Siguiri : le maire résilie 91 contrats de bail de certains magasins du grand marché

25 décembre 2018 à 11 11 52 125212

Le maire de la commune urbaine de Siguiri compte ramener l’ordre dans la cité, notamment au grand marché. Koumba Sékou Magassouba vient de prendre une décision à l’encontre de certains commerçants du grand marché, soupçonnés de s’enrichir sur le dos de la commune. Quatre vingt onze (91) commerçants, qui occupent les magasins autour du grand marché, ont vu leur contrat résilié par le maire, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La mesure prise par le maire vise quatre vingt onze commerçants qui occupent les magasins construits autour du grand marché.

Selon nos informations, les preneurs desdits magasins ont signé le contrat de bail en 1984 avec les autorités d’alors. Notre source précise que ces commerçants payaient une somme de 500 francs guinéens par mois et par magasin. Mais, de révision en révision, ils se sont retrouvés à 80 000 francs guinéens. Aujourd’hui, le nouveau maire estime que le contrat est caduque, mal ficelé. Pire, les preneurs de ces magasins les sous-traitent avec d’autres à des prix exorbitants.

Sékou Magassouba

Interrogé par notre reporter, le maire Koumba, Sékou Magassouba est revenu sur les faits. « C’est en 1984 que ce contrat a été signé. Depuis lors, c’est le même contrat qui continu. Les deux signataires ne sont plus là, non seulement les bailleurs (autorités, ndlr), mais aussi les preneurs. Rien n’est clair. Mais, je prends cette décision pour une simple raison. Les preneurs n’occupent plus les magasins, leurs enfants et petits enfants ont baillé les magasins avec des commerçants qui les payent. A leur tour, ils payent la commune. Ils ont baillé avec ces commerçants 500 000 francs guinéens voir plus par magasin. Eux, ils payent 80 000 francs guinéens à la commune. Voilà la raison principale », a expliqué le maire.

Cette action du maire pourrait susciter des mécontentements d’autant plus que 72 commerçants ont été déguerpis lors de la construction du nouveau marché. Des commerçants qui n’ont toujours pas trouvé de place pour continuer à exercer leur activité.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : l’éboulement d’une mine d’or fait un mort à Doko

25 décembre 2018 à 11 11 25 122512

Les éboulements dans les mines d’or se multiplient et continuent d’endeuiller de nombreuses familles à Siguiri. Un jeune d’une trentaine d’années a péri dans un éboulement survenu hier, lundi 23 décembre 2018, aux environs de 14 heures, dans la sous préfecture de Doko, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La victime, qui se fait appeler Kalilou Sangaré, alias Engagé, a trouvé la mort dans un éboulement survenu dans une ancienne la mine d’or de Badiarani où l’exploitation est interdite par les autorités locales.

Selon nos informations, la victime et deux de ses amis ont profité de la journée du lundi, (il n’y a pas de travail dans les mines le lundi, ndlr) pour aller travailler clandestinement dans la mine. Kalilou est descendu dans le trou pendant que ses deux amis assuraient la surveillance.

Dans un entretien accordé à notre reporter, le président de la Croix Rouge de Doko est revenu sur la scène. « Nous avons été alertés par deux jeunes qui étaient dans la mine avec la victime. C’est une ancienne mine que nous surveillons régulièrement. Mais, comme hier c’était lundi et que ça ne travaillait pas, ils sont venus pour travailler. Malheureusement, l’un a perdu sa vie », a dit Oumar Sidibé.

La victime, Kalilou Sangaré, âgé de 36 ans, marié à deux femmes et père de 3 enfants, était originaire de Doko. Il a regagné sa dernière demeure, hier lundi aux environs de 19 heures.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

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Faranah : un militaire tué dans un accident

25 décembre 2018 à 10 10 58 125812

Un accident de la circulation a coûté la vie à un sergent de l’armée dans la journée d’hier, lundi 24 décembre 2018. Le drame s’est produit à la rentrée principale de la ville de Faranah, précisément à Ponkoma, sur la route menant vers l’Aviation, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est suite à une collision entre deux motos que le sergent M’bemba Kourouma a perdu la vie. Agé de 37 ans, le sergent Kourouma était en service au Bataillon Autonome de Faranah (BAF).

Selon le capitaine Mohamed Lamine Keita, commissaire spécial adjoint de la sécurité routière de Faranah, « l’accident s’est produit au pont métallique. Nous avons été téléphoniquement informés par le capitaine Sampou de la sûreté régionale de Faranah. L’équipe de constat, dirigée par moi-même, nous sommes rendus sur les lieux. Nous avons trouvé les engins sur leur position accidentelle et on a trouvé une personne étalée dans le pont. Nous avons procédé aux opérations de constat. Ensuite, on a cherché à trouver un véhicule pour transporter cette personne à l’hôpital et les deux motos ont été envoyées à notre service. Les témoins l’accident nous ont raconté que s’est produit de la manière suivante, l’auteur de l’accident, du nom de N’Famara Traoré, quittait vers le centre ville. Il avait des planches attachées derrière la moto. Et le militaire quittait vers le quartier aviation. C’est au niveau du pont métallique qu’il y a eu la collision ».

