « Mais c’est qui m’a beaucoup inquiété, c’est quand les agents de la CMIS m’ont dit de se retourner, qu’ils ne peuvent pas assurer notre sécurité. Or, ils assurent la sécurité des jeunes qui jettent les cailloux. Nous sommes un parti légal comme les autres parti. Je ne sais qui est dernière ces jeunes, mais je soupçonne qu’il soit l’œuvre de certains cadres. Moi je pensais qu’on avait dépassé ces choses dans le pays. Mais, nous allons nous battre pour l’instauration de la démocratie », a martelé l’ancien ministre.

A rappeler que c’est la deuxième fois qu’on chasse Siaka Barry de Siguiri depuis qu’il a décidé de rompre avec le RPG ARC-EN-CIEL. La dernière fois, c’était au stade Ibrahima Magassouba, lors la célébration de la fête d’indépendance en différé en 2017.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : à quand le procès de Mohamed Gharé, Aziz Diop et du sous-préfet de Bâté Nafadji ?

20 février 2019 à 11 11 19 02192

Les conflits domaniaux sont récurrents dans la région de Kankan et les protagonistes font souvent recours à la justice pour chercher à résoudre le différend. Quelques fois, les autorités administratives s’en mêlent et sont souvent accusées de parti pris. C’est dans ce cadre que le gouverneur et le préfet de Kankan ainsi que le sous-préfet de Bâté Nafadji sont poursuivis par deux citoyens dans un problème domanial rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Où en est-on dans le procès intenté contre le gouverneur et le préfet de Kankan ainsi que le sous-préfet de Bâté Nafadji ? Mohamed Gharé, Aziz Diop et Moussa Souaré, respectivement, sont visés par une plainte formulée par deux citoyens de Bâté Nafadji, en l’occurrence Billyma N’Faly Keita et Mamady Keita.

Les trois responsables administratifs avaient été cités à comparaître au tribunal de première instance de Kankan pour réponde des faits d’atteinte à la liberté individuelle et entrave aux mesures d’assistance, lors d’un conflit domanial qui a opposé des citoyens des districts de Salimoussaya et de Madina, dans la sous-préfecture de Bâté Nafadji.

Mais, les trois prévenus avaient brillé par leur absence les 02 et 23 juillet 2018 au tribunal de première instance de Kankan. Le dossier avait été renvoyé.

Lors de sa prise de fonction, le vendredi 7 septembre 2018, le nouveau procureur du tribunal de première instance de Kankan, Aly Touré, avait promis de faire juger ce dossier.

Mais, le mardi 30 octobre 2018 lors de l’audience, le tribunal a constaté que la citation concernant ce dossier a été mal servie aux. Par conséquent, il a déclaré nulle la dite citation.

Interrogé à ce sujet, le procureur Aly Touré a fait une mise au point. « Quand je suis venu lorsqu’on s’est installé, j’ai fait programmer ce dossier pour le jugement. Parce que, que je vous rappelle que c’est une action qui a été initiée par les victimes. Notre loi permet à certaines victimes d’infractions, de contourner même le procureur de la République et de saisir directement le tribunal pour voir leurs affaires examinées, sous réserve de certaines conditions. Et, ils ont respecté ces conditions, l’affaire a été portée devant le tribunal et l’avocate était présente en personne. En tant que représentant du ministère public, c’est moi qui ai assuré le procureur de la République. A l’audience, nous avons remarqué dans ce dossier que l’huissier qui a travaillé, qui a signifié les actes de procédure avait très mal travaillé. La forme dans laquelle les actes ont été servis était vicieuse. En droit, la forme commande le fond, si la forme est vicieuse, on n’examine pas le fond. La loi dit que l’huissier doit servir les actes de procédure à la personne même de celui qui est concerné. Mais dans cette affaire, je dis clairement ce qui s’est passé, l’huissier a servi les actes aux secrétariats des différentes personnes. Ce qui n’est pas normal. Si vous voulez écrire au gouverneur et au préfet vous l’envoyez dans leurs secrétariats. Mais, si c’est une affaire qui concerne sa propre personne, pas l’administration, il faut toucher sa propre personne, il ne faut pas aller vers son secrétariat », a expliqué Aly Touré, lors de son passage dans l’émission A l’horizon des actualités sur la radio Horizon FM de Kankan.

