Restructuration du RPG à Banankoro : « nous nous sentions oubliés par Alpha Condé »

20 avril 2019 à 6 06 59 04594

La mission de restructuration du RPG Arc-en-ciel vient de boucler ses travaux à Banankoro, dans la préfecture de Kérouané. Cette sous-préfecture qui n’avait qu’une section, se retrouve désormais avec une fédération, trois sections et 45 sous-sections. A l’issue de ce travail, la joie revient dans les rangs des responsables locaux du parti au pouvoir qui promettent la paix et l’unité dans la localité, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé sur place.

La section de Banankoro 1, celle de Banankoro 2 et celle du district de Warrou Kondero, vont désormais fonctionner aux côtés du tout nouveau bureau fédéral du RPG Arc-en-ciel dans la sous-préfecture. Cette restructuration appelée par le président de la République est vivement saluée sur le terrain. Balla Mansaré, secrétaire administratif de l’ancienne section, devenu secrétaire général de la section de Banankoro 2, exprime sa satisfaction.

« Nous sommes ravis de ce découpage et le rajeunissement du parti. Les gens voulaient déstabiliser le parti ici et faire croire au président qu’ils sont du RPG Arc-en-ciel mais en réalité ils ont une idée derrière la tête. Notre bureau est un bureau d’union qui correspond à l’esprit du président, celui de rassembler tous les Guinéens. Même ceux qui nous font la guerre depuis 1 an et 4 mois et nous ont empêchés de travailler, on les a tous impliqués », a-t-il déclaré.

De son côté, Elhadj Djomba Mory Traoré, ex-secrétaire général de la section RPG Arc-en-ciel, devient secrétaire fédéral du parti à Banankoro. Lui qui se sentait oublié par le président Alpha Condé, ne cache pas sa joie aujourd’hui.

« C’est un sentiment de joie qui m’anime aujourd’hui, car la vérité a triomphé. Tous ces troubles qui étaient ici, c’était la manœuvre d’un seul homme. Mais Dieu merci, le parti que j’ai créé ici a pris une grande envergure. Au moment où je créais la section RPG à Banankoro, personne n’osait prendre ce parti ici.

Car, il y avait ici un sous-préfet du nom de Bouréma Condé, l’actuel ministre de l’administration du territoire et de la décentralisation. Ce dernier a causé beaucoup d’atrocités ici. On perdu les Mamady Diané et Djasso Condé ; Dioga de Sibiribaro a perdu sa maman en plein meeting du parti, elle a reçu une balle dans la poitrine.

Mais, il faut dire que nous nous sentions oubliés par Alpha Condé, il faut se dire la vérité. Moi, le véhicule qu’il m’avait offert m’a été retiré de force par des gens soutenus par des groupes de pression. Que le président sache qu’avant aujourd’hui, hier est passé. Lui-même, je me rappelle d’un de ses propos en 1998. Il disait ceci : les RPGistes, unissez-vous, car vous du RPG si vous n’êtes pas unis, il y aura l’avènement des hommes qui viendront vous déstabiliser.

Mais, s’ils trouvent que vous êtes unis, ils ne pourront rien. C’est ce moment qu’on traverse comme ça. Je suis heureux de ma nouvelle fonction, celle du fédéral du RPG à Banankoro. Et, nous allons œuvrer pour le maintien de la paix et le rayonnement de notre parti à Banankoro », a promis le nouveau responsable du bureau fédéral du parti au pouvoir dans cette sous-préfecture.

Moussa Oulen Traoré pour Guineematin.com

Lire

Le préfet de Siguiri met en garde : « à ceux qui tuent ou blessent, rien ne sera comme avant »

19 avril 2019 à 16 04 19 04194

Le secrétaire général chargé des collectivités décentralisées de Siguiri et préfet par intérim, Siné Magassouba, a passé le témoin au colonel Moussa Condé. La cérémonie a eu lieu hier jeudi, 18 avril 2019. Le colonel Condé a fait savoir que la recréation est terminée, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est la salle de conférence de la préfecture qui a servi de cadre à cette cérémonie de passation de service. Elle a réuni tous les cadres préfectoraux, les sous-préfets en présence du général Mohamed Gharé, gouverneur de la région administrative de Kankan.

Dans son discours, le préfet par intérim, Siné Magassouba a démenti le nombre élevé de conflits relayé par un rapport montré au préfet entrant. « Il y a un rapport qui parle de 77 conflits à Siguiri, je m’inscris en faux contre cette affirmation. Il y a bien des conflits à Siguiri, des conflits miniers liés aux limites. Mais, la plupart est résolue. Quand je prenais fonction, j’ai trouvé 44 conflits », a tenu à souligner Siné Magassouba.

Par ailleurs, monsieur Magassouba a regretté la dégradation de l’environnement que connait la préfecture de Siguiri. « En dépit des mesures adéquates monsieur le préfet, nos cours d’eau ont disparu par l’utilisation des concasseurs ainsi que la coupe abusive du bois le long desdits cours d’eaux, la pollution et la disparition de faune ».

En outre, Siné Magassouba va conseiller son successeur de se pencher sur le budget préfectoral qui est loin d’être une réalité. « Monsieur le préfet, la tâche principale qui vous attend, c’est l’organisation d’un conseil administratifs préfectoral pour doter la préfecture de Siguiri d’un budget. Cela fait trois ans qu’il n’y a pas de budget. Le budget est sur papier, mais le conseil ne se tient pas », a dévoilé le préfet par intérim.

Pour sa part, le préfet entrant, le colonel Moussa Condé, a dit quelles vont être ses priorités. « Mes priorités seront la consolidation de la paix, le développement de Siguiri. J’exhorte à œuvrer pour amener la paix dans les multiples zones de conflits. Jadis, la population qui partageait tout ce qu’elle gagnait se tourne le dos, s’entre-tue aujourd’hui à cause de l’or ».