Le capitaine Mohamed Lamine Keita saisi l’occasion pour prodiguer des conseils aux usagers de la route, notamment ceux qui empruntent ce tronçon. « Ce que nous pouvons dire aux citoyens, c’est que le pont est une seule voix. Quand des bagages son attachés derrière la moto, c’est très imprudent. Donc, nous demandons aux populations d’être vigilantes. Ce pont métallique, c’est une seule voix et généralement les motos ne s’acceptent pas. Chacun veut passer le premier, tout le monde est pressé.

Plus généralement, l’officier de la sécurité routière lance un appel à l’endroit des citoyens de Faranah en cette période de fêtes de fin d’année. « Nous sommes vers la fin de l’année, les gens sont agités. Nous demandons aux parents de sensibiliser les enfants, nous demandons aux autorités à tous les niveaux d’accompagner les services de sécurité pour le maintien d’ordre au niveau de la ville. Nous demandons humblement aux parents de sensibiliser les enfants de leur façon de conduire les engins, surtout les motos à travers la ville. En fin d’année, il y a trop d’ambiance, les gens sont trop excités. Donc, nous demandons aux parents de conseiller les enfants de les sensibiliser à la maison, de leur dire d’être prudent en matière de circulation routière »

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Kankan : tentative de vol dans une église à Korialén

24 décembre 2018 à 19 07 30 123012

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, lundi 24 décembre 2018, des fidèles catholiques de l’église « Notre Dame de paix et de victoire » ont interpellé un adolescent accusés d’une tentative de vol dans le lieu de culte. Ce présumé malfaiteur a été conduit à la garnison de la troisième région militaire de Kankan, a appris le correspondant de Guineematin.com sur place.

Mohamed Condé, 16 ans, vit à Kankan depuis 4 ans. Il travaille dans un lavage de véhicules situé dans le quartier Météo. Dans la journée d’hier, dimanche 23 décembre 2018, il est allé se procurer d’un pistolet pour enfants. Il a acheté le jouet à dix mille francs guinéens (10 000 GNF) et l’a mis dans son sac pour se rendre le soir à l’église « Notre Dame de paix et de victoire », situé au quartier Korialén, dans la commune urbaine. C’est là que des fidèles qui préparent la fête de Noël l’ont interpellé pour tentative de vol et l’ont conduit au camp militaire de la ville.

« J’ai acheté ce jouet pour aller voler des téléphones et des motos à l’église. Quand je suis rentré dans l’église, j’ai trouvé les ordinateurs, des radios et des engins de sonorisation, puis j’ai aidé une jeune fille à bien arranger la salle. Après ça, j’ai dit à la fille que je m’en vais, j’ai pris mon sac et mes affaires et je suis sorti. J’ai trouvé des gens qui étaient en train d’installer des ampoules, j’ai dit Assalam Aleykoum, quelqu’un m’a tout de suite demandé qu’est-ce que je suis allé faire là-bas. Je lui ai dit que j’étais dans l’église en train de travailler avec une jeune fille. Ils m’ont amené voir la fille et celle-là a dit qu’elle ne me connaît pas. Après, ils m’ont déshabillé, ils m’ont lavé avec de l’eau. Puis, ils ont ouvert mon sac et ont vu le jouet. Je leur ai dit que c’était pour mon jeune frère ; mais, ils ne m’ont pas cru. Ils ont appelé le commandant de la garnison. C’est lui qui est venu me prendre pour m’envoyer au camp », a expliqué l’adolescent.

A la garnison de la troisième région militaire de Kankan, le jeune homme a été entendu. Et, selon l’officier Ibrahima Sidibé, il sera transféré à la police judiciaire qui va se charger du dossier. « Dès qu’on l’a pris à l’église, les gens ont eu peur ; directement, ils m’ont appelé en me disant qu’ils ont appréhendé un voleur avec un pistolet. Donc, je n’ai pas perdu du temps. Arrivé sur les lieux, dès que j’ai vu le jouet avant de le toucher, j’ai cru que c’était une arme automatique. Et, quand on l’a envoyé ici, il nous a dit qu’il était parti voler dans sa première interrogation. Donc, on va l’envoyer à la police judiciaire pour la suite de l’enquête », a indiqué l’officier.

A noter qu’en cette période de fin d’année, plusieurs cas de vols sont enregistrés dans la ville de Kankan. Et leurs auteurs ne sont généralement pas retrouvés.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : Tél : 00224 627 24 13 24

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Kankan : une cinquantaine de religieux outillés dans la lutte contre les mutilations génitales féminines

24 décembre 2018 à 11 11 11 121112

La lutte contre les Mutilations Génitales Féminines (MGF) se poursuit à travers de multiples campagnes de sensibilisation. C’est dans cette dynamique que l’atelier national d’élaboration des stratégies d’intervention des leaders religieux sur la promotion de l’abandon de la pratique de l’excision a pris fin à Kankan le weekend dernier, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cet atelier, initié par le Secrétariat Général des Affaires Religieuses, a réuni une cinquantaine de leaders religieux, musulmans et chrétiens, venus des huit régions administratives de la Guinée. On notait également la présence des représentants des agences du Système des Nations Unies et de certaines organisations impliquées dans la promotion de l’abandon des Mutilations Génitales Féminines.

Durant 4 jours, les participants ont fait l’état des lieux de l’implication des leaders religieux à travers le Secrétariat Général des Affaires Religieuses dans la promotion de l’abandon de la pratique des MGF. Cette institution est à l’œuvre dans le pays depuis 2014 à travers l’analyse des forces, des faiblesses, des opportunités et des menaces des stratégies exécutées jusque là.