Selon lui, si la forme du dossier est rectifiée, rien n’empêchera le tribunal de revenir sur le jugement de ce dossier et faire comparaître les trois administrateurs territoriaux.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Lancinet Keïta, fédéral de l’UFDG à Siguiri : « ceux qui disent que l’UFDG est un parti ethnique… »

20 février 2019 à 11 11 07 02072

La récente sortie de Cheick Oumar Magassouba, secrétaire fédéral de l’UFDG à Siguiri, qui a annoncé sa démission, secoue la formation politique dans la préfecture. Les autres responsables locaux du principal parti d’opposition du pays ont réagi à cette sortie au cours de leur assemblée générale hebdomadaire, tenue hier, mardi 19 février 2019, dans le quartier Siguirikoura 2. Ils ont dénoncé une tentative de déstabilisation et appelé leurs militants à ne pas se laisser distraire, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Après une dizaine d’années passées comme secrétaire fédéral de l’UFDG à Siguiri, Cheick Oumar Magassouba a annoncé sa démission. Il justifie son départ par le fait que le parti dirigé par Cellou Dalein Diallo, le chef de file de l’opposition guinéenne, est un parti ethnique. Une sortie qui n’a pas laissé indifférents les autres responsables de l’UFDG dans la préfecture. Lancinet Keïta, le secrétaire fédéral par intérim du parti, parle d’une tentative de démobilisation.

« Restons mobilisés pour la victoire en 2020. Pour nous démobiliser, les détracteurs qualifient notre parti comme un parti des peulhs. L’UFDG n’est pas un parti ethnique, c’est un parti national qui rassemble tous les Guinéens sans distinction. Ceux qui disent que l’UFDG est un parti ethnique, qu’ils apportent leur preuve. Leur objectif, c’est de nous démobiliser mais ils se trompent », a-t-il déclaré devant les militants et sympathisants de l’UFDG, qui ont pris part à l’assemblée générale du parti du mardi, 19 février 2019.

Et pour démentir leurs « détracteurs », les responsables de l’UFDG à Siguiri ont présenté une vingtaine de jeunes qui auraient quitté le RPG Arc-en-ciel pour rejoindre l’UFDG. « Nous connaissons maintenant la vérité. Nous avons compris que le bonheur de ce pays est dans les mains de Cellou Dalein Diallo. C’est pourquoi, nous sommes venus adhérer à ce grand parti aujourd’hui. Nous étions tous dans le RPG Arc-en-ciel, aujourd’hui nous avons décidé de rejoindre l’UFDG », a dit Ousmane Condé, le porte-parole des jeunes adhérents.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Manque de cartes d’identité à Kankan : « que personne ne se laisse tromper par un agent »

19 février 2019 à 15 03 56 02562

Malgré la forte demande, il est devenu quasiment impossible pour le commissariat central de police de Kankan de confectionner les cartes d’identités nationale pour les citoyens. Des difficultés qui s’expliquent par un problème que connait en ce moment le fournisseur officiel, Sabari Technologie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Depuis le début du dépôt des candidatures au compte du prochain recrutement au sein de l’armée guinéenne, on a noté une forte demande en carte nationale d’identité à Kankan, notamment de la part des jeunes. Cette demande accrue crée une crise qui pousse les autorités à réagir.

commissaire Abdoulaye Sanoh

Selon les autorités du commissariat central de police de Kankan, la crise est liée à un problème qui sévit du côté du fournisseur officiel, Sabari Technologie. A en croire le commissaire Abdoulaye Sanoh,
commissaire central de police de Kankan, c’est le partenaire technique qui peine à fournir les pièces. « C’est Sabari Technologie qui est chargé d’aller prendre les cartes, les envoyer pour que le commissaire central les gère. Donc, pour le moment, ils ne sont pas venus. Quand ils seront là, le nombre de cartes d’identité qui sera disponible, ils vont me rendre compte. Mais, c’est une société qui est chargée d’aller chercher les cartes et les déposer », expliqué l’officier de police.

Durant cette période de pénurie de cartes d’identité nationale, il n’est pas rare de voir certains agents de la police arnaquer les citoyens avec de fausses promesses. Conscient de cet état de fait, le commissaire Sanoh Abdoulaye invite les citoyens à ne pas tomber dans ce piège. « Le conseil que je donne à toute la population de Kankan, c’est que pour le moment, il n’y a pas de cartes d’identité, que personne ne se laisse tromper par un agent pour dire qu’on peut avoir de la carte d’identité, tant dis qu’il n’y en a pas. Le jour que les cartes d’identité seront disponibles, cela fera l’objet d’un communiqué et avec le montant que chaque citoyen doit payer », a précisé le commissaire central de police de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Tentative d’assassinat d’un taxi-motard à Kankan : 30 ans de réclusion requis contre l’accusé

18 février 2019 à 19 07 35 02352

Ouvert la semaine dernière, le procès de Mory Camara alias « six », accusé d’avoir attenté à la vie d’un taxi-motard en novembre dernier, s’est poursuivi ce lundi, 18 février 2019, devant le tribunal criminel de Kankan. Cette deuxième audience a été marquée par la comparution de la victime de la tentative d’assassinat, entendu comme témoin, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

A l’ouverture de son procès la semaine dernière, Mory Camara avait nié les accusations de tentative d’assassinat, vol à mains armées et détention illégale d’arme qui pèsent contre lui. Et la défense avait sollicité et obtenu le renvoi du procès à ce lundi, 28 février 2019 pour la comparution de la victime.