Pour finir, le colonel Condé a mis en garde les fauteurs de troubles. « A ceux qui ont l’habitude de perturber la quiétude des paisibles populations en volant les biens, en tuant ou en blessant, qu’ils cessent, car rien ne sera comme avant ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Université de Kankan : il n’y a pas eu cours malgré la suspension de la grève par le SNAESURS

19 avril 2019 à 13 01 53 04534

Comme annoncé sur Guineematin.com, le Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESURS) a décidé hier jeudi de suspendre le mot d’ordre de grève générale et illimitée. Mais, faute de communication, les enseignants-chercheurs ne sont pas allés donner cours ce vendredi, 19 avril 2019, à l’université Julius Nyéréré de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Tôt ce vendredi, étudiants et responsables se sont présentés dans l’enceinte de l’université de Kankan. Ils ont pris part à la montée des couleurs. Les étudiants sont allés dans les salles de classe. Malheureusement, aucun professeur ne s’est présenté.

Selon nos informations, ce n’est que ce vendredi matin que le bureau local du SNAESURS a été informé de la suspension de la grève par l’intermédiaire du secrétaire général de l’Université, Ansoumane Traoré. Monsieur Traoré n’aurait reçu la note de suspension de la grève que vers 22h dans la nuit d’hier.

Approché par notre reporter, le secrétaire général de l’Université Julius Nyerere de Kankan n’a ni confirmé, ni infirmé cette information. Il a plutôt suggéré d’aller rencontrer les syndicalistes.

Le secrétaire général adjoint du bureau local du SNAESURS, Sékou Fatoumata Condé, a préféré posé un lapin à notre reporter. Après avoir donné rendez-vous à notre reporter, monsieur Condé à préféré s’éclipser, tout en fermant son téléphone.

A rappeler que certains enseignants ont qualifié de trahison « la suspension d’une grève qui n’a même pas commencé ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA, pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Doko (Siguiri) : un conducteur de taxi moto tué, sa moto emportée

19 avril 2019 à 10 10 53 04534

Un jeune conducteur de taxi moto a été retrouvé mort en brousse hier, jeudi 18 avril 2019, dans le district de Bembèta, relevant de la sous-préfecture de Doko (Préfecture de Siguiri). Il a été mortellement poignardé par des inconnus qui ont emporté sa moto, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

La victime, Mamoudou Diallo, est originaire de la préfecture de Mamou. Il était marié et était père d’un enfant. Il a été déplacé par un inconnu dans la nuit du mercredi au jeudi, 18 avril. Son client a attendu qu’ils arrivent en brousse pour le poignarder. Le jeune homme est décédé, et son meurtrier s’est enfui avec sa moto, explique le Capitaine Mory Condé de la police de Bembèta.

« D’après les informations que nous avons reçues, un jeune non identifié est venu déplacer la victime à la sortie du village. Quand ils sont arrivés en brousse, il l’a poignardé trois fois. Au niveau du ventre, au cou et sur la tête. Selon notre constat sur le terrain, la victime s’est déplacée à quelques mètres de là où elle a été poignardée avant de tomber et rendre l’âme. Parce qu’on a vu les traces de sang sur son chemin », explique-t-il.

A noter qu’avant de tuer Mamoudou Diallo, son meurtrier l’a laissé appeler sa mère qui se trouve à Mamou, au téléphone, pour l’informer de sa situation. La maman de la victime a joint aussi ses connaissances à Bembèta pour les informer. Le téléphone du jeune homme a été retrouvé à côté de son corps. Un corps qui a été ramené à Mamou où il sera inhumé.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Violences post-électorales à Kalinko (Dinguiraye) : 112 personnes condamnées à perpétuité

18 avril 2019 à 19 07 35 04354

Le dossier portant sur les violences post-électorales de février 2018 à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye, a connu son épilogue ce jeudi 18 avril 2019, au tribunal criminel de Faranah. Cent douze personnes, ont été condamnées par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité. Par contre, une dizaine de personnes détenues à la prison civile de Faranah depuis plus d’une année, ont été acquittés par le tribunal, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Au lendemain des élections locales du 04 février 2018, des violences meurtrières, accompagnées d’incendie et de destructions d’édifices, ont eu lieu à Kalinko, dans la préfecture de Dinguiraye. La publication des résultats du vote est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Ces incidents ont provoqué la mort de quatre enfants (3 fillettes et un garçon) dans l’incendie de leur maison.

Une centaine de personnes avaient été citées dans ce dossier, mais seulement dix avaient été présentées à Faranah. Ils étaient poursuivis pour assassinat, incendie volontaire, destruction d’édifices publics et privés.

Au terme des débats, des réquisitions et plaidoiries, la décision du tribunal criminel dans ce dossier est tombée ce jeudi.

Selon nos informations, ce sont cent douze (112) accusés, absents lors des audiences, qui ont été condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité. Tous en fuite, un mandat d’arrêt a été décerné contre eux à l’audience. Il s’agit, entre-autres, de : Madani Barry, Ousmane Koléla Diallo, Saliou Diallo, Mamadou Barry (Oum B), Diouldé Banîré, Mamadou Baïlo Barry, Hassanatou Diallo, Abdoul Kédianya Diallo, Boubacar Diallo Fdiya,….

Par ailleurs, ces 112 personnes sont condamnées au payement d’une somme d’un milliard 196 millions 600 mille francs guinéens de dommages et intérêts aux 27 parties civiles constituées dans ce dossier.

Par contre, les personnes détenues depuis le 23 février 2018, ont été acquittées faute de preuves. Une décision conforme aux réquisitions du procureur et aux plaidoiries de la défense. Un des accusés, en la personne d’Abdoulaye Diallo, avait rendu l’âme en détention, le mardi 09 avril dernier.

Les autres qui recouvrent la liberté après près de 14 mois de détention sont : Ousmane Benté Diallo, Bouba Diarra, Boubacar Barry, Mamadou Samba Barry, Alpha Oumar Bagou Barry, Mamadou Oury Diallo, Amadou Barry, Alpha Abdoulaye Barry, Thierno Bobo Sow (imam de Kalinko et S/G de la ligue islamique sous-préfectoral, qui comparaissait libre) et Mamadou Alpha Bah.