Selon nos informations, il a été question des « leçons apprises ainsi que des bonnes pratiques afin d’identifier les défis à surmonter par les leaders religieux et formuler des recommandations pour une mise en œuvre réussie des actions de promotion de l’abandon des MGF en renforçant l’implication des femmes leaders religieuses. Mais aussi sur la base des recommandations formulées, d’une stratégie d’intervention ainsi que d’une feuille de route, intégrant les actions à mener au niveau central (stratégiques) et décentralisé (opérationnel), les acteurs et partenaires à impliquer, les responsables, les périodes et stratégies de mise en œuvre en vue d’accélérer l’atteinte des résultats escomptés ».

El hadj Naby Laye Daffé

El hadj Naby Laye Daffé, secrétaire administratif des affaires religieuses de la préfecture de Coyah, au terme de cette rencontre, espère que la bataille contre les MGF sera gagnée sous peu. « Nous espérons que la bataille sera gagnée sous peu de temps pour que nous puissions abandonner définitivement les mutilations génitales féminines, parce que ça affecte dangereusement nos mamans, nos sœurs et nos femmes », a-t-il dit.

Elhadj Aboubacar Sidiki Nabé

De son côté, El hadj Aboubacar Sidiki Nabé, du Bureau de Stratégie et du Développement du Secrétariat Général des Affaires Religieuses, s’est réjoui de la réussite de cet atelier. « Cet atelier a été une réussite dans la mesure où, si avant, le secrétariat organisait des activités ponctuelles, lorsqu’un partenaire avait un fonds et qu’il veut agir dans tel sens, il impliquait le secrétariat. Cette fois-ci, le secrétaire s’est doté d’un plan d’action budgétisé et d’une feuille de route de trois ans. Donc, nous sommes prêts dans la dynamique d’amélioration de santé et de vie de nos femmes », a lancé monsieur Nabé.

Il faut signaler que cet atelier organisé à Kankan et qui vise à définir une stratégie d’implication des religieux dans la lutte contre le phénomène des MGF, arrive à un moment où son taux de prévalence en Guinée chez les filles et femmes de 15 à 49 ans, est de 96,8%, selon les statistiques de 2016.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Kankan : un accident de circulation fait un mort et un blessé grave

24 décembre 2018 à 10 10 52 125212

Un accident de la circulation est survenu dans la soirée d’hier, dimanche 23 décembre 2018, sur la route nationale Kankan-Siguiri. Il a coûté la vie à une personne et fait blessé grave, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri.

L’accident s’est produit non loin du district de Djelibakoro, dans la sous-préfecture de Batè Nafadji (Préfecture de Kankan). C’est un véhicule personnel, en provenance de Kankan pour Siguiri, qui est entré en collision avec un mini bus qui venait dans le sens inverse.

« Je rentrais de Kouroussa où j’ai participé au mariage d’un ami. A 5 km de Djelibakoro l’accident est survenu. Je suivais un véhicule qui a freiné au niveau d’un dos d’âne, moi je ne pouvais plus freiner, j’ai dévié donc et cela a coïncidé à l’arrivée du bus. C’est ainsi qu’il y a eu la collision », a expliqué Mamady Magassouba, le conducteur de la voiture.

Après le choc, un jeune homme qui se trouvait dans le mini bus a trouvé la mort et le chauffeur du véhicule a été grièvement blessé. Selon le Lieutenant Victor Kamano, officier de constat au commissariat central de Siguiri, c’est l’excès de vitesse qui est l’origine de l’accident.

« En voyant les circonstances de l’accident, on se rend compte que le chauffeur de la voiture Mazda était en excès de vitesse, c’est pourquoi il n’a pas pu freiner.

Un jeune d’une vingtaine d’années a perdu sa vie, il n’est pas encore identifié parce qu’il n’avait pas de pièces d’identité. Un autre qui est grièvement blessé est dans le coma », a dit l’officier de police.

Le chauffeur du mini bus reçoit actuellement des soins intensifs à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Le conducteur de la voiture personnelle, lui, se trouve au commissariat central de Siguiri.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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SENACIP : le gouverneur de Faranah invite à faire de la Guinée « un pays d’unité et de pardon »

24 décembre 2018 à 10 10 48 124812

Lancée le 17 décembre dernier, la Semaine Nationale des Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) a pris fin hier dimanche, 23 décembre 2018, à Faranah. La salle de conférence de la préfecture a abrité la cérémonie en présence du gouverneur de la région, du préfet ainsi que des groupements de jeunes et femmes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est à une forte mobilisation des citoyens de Faranah qu’on a assisté à l’occasion de cette clôture de la troisième édition de la SENACIP.

Lanceï Condé

Dans son discours, le gouverneur de la région de Faranah, Lanceï Condé, a salué l’initiative de l’organisation de la SENACIP qui participe au renforcement du civisme en Guinée. « Je pense que le fait de prendre l’initiative d’organiser une semaine de civisme en Guinée est quelque chose de positif. Positif parce qu’au cours de cette semaine, et même au delà de cette semaine, nous revisitons notre histoire, nous réfléchissons aux actes posés par nos devanciers, mais aussi cette semaine permet de projeter la bonne gestion de notre pays dans le civisme, la sensibilisation des citoyens et citoyennes, à faire de notre pays un pays de civisme, un pays d’unité, un pays de pardon, un pays de cohésion sociale ».