C’est ainsi que le taxi-motard, Djoumè Doumbouya, a comparu devant le tribunal criminel de Kankan pour donner sa part de vérité dans cette tentative d’assassinat dont il a été victime. Il a expliqué que c’est dans la nuit du 15 novembre 2018 que Mohamed Camara et Mory Camara alias « six » l’ont déplacé aux environs de minuit pour le quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan.

Arrivés dans ce quartier, ils ont sorti un couteau pour s’en prendre à lui. Une chaude bagarre l’a opposé à Mohamed Camara qu’il a réussi finalement à tuer, après avoir retiré le couteau que possédait ce dernier. De son côté, Mory Camara, lui, s’était occupé de la moto qu’il a prise pour s’enfuir. Il a été arrêté le lendemain et conduit à la gendarmerie.

Après le témoignage de la victime et les débats qui ont suivi, le tribunal a ouvert la phase des réquisitions et plaidoiries. Le ministère public a requis à 30 ans de réclusion criminelle dont 25 ans assortis de sursis contre Mory Camara, pour tentative d’assassinat, vol en mains armées et détention illégale d’arme blanche, ainsi que la confiscation de ses biens, notamment son compte bancaire au profit du trésor public.

De son côté, la défense dans sa plaidoirie, a sollicité, si son client doit être condamné, qu’il soit retenu contre lui, la tentative de vol de la moto et qu’il soit condamné à une peine raisonnable, en tenant compte de sa naïveté pour avoir accepté d’accompagner son défunt ami, Mohamed Camara, la nuit et sans connaître les intentions de ce dernier.

Pour sa part, l’accusé Mory Camara alias « six », a imploré la clémence du tribunal et demandé pardon au taxi-motard, Djoumè Doumbouya. C’est ainsi que le tribunal a renvoyé le dossier au 04 mars 2019 pour rendre son verdict.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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Décès d’un jeune pourchassé par des gendarmes : la réaction de la mairie de Faranah

18 février 2019 à 19 07 05 02052

Hamadou Cissé, élève en 1ère année Plomberie au CFP de Faranah, a rejoint sa dernière demeure le weekend dernier. Le jeune a été inhumé dans un contexte de tension entre les jeunes de la ville et la gendarmerie accusée d’être responsable de sa mort. C’est pourquoi, les autorités communales de Faranah ont mis l’occasion pour rassurer les citoyens que justice sera rendue dans cette affaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

De nombreuses personnes se sont mobilisées pour accompagner Hamadou Cissé à sa dernière demeure. Le jeune homme a été inhumé dans une atmosphère de vive émotion et de tension. C’est pourquoi, les autorités communales ont profité de l’occasion pour rassurer les uns et les autres, appelant au calme.

Ibrahima Traoré

« Restez derrière la commune, la justice fera son travail. On a déjà déposé une plainte au niveau du procureur de la République de Faranah, et ce dernier nous a rassurés qu’il va poursuivre l’affaire et que tous les auteurs et commanditaires seront traduits devant la loi. Il nous a affirmé son engagement dans ce sens : que ça soit de prêt ou de loin, un corps habillé ou un civil, tous ceux qui sont impliqués dedans seront recherchés et traduits devant la justice pour répondre de leur acte. Cet acte s’est passé en l’absence du gouverneur, du préfet et du maire qui sont tous à Conakry mais nous, nous sommes là, on représente les autorités et nous sommes engagés à poursuivre cette affaire pour que justice soit rendue (…) Donc, la justice fera son travail, il faut que la population se donne la main pour avoir une vision de développement. Le maire est venu juste pour se lancer dans un développement purement local, pour le bien-être de la population. Donc, si un tel acte se produit, on doit passer par l’apaisement pour que justice soit faite pour le bonheur de toute la population de Faranah », a lancé Ibrahima Traoré, 1er vice maire de Faranah.

A rappeler que Hamadou Cissé est décédé le vendredi, 15 février 2019, dans le fleuve Niger alors qu’il était pourchassé par des gendarmes, qui disaient traquer des fumeurs de drogue au bord de ce fleuve. Pour échapper aux agents de sécurité, il a tenté de traverser le fleuve, mais s’est finalement noyé et a trouvé la mort. Ses amis ont recueilli son corps pour aller le déposer dans les locaux de la mairie avant d’aller s’affronter avec les gendarmes. Il avait fallu l’intervention des autorités communales pour calmer la situation.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

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Affrontements entre RPGistes à Norassoba : l’ex maire mis aux arrêts

18 février 2019 à 9 09 51 02512

Des têtes commencent à tomber suite aux violences enregistrées ces derniers jours à Norassoba, dans la préfecture de Siguiri. Kanimandjan Doumbouya, l’ex maire de la localité, a été arrêté par les services de sécurité. Il est accusé d’être à l’origine des affrontements entre deux camps rivaux du RPG Arc-en-ciel qui ont suivi l’élection de l’exécutif de la mairie de cette commune rurale, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Le RPG Arc-en-ciel a remporté la mairie de la commune rurale de Norassoba, mais le maire élu est loin de faire l’unanimité dans les rangs du parti au pouvoir. Des partisans de Kanimandjan Doumbouya, l’ex maire de la localité, élu sur la liste du RPG Arc-en-ciel et qui était candidat à sa succession, conteste l’élection de Karifa Karin Doumbouya à la tête de la mairie.