Une décision saluée par l’avocat de la défense, maitre Salifou Béavogui, qui se réjoui du fait que tous les détenus doivent désormais rentrer à la maison.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

Lire

Kankan : les clients de la BICIGUI payent les frais de la grève générale et illimitée

18 avril 2019 à 17 05 13 04134

Les travailleurs de la BICIGUI (Banque Internationale pour le Commerce et l’Industrie en Guinée) ont entamé une grève générale et illimitée ce jeudi 18 avril 2019. Une manière pour eux de protester contre la non-prise en compte de leurs revendications. A Kankan, le mot d’ordre de grève a été suivi au grand dam des clients de ladite banque, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le mot d’ordre de grève générale et illimitée de la BICIGUI a été suivi à Kankan. Les travailleurs et responsables de l’agence ladite banque, située au centre ville, ont créé le vide très tôt ce jeudi. Une situation qui s’explique par le refus des patrons, disent les grévistes, de négocier.

Malheureusement, ce sont les clients de cette banque, venus parfois de loin pour certains, qui payent les frais de cette colère syndicale. Après avoir parcouru près de 10 kilomètres, Elhadj Kaba, fonctionnaire à la retraite, explique son amertume face à cette situation. « Je suis un fonctionnaire à la retraite. Je suis venu ce matin pour faire un retrait, parce que je devrais faire face à un problème de famille. A mon fort étonnement, je suis venu trouver cette situation malheureuse. Mais vraiment, je crois qu’il est temps de trouver solution aux grèves intempestives en Guinée. Principalement les entreprises privées, elles n’ont qu’à respecter le guinéen. Car, on ne peut pas se lever un beau matin et faire de n’importe quoi avec l’argent des gens. Ils doivent savoir que nous avons nos petites ressources ici. Et, ils ne doivent pas se permettre des choses comme ça, sans nous informer. De surcroit, c’est par confiance que nous gardons notre argent chez eux », a-t-il dit.

Pour rappel, les travailleurs de l’agence BICIGUI de Kankan, qui ont brillé par leur absence ce jeudi, protestent contre le refus de la Direction Générale de négocier « les revendications légitimes » des travailleurs au titre de l’année 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Recrutement dans l’armée : deux présumés fraudeurs mis aux arrêts à Kankan

18 avril 2019 à 15 03 56 04564

La deuxième phase du recrutement dans l’armée guinéenne, consacrée aux évaluations écrites, a été lancée ce jeudi, 18 avril 2019, à l’école primaire du camp Soundiata Keïta, dans la commune urbaine de Kankan. Dès après le lancement, les services de sécurité ont mis le grappin sur deux présumés fraudeurs, qui seraient venus composer à la place d’autres personnes, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la clôture des épreuves physiques le dimanche passé, avec un bilan de trois morts, les évaluations écrites ont démarré ce jeudi à Kankan. La cérémonie a été présidée par le préfet, Aziz Diop.

Mais, après le début des épreuves, deux candidats ont été mis aux arrêts par les agents de sécurité qui font office de surveillant. Ils sont soupçonnés de s’être substitués à d’autres personnes.

Selon Aziz Diop, « c’est un cas de substitution de candidats. Vous savez, dans les salles, il y a une enveloppe dans laquelle les renseignements des candidats se trouvent. C’est dans le contrôle là qu’on a pris les deux fraudeurs. Ils sont actuellement dans la garnison ».

Interrogés, les deux mis en cause ont rejeté en bloc les accusations portées contre eux.

Ibrahima Sory Soumah, nie les faits et dit avoir vérifié avant de s’installer. « Je suis là pour moi-même, je ne suis pas là pour quelqu’un d’autre. Quand je suis venu le matin, je devrais rentrer dans la salle, j’ai regardé partout. Il n’y avait pas mon nom sur la liste des candidats. Aussitôt, j’ai demandé à un agent de sécurité de vérifier dans le registre si mon nom y figurait. Mais, je me suis trompé sur le numéro de course, parce que là-bas, j’avais le numéro 87, et ici j’ai dit 82. L’agent lui-même a vérifié que c’était vraiment ça. Mais, j’ai retardé de dire le vrai numéro. Donc, c’est pourquoi je suis là », s’est-il défendu.

L’autre présumé fraudeur, Moussa Sidibé, a aussi balayé d’un revers de main les accusations portées contre lui. « Moi, j’ai fait la course. J’ai été 52ème et j’ai été admis. Ce matin, quand je suis venu, j’ai vu mon nom et mon numéro sur la liste, et j’ai vu également mon numéro sur le table-banc. Je me suis assis avant le lancement des sujets. Ils ont partagé les enveloppes et moi j’avais mon numéro sur la mienne. Mais, les informations qui étaient à l’intérieur ne m’appartiennent pas. C’est moi-même qui me suis déclaré au surveillant, en lui disant que ce n’était pas mes renseignements. Mais, ils m’ont quand même envoyé à la garnison », a expliqué Moussa Sidibé.

A rappeler que ces évaluations doivent s’étendre sur deux jours. Une trentaine d’agents de sécurité et des services sanitaires accompagneront les candidats sous la supervision du président de la commission d’organisation, qui n’est autre que le préfet de Kankan.

Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Siguiri : accusé de complicité de détournement, le préfet par intérim se défend

17 avril 2019 à 19 07 53 04534
Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités de Siguiri
Siné Magassouba, secrétaire général chargé des collectivités et préfet par intérim de Siguiri

Le secrétaire général chargé des collectivités et préfet par intérim de Siguiri a animé un point de presse ce mercredi, 17 avril 2019, dans les locaux de la préfecture. Siné Magassouba a réagi aux accusations de détournement de fonds qui pèsent contre lui. Des accusations que le responsable a balayées d’un revers de la main, menaçant de porter plainte contre celui qui citera désormais son nom dans cette affaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Depuis quelques temps, une rumeur relative à un détournement de fonds, impliquant le préfet par intérim de Siguiri circule dans la préfecture. Selon cette rumeur persistante, la commission de soutien au Manden FC, club de football soutenu actuellement par la préfecture, a détourné une partie de l’argent mobilisé pour l’achat d’un bus pour l’équipe. Et, les membres de cette commission auraient agi en complicité avec le secrétaire général chargé des collectivités et préfet par intérim de Siguiri, Siné Magassouba.