Par ailleurs, monsieur Condé a rappelé le passé glorieux de notre peuple, caractérisé par l’unité nationale. « Nous savons que les devanciers nous ont donné l’indépendance grâce à leur unité d’action. En ce moment, il n’y avait pas de Haute Guinée, il n’y avait pas de Moyenne Guinée, il n’y avait pas de Guinée forestière, il n’avait pas Basse Guinée. Il n’y avait que la Guinée tout court. Je voudrais que nous continuions à nous investir dans l’unité de notre pays, à ne voir que la Guinée, rien que la Guinée, à faire de la Guinée notre unité, à faire de la Guinée notre bien commun, à faire de la Guinée notre fils et notre fille commune, parce que lorsqu’on s’unit, on devient plus fort… »

Ainsi, le gouverneur de Faranah a remercié les organisateurs de la SENACIP, notamment le ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté « qui continue de faire ses preuves afin que tous les guinéens soient ensemble dans le bateau de la paix et de l’unité nationale ».

Pour sa part, Souleymane Sissoko, directeur national de la Réconciliation et de la Solidarité, présent à Faranah en temps que coordinateur régional de la SENACIP, s’est dit satisfait du déroulement des activités. « L’objectif, c’est de rappeler à ceux qui ont plus de 60 ans ce qui s’est passé dans l’histoire de notre pays et d’informer ceux qui n’ont pas 60 ans, ce qui s’est passé dans l’histoire de notre pays.

Nous pouvons retenir la mobilisation. Depuis que nous sommes venus, les populations de Faranah se sont mobilisées depuis le jour de lancement ».

En outre, monsieur Sissoko est revenu sur les différentes activités réalisées sur le terrain à la faveur de la SENACIP : « la conférence dans les établissements scolaires, l’immersion des jeunes qui sont rentrés dans les quartiers pour sensibiliser les uns et les autres sur la problématique de la citoyenneté, les prêches dans les moquées »,

Il reste à savoir si toutes ces activités menées dans le cadre de la SENACIP vont contribuer à un changement positif dans le comportement quotidien des citoyens.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : (00224) 620 24 15 13/ 655 69 10 35

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Mandiana : un affrontement fait 26 blessés par balles à Faralako

22 décembre 2018 à 22 10 26 122612
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Un violent affrontement a opposé des habitants de deux villages de la préfecture de Mandiana, ce samedi, 22 décembre 2018. Il a fait au moins 26 blessés par balles, a appris le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri.

C’est en fin de matinée de ce samedi que cet affrontement a éclaté entre des habitants des districts de Falama et de Djoulakolèn, tous relevant de la sous-préfecture de Faralako, à Mandina. Les deux camps se sont affrontés à l’aide de fusils de chasse, faisant 26 blessés par balles. Selon Souleymane Camara, le président de la jeunesse de Faralako, c’est le morcèlement d’une mine d’or qui a provoqué cette situation.

« Ce samedi matin, nous étions à la sous-préfecture, lorsqu’un jeune, armé d’un fusil de chasse, est venu nous trouver sur les lieux. Il a dit qu’il a été envoyé par les sages de Falama et de Djoulakolèn pour dire à la sous-préfecture de faire arrêter les travaux de morcèlement d’une mine d’or située à Falama. Une mission venue de Conakry est en train de procéder au morcèlement de cette mine. Il a demandé donc l’arrêt de ces travaux. Comme on ne le croyait pas, on l’a renvoyé.

Je ne sais pas maintenant qu’est-ce qu’il est allé raconter à Djoulakolèn, mais dès son retour dans le village, il a pris des jeunes armés pour retourner sur la mine et sommer les missionnaires d’arrêter le travail sur les lieux. Cette nouvelle est parvenue à Falama où beaucoup de citoyens se sont immédiatement mobilisés pour se rendre sur la mine en question. C’est ainsi que les deux parties se sont affrontées à l’aide de fusils de chasse et 26 personnes ont été blessées par balles. 18 dans les rangs de Falama et 8 du côté de Djoulakolèn », a-t-il expliqué.

Selon lui, les 26 blessés ont été admis à l’hôpital préfectoral de Mandiana pour des soins et aucune arrestation n’a eu lieu pour l’instant.

Nous y reviendrons !

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Kankan : 17 personnes prennent part à la clôture de la SENCIP

22 décembre 2018 à 20 08 55 125512

Lancée depuis le lundi 17 décembre 2018 sur toute l’étendue du territoire nationale, la Semaine Nationale de la Citoyenneté et de la Paix (SENACIP) a pris fin ce samedi, 22 décembre 2018. Dans la préfecture de Kankan, c’est dans une ambiance plutôt morose que cette la clôture a eu lieu, au grand dam des organisateurs, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les citoyens de Kankan n’ont pas répondu à l’appel du ministère de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté. C’est seulement 17 personnes, dont 10 chefs de quartiers sur 27 que compte la commune urbaine, qui ont participé à la clôture officielle de la SENACIP. Initialement prévue à 16h00, dans les locaux du bloc préfectoral, la cérémonie n’a démarré que 45 mn plus tard.