La semaine dernière, ses partisans sont sortis protester dans la rue, et des affrontements les ont opposés aux partisans du nouveau maire. Ces affrontements ont fait au moins quatre blessés et quelques dégâts matériels. Suite à ces affrontements, le préfet par intérim de Siguiri a ordonné l’arrestation de Kanimandjan Doumbouya qu’il accuse d’être l’instigateur de ces violences.

« J’ai ordonné qu’il soit arrêté et entendu sur procès-verbal, il est le seul instigateur des violences à Norassoba. Il a échoué aux élections, il n’arrive pas à consommer sa défaite. Pour l’aider, on lui proposer le poste de sous-préfet, il refuse, tout ce qu’il demande c’est être maire. Déjà, nous avons enregistré 4 blessés et une case incendiée », a confié à Guineematin.com, Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités et préfet par intérim de Siguiri.

Kanimandjan Doumbouya a été conduit à la gendarmerie de Siguiri où il est actuellement détenu. Le préfet souligne que l’enquête se poursuit et que d’autres personnes, au nombre d’une quinzaine, sont également visées dans cette affaire.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un diplômé sans emploi tué dans une mine d’or à Kinièbakoura

18 février 2019 à 9 09 36 02362

Un jeune diplômé en Linguistique de l’université de Kankan, répondant au nom de Bérété Iya, a été froidement assassiné par des inconnus dans la soirée d’hier dimanche, 17 février 2019. Les faits se sont produits aux environs de 17 heures dans une mine d’or du district de Tonguioulen, relevant de la sous-préfecture de Kinièbakoura, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’insécurité continue de sévir dans les mines d’or de Siguiri. C’est un jeune diplômé sans emploi, âgé de 29 ans, qui en a malheureusement fait les frais à Tonguioulen, dans la sous-préfecture de Kinièbakoura. Selon nos informations, la machine détectrice d’or que la victime détenait a été emportée par les inconnus.

Interrogé sur la question, le commandant Samoura de la Compagnie Mobile d’Intervention et de Sécurité (CMIS) a dit ce qui s’est passé. « C’était aux environs de 17 heures. Un jeune conducteur de mototaxi est venu nous informer que les bandits ont tiré sur un jeune homme. J’ai informé mes chefs hiérarchiques qui m’ont ordonné de me rendre sur les lieux. Nous sommes venus le trouver dans le sang avec sa moto et son sac. Mais, sa machine détectrice d’or n’y était pas. Nous l’avons déposé à l’hôpital », a expliqué l’officier de police.

Pour sa part, Dr Balla major Keïta, chef service d’urgence de l’hôpital, a dit ce qu’il a fait. « J’ai trouvé un corps sans vie. J’ai prie ses filiations et nous avons déposé le corps à morgue ».

C’est la deuxième victime en l’espace d’une semaine à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un réseau de trafiquants de faux or démantelé par les orpailleurs

16 février 2019 à 10 10 49 02492

Le bureau des orpailleurs de Siguiri a démantelé un réseau de trafiquants de faux or, hier, vendredi 15 février 2019. Les présumés faussaires avaient dissimulé une importante quantité d’argent dans 100 grammes d’or pour revendre au marché, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’or incriminé était déjà vendu par les présumés malfaiteurs à Siguiri à un jeune orpailleur. Mais, après avoir effectué une vérification technique à Conakry, le jeune s’est aperçu de la supercherie alors qu’il s’apprêtait à revendre le faux or. Aussitôt, il alerté le bureau des orpailleurs de Siguiri.

Selon Sanké Camara, du bureau des orpailleurs, « le lundi passé, un orpailleur m’a contacté de Conakry, en me disant qu’il a acheté de l’or à Siguiri. Quand il est parti pour revendre l’or à Conakry, ils ont retrouvé du fer dans l’or acheté à Siguiri. Nous avons mené des enquêtes pour mettre hors d’état de nuire les présumés auteurs des faits ».

Interrogé par notre reporter, Mansa Condé, le chef de la bande de faussaires, a reconnu les faits. « C’est moi qui ai pris l’or, j’ai donné à mon bijoutier. Je lui ai dit de mettre l’argent blanc dedans. Il a agi sous mon ordre. Après, j’ai donné à mon petit pour revendre. C’est la quatrième fois que je le fais », a-t-il avoué.

Un des complices de Mansa Condé a expliqué ce qui s’est passé. Selon Sanassy Ballo, « je suis bijoutier, il m’a donné un travail, il m’a demandé de mélanger avec de l’argent blanc et je l’ai fait ».