Cette commission qui a fait une collecte de fonds à Siguiri et auprès des ressortissants de la préfecture, auraient mobilisé, selon certaines informations, un montant de 220 millions de francs. Ses membres, en complicité avec Siné Magassouba, auraient ensuite utilisé une partie de ce montant pour acheter un bus moins cher et pas confortable, puis détourné le reste de l’argent pour des fins personnelles.

Face à cette rumeur, le préfet par intérim a décidé de sortir pour s’expliquer, assurant qu’il n’a nullement été impliqué dans l’achat de ce bus ni dans un quelconque détournement de fonds. « Je n’ai pas participé à l’achat du bus ni à la négociation pendant l’achat. D’ailleurs, j’ai pris du risque dans cette affaire, j’ai signé un ordre de mission sans l’aval préalable de mes collaborateurs. Maintenant, j’entends un certain Soul dire que la commission est en complicité avec moi et qu’elle m’a donné de l’argent. Que ça soit sa dernière fois ! Si j’entends mon nom désormais dans cette affaire, je porterai plainte contre la personne », a prévenu Siné Magassouba.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Kankan : le corps d’une femme exhumé par des inconnus

17 avril 2019 à 13 01 37 04374

Des individus non identifiés ont ouvert une tombe et exhumé le corps d’une femme qui se trouvait à l’intérieur. L’acte s’est passé dans la nuit d’hier à ce mercredi, 17 avril 2019, au cimetière du quartier Météo, dans la commune urbaine de Kankan. Ni les auteurs de cet acte encore moins leurs motivations ne sont, pour l’heure, connus, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Kankan.

Selon nos informations, le corps en question a été enterré le lundi dernier. Deux jours après, sa tombe a été retrouvée complètement ouverte, ce mercredi matin. La nouvelle a fait le tour du quartier et de nombreuses personnes se sont rendues au cimetière pour constater les faits.

Elhadj Moussa Condé

Le chef de quartier, Elhadj Moussa Condé, condamne un acte regrettable. « Nous assistons à un acte très regrettable ce matin, au grand cimetière de Sinkèfara dans le quartier Météo. Nous avons été informés qu’il y a une tombe qui a été ouverte hier nuit par des individus mal intentionnés, qui ont déterré le corps se trouvant à l’intérieur. Le corps a été enterré avant-hier, ce matin nous sommes venus trouver que la tombe est ouverte. Mais, on n’a pas pu constater si une partie du corps a été emportée, ni celle du linceul. Pour le moment, on n’a pas cette confirmation », indique le chef du quartier Météo.

Informé de l’acte, le commissaire central de la police de Kankan, Abdoulaye Sanoh, s’est également rendu sur les lieux. Après son constat, l’officier n’a pas souhaité se prêter à nos questions. Il a tout de même annoncé l’ouverture d’une enquête sur cette situation.

Mohamed Doumbouya

De leur côté, les jeunes du quartier Météo ont envisagé des mesures visant à sécuriser davantage ce cimetière, afin d’éviter ce genre d’acte à l’avenir. « La mesure que nous avons prise pour le moment, c’est d’appeler tous les jeunes de Kankan de venir nous rencontrer chaque dimanche pour qu’on puisse assainir le cimetière. Parce que s’il est débarrassé des mauvaises herbes, on pourra appréhender toute personne qui s’y introduira », a annoncé Mohamed Doumbouya, le président de l’équipe en charge de l’assainissement dudit cimetière.

A noter que c’est la première fois qu’un tel acte est enregistré dans ce cimetière, considéré comme étant le plus grand de la commune urbaine de Kankan.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Incendie mystérieux à Siguiri : 9 cases et leurs contenus partis en fumée à Siguirini

17 avril 2019 à 9 09 49 04494

Un incendie d’origine mystérieuse s’est produit hier, mardi 16 avril 2019, à Amina Boufè, un district relevant de la sous-préfecture de Siguirini (Préfecture de Siguiri). Neuf (9) cases et leurs contenus ont été consumés, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Siguiri.

Bakary Traoré est la plus grande victime de cet incendie. Selon lui, seul Dieu sait d’où provient ce feu. « On ne sait pas comment l’incendie s’est produit, seul Dieu le sait. Nous étions tous assis quand on a vu le feu sur le toit des cases. Moi personnellement, j’ai perdu 5 cases dans ma famille. Il y a eu 4 autres cases qui ont été brûlées chez nos voisins », explique cette victime.

Cet incendie est le deuxième du genre à Amina Boufè. L’année dernière, une dizaine de cases avaient été consumées par un feu mystérieux dans cette localité de la commune rurale de Siguirini.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Kankan : le grand marché « Loféba » enfin remis aux commerçants

17 avril 2019 à 5 05 59 04594

C’est un ouf de soulagement pour de nombreux commerçants de la ville de Kankan. Plus d’un an après son inauguration par le chef de l’Etat, le grand marché « Loféba » situé en plein cœur de la ville, a ouvert ses portes. Les nouvelles autorités de la commune urbaine ont décidé de remettre les lieux aux ayants droit, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Finie la longue attente des commerçants qui occupaient le grand marché de Kankan avant sa rénovation a pris fin. Deux jours après la réouverture officielle, plusieurs d’entre eux ont commencé à s’installer dans ce nouveau marché hier, mardi 16 avril 2019.

N’Faly Dioubaté

Un motif de joie pour N’Faly Dioubaté, administrateur de ce marché. « C’est une suite de joie qu’on est en train de manifester à travers des actions telles que : les numéros de tables affectés aux ayants droit, nous sommes en train de les équiper, demain ou après-demain, ils vont mettre des marchandises. Toute action sociale a besoin d’un temps, c’est ce temps-là qui a poussé l’autorité attendre jusqu’au 14 avril pour faire la remise officielle du marché. Maintenant, tous ceux qui sont à l’intérieur ont eu leur place et sont en train d’aménager », a-t-il dit.

Alhassane Diallo

Alhassane Diallo est l’un des commerçants qui ont pu retrouver ce marché entièrement rénové. Aujourd’hui, il est tout heureux. « Je suis content parce que cela fait presque 4 ans depuis que j’ai quitté ici. Aujourd’hui, tout le monde est venu récupérer sa place d’antan. On n’est tous conscients que ça a beaucoup retardé mais nous ne sommes pas fâchés. C’est vrai qu’on a eu des difficultés, parce que beaucoup d’entre nous ont mangé leur argent après qu’on ait quitté ici. Il est donc évident que beaucoup d’entre nous vont s’endetter pour revenir », a-t-il dit.