Aziz Diop, préfet de Kankan

Dans son discours de clôture, le préfet, Aziz Diop a mis un accent sur les activités réalisées au cours de cette semaine. « C’est avec beaucoup de satisfaction que nous clôturons la SANACIP. Beaucoup d’activités ont été menées, notamment des conférences-débats dans les écoles et universités, des actions citoyennes de développement, comme l’assainissement, aussi l’immersion des jeunes vers d’autres jeunes, femmes et notabilité pour parler de l’unité nationale, pour que la Guinée soit, dans les prochaines années, un pays émergeant », a-t-il dit.

En ce qui concerne la faible mobilisation des citoyens pour la clôture de la SENACIP à Kankan, le préfet a eu à présenter ses excuses. « Il y a eu quelques faiblesses au niveau de la mobilisation. On s’en excuse. Cela ne veut pas dire qu’on veut se mettre en dehors de la dynamique collective, mais encore une fois c’est des excuses que nous devrons présenter et que l’année prochaine, ça ne sera pas comme ce que vous avez constaté aujourd’hui ».

N’Famoussa Condé

Malgré tout, le délégué national de la SENACIP a dit sa satisfaction. Selon N’famoussa Condé, « je suis satisfait plus que le mot même. On ne peut pas en vouloir aux gens avec le calendrier très chargé. Je dirais Dieu merci, parce que je ne m’attendais pas à cet événement comme ça ».

De l’aveu de nombreux observateurs, cette édition de la SENACIP a été un fiasco à Kankan. De nombreuses activités réalisées l’année dernière ne l’ont pas été cette fois-ci.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Kankan : 743 personnes escroquées par une fausse institution de micro-finance

21 décembre 2018 à 15 03 53 125312

Plusieurs citoyens de Kankan sont tombés dans le piège d’une fausse agence de microcrédit. L’affaire défraie la chronique en ce moment dans la cité avec la somme de près de 340 millions de francs guinéens subtilisée à 743 clients par un groupe d’arnaqueurs évoluant sous l’égide d’une fausse agence dénommée SOTEC, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture

Selon nos informations, c’est au mois de novembre 2018 que SOTEC s’est implanté dans une villa cossue, au secteur 5 du quartier Météo, dans la commune urbaine. A l’heure qu’il fait, ses responsables ont tous pris la poudre d’escampette avec la somme totale de 339 millions 825 milles francs guinéens appartenant à 743 clients, dont 37 groupements de femmes et d’hommes.

Sous le sceau de l’anonymat, une des victimes a expliqué à notre reporter sa mésaventure. « Ils sont arrivés au mois de novembre dernier. Ils étaient très convoités. Donc, j’ai décidé d’aller voir avec mon amie. J’ai trouvé un vieil homme qui m’a expliqué que si je veux 10 millions en prêt, je dois d’abord verser 1 million 700 mille francs guinéens. J’ai dit que je n’ai pas ce montant. Le vieux m’a encouragé de payer. C’est ainsi que j’ai effectué un premier versement de 230.00 FG. J’ai été donc très surpris de voir les gendarmes devant les locaux de cette agence ».

Aussitôt informée, la gendarmerie, à travers la brigade de recherche de la région de Kankan, s’est saisie du dossier. Selon l’adjudant chef Ibrahima Barry, commandant de cette unité, « nous avons été saisis par une alerte du chef de quartier, qui nous a fait savoir que les employeurs d’une société établie dans son quartier, ont créé le vide depuis le jeudi dernier. A travers la documentation saisie, on a su qu’à ce jour il y avait 49 employés, dont dix femmes. Ils ont été recrutés à travers un communiqué radiodiffusé. Ils ont passé des tests et étaient à l’attente de la signature de leurs contrats de travail ».

Concernant la procédure d’implantation et le mode opératoire de cette institution fictive de micro-finance, le commandant Ibrahima Barry dit que rien ne prouve pour le moment leur installation légale. « On n’a vu aucun document administratif qui les a établis à Kankan. On ne dit pas que ça n’existe pas, mais on n’a pas encore vu. Il y avait quand même des plaques, ils avaient loué des locaux pour en faire des bureaux. Ils disaient à leurs clients que si tu veux un prêt en argent, tu souscris en payant 30.000 FG pour les individus et 60.000 FG pour les groupements. Après, c’est toi qui choisi le montant du prêt. Mais, si tu veux par exemple dix millions, tu verses d’abord 200.000 FG, pour les frais de traitement du dossier, et 1 million 500 milles FG, représentant les 15% de la somme demandée. A ce jour, aucune victime n’a reçu quoi que ce soit », soutient l’adjudant chef Barry.

Les enquêtes se poursuivent pour tenter de mettre la main sur les escrocs. L’adjudant chef Ibrahima invite les citoyens à plus de vigilance.

Aux dernières nouvelles, les présumés cerveaux de cette opération d’arnaque seraient tous d’origine béninoise.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

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Siguiri : un homme d’une quarantaine d’années se donne la mort à l’aide d’un fusil

20 décembre 2018 à 19 07 32 123212

Un élève d’une école coranique s’est donné la mort ce jeudi, 20 décembre 2018, aux environs de 10 heures à Togui Oulen, dans la commune urbaine de Siguiri. Zakaria Koulibaly, âgé d’une quarantaine d’années, s’est servi d’un fusil pour abréger sa vie, rapporte Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Les raisons du suicide de Zakaria Koulibaly ne sont pas connues, d’autant plus qu’il n’a laissé aucun papier ou indice. Selon nos sources d’information, la victime ne souffrait d’aucune maladie mentale avant sa mort. Mais, quelques heures avant le drame, il avait un comportement étrange, a-t-on appris.