Mansa Condé et Sanassy Ballo, les deux présumés faussaires, ont été conduits à la gendarmerie pour la suite des enquêtes.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un nouvel affrontement entre RPGistes fait deux blessés à Norassoba

16 février 2019 à 10 10 20 02202

Un nouvel affrontement a éclaté hier, vendredi 15 février 2019, entre les deux camps rivaux du RPG Arc-en-ciel, opposés autour du contrôle de la mairie de Norassoba. Au moins deux personnes ont été blessées, a appris Guineematin.com, à travers son correspondant basé à Siguiri.

Karifa Karin Doumbouya a été officiellement installé comme maire de la commune rurale de Norassoba, située à 85 kilomètres de la ville de Siguiri. Mais, les problèmes autour de cette mairie ne sont pas finis. Ce vendredi, 15 février 2019, quelques jours après la mise en place de l’exécutif communal, des partisans de l’ancien maire, Kanimandjan Doumbouya, sont sortis manifester contre lui.

« Dans l’après-midi du vendredi, 15 février 2019, un groupe de jeunes que étaient munis de couteaux, de machettes et autres armes blanches, sont descendus dans la rue pour protester contre l’élection de monsieur Karifa Karin Doumbouya à la tête de la mairie de Norassoba. Ils ont érigé des barricades et brûlé des pneus sur la route », témoigne Alpha Kabinet Doumbouya, premier vice maire.

Cette manifestation a irrité les partisans du nouveau maire, qui sont sortis répliquer. C’est ainsi que les deux camps (manifestants et contre manifestants) se sont affrontés, faisant au moins deux blessés. Ces derniers ont été admis à l’hôpital préfectoral de Siguiri pour des soins.

A noter que ce nouvel affrontement intervient deux jours après un autre survenu mercredi dernier entre les partisans de l’ancien et du nouveau maire de Norassoba. Ces affrontements surviennent à un moment où le maire Karifa Karin Doumbouya est en convalescence après avoir subi une intervention chirurgicale.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Faranah : affrontement entre des élèves du CFP et des gendarmes après la mort d’un jeune

15 février 2019 à 17 05 07 02072

La mort d’un élève du CFP de Faranah a provoqué une vive tension ce vendredi, 15 février 2019 dans la ville. Peu après le décès du jeune, des affrontements ont éclaté entre ses amis et les gendarmes, accusés d’être responsables de sa mort, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

La ville de Faranah était en ébullition ce vendredi. A l’origine, la mort de Hamadou Cissé, élève au CFP/F (Centre de Formation Professionnelle de Faranah). La victime a quitté la classé à 10 heures du matin pour aller s’asseoir au bord du fleuve Niger avec un de ses amis. C’est là qu’un groupe de gendarmes, parti traquer des fumeurs de drogue, est venu les trouver.

Par peur d’être arrêtés par les forces de l’ordre, les deux jeunes ont décidé de traverser le fleuve pour atteindre l’autre rive et se sauver. L’un d’entre eux a réussi à traverser, mais Hamadou Cissé, lui, s’est noyé. Le jeune homme y a laissé la vie. Aussitôt informés, ses amis (les élèves du CFP de Faranah) sont allés recueillir le corps pour le déposer à la mairie.

En rentrant, sous la colère, ils se sont rencontrés avec les gendarmes, ceux-là même qui sont accusés d’être responsables de la mort de Hamadou Cissé. Aussitôt, des échauffourées ont éclaté entre les deux camps. Ils se sont affrontés pendant plusieurs minutes à l’aide de cailloux et de gaz lacrymogènes. Il a fallu l’intervention des autorités communales pour ramener le calme dans la ville.

La mairie a envoyé le corps à la morgue de l’hôpital régional de Faranah et a promis l’ouverture d’une enquête sur les circonstances de sa mort.

Selon nos informations, c’est la troisième fois qu’une personne meurt dans le fleuve Niger et dans circonstances similaires à celles de la mort de Hamadou Cissé. Cette fois, les amis de la victime exigent des sanctions contre la gendarmerie mobile N°13 de Faranah, accusée d’être à l’origine de toutes ces pertes en vies humaines.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

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Justice : 6 dossiers criminels avec 129 accusés attendus au TPI de Faranah (Procureur)

15 février 2019 à 15 03 41 02412

Dans quelques jours, les audiences criminelles vont s’ouvrir au Tribunal de Première Instance de Faranah. Selon le procureur de la République près ledit tribunal, les préparatifs vont bon train. Au moins six (6) dossiers criminels, avec 129 accusés seront jugés, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans un entretien accordé à notre reporter, le procureur Mamoudou Lébéré Baldé a fait savoir que les audiences criminelles vont s’ouvrir très prochainement. « On compte certainement procéder au lancement officiel de ces audiences criminelles le 27 février 2019 si tout va bien. Actuellement, au niveau du tribunal de première instance de Faranah, il y a certains dossiers qui sont en état d’être jugés. D’autres, par contre, sont au cabinet d’instruction pour le règlement définitif. Pour le moment, on n’a que six (6) dossiers inscrits au rôle, avec 129 accusés, dont la plupart est en fuite ».