A rappeler que beaucoup d’autres infrastructures réalisées dans le cadre de la fête de l’indépendance guinéenne célébrée à Kankan, attendent encore d’être ouvertes.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Kankan : le stade M’Balou Mady Diakité inauguré

15 avril 2019 à 18 06 52 04524

Le stade préfectoral M’Balou Mady Diakité de Kankan, d’une capacité de 2000 places, a été inauguré hier dimanche, 14 avril 2019, par les autorités sportives. La cérémonie a connu la présence de plusieurs membres du gouvernement en séjour dans la région, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Le stade préfectoral de Kankan ouvre ses portes, 3 ans après le lancement des travaux de rénovation, au moment où l’impatience gagnait du terrain chez les fans du football. Toutes les compétitions footballistiques locales se déroulaient sur les stades de l’université, de Hô Chi Minh et du camp militaire Soundiata Kéita où les pelouses sont dans un état qui laisse à désirer.

L’infrastructure, inaugurée ce dimanche, est composée d’une pelouse synthétique, d’une loge officielle et d’une tribune ayant une capacité de 2.000 places.

Lamine 1 Kaba

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, Lamine 1 Kaba, directeur préfectoral des Sports, de la Culture et du Patrimoine Historique a promis de mettre en place une équipe de gestion du stade. « C’est un sentiment de fierté, de réconfort moral et surtout de satisfaction, parce que tout le monde a vu que tous les matchs de Milo se jouaient à Conakry ou sur un terrain neutre, faute de terrain. Après le 28 Septembre de Conakry, il n’y a pas son modèle à l’intérieur du pays. Nous allons mettre en place une équipe qui va diriger ce bijou pour le bien être non seulement du sport mais aussi pour les visiteurs qui viendront, pour que ce visage très attrayant qui est là aujourd’hui, puisse demeurer dans le temps », a-t-il dit.

Sory Doumbouya

Selon Sory Doumbouya, président du Football Club Milo, pensionnaire de a ligue 2, son club aura désormais l’avantage de recevoir ses matches à domicile. « L’objectif c’est de retrouver la Ligue 1. Le Milo a un effectif qui mérite la première division. Donc, je suis vraiment content d’avoir un stade flambant neuf. Je serais heureux que le Milo joue devant son public. Cela va encourager les joueurs à redoubler d’efforts pour gagner tous les matchs avec le soutien du public ».

Le stade de Kankan a été inauguré avec à la clef un match de gala entre les anciens joueurs du FC Milo et les actuels joueurs. Le match a tourné en faveur des jeunes qui l’ont emporté sur le score de 3 à 1.

Fama Kourouma, ancien joueur du Milo, en appelle à la responsabilité des supporters pour protéger le stade. « Il faut que les supporters sachent que la casse n’apporte rien. Le président de la République ne pourra plus jouer au football. Donc, ce stade nous appartient à nous les jeunes, nous devons tous en prendre soins. Nous devons veiller sur ce stade », a-t-il conseillé.

Les travaux de rénovation du stade préfectorale de Kankan avaient été lancés le 28 novembre 2016 par l’ex ministre des Sports, Siaka Barry, pour un délai de six mois. Selon nos informations, sa rénovation aurait coûté 1 milliard 356 millions de GNF, une somme offerte par un homme d’affaires mauritanien.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

Lire

Usine de coton de Kankan : qu’en est-il des 868 tonnes de coton laissés à la merci des intempéries ?

15 avril 2019 à 13 01 08 04084

Comme nous l’annoncions précédemment, une importante quantité de coton prêt à être vendu est abandonnée depuis plusieurs mois dans l’enceinte de l’usine du projet coton de Kankan. Ces balles de coton ont tellement duré sur les lieux que beaucoup pensaient qu’ils ne sont plus récupérables. Mais, le ministère de l’agriculture a fait venir un expert malien pour vérifier l’état de ce coton. Et, son constat est plutôt satisfaisant, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Kankan.

L’abandon de ces 868 tonnes de coton d’une valeur estimée à 12 milliards de francs guinéens, est dû à un manque de moyen de transport. Cette situation avait irrité les travailleurs de l’usine de coton, qui ont déclenché une grève le 10 septembre 2018, puis une autre le 21 janvier 2019. Suite à la récente visite de la ministre de l’agriculture sur les lieux, un expert malien, engagé par le département, est arrivé sur place pour vérifier l’état de ce coton et savoir s’il peut être récupérable.

Siri Goïta

Après son constat, Siri Goïta indique qu’une bonne partie de ce coton est récupérable. « Pour chaque balle, j’évalue la quantité de fibre dégradée au niveau de la balle. Et lorsque j’évalue cette quantité, je mets le pourcentage sur la balle. Par exemple, cette balle que vous avez devant vous ici, on a 30% de fibre avariée au niveau de cette balle, cela veut dire que les 70% de cette balle sont récupérables. Pour que la fibre soit commercialisable et qu’elle ait un prix sur le marché international, il y a d’abord la classe qui est la qualité, il y a aussi un facteur très important, c’est la longueur », a-t-il expliqué.

Selon lui, le reconditionnement de l’ensemble des balles avariées prendra environ un mois. « Quand je faisais le déplacement pour venir en Guinée, je me suis dit que je peux terminer en 15 jours. Mais vous savez, on est venu trouver la réalité sur le terrain, donc l’expertise sera de 25 à 30 jours. Je remercie d’ailleurs la société qui a mis un agent à ma disposition. Imaginez, il faut d’abord examiner la balle, il faut faire le marquage de la balle, il faut aussi regrouper les balles par lot, donc ça prend du temps », a indiqué l’expert malien.