Interrogée par notre reporter, la tutrice de la victime a décrit ce comportement étrange. Selon Fanta Doumbouya, « Zakaria était bien portant. Il est venu pour apprendre le coran. Ce matin, il était bizarre, il rentrait et sortait. Je lui avais demandé ce qui ne va pas. Il m’a répondu qu’il n’avait rien. Ensuite, il est rentré pour mettre dehors ses affaires. Il s’est enfermé dans sa chambre. J’ai entendu un bruit dans la chambre. Aussitôt, j’ai informé les autorités locales qui sont venues défoncer la porte. Il était déjà donné mort ».

Zakaria Koulibaly était célibataire sans enfant, originaire de la préfecture de Mandiana.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guinéematin.com

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Produire ce que nous consommons : la question au centre d’un forum à Faranah

19 décembre 2018 à 11 11 13 121312

Un forum portant sur l’agriculture s’est ouvert hier mardi, 18 décembre 2018 à l’ISAV de Faranah. Il est organisé par l’ONG internationale TERRAFRIK et vise à inciter les jeunes à s’engager davantage dans le secteur agricole, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Cette rencontre constitue la première édition du séminaire dénommé « TERRES ET BIEN-ÊTRE NOIR ». Elle est organisée par l’ONG internationale TERRAFRIK et réunira pendant trois jours (du 18 au 20 décembre 2018) des étudiants de l’Institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire de Faranah, des experts dans le domaine agricole et d’autres jeunes de la ville intéressés par la question. Ces experts vont expliquer aux participants la nécessité de se tourner vers la terre et les bonnes techniques agricoles, avec pour objectif ultime, d’emmener le maximum de jeunes à s’intéresser à l’agriculture pour permettre de produire ici ce que nous consommons.

Et, selon Alpha Idy Baldé, le vice-coordinateur de TERRAFRIK en Guinée, le choix de Faranah pour abriter cette première édition n’est pas fortuit. « Premièrement, du point de vue agricole, c’est une région à hautes potentialités agricoles. Elle renferme des plaines, des cours d’eau, le fleuve Niger qui est le cours d’eau le plus grand de la sous-région ouest africaine prend sa source ici. Donc il y a les potentialités agricoles qui sont là, les agriculteurs aussi sont là. Et, au-delà de tout ça, il y a l’institut Supérieur Agronomique de Faranah qui est là et qui forme les agriculteurs.

Donc, c’est en raison de tout cela et en raison du fait que l’un des objectifs de TERRAFRIK, surtout de TERRES ET BIEN-ÊTRE NOIR c’est de faire la promotion des petits exploitants agricoles, que nous avons décidé de venir rencontrer ces jeunes étudiants pour leur expliquer les différents métiers qui sont liés à l’agriculture, pour qu’au sortir d’ici, ces jeunes-là ne se retrouvent pas dans les Télé-centre ou ne soient pas tentés de s’engager dans l’aventure risquée de l’immigration clandestine », a-t-il expliqué.

Ce responsable de l’ONG organisatrice de l’événement précise que « ce séminaire vise beaucoup plus la nutrition saine. Ce que nous mangeons dans un pays comme la Guinée, personne ne sait pratiquement d’où ça vient, personne ne sait quand est-ce que ça a été produit. La seule manière de contrôler la chaîne pour l’alimentation et de savoir ce que nous mangeons, c’est de produire nous-mêmes. Ça part de notre champ à la marmite, dans ce cas nous saurons ce que nous mangeons ».

Cette initiative de l’ONG TERRAFRIK a été accueillie avec une grande joie par les autorités de l’institut Supérieur Agronomique et Vétérinaire(ISAV) de Faranah. Professeur Sara Baïlo Diallo, le directeur général de l’institution d’enseignement supérieur parle d’une activité hautement salutaire. « Nous sommes très contents du fait que ce forum est organisé au niveau de notre Campus universitaire. C’est une fierté pour nous parce que l’ONG qui a organisé ce forum s’occupe du développement du monde rural, et l’institut de Faranah aussi s’occupe du développement du monde rural.

Donc nos préoccupations se rencontrent, il y a une forte coïncidence, nous sommes très contents du fait que cela soit organisé ici et l’objectif de ce forum soit tout d’abord d’expliquer aux étudiants, aux enseignants, à la population de Faranah et aux groupements qu’est-ce qu’il faut pour que tout le monde retourne à la terre. Car c’est le seul véritable moyen pour nous d’atteindre l’autosuffisance alimentaire et de créer de la richesse à travers l’exportation de nos produits agricoles », a dit le premier responsable de l’ISAV de Faranah.