Parlant des dossiers devant être jugés, le procureur est allé dans les détails : « nous avons un premier dossier dont les infractions sont l’incendie volontaire, l’assassinat, les coups et blessures volontaires, destruction d’édifices ainsi de suite. Donc, c’est le dossier de Kalinko (Dinguiraye) que nous comptons programmer à partir du 27 février 2019. Ensuite, nous avons deux (2) dossiers de viol. Le viol, c’est une infraction purement criminelle. C’est pourquoi les dossiers également ont été enrôlés pour toujours la même audience. Ensuite, il y a les coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. Donc, c’est pour vous dire que tous les dossiers qui sont là sont des infractions criminelles ».

A la question de savoir les raisons du retard dans le démarrage des audiences criminelles, Mamoudou Lébéré Baldé a laissé entendre que « c’est dû fait qu’en la matière, non seulement il faut ouvrir une information, mais aussi et surtout il faut que les inculpés ou bien les accusés qui sont là soient assistés d’un avocat. Donc, c’est ce qui avait retardé un peu. Heureusement, on a pu coordonner avec les avocats des deux parties pour pouvoir procéder au lancement officiel à partir du 27 février ».

Pour ce qui est des difficultés rencontrées, le procureur a cité entre-autres : « la première difficulté, c’est du fait qu’on n’ait pas un local pour abriter certainement ces audiences. Vous savez, depuis 2009, on a détruit le tribunal qui est là dans l’intention de reconstruire un autre. Malheureusement, depuis lors, jusqu’à présent, ça n’a pas été reconstruit. Là où nous sommes actuellement, on est au niveau de la villa de feu Ahmed Sékou Touré. La salle qui leur servait de salle de réunion, c’est celle-ci qu’on a érigé en salle d’audience. Donc, les difficultés que nous avons, c’est du fait qu’il n’y a pas un local. Et, vous savez, le tribunal également n’a pas un crédit de fonctionnement pour pouvoir effectivement faire correctement le travail. Mais, on va essayer de voir, même si il faut délocaliser le jour du lancement officiel pour que ça ait lieu au niveau de la maison des jeunes. Mais, le reste des audiences sera au niveau du tribunal ici ».

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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Tribunal de Kankan : trois ans de prison requis contre une « voleuse » de bébé

14 février 2019 à 19 07 42 02422

Depuis l’ouverture officielle des audiences criminelles, les dossiers continuent d’être appelés au Tribunal de Première Instance de Kankan. Pour la journée de ce jeudi 14 février 2019, c’est un dossier d’enlèvement d’un enfant qui était inscrit au rôle. Le procureur a requis trois (3) ans de prison contre Nansira Kouyaté, accusée dudit enlèvement, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les faits remontent au 04 juin 2017. L’accusée Nansira Kouyaté, âgée de 19 ans aujourd’hui, a fondu en larmes tout en reconnaissant les faits. A l’époque, elle avait enlevé un bébé de deux mois, confié à elle par la mère.

Sur la question de la juger ou pas, puisqu’elle était mineure au moment des faits, le ministère public dira qu’elle était mariée, donc consciente de ce qu’elle faisait. La défense ne s’y est pas non plus opposée.

Interrogé sur les raisons qui l’ont poussé à agir ainsi, Nansira Kouyaté dira que c’est son mari qui l’avait menacé de divorce si elle ne faisait pas d’enfant.

A la question de savoir comment elle a enlevé l’enfant, Nansira Kouyaté a expliqué : « sa mère et moi, on se connaissait. Elle m’a confié son enfant de le ramener à la maison. J’en ai profité pour prendre la direction de Siguiri. Arrivée là, je suis allée dire à mon mari que j’ai eu un enfant. Entretemps, la mère de l’enfant, qui s’appelle Djaka, a appelé son frère Ousmane pour lui dire que j’ai volé son enfant. Ensuite, j’ai été arrêtée ».

Dans ses réquisitions le ministère public dira qu’il n’y a aucun doute sur la culpabilité de l’accusée. Pour la répression, le procureur va demander qu’il plaise au tribunal de condamner Nansira Kouyaté à 3 ans d’emprisonnement.

Du côté de la défense, on va plaider des circonstances atténuantes. L’avocat va demander au tribunal de condamner sa cliente au temps mis en prison, soit deux ans.

Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour décision être rendue le 4 mars 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Election du maire de Kankan : Dr Moron Sidibé dénonce l’usage excessif de procurations

13 février 2019 à 21 09 17 02172
Dr. Moron Sidibé, conseiller du RPG Arc-en-ciel à la mairie de Kankan

A l’issue de l’installation du nouvel exécutif communal de Kankan, Dr Moron Sidibé, l’un des conseillers du RPG Arc-en-ciel et challenger vaincu par le nouveau maire, a soulevé plusieurs manquements lors de l’élection tenue à huit clos ce mercredi. Il dénonce notamment le nombre élevé de procurations, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La bataille aura été rude entre les deux conseillers de la majorité présidentielle dans cette élection de l’exécutif communal de Kankan. Finalement, c’est Mory Kolofon Diakité qui a été élu maire de Kankan devant Dr Moron Mandiouf Sidibé.