Mais, pour réussir sa mission, Siri Goïta sollicite surtout le soutien de la direction de l’usine. « J’ai une inquiétude, parce que je ne veux pas faire un travail qui, au bout du rouleau, tombe dans l’eau. Quand j’ai vu le vent souffler ce matin, j’ai senti que la pluie n’est plus loin, j’ai dit à mon collègue que je suis inquiet. Donc, on a surtout besoin de l’assistance de la direction qui doit mettre les moyens à notre niveau pour qu’on puisse faire ce travail en un laps de temps. Et, chaque fois qu’on finit le travail, les balles doivent être protégés pour qu’on ait un résultat escompté », a-t-il laissé entendre.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

3ème mandat à Siguiri : « Alpha Condé a financé ce projet à hauteur de 500 millions… »

15 avril 2019 à 10 10 08 04084

La récente organisation d’un mouvement de soutien au président Alpha Condé à Siguiri pour un troisième mandat commence à dévoiler ses secrets. De nombreuses femmes avaient paradé, avec en toile de fond, le maintien du président Alpha Condé au pouvoir au delà de son mandat constitutionnel. Une femme, membre de la coordination préfectorale de l’Union des Forces Républicaines de Siguiri, dénonce une manipulation de la part des organisateurs de la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Mme Sitan Bérété

A l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR, tenue hier dimanche, 14 avril 2019, madame Sitan Bérété, présidente de la coordination des femmes du parti à Siguiri, s’est insurgée contre la manipulation dont les femmes ont été victimes. Selon la dame, les femmes de Siguiri ont été trompées par les organisateurs du mouvement de soutien à Alpha Condé.

« Les organisateurs ont trompé les femmes de Siguiri. Ils nous ont dit, comme le 8 mars a échoué à Siguiri, d’organiser une fête pour réconcilier les femmes de Siguiri. Nous sommes sorties avec cette idée. C’est à la tribune qu’on a vu que c’était un mouvement de soutien. Tous les sérés (association de femmes) de Siguiri se sont vus dans un piège. Les femmes de Siguiri ont été trompées. Nous ne sommes pas pour un troisième mandat. Une dame, du nom de Gnalèn Condé, s’était présentée comme facilitatrice entre les femmes. Elle a profité pour faire passer son projet satanique », a laissé entendre madame Sitan Bérété.

Pour sa part, Baba Fofana, le coordinateur de l’UFR de Siguiri, accuse le président Alpha Condé d’avoir personnellement financé ce projet de soutien à Siguiri pour une prolongation de son mandat. Selon Baba Fofana, « c’est un projet financé par le président Alpha Condé lui-même. Il a financé ce projet à hauteur de cinq cent (500) millions de francs guinéens. Il n’a même pas confiance à ses militants de Siguiri. C’est pourquoi il est passé par la dame, Gnalèn Condé, qui a trompé les femmes de Siguiri ».

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Incendie à Faranah : plusieurs cases et leurs contenus partis en fumée

13 avril 2019 à 9 09 46 04464

Cinq cases et tous leurs contenus sont partis en fumée au cours d’un incendie qui s’est produit hier, vendredi 12 avril 2019, dans la commune urbaine de Faranah. Le feu est parti d’un tas d’ordures brûlé par des enfants, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Faranah.

C’est aux environs de 17 heures, que cet incendie s’est produit au secteur 4 du quartier Mosquée, dans la commune urbaine de Faranah. Après avoir balayé chez eux, des enfants ont brûlé les ordures. C’est ainsi que le vent a emporté le feu qui a touché la case la plus proche. Le feu s’est ensuite propagé pour toucher quatre autres cases et deux cuisines. Ibrahima Camara, l’une des victimes, déplore d’importants dégâts matériels.

« J’ai demandé aux enfants de balayer la concession. Quand ils ont fini, ils ont accumulé les ordures pour les brûler. C’est ainsi que le feu a pris la case qui était à côté, puis les toilettes et ça s’est propagé aux autres cases voisines parce que le vent soufflait. Au total, 5 cases et deux cuisines ont été consumées. On dénombre d’importantes pertes parce que tout le contenu des cases également est parti en fumée.

Moi par exemple, j’ai perdu mon lit, mes fauteuils et d’autres biens. J’ai perdu aussi une somme de 600.000 francs qui m’appartenait et une somme de 1.200.000 francs qu’on m’avait confiée. Les voisins également ont perdu beaucoup choses chez eux », explique ce sinistré.

Ibrahima Camara salue la mobilisation des habitants de la localité, qui a permis d’éviter une plus grande propagation du feu. Il déplore cependant le retard des sapeurs-pompiers. « Dès que l’incendie a commencé, on a appelé les sapeurs-pompiers à plusieurs reprises, le chef de quartier même les a appelés mais ils ne sont pas venus. S’ils venaient à ce moment-là, on aurait pu limiter les dégâts parce que c’est seulement une case qui avait pris feu. Ils ont attendu que 4 cases prennent feu pour venir maintenant. C’est pourquoi, la population s’est révoltée contre eux ».

De son côté, le chef de quartier, Mamoudou Kandé, regrette cette situation et appelle à l’aide en faveur des sinistrés. « Vraiment, les dégâts sont importants :

5 cases avec leurs contenus, tous complètement brûlés. Même une aiguille n’est pas sortie. Il y a certaines cases qui étaient remplies de denrées alimentaires comme le riz, le fonio, l’arachide en plus d’autres biens, tout a été consumé.

Vraiment, nous plaidons auprès des autorités, auprès de la population, des bonnes volontés, nous tendons la main à tout le monde pour assister ces sinistrés et leur remonter le moral. Donc, je demande l’assistance de la ville de Faranah, l’assistance des personnes de bonne volonté, l’assistance des autorités à mes citoyens qui sont aujourd’hui à la belle étoile », a-t-il lancé.

A rappeler que les incendies sont récurrents en saison sèche dans la préfecture de Faranah. Cette année, avant ce dernier cas, 60 cases et tous leurs contenus sont partis en fumée le 11 mars 2019 à Oussouyah, localité située à 27 km de la ville de Faranah, 56 cases ont été consumées avec leurs contenus le 23 février 2019 à Fantoumanya, localité située à 10 km de la ville, et 46 cases autres sont parties en fumée le 22 février 2019 à Cissiya, à 16 km du chef-lieu de la préfecture.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tél. : 00224 620 24 15 13

Lire

Kankan : ce que les travailleurs du projet coton demandent à la ministre de l’agriculture

12 avril 2019 à 17 05 52 04524
Mariama Camara

En séjour dans la préfecture de Kankan pour lancer un projet agricole, la ministre de l’agriculture, accompagnée de plusieurs cadres de son département, a visité les installations de l’usine projet coton basé dans le quartier Kankan-Coura, ce vendredi 12 avril 2019. Les travailleurs de cette usine ont saisi l’occasion pour adresser des doléances à leur ministère de tutelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Cette visite de Mariama Camara intervient après plusieurs soubresauts et remous sociaux enregistrés ces derniers temps au sein de l’usine projet coton de Kankan, et qui lui ont valu la destitution de la direction générale et la mise en place d’un comité d’urgence. La ministre de l’agriculture est allée constater les réalités sur le terrain et échanger avec les travailleurs de cette unité industrielle.