Chez les étudiants également, l’engouement est de taille. En témoigne la forte mobilisation enregistrée lors de la première journée des travaux.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13 / 655 69 10 35

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Démission de Sidya Touré : « c’est une libération pour l’UFR »

17 décembre 2018 à 12 12 39 123912

La démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du chef de l’Etat continue de faire parler d’elle. Cette décision était au centre de l’assemblée générale de la coordination de l’UFR à Siguiri, hier dimanche 16 décembre 2018. Les responsables locaux de la formation politique ont salué la démission de leur leader qui, selon eux, est une libération pour l’UFR en Haute Guinée, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

A l’image de Conakry, Siguiri aussi accueille favorablement la démission de Sidya Touré de son poste de Haut-Représentant du président de la République. La première assemblée générale de l’Union des Forces Républicaines à Siguiri depuis l’annonce de cette décision a connu forte mobilisation des militants du parti. Ils sont venus célébrer avec les responsables locaux de l’UFR, cette démission qu’ils réclamaient depuis plusieurs mois et qu’ils considèrent comme étant une libération pour eux.

« Nous avons toujours demandé à Sidya Touré de démissionner. Depuis qu’il a été nommé de ce poste, l’UFR a subi toute forme d’exactions de la part du RPG en Haute Guinée. Des responsables et militants du parti sont arbitrairement arrêtés. C’était gênant quand on entendait dire à la radio Sidya Touré, Haut- Représentant du chef de l’Etat que d’autres même qualifiaient de commissionnaire principal d’Alpha Condé, cela nous gênait honnêtement.

La démission du président Sidya Touré a été donc une libération pour l’UFR en Haute Guinée. Nous sommes libres de toutes nos actions politiques maintenant.

Ça a été une fierté pour les militants et sympathisants du parti à Siguiri », a déclaré Baba Fofana, le coordinateur de l’UFR dans la préfecture de Siguiri.

La question d’un éventuel troisième mandat pour le président Alpha Condé a également été évoquée à cette occasion. Là-dessus, Baba Fofana a indiqué qu’un projet de modification de la Constitution pour permettre à Alpha Condé de briguer un troisième mandat va l’emporter avant même la fin de son mandat en cours. « A l’occasion de la récente visite du président Alpha Condé à Siguiri, on avait vu des jeunes qui portaient des T-Shirts appelant à un troisième mandat pour le président.

On attendait qu’on en parle officiellement, 2020 n’allait pas le trouver au pouvoir. Siguiri allait lancer son projet de troisième mandat et son départ serait parti également de Siguiri. Il y a plus 200 Alpha Condé en Guinée et il y a plus de 100 mille guinéens qui sont meilleurs qu’Alpha Condé en Guinée. Alors, pourquoi un troisième mandat pour lui ? S’ils veulent mettre fin à son mandat avant 2020, qu’ils essayent d’en parler », a prévenu le coordinateur de l’UFR à Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Siguiri : un affrontement entre deux villages fait 11 blessés par balles

16 décembre 2018 à 22 10 52 125212

Un nouvel affrontement a éclaté ce dimanche, 16 décembre 2018 dans sous-préfecture de Doko, à Siguiri. Il a opposé des habitants des districts de Massala et de Fanafanfakö. Au moins 11 personnes ont été blessées dans l’affrontement, des machines de concassage et des motos ont été également saisies, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

L’affrontement a éclaté à 11 heures du matin sur la mine d’or appelée Moussodou. Depuis 2016, les deux villages voisins (Massala et Fanafanfakö) se disputent la paternité de ce site. L’affaire a été portée devant la justice de Siguiri qui a tranché. Mais, cette décision n’a pas permis de départager les protagonistes qui interprètent différemment la décision.

C’est ainsi que les camps se sont affrontés ce dimanche à l’aide de fusils de chasse. « On était assis dans la mine, lorsqu’un groupe de Donzos de Massala est venu nous attaquer. On a essayé de ramener les enfants et les femmes au village. C’est à ce moment qu’ils nous ont pourchassés et ont ouvert le feu sur nous. Moi-même j’ai reçu une balle », témoigne Drissa Simagan, l’une des victimes de cet affrontement.

Selon le vice-président du district de Fanafanakö, ce sont les autorités de Siguiri qui sont à l’origine de cet affrontement. « Ce conflit a commencé il y a deux ans et demi. Après le jugement, le domaine nous a été rendu. Mais, depuis que la décision de la justice a été rendue, elle n’a pas été exécutée. On est allé voir l’huissier de justice, impossible. On a versé 5 fois de l’argent auprès des autorités mais jusque-là, la décision de justice n’est pas exécutée.

On est allé voir le préfet de Siguiri plusieurs fois mais il ne s’intéresse pas à cette affaire. Maintenant, ils sont venus tirer sur nos citoyens, blessant 11 personnes. Ils ont également saisi deux machines de concassages et 11 motos. Ce sont les autorités qui sont responsables de ça parce qu’elles ont refusé de faire exécuter la décision rendue par la justice », a indiqué Sira Toumany Simagan.

De son côté, Mamady Magassouba, le président de la jeunesse de Massala, estime que le camp adverse interprète mal la décision de la justice. Selon lui, c’est seulement les trous creusés par les habitants de Fanafanakö qui devaient leur revenir. « Nous sommes partis en procès, le juge a tranché en disant que les trous qu’ils ont déjà creusés leur appartiennent, mais le domaine nous appartient. Ils ont fini d’exploiter ces trous et ils commencent maintenant à travailler sur autres parties du domaine.