Au terme du scrutin et de l’installation du nouveau maire, Dr Moron Sidibé a fustigé le déroulement de cette élection. Il a notamment cité le nombre élevé de procurations et le remplacement de plusieurs conseillers. « Il y a trois conseillers qui ont été remplacés. Ce sont Fodé Condé, Mamady Fana Camara et Sékou Camara, muté avant les élections. Ils étaient quand même présents. Donc, ils n’ont pas perdu leur statut de conseillers, mais on les a fait remplacer par d’autres personnes », a-t-il dit.

Poursuivant ses analyses, celui qui avait remporté les primaires du RPG avant de se voir désavoué par les responsables du parti au profit de Mory Kolofon Diakité, dit que plusieurs conseillers ont été empêchés d’avoir accès à la salle. « Il y a eu des conseillers qui se sont présentés. Mais, on ne les a pas laissé rentrer pour cause de procuration. Ce sont Aboubacar Sidiki Condé, Oumar Kaba et Mme Doussougbè Chérif. Ils étaient présents ce matin, on leur a dit qu’ils avaient signé des procurations. Ces procurations étaient dans des enveloppes, mais n’étaient apparemment pas validées par la justice. Il y avait eu une dizaine de procurations. Donc, on se sait pas pourquoi il y a eu trop de procurations », s’est-il interrogé.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri : un incendie fait des dégâts dans une station service au quartier Kourodakörö 2

13 février 2019 à 21 09 07 02072

Un incendie s’est déclaré dans une station service ce mercredi, 13 février 2019, aux environs de 16 heures, dans le quartier Kourodakörö2, dans la commune urbaine de Siguiri. Deux groupes électrogènes qui alimentaient la station ont été calcinés ainsi que la supérette, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une station service, appartenant à feu Elhadj Demba Koulibaly, implantée au centre ville à 10 mètres de la gare routière de Bouré, à 30 mètres d’une autre station service, qui a pris feu. Selon nos informations, un court circuit du groupe électrogène de la station serait à l’origine du drame.

Interrogé, Ibrahima Khalil Koita, le gérant de la station, est revenu sur les faits. « C’est le groupe qui alimente notre station qui a fait un court-cuit. Heureusement pour nous que les cuves n’ont pas pris feu. Mais, deux (2) groupes électrogènes qui alimentaient la station sont partis en fumée. La petite supérette a été consumée par le feu. Grâce au concours des voisins, le feu a été maîtrisé ».

Aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée, mais les dégâts matériels sont énormes.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Marée jaune à la mairie de Kankan : le RPG rafle tout !

13 février 2019 à 16 04 39 02392

Le RPG Arc-en-ciel a remporté, sans surprise, l’élection de l’exécutif communal de Kankan, organisée ce mercredi, 13 février 2019. Le parti au pouvoir qui est largement majoritaire dans cette mairie, a raflé tous les postes qui étaient en jeu, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

C’est un bureau 100% RPG Arc-en-ciel qui a été mis en place par les conseillers communaux de Kankan. L’élection s’est déroulée à huis clos, mais la presse a été invitée à assister à la proclamation des résultats qui a eu lieu dans la salle de délibération de la mairie. Des résultats qui se présentent ainsi qu’il suit :

Maire : Mory Diakité, alias Kolofon du RPG arc-en-ciel avec 24 voix ;

Premier vice-maire : Sékou 1 Kaba du RPG arc-en-ciel avec 28 voix ;

Deuxième vice-maire : Elhadj Salimou Tounkara du RPG arc-en-ciel) : 33 voix ;

Troisième vice maire : Mamady Kourouma, (RPG Arc-en-ciel) : 29 voix ;

Quatrième vice-maire : Aminata Doumbouya, (RPG Arc-en-ciel) : 26 voix ;

Cinquième vice-maire : Mamadi Sacko, (RPG Arc-en-ciel) : 22 voix.

Le nouveau maire de Kankan

Après la proclamation des résultats, Mory Diakité alias Kolofon a tenu son premier discours, dans lequel il a invité les 41 conseillers à l’union et au travail pour que Kankan puisse aller de l’avant. « C’est une opportunité pour nous de remercier l’ensemble des populations de Kankan pour nous avoir fait confiance. Au nom des 41 conseillers, nous remercions les partis politiques, les militants, les responsables, la population de Kankan, la notabilité, les imams et toutes les confessions religieuses. Dans un premier temps, il faut un rassemblement, c’est dans ça que Kankan peut aller de l’avant. Je demande à tout un chacun de resserrer les rangs, de se donner la main, dans l’intérêt supérieur de Kankan. On n’y arrivera jamais sans l’entente, la paix, la cohésion sociale et le travail », a lancé le nouveau maire de Kankan.

Finalement, Mory Diakité a été installé dans ses nouvelles fonctions par le Préfet de Kankan, Aziz Diop, qui a présidé la séance. Le nouveau maire devrait immédiatement bouger de Kankan pour Conakry, où s’ouvre demain, jeudi 14 février 2019, une rencontre des élus locaux et des administrateurs territoriaux du pays, à l’initiative du Gouvernement guinéen.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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Siguiri: des militants du RPG s’affrontement pour le contrôle de la mairie de Norassoba

13 février 2019 à 13 01 27 02272

Deux camps opposés du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir en Guinée, se sont affrontés ce mercredi, 13 février 2019, dans la commune rurale de Norassoba, préfecture de Siguiri. Les deux camps se battent pour le contrôle de la mairie. Deux personnes ont été prises en otages, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Deux groupes rivaux, favorables pour les uns à l’ancien maire de la commune rurale, pour les autres au nouvel élu, s’affrontent à Norassoba. Le camp de Kanimadjan Doumbouya, l’ex maire et conseiller élu du RPG, n’est pas en odeur de sainteté avec celui de Karifa Karin Doumbouya, le maire élu.

Selon nos informations, hier mardi après l’installation du bureau exécutif conduit par Karifa Karin Doumbouya, le camp adverse a pris d’assaut les locaux de la mairie.

Interrogé sur cette question, Karifa Karin Doumbouya est revenu sur ce qui s’est passé. « Après notre installation hier, certains jeunes du parti, et qui se réclament comme les fans de l’ancien maire, sont venus nous jeter des cailloux. Ils disaient qu’ils vont détruire les locaux de la mairie si Kanimadjan Doumbouya n’est pas installé comme maire. Ce sont des jeunes du RPG, nous sommes tous du RPG. Kanimadjan s’est présenté pendant l’élection du bureau exécutif pour être maire, il a été battu. Il s’était encore présenté pour être vice maire, il a été battu. Nous n’avons pas fermé les yeux, pendant toute la nuit d’hier. Des jeunes armés tentaient de détruire les locaux de la mairie. Ce matin, plus de 500 jeunes, tous armés, sont venus pour nous agresser. Mais, nous avons pris deux parmi eux. Le sous-préfet nous a demandé de les lui remettre, mais nous refusons », a lancé le nouveau maire.

Toutes nos tentatives pour joindre le Kanimadjan Doumbouya sont restées vaines.

Il faut signaler c’est la deuxième fois que les deux camps s’affrontent à Norassoba. Pour la dernière fois, les manifestants ont tabassé un élu de l’UFDG qu’ils accusaient de soutenir le maire Karifa Karin Doumbouya.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Election de l’exécutif communal de Kankan : l’accès interdit à la presse, la sécurité de mise

13 février 2019 à 11 11 33 02332

Comme nous l’avons annoncé précédemment, l’élection de l’exécutif de la mairie de Kankan aura lieu ce mercredi, 13 février 2019. Et, cette élection, très attendue, se tiendra à huis clos comme ce fut le cas la semaine dernière à Matoto (Conakry), a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est enfin le jour tant attendu à Kankan. Les conseillers communaux, élus il y a plus d’une année (le 04 février 2018), seront installés ce mercredi. Une installation qui sera marquée par l’élection des membres du bureau exécutif du conseil communal. Et, cette élection se tiendra, vraisemblablement à huis clos et sous haute sécurité.

Tôt le matin, un important dispositif sécuritaire a été déployé aux alentours de la mairie où se tient l’élection. Un gendarme, approché par le correspondant de Guineematin.com à Kankan, a confié qu’ils ont reçu pour consigne de ne laisser entrer dans la cour de la mairie que les conseillers élus et les officiels. Une information confirmée par le Préfet, Aziz Diop.

Seulement, une source qui a requis l’anonymat indique que certains conseillers du RPG Arc-en-ciel n’ont pas reçu les badges d’accès qui ont distribués aux élus. Notre interlocuteur redoute ainsi une substitution de certains conseillers par des personnes non élues qui iront voter à leur place.

Certains expliquent cet état des faits par le fait le parti au pouvoir n’a pas trouvé le consensus autour de son candidat à la mairie, Mory Kolofon Diakité. Dr Moro Mandiouf Sidibé compterait aussi briguer le même poste. On risque donc de se retrouver avec deux candidats venant du même camp. L’opposition, minoritaire à la mairie de Kankan, compte d’ailleurs profiter de cette situation pour tenter de se faire une place au sein du bureau exécutif de la mairie.

Pour l’heure, le suspense reste donc entier à Kankan. Plusieurs citoyens, habillés aux couleurs du RPG Arc-en-ciel, se sont rassemblés aux alentours de la mairie pour attendre le résultat de cette élection.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

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