Une occasion mise à profit par les travailleurs pour exprimer quelques préoccupations. « Dans une filière comme la nôtre, il faut que les différentes campagnes d’opération soient bien exécutées à temps, pour que les surfaces agricoles de la campagne suivante s’améliorent. A ce jour, nous n’avons pas pu encore atteindre le niveau de production ambitionné par le chef de l’Etat, malgré son soutien financier.

Kaba Camara

C’est pourquoi, madame la ministre, nous travailleurs du projet coton, sollicitons vivement auprès de votre autorité, la tenue d’un forum sur la filière cotonnière de Guinée. Ce forum doit être tenu par tous les acteurs du coton, afin d’élaborer un nouveau modèle de gestion avec des mécanismes financiers adéquats pour pouvoir donner un avenir à la filière », a sollicité Kaba Camara, porte-parole des travailleurs.

En réponse, la ministre de l’agriculture s’est dite consciente des difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs, mais elle les a exhortés à privilégier l’intérêt supérieur de l’usine. « Je sais qu’il y a eu beaucoup de problèmes ici. Alors, je me suis donné le temps de mieux comprendre, parce que pour qu’une activité prospère, il faudrait qu’il y ait la bonne volonté de tout le monde. Nous voyons l’état d’âme des travailleurs, mais par rapport à ça, il faut aussi voir ce que le coton représente pour tout un chacun (…)

Il n’y a pas longtemps, il y a eu des réactions par rapport à la gestion, nous avons essayé d’intervenir, ça a donné ce que ça a donné. Vous avez exigé à ce que M. Kaba (Bakary Kaba, ancien directeur du projet, ndlr) quitte le projet, c’est déjà fait. Je vous demande de faire confiance au président de la République, d’écouter les conseils du comité d’urgence. Donc, je compte sur vous pour continuer la sensibilisation pour qu’il y ait de l’accalmie ici. Ne faites pas du projet coton, un lieu que de revendication », a-t-elle demandé.

Après son entretien avec les travailleurs, Mariama Camara a visité les 868 tonnes de coton laissés à la merci des intempéries lorsque la direction précédente était aux affaires. « Ces balles de coton ont été mouillées, faute de moyens de transport. Nous avons fait venir un expert pour voir ce qui peut être récupéré. Je suis sûr que ce qui va être récupéré sera supérieur à ce qui va être négatif, néanmoins nous allons récupérer beaucoup », a-t-elle dit.

Selon la ministre Mariama Camara, une nouvelle direction sera bientôt nommée à la tête du projet coton de Kankan, après la période transitoire dirigée par le comité d’urgence mis en place suite à la destitution de l’ancienne direction.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

9 morts au cours du recrutement dans l’armée : 83 candidats abandonnent à Faranah

12 avril 2019 à 11 11 16 04164

La première phase du test de recrutement dans les rangs des forces armées guinéennes a pris fin hier jeudi, 11 avril 2019, dans la région de Faranah. Déjà, ce test a coûté la vie à 9 jeunes candidats. Même si aucun cas de décès n’a été enregistré dans cette préfecture, quatre vingt trois (83) candidats, dont trois (3) filles, ont fini par jeter l’éponge au milieu de la bataille, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Cette première phase de recrutement dans l’armée, lancée le 7 avril dernier au village Baliany, dans la commune urbaine de Faranah, n’aura duré que cinq (5) jours. La course à pieds aura été éprouvante pour de nombreux candidats qui ont fini par abandonner. On a noté pas moins de 80 garçons qui ont jeté l’éponge pour les huit kilomètres à parcourir (en 45 mn). Chez les filles, trois ont également abandonné pour une distance de six kilomètres.

Selon le médecin Aide-Santé et Surveillant des urgences de l’hôpital régional de Faranah, Ibrahima Solo Condé, ces candidats ont tous reçu des soins de santé avant de rentrer dans leurs familles respectives. « Hier mercredi, on a reçu 26 cas, dont 4 ont été réanimé. Mais, on a maîtrisé ces cas. Aujourd’hui, on a eu 20 cas, dont une fille. Un autre candidat était aussi en réanimation. On vient de le libérer maintenant là, il avait une tension de 8,6. Ensuite, il avait l’hypoglycémie. Mais, on a réussi à maitriser le cas. Il est rentré. Au début, on avait reçu que 13 cas », a expliqué le médecin.

A la question de savoir ce qui pourrait être à la base des malaises que les candidats ont subis, Ibrahima Solo Condé répond : « je crois que cela est dû au soleil, surtout les enfants qui font des choses qui ne sont pas compatibles à l’organisme. Parce que, un d’entre eux m’a dit aujourd’hui qu’il a pris du bleu-bleu (du valium) et que ça donne de l’énergie. Il a pris ça alors qu’il n’a pas déjeuné. Ils sont partis pour faire la course de huit kilomètres avec ça. Donc, les jeunes-là nous ont trouvé dans cet état. Mais, Dieu merci, on a pu maîtriser tous les cas qui se sont présentés à nous ».

Oumar Camara

A la fin de cette première phase, Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah, s’est réjoui de la manière dont les choses se sont passées. « Mes impressions sont bonnes. A Faranah, on a eu la chance qu’il n’y a pas eu d’incidents, il n’y a pas eu de blessés graves. Les 3634 postulants ont effectué la course sans problème. Il n’y a pas eu de cas de décès chez nous, ni de cas blessés graves, ni de maladies graves. Ça, c’est vraiment réconfortant pour nous. Donc, je prie le bon Dieu que les autres phases aussi se passent dans les meilleures conditions. Peut-être que demain (vendredi), les résultats vont être affichés et dès le samedi les autres épreuves vont continuer ».