C’est ainsi que nous sommes partis hier pour leur demander d’arrêter, ils ont refusé. Aujourd’hui encore, nous sommes repartis leur dire la même chose. Mais, dès que nous sommes arrivés, ils ont commencé à nous lapider. Heureusement pour nous, aucun de nos citoyens n’a été blessé. Nous avons saisi quelques biens leur appartenant », a dit ce citoyen de Massala qui ne parle cependant des tirs et des blessés que cela a occasionné. Des blessés qui ont été conduits à l’hôpital préfectoral de Siguiri.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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Affrontement entre Soumbraköba et Tönson (Siguiri) : au moins 12 blessés par balles

14 décembre 2018 à 11 11 24 122412

Un affrontement a opposé hier, jeudi 13 décembre 2018, des habitants de deux villages de la préfecture de Siguiri. Au moins 12 personnes ont été blessées par armes à feu des deux côtés, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Cet affrontement a éclaté entre des habitants des districts voisins de Soumbraköba et de Tönson, tous relevant de la sous-préfecture de Doko. Depuis 6 ans, les deux localités se disputent la paternité d’une mine d’or située à leur frontière commune. La justice a été saisie de l’affaire mais elle tarde encore à trancher. C’est ainsi que le conflit a pris une autre tournure. Des habitants des deux villages se sont affrontés à l’aide de fusils de chasse, faisant au moins 12 blessés.

Selon le président du district de Soumbraköba que nous avons interrogé, ce sont des jeunes de Tönson qui sont venus les agresser. « Nous nous disputons la paternité de ce domaine depuis plusieurs années, la justice a mis le domaine en question en défens en attendant de rendre une décision là-dessus. Mais malgré l’interdiction faite par la justice, ils (les habitants de Tönson) sont allés travailler sur les lieux. Nous sommes partis leur demander d’arrêter le travail. Quelques après, un groupe de jeunes de Tönson est venu nous attaquer. Ils ont tiré à balles, blessant 8 personnes parmi nous », explique Moussa Camara.

Une version démentie par Mamady Condé, le président du district de Tönson. « Nous sommes en conflit autour du contrôle d’un domaine minier dont l’exploitation a été interdite par la justice. Mais, Dieu a eu pitié de nous en nous donnant un autre site minier sur notre territoire, non loin de la frontière avec le district de Soumbraköba.

C’est là-bas que nos citoyens travaillaient hier lorsque des gens venus de Soumbraköba sont allés leur demander d’arrêter le travail. Alors, je leur ai dit d’arrêter pour éviter tout problème. Mais, sur le chemin du retour, ils avaient mis des embuscades. Quand nos citoyens sont arrivés, ils ont tiré sur eux. Quatre personnes ont été blessées. Nous, on n’avait pas de fusils », soutient le responsable local.

Le sous-préfet de Doko, lui, est resté injoignable, malgré nos tentatives.

Les 12 blessés ont été évacués à l’hôpital préfectoral de Siguiri. Aucune arrestation n’a été, pour l’instant, enregistrée suite à cet affrontement.

A rappeler que des affrontements de ce genre sont récurrents dans la préfecture de Siguiri. Souvent, des villages s’affrontent autour du contrôle de domaines miniers, faisant des blessés et parfois même des morts d’hommes. Quant à la justice, elle fait preuve d’une énorme lenteur dans le traitement des conflits de ce genre.

De Siguiri, Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

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Alpha Condé à Siguiri : pourquoi l’appel à un troisième mandat a été finalement annulé ?

9 décembre 2018 à 13 01 33 123312

En prélude à la tournée que le président Alpha Condé effectue depuis hier samedi, 08 décembre 2018 dans la région de Kankan, tout a été préparé à Siguiri pour lancer un appel à un troisième mandat pour le chef de l’Etat guinéen. Des cadres ressortissants de Siguiri et certaines autorités locales, ont pris un certain nombre de dispositions à cet effet.

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Tentative de vol à l’université de Kankan : un étudiant suspendu pour le reste de l’année

9 décembre 2018 à 10 10 04 120412

Les cas de vol de motos sont devenus récurrents à l’Université Julius Nyerere de Kankan. Décidés à s’attaquer au mal à la racine pour l’éradiquer, les responsables de l’institution ont multiplié les initiatives. C’est dans cette dynamique qu’ils ont décidé de suspendre, pour le reste de l’année universitaire, un étudiant pris en flagrant délit,

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Visite d’Alpha Condé à Kankan : ce que le préfet Aziz Diop demande aux habitants de la ville

8 décembre 2018 à 11 11 37 123712

A la veille de l’arrivée du président Alpha Condé à Kankan, le préfet de la ville a tenu une conférence de presse hier vendredi, 07 décembre 2018 pour annoncer le programme du chef de l’Etat guinéen. Selon Aziz Diop, le n°1 guinéen arrivera dans la ville de Kankan dans la soirée de ce samedi, après des visites à Kouroussa et à Siguiri.

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Rapprochement entre Sékou Savané et Alpha Condé ? Le député de Siguiri « pas content »

6 décembre 2018 à 10 10 23 122312

Honorable Sékou Savané

Les jeunes ressortissants de Siguiri résidant à Conakry veulent renouer la relation entre le président de la République, Alpha Condé, et l’honorable Sékou Savané, député uninominal de Siguiri. Ces jeunes demandent aux sages et à la ligue islamique de saisir la prochaine visite du président à Siguiri pour réconcilier les deux hommes, en froid depuis une année, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

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