Pour finir, le maire de Faranah, rassure que « nous avons opté pour l’égalité des chances de tout le monde. Les instructions données par le ministère, nous allons les respecter dans les règles de l’art. Nous veillerons strictement sur le déroulement du processus ».

Il est à rappeler qu’à Faranah, 3634 candidats étaient en compétition pour 250 places disponibles en présélection.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com
Tel : 00224 620 24 15 13

Lire

Récupération des domaines publics à Siguiri : le lycée de Mady Kaba Camara sera-t-il démoli ?

11 avril 2019 à 18 06 24 04244

Le groupe scolaire Djoma, dans la commune urbaine de Siguiri, est dans le viseur de la Direction Préfectorale de la Ville et de l’Aménagement du Territoire. Un édifice appartenant au ministre conseiller à la présidence Mady Kaba Camara, ancien dignitaire du Parti de l’Unité et du Progrès (PUP), rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Dans le cadre de la récupération des domaines de l’Etat, la Direction Préfectorale de la Ville et de l’Aménagement du Territoire de Siguiri s’active sur le terrain. C’est dans ce cadre que le groupe scolaire Djoma, appartenant à Mady Kaba Camara, ministre conseiller à la présidence de la République, et ancien du PUP, parti de Lansana Conté, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone. Il reste à savoir si les autorités iront jusqu’au bout dans cette affaire.

En tout cas, Yaya Camara, directeur préfectoral de la ville et l’aménagement du territoire, a laissé entendre « qu’aucun citoyen n’est supérieur à un autre. Le plan qu’on a montre que le lieu appartient à l’Etat. Je peux comprendre qu’un citoyen simple occupe un lieu, mais pas les grands commis de l’Etat. Si le ministre a des documents qui prouvent que le lieu lui a été octroyé par l’Etat, il n’y a aucun problème. Dans le cas contraire, il sera démoli ».

En outre, Yaya Camara a fait savoir que le ministre Mady Kaba Camara aurait emprisonné un de ses prédécesseurs par le passé autour du même domaine. « Il paraît, pendant la construction du lieu, à l’époque du PUP, le directeur qui était là s’y était opposé. Ce dernier a été arrêté et emprisonné à l’époque », révèle le directeur préfectoral de la ville et l’aménagement du territoire à Siguiri.

Il reste à savoir si le ministre subira la même rigueur de la loi que les autres citoyens. L’impitoyable déguerpissement à Kaporo rails et Kipé 2, dans la commune de Ratoma, à Conakry, est encore dans tous les esprits. A moins que ce ne soit du deux poids, deux mesures.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Grève du SLECG ignorée à Kankan : « nous avons reçu l’avis de grève très tardivement »

10 avril 2019 à 17 05 53 04534

A l’image de la plupart des villes de l’intérieur, Kankan n’a pas suivi le mot d’ordre de grève lancé par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée. Toutes les écoles du Nabaya ont fonctionné à la normale, ce mercredi 10 avril 2019, première journée de cette grève générale et illimitée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce mercredi matin, l’ambiance habituelle a régné dans les écoles publiques et privées de la commune urbaine de Kankan. Du lycée régional Almamy Samory Touré en passant par les lycées 3 avril et Alpha Yaya Diallo, jusqu’à Morifindjan Diabaté et Marien N’Gouaby, enseignants et élèves étaient tous au rendez-vous comme si de rien n’était.

Aly Keïta

Interrogé par Guineematin.com, Aly Keïta, secrétaire général adjoint du bureau local du SLECG, explique les raisons de cette situation. « Nous avons reçu l’avis de grève très tardivement la nuit dernière, c’est ce matin que nous l’avons imprimé, on l’a photocopié et on s’est mis à pied d’œuvre pour repartir dans toutes les écoles. Nous l’avons également déposé à l’inspection générale du travail, à la direction préfectorale de l’éducation et à l’inspection régionale de l’éducation », a-t-il dit.

Et, même si la région a été peu affectée par les dernières grèves du SLECG, les responsables locaux du syndicat des enseignants comptent bien paralyser les écoles de la région dans les prochains jours. « Tous les enseignants sont informés, nous allons continuer de les sensibiliser pour qu’ils acceptent le mot d’ordre de grève. Parce que ce n’est pas l’affaire de Conakry, ce n’est pas l’affaire d’une région, c’est la grève de tous les enseignants guinéens. Ce qu’on obtiendra sera pour tout le monde », indique Aly Keïta.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél. : 00 224 627 24 13 24

Lire

La grève des enseignants pas suivie à Siguiri : « nous n’avons pas été informés… »

10 avril 2019 à 13 01 17 04174

Le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a entamé une nouvelle grève générale et illimitée ce mercredi, 10 avril 2019, sur toute l’étendue du territoire national. Dans la commune urbaine de Siguiri, le mot d’ordre de grève n’a pas été suivi, faute de communication entre le bureau local du SLECG et les syndiqués, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Suite à un déficit de communication, les enseignants de Siguiri ont rallié les établissements scolaires ce mercredi, contrairement à l’appel à la grève générale et illimitée lancée par le SLECG.

Interrogés par notre reporter, certains enseignants, en situation de classe, disent n’avoir pas été informés à temps par le bureau exécutif préfectoral du SLECG. C’est le cas d’Ansoumane Diop, professeur d’Anglais. « Nous n’avons pas été informés par le bureau du SLECG de Siguiri d’observer le mot d’ordre de grève. Hier, j’étais chez le général, il m’avait dit d’attendre, qu’il allait nous informer. Mais, jusqu’à minuit, je suis resté sans nouvelles. En attendant, nous sommes en classe », a expliqué monsieur Diop.

Un autre professeur, qui a voulu garder l’anonymat, va abonder dans le même sens que le précédent intervenant. « Je suis venu en classe ce mercredi matin. Notre responsable syndical ne nous a rien dit par rapport à la grève. Pour le moment, nous attendons… »

Toutes nos tentatives pour joindre le secrétaire général du SLECG préfectoral de Siguiri sont restées vaines.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire