Saoudien tué à Mandiana : Moussa Kanté à la barre du tribunal de Kankan

12 février 2019 à 20 08 45 02452

Comme indiqué précédemment, le présumé assassin du prédicateur Saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, a comparu ce mardi, 12 février 2019, au Tribunal de Première Instance de Kankan. Moussa Kanté, est accusé d’avoir tué par balle le saoudien, à Kantédougou-Balandou, une localité relevant de la préfecture de Mandiana, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la capitale de la Haute Guinée.

Moussa Kanté, alias Cracra, âgé de 39 ans, cultivateur, mineur et chasseur de profession, marié et père de trois enfants, est poursuivi pour le meurtre du prédicateur Saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri. Les faits se sont déroulés le 16 janvier 2018, à Kantédougou-Balandou, dans Mandiana.

Appelé à la barre ce mardi, Moussa Kanté, la barbe très fournie, a nié les faits pour lesquels il est poursuivi. Après lecture des chefs d’accusation, Cracra a balayé tout d’un revers de la main. « Je n’ai pas tué le saoudien et je n’étais pas sur le lieu du crime. L’imam de Balandou, Mohamed Traoré, est mon témoin. Après le meurtre, tous les donzos ont pris la poudre d’escampette par peur de représailles des musulmans. Quand il se disait que mon nom figurait sur une liste de 12 personnes citées dans le meurtre du saoudien, mon jeune frère et mon oncle m’ont appelé alors que j’étais à Siguiri. Ils m’ont dit de venir pour démontrer mon innocence. Mais, quand je suis arrivé, ils m’ont fait arrêter, alors que je tentais de réunir tout le village pour prouver mon innocence », a-t-il dit.

Pendant plus d’une heure et demi, Moussa Kanté a fait face aux questions du procureur de la République, Aly Touré ; du président du tribunal et de son avocat.

Par la suite, la défense va demander le renvoi du procès pour demain mercredi, 12 février 2019, à l’effet de faire comparaître la partie civile et les autres accusés, dont 6 sont en cavale.

En guise de réponse, Aly Touré dira que pour leur sécurité, les deux personnes de la partie civile ne peuvent pas comparaître. Pour ce qui est des autres mis en cause, le procureur dira que 11 d’entre eux ne sont pas encore identifiés.

En outre, la défense va insister sur le fait qu’elle n’a pas le fond du dossier. Aly Touré dira ne pas vouloir affronter une défense dépourvue d’un fond de dossier.

Finalement, le président du tribunal va renvoyer le procès à demain mercredi, 13 février 2019, pour les réquisitions et plaidoiries.

A suivre !

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

Lire

Kankan : l’installation de l’exécutif communal prévue ce mercredi (Préfet)

12 février 2019 à 18 06 28 02282

L’installation tant attendue de l’exécutif communal de la commune urbaine de Kankan est programmée pour demain mercredi, 13 février 2019. C’est le préfet, Aziz Diop, qui l’annonce à travers un avis émis à cet effet et invitant à la tenue de la première session du conseil communal de Kankan, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un ouf de soulagement pour les citoyens de Kankan qui vont enfin voir le bout du tunnel, plus d’un an après les élections locales. L’installation tant attendue du conseil communal a été programmée par l’administration à travers un avis de tenue de la première session du conseil au cours de laquelle il sera procédé à l’installation de l’exécutif communal.

Déjà, plusieurs observateurs avaient vu cette décision venir depuis le retrait de la candidature de l’ex président de la délégation, Bakary Kaba, par la notabilité le dimanche passé. De nombreux citoyens se réjouissent déjà de ce programme d’installation d’autant plus que ces derniers jours, la ville de Kankan a connu plusieurs remous sociaux de la part des jeunes qui exigeaient l’installation du conseil communal.

Du côté des conseillers, ceux de l’opposition ne semblent avoir aucun problème, si l’on en croit Antoine Dogbo Guilavogui, secrétaire fédéral de l’UFDG. Par contre, c’est tout le contraire du côté du RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir. Selon nos informations, les conseillers peinent toujours à trouver un consensus sur la personne à présenter à moins de 24h de l’installation du ’un maire.

Un important dispositif sécuritaire devrait être déployé dans la cour de la mairie pour la journée de mercredi qui déterminera les destinées de la commune urbaine de Kankan pour les 5 prochaines années.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

Lire

Siguiri : un enfant de 6 ans perd la vie dans un incendie

12 février 2019 à 18 06 04 02042

Un enfant de 6 ans a perdu la vie dans un incendie survenu hier lundi, 11 février 2019, aux environs de 23 h, au quartier Bolibana1, dans la commune urbaine de Siguiri. Un court-cuit serait à l’origine du drame, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est un enfant de six (6) ans, du nom de Kaiba Magassouba, élève en classe de première année, qui a perdu la vie dans cet incendie.

Selon son père, Moussa Magassouba, encore sous le choc, c’est pendant la nuit que sa famille a été réveillée par les flammes. « J’étais couché dans ma chambre, l’odeur d’une flemme me parvenait. Dès que j’ai ouvert la porte, j’ai vu le feu au salon. Je rentre dans la chambre des enfants, le feu était là. Je les ai évacués. Il restait la victime, mais les gens me disaient qu’il est sorti. C’est après l’incendie que nous sommes rentrés voir l’enfant qui était couché sous le lit. Il a été amené à l’hôpital, mais il était déjà mort ».

Le feu a consumé tout le bâtiment.

À rappeler que la préfecture de Siguiri ne dispose pas d’un service de sapeurs-pompiers.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Bataille pour la mairie de Kankan : les sages retirent la candidature de Bakary Kaba

11 février 2019 à 10 10 48 02482

La bataille pour le contrôle de la mairie de Kankan vient d’enregistrer un tournant important. Le conseil des sages qui avait soutenu mordicus l’ancien président de la délégation spécial Bakary Kaba suite au problème interne du RPG Arc-en-ciel, vient de retirer la candidature de ce dernier pour, dit-il, préserver la paix dans le Nabaya. Il l’a fait savoir à travers une déclaration rendue publique hier, dimanche 10 février 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est un grand pas qui vient d’être franchi vers l’installation du conseil communal de Kankan, attendue depuis plus d’une année. Une installation retardée par une crise qui mine le RPG Arc-en-ciel, le parti au pouvoir, qui peinait jusque-là à avoir un candidat consensuel au poste de maire. Mais, cette crise semble se dénouer.

Les sages de la ville, réunis au domicile privé du Sôtikèmô, Mbémba Madifing Kaba, ont annoncé le retrait de la candidature de Bakary Kaba, l’ancien président de la délégation spéciale de Kankan. Candidature dont eux-mêmes avait exigée et qui est contraire au choix du parti. Les notables justifient cette décision par le souci de préserver la paix et quiétude sociale, mais aussi de permettre enfin l’installation du conseil communal de la ville.

« On remercie Allah pour l’idée qu’a eu la notabilité, il faut qu’on dise ça à toutes les couches sociales. Tout ce que nous attendons, c’est la mise en place de l’exécutif de la mairie et l’installation du conseil communal. Cela fait maintenant un an qu’on attend cela. La notabilité s’est réunie donc, elle a pris conscience pour préserver la paix et la quiétude sociale à Kankan. De ce fait, la personne que la notabilité avait choisie pour être maire, elle retire la candidature de cette dernière pour favoriser la sortie de crise et faciliter l’installation du conseil communal », a déclaré le porte-parole de la notabilité, Kalil Chérif, devant un parterre de journalistes.

Cette déclaration de la notabilité a été saluée par plus d’un dans la cité. Car, beaucoup de personnes voyaient mal l’immixtion des sages de Kankan dans les affaires politiques, notamment le fonctionnement du RPG Arc-en-ciel. Le Président de la République, Alpha Condé, en personne, avait fustigé cet état de fait lors de sa dernière visite dans la ville.

Après le désistement de Bakary Kaba par le biais de la notabilité, les yeux restent désormais rivés sur Mory Kolofon Diakité et Dr Moron Mandiouf Sidibé, les autres candidats déclarés au poste de maire de Kankan. Reste à savoir qui des deux aussi va céder pour l’autre.

A rappeler que le RPG Arc-en-ciel a largement remporté les élections locales du 04 février 2018 à Kankan (29 sièges obtenus sur les 41 que compte la mairie). Le parti au pouvoir n’a besoin donc que du consensus dans ses rangs pour remporter l’élection de l’exécutif communal.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

Lire

Bagarre entre RPGistes à Siguiri : l’assemblée générale du parti suspendue

11 février 2019 à 10 10 16 02162

Une bagarre a éclaté hier, dimanche 10 février 2019, entre des militants du RPG Arc-en-ciel à l’occasion de l’assemblée générale hebdomadaire du parti au pouvoir dans la préfecture. Il n’y a pas eu de morts ni de blessés, mais la rencontre a été suspendue et les participants se sont séparés à queue de poisson, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Comme il est de coutume, c’est au domicile du ministre Tidjane Traoré, dans la commune urbaine de Siguiri, que cette assemblée générale hebdomadaire s’est tenue hier, dimanche 10 février 2019. Cette rencontre était consacrée au compte rendu d’une mission du bureau politique national du parti, qui vient de boucler ses travaux de restructuration des structures du RPG Arc-en-ciel à la base. Mais, cette assemblée a été émaillée de violence. Une bagarre a éclaté entre les militants du parti, divisés en deux groupes.

Selon Moussa Capi Sacko, responsable des jeunes du RPG Arc-en-ciel à Siguiri, c’est le choix de celui qui va parler au nom des structures du parti à la base qui n’a pas été apprécié par les jeunes. « Une mission du bureau politique national est venue de Conakry pour restructurer le parti. Après deux semaines de travaux sur le terrain, ce dimanche, elle est venue faire le compte rendu de ses travaux.

Après avoir fait le compte rendu, la mission a décidé d’écouter un seul jeune, et c’est Noufodé Camara, le coordinateur des jeunes des 16 quartiers de Siguiri. Quand ce dernier a commencé son intervention, d’autres se sont opposés et ils se levés pour lui couper la parole. C’est ainsi que tout a commencé : des injures, puis la bagarre », explique monsieur Sacko.

Il ajoute que Noufodé Camara n’était pas bien placé pour prendre la parole à cette occasion. Parce que, dit-il, « c’était une réunion politique, Noufodé Camara est le coordinateur des jeunes des 16 quartiers et non les sous sections du RPG. Donc, il n’avait pas droit à la parole, il pouvait parler au nom de qui et pour quoi dire ? », s’interroge responsable des jeunes du RPG Arc-en-ciel à Siguiri.

Mais, Noufodé Camara, lui, estime qu’il était bien celui qui était le mieux placé pour prendre la parole à cette occasion. Car, souligne-t-il, il est très écouté actuellement dans la ville. Il indique que c’est grâce à lui d’ailleurs que le pire a été évité. « C’est la mission qui m’a donné la parole. Mais, dès que j’ai commencé mon intervention, un jeune est venu m’insulter, et la mission m’a retiré le micro.

C’est ainsi mes hommes ont répliqué et la bagarre a commencé. Il faut savoir que je suis très écouté aujourd’hui à Siguiri et très populaire. Si je n’avais pas sensibilisé mes hommes, le pire allait se produire aujourd’hui », confie Noufodé Camara.

A noter qu’il n’y a pas eu de morts ni de blessés dans cette bagarre. Les deux groupes de jeunes opposés se sont donné quelques coups de poing avant d’être séparés. Mais, cette bagarre démontre encore une fois la division qui règne au sein du parti au pouvoir à Siguiri. Ce qui remet en question le travail de restructuration des structures du parti à la base qui vient de s’achever dans la préfecture.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Attaque à mains armée à Siguiri : un blessé et des biens emportés

10 février 2019 à 19 07 01 02012

Un orpailleur a été la cible d’une attaque à mains armées dans le district de Boukaria, relevant de la sous-préfecture de Kintinia, préfecture de Siguiri. Trouvé dans sa famille, la victime aurait reçu quatre balles hier, samedi 09 février 2019, au environ de 20 heures, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette préfecture.

Seydou Doumbouya, orpailleur résidant à Boukaria, un district relevant de la sous-préfecture de Kintinia, a été la cible d’une attaque à mains armées. Surpris dans sa famille, il a reçu quatre balles dans le corps avant que les assaillants s’enfuient avec ses biens.

Selon Laye Fodé Diakité, le neveu de la victime et témoin de la scène, son oncle était suivi par ses bourreaux. « Mon oncle n’avait pas l’habitude de venir à la maison avec l’argent. Il était donc suivi par les deux bandits qui étaient sur une moto. Dès qu’ils sont venus, ils ont commencé à tirer. L’un d’entre eux nous a dit de ne pas nous approcher sinon ils vont nous tuer. Ils ont alors tiré quatre fois sur mon oncle, son sac qui contenait une somme importante d’argent et de l’or a été emporté. Après, ils ont repris leur moto pour s’enfuir en tirant en l’air… ».

La victime a été admise à l’hôpital préfectoral de Siguiri où elle suit des soins médicaux. Pour le moment, aucune enquête n’a été ouverte et les présumés assaillants sont dans la nature…

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Faranah : le maire en guerre contre l’occupation anarchique des lieux publics

9 février 2019 à 17 05 49 02492
Oumar Camara, maire de la commune urbaine de Faranah

Le maire de la commune urbaine de Faranah entend mettre fin à l’occupation anarchique de la ville. C’est dans ce cadre qu’il a initié une opération de déguerpissement des occupants illégaux des voiries et autres espaces publics. L’autorité communale privilégie la voie pacifique pour amener les citoyens à libérer les lieux, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville.

Depuis belle lurette, la ville de Faranah fait face à une occupation anarchique. Les abords des routes ont été transformés en marché où viennent vendre plusieurs citoyens, ou en garage où stationnent de façon anarchique des engins roulants. Une situation qui a contribué à rétrécir davantage les routes et à rendre difficile la circulation à certains endroits, notamment au niveau du marché central de la ville.

Cette situation préoccupe aujourd’hui les nouvelles autorités communales de la ville, qui entendent remédier à ce problème. C’est ainsi que le conseil communal, à sa tête le maire, Oumar Camara, a initié une campagne de déguerpissement des occupants des emprises des voies publiques. Et, cette opération commence par la sensibilisation afin de faire comprendre aux occupants de ces endroits, la nécessité de libérer les lieux.

« Nous avons constaté que vraiment la route nationale est occupée par des commerçants, et même les quartiers sont occupés de façon anarchique par les gens. Le marché est complètement abandonné, les gens sont sortis occuper la route et même la devanture de l’hôpital régional de Faranah. Pour passer, c’est tout à fait un problème. Donc, après notre installation, on s’est dit que cette route-là est une route nationale et le grand marché qui est là a été rénové mais les gens l’ont abandonné carrément ; ils préfèrent rester sur la route, obstruer le passage aux gens.

Donc, nous avons pris la décision de libérer les lieux. Et pour cela, nous avons décidé de sensibiliser les femmes, les commerçants de rentrer dans le marché, occuper carrément l’enceinte du grand marché. Il y a bien sûr des réticences de la part de certains éléments mais pour le moment nous sommes en train de les sensibiliser parce que le changement de comportement n’est pas facile C’est pourquoi il y a une équipe qui est sur le terrain pour faire ce travail, explique Oumar Camara, le maire de Faranah, issu d’une liste indépendante.

Selon l’autorité communale, la mairie n’envisage pas pour l’instant de passer par la force pour déguerpir les occupants illégaux des voies publiques. Parce que, dit-il, « quoi qu’on fasse, c’est nos citoyens. Il faut leur faire comprendre la nécessité de quitter les lieux. Même si aujourd’hui on les faisait rentrer de force, s’ils ne trouvent pas la nécessité de rester dans le marché, ils vont ressortir. C’est pourquoi, il faut leur expliquer techniquement pourquoi nous sommes en train de faire cela. Il y a la réticence de certains mais on va régler petit à petit ces petits problèmes, le changement de comportement demande un certain temps ».

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tél. : 00224 620 24 15 13

Lire

Assassinat d’un prédicateur saoudien à Mandiana : l’ouverture du procès prévu le 12 février

8 février 2019 à 20 08 33 02332

Un peu plus d’un an après l’assassinat d’un prédicateur saoudien dans la préfecture de Mandiana (en Haute Guinée), l’accusé va enfin s’expliquer devant la justice. Selon le procureur de la République de Kankan, le procès de l’assassin présumé va s’ouvrir le mardi 12 février 2019, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Alors qu’elle semblait être passée aux oubliettes, l’affaire de l’assassinat du prédicateur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, à Kantédougou-Balandou, dans la sous-préfecture de Mandiana, sera enfin jugée à Kankan. C’est Aly Touré, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, qui a annoncé la nouvelle. Selon lui, le procès de l’accusé qui est détenu à Kankan, va s’ouvrir le 12 février 2019. Elle sera jugée avec plusieurs autres dossiers.

« A Kankan, on a identifié six (6) grands dossiers qui ont polarisé l’attention des citoyens et qui ont ébranlé fortement l’ordre public dans les localités de Kankan. Nous avons le dossier de l’assassinat du prédicateur saoudien ; nous avons l’assassinat d’un des présumés auteurs de l’assassinat du saoudien ; il y a également le dossier de la tentative de meurtre d’un jeune dans la commune de Kankan qui a été déplacé sur un moto taxi (Ils ont voulu lui donner la mort, heureusement il s’est défendu), ce dossier-là fait partie ; il y a un dossier de viol collectif sur mineure ; il y a un autre dossier d’association de malfaiteurs, de vol en main armée qu’on va juger », a-t-il indiqué.

A rappeler que c’est le mardi 16 janvier 2018 que le prédicateur saoudien, Abdoul Aziz Touwaydjiri, a été tué par balle par des Donzos à Kantédougou-Balandou, dans la préfecture de Mandiana, où il était en tournée pour parler de l’islam. Moussa Kanté, âgé de 27 ans, accusé d’être son assassin, a été arrêté et conduit à Kankan où il est détenu depuis, au même titre que celui qui avait tué le chef des Donzos de la localité, en guise de représailles à l’assassinat du religieux saoudien.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00224 627 24 13 24

Lire

Bilan de la gendarmerie de Siguiri en 2018 : 683 personnes déférées en justice

8 février 2019 à 18 06 42 02422

La gendarmerie départementale de Siguiri a publié, ce vendredi 08 février 2019, le bilan de ses activités au cours de l’année 2018. C’était à l’occasion d’un point de presse animée par son commandant, le Lieutenant-Colonel Lah Moussa Traoré. L’officier a présenté 683 cas de délits et de crimes que ses services ont déférés devant la justice, rapporte le correspondant de Guineematin.com

« Comme vous le savez tous, Siguiri est l’une des préfectures du pays les plus peuplées. Et partout où la population est dense, l’insécurité y est. En 2018, notre service a déféré 683 personnes au tribunal. Ces cas sont repartis ainsi qu’il suit : 126 cas de vols ; 99 cas de coups et blessures volontaires ; 34 cas d’abus de confiance ; 85 cas de menaces de mort ; 81cas de destruction de biens privés ; 16 cas de rébellion ; 16 cas d’injures publics et 21 cas de détention illégale d’armes à feu, dont trois personnes sont des étrangers », a indiqué le commandant de la gendarmerie départementale de Siguiri.

Le Lieutenant-Colonel Lah Moussa Traoré en a profité pour évoquer quelques difficultés auxquelles la gendarmerie départementale de Siguiri est confrontée. Des difficultés qui, selon lui, compliquent son travail. « Nous avons des sérieux problèmes. L’instruction est secrète mais là où la gendarmerie est logée, n’est pas approprié. Nous sommes exposés. Mais aussi, nous n’avons pas d’effectifs », a-t-il expliqué, sollicitant un plus grand accompagnement de l’Etat pour permettre à ses services d’être plus efficaces sur le terrain.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Dégradation de l’environnement à Siguiri : des cadres corrompus dénoncés

8 février 2019 à 14 02 40 02402

Zone aurifère par excellence, la préfecture de Siguiri subit aujourd’hui de plein fouet les conséquences de l’exploitation minière. Son environnement est fortement dégradé et les cours d’eau tendent tous à disparaître. Et, selon des informations recueillies par le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture, cette situation est entretenue par certains responsables locaux de l’environnement, corrompus.

Si l’exploitation de l’or à Siguiri rapporte de l’argent, il n’en demeure pas moins qu’elle engendre de graves conséquences sur l’environnement. Aujourd’hui, les températures sont régulièrement très élevées, les terres, autrefois cultivables, sont détruites et les cours d’eau sont en train de tarir l’un après l’autre. Dans certaines localités reculées de la préfecture, les citoyens sont obligés de parcourir de longues distances pour se procurer de l’eau à boire.

Selon des spécialistes, cette situation s’explique en grande partie par l’utilisation de produits chimiques dans les mines d’or. A ce sujet, ce sont les orpailleurs étrangers qui sont pointés du doigt. Mais, eux aussi, accusent les responsables en charge de l’environnement. C’est le cas d’un mineur Burkinabé que nous avons rencontré à Maléyah, localité située 80 km de la ville de Siguiri, où la nature est complètement dévastée.

Il indique que les cadres du secteur leur demandent de payer de l’argent pour pouvoir utiliser les produits chimiques dans les mines. « On m’avait chassé ici pour une première fois. Quand je suis revenu, j’ai négocié avec les services de l’environnement. J’ai payé une somme de 15 millions de francs pour commencer le travail, je ne suis pas le seul à payer de l’argent, tous les étrangers payent », explique-t-il.

Interrogé sur la question, le Caporal Ibrahima Sory, conservateur de la nature à Maléyah, rejette toute responsabilité. « Je suis un simple agent de terrain et non un décideur. Quand on me dit d’aller prendre une chose, je le fais. Moi, j’agis sous l’ordre de mes chefs qui sont aux bureaux. Vous pouvez aller les interroger, mais ne me créez pas de problèmes », répond-t-il sèchement.

De son côté, le directeur préfectoral de l’environnement, des eaux et forêts, reconnaît avoir appris cette nouvelle. Mais, Aboubacar Sidiki Keïta dit n’être pas bien situé pour l’instant sur cette question. « C’est une situation qui me fatigue aujourd’hui, j’ai appris comme vous que les orpailleurs étrangers sont de retour à Siguiri et qu’ils utilisent les produits chimiques.

Et, on m’a dit qu’ils sont en complicité avec certaines autorités. Mais, vous savez que moi, je suis coordinateur de la section de l’environnement et des eaux et forêts, je ne suis pas sur le terrain. Je suis en train quand même de mener des enquêtes là-dessus », a dit ce responsable.

A noter qu’en plus de l’exploitation minière, la préfecture de Siguiri est confrontée aussi à la coupe abusive du bois. Toutes choses qui contribuent à dévaster la nature.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Recrutement dans l’armée : grand engouement à Kankan

7 février 2019 à 17 05 22 02222

Le recrutement dans l’armée annoncé récemment par le gouvernement guinéen suscite un grand intérêt à Kankan. De nombreux jeunes de la ville souhaitent être parmi les prochaines recrues. Et, ils s’activent actuellement pour constituer les dossiers nécessaires pour postuler, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Suite au communiqué diffusé le 1er février 2019 sur les médias d’Etat par le ministère de la défense nationale, annonçant un recrutement au sein de l’armée guinéenne, de nombreux jeunes de la commune urbaine de Kankan se mobilisent pour déposer leur candidature. Depuis quelques jours, c’est la ruée vers les services d’Etat civil de la ville, où plusieurs citoyens se rendent pour réunir les dossiers requis pour postuler.

Chaque jour, près d’une centaine de personnes s’y rendent. Certains viennent pour confectionner les documents et d’autres pour les actualiser, avant d’aller déposer leur candidature auprès de la commission de réception, basée à la préfecture. Ils sont en grande majorité des chômeurs et espèrent pouvoir intégrer l’armée.

« Tout le monde sait qu’en Guinée, il n’y a pas d’emploi. Donc, quand on a suivi ce communiqué, on est obligé de venir déposer nos dossiers pour voir si on aura la chance d’être dans l’armée. C’est pourquoi, je suis venu chercher le certificat de nationalité et le casier judiciaire. Une fois que mes dossiers sont au complet, j’irai les déposer à la Préfecture », explique Laye Djédy Diallo, l’un des jeunes rencontrés sur les lieux.

Pour Mamadou Saliou Bah, étudiant au département Philosophie de l’Université de Kankan, c’est un devoir pour lui de servir la nation dans l’armée. « Je suis venu chercher mon certificat de nationalité et mon casier judiciaire. Je pense que c’est un devoir de servir l’Etat. Si l’Etat demande de recruter, je vois ça comme une opportunité pour moi de participer à faire du bien et participer au développement de la Guinée, en donnant ce que je peux physiquement et intellectuellement ».

Mais, au tribunal de première instance de Kankan, les choses sont loin d’être aisées pour certains. C’est notamment ceux qui sont nés à l’étranger et qui souhaitent avoir un casier judiciaire. « Ils m’ont dit qu’il faut que j’aille en Côte d’Ivoire où je suis né pour chercher le casier judiciaire. Pourtant, j’ai la nationalité guinéenne, ce n’est pas logique parce que je ne peux pas aller jusqu’en Côte d’Ivoire pour ça. Donc, ils doivent m’aider parce que j’ai la nationalité guinéenne et je suis diplômé aussi en Guinée », témoigne Cécé Moriba Haba.

A rappeler que la date limite du dépôt des dossiers est fixée au 02 mars 2019.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Kassory Fofana à Norassoba : ce qu’a dit le PM aux citoyens…

7 février 2019 à 9 09 06 02062

Comme annoncé précédemment, le Premier ministre guinéen s’est rendu hier, mercredi 06 février 2019, à Norassoba, sous-préfecture de Siguiri où 17 personnes ont péri dans un éboulement survenu le dimanche, 03 février dans une mine d’or. A la tête d’une forte délégation gouvernementale, Ibrahima Kassory Fofana est allé présenter condoléances du Président de la République et de son gouvernement aux familles endeuillées et à toute la population locale.

Le chef du gouvernement guinéen a regretté ces pertes en vies humaines, déplorant les conditions dans lesquelles cet éboulement est survenu. Il a également rassuré les citoyens que des mesures seront prises pour éviter de telles situations à l’avenir, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Siguiri. « Pour des raisons indépendantes de sa volonté, le Président de la République n’a pas pu venir. Il m’a demandé de venir présenter ses condoléances, partager avec les familles éplorées leur douleur.

Et surtout, exprimer aux populations de Norassoba, la nécessité de veiller aux mesures de sécurité préliminaires requises pour leur travail d’or. Parce que c’est un excavateur qui n’est même pas immatriculé dans la région qui a été utilisé dans des conditions sombres pour faire des tranchées sur beaucoup de mètres. Et c’est là où l’éboulement est intervenu. Nous exprimons nos sentiments de compassion et nous réaffirmons, en tant que gouvernement, notre engagement à faire en sorte que des mesures de sécurité, de protection soient prises de manière à éviter que des situations comme ça n’arrivent dans le pays.

Nous rassurons la population que les autorités, notamment à travers les ministres des Mines et de la Géologie, de l’Administration du Territoire et la Décentralisation, de la Sécurité, vont prendre des mesures pour éviter la récidive d’une telle situation à l’avenir », a déclaré le Premier ministre guinéen.

A rappeler que trois personnes ont été interpellées suite à cet éboulement. Il s’agit du propriétaire de l’excavateur utilisé pour faire les tranchées et deux autres responsables de la mine où l’éboulement s’est produit. Ces trois suspects se trouvent actuellement au commissariat central de Siguiri qui cherche à situer les responsabilités sur ce drame.

De Norassoba (Siguiri), Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

TPI de Kankan : 170 dossiers jugés sur les 330 reçus en 2018

6 février 2019 à 19 07 31 02312

Les services publics continuent à livrer le bilan des activités réalisées au cours de l’année 2018. Pour la journée de ce mercredi, 06 févier 2019, les nouvelles autorités du Tribunal de Première Instance de Kankan ont livré les statistiques des dossiers jugés pendant l’année dernière, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon Aly Touré, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Kankan, trois cent trente (330) dossiers correctionnels et criminels y ont été traités. « Globalement, pour 2018 le tribunal de première instance de Kankan a reçu au total 330 dossiers, repartis entre les dossiers correctionnels et criminels. Parmi ces 330 dossiers, nous avons envoyé 135 dossiers en flagrant délit, 97 dossiers devant les juges d’instruction, 41 dossiers en citation directe, 4 dossiers sont partis devant le juge des enfants et 54 dossiers classés sans suite, c’est-à-dire les dossiers qui ne constituaient aucune infraction à la loi pénale », a dit l’ancien procureur de Mafanco.

Parmi ces dossiers, un peu plus de la moitié ont connu un jugement, a précisé Aly Touré. « Voici l’état des jugements par rapport à ces 330 dossiers : on a pu juger 170 dossiers, 132 sont en instance de jugement, bien entendu il y a des dossiers criminels qui sont devant les juges d’instruction qui ne peuvent pas être jugés directement, ils sont en attente. Par rapport au nombre de dossiers reçus et ceux jugés, vous vous rendrez compte qu’on est à un taux de réponse pénale de 56%. C’est-à-dire qu’on a dépassé la moyenne de jugement de dossiers qu’on a reçu. Les 56% sont relatifs, parce que jusque maintenant là, on est en train de juger ces dossiers ».

En outre, le procureur a fait savoir que 177 personnes sont détenues. « Sur les 330 dossiers, vous allez comprendre simplement qu’il y a 177 qui sont détenues. 331 personnes sont libres, mais sous procédure. Donc, le total de la population criminelle du tribunal de première instance, c’est 508, sur les 508 personnes nous avons 478 hommes, 30 femmes et 25 mineurs. Parmi la population détenue, sur les cent soixante dix sept (177), cent soixante treize (173) sont des hommes, quatre (4) sont des femmes, 10 sont des mineurs. Sur les 331 personnes libres, 305 sont des hommes, 26 sont des femmes et 15 sont mineurs. Vous comprendrez que la population criminelle des hommes à Kankan est 94, 9%. La population criminelle des femmes est 5, 90%. Donc, il y a un grand écart de différence entre les hommes et les femmes dans la commission de l’infraction. Donc, on remarque que les hommes sont beaucoup plus en conflit avec la loi que les femmes » A-t-il dit.

Pour ce qui est des mineurs, Aly Touré a fait savoir que parmi les 25 concernés, « ceux qui sont dans tranche d’âge de 17 et 18 ans sont au nombre de 18 personnes. Les reste ont 15 et 16 ans ».

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Éboulement à Siguiri : une enveloppe de 79 millions pour les victimes de Norassoba

6 février 2019 à 18 06 10 02102

Suite à l’éboulement survenu dimanche dernier, dans la mine d’or de Daman Ouri, dans le district de Fradjani, sous-préfecture de Norassoba, le Premier ministre s’est rendu sur les lieux ce mercredi, 06 février 2019. Le drame, qui a coûté la vie à 17 orpailleurs, a ému toute la Guinée. Ibrahima Kassory Fofana, accompagné de certains membres du gouvernement, est venu présenter les condoléances aux familles éplorées, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Ibrahima Kassory Fofana était en compagnie du ministre de l’Administration du Territoire, le général Boureima Condé ; du ministre du Budget, Ismaël Dioubaté ; du Secrétaire Général du gouvernement, Sékou Kourouma ; du ministre conseiller à présidence, Mady Kaba Camara et des autorités locales.

C’est le Général Boureima Condé qui a pris la parole, en langue Maninka, pour présenter les condoléances aux familles fortement éprouvées par cette hécatombe. « Depuis l’annonce de cette triste nouvelle, ni le Président ni le gouvernement, n’a fait une nuit de sommeil. C’est pourquoi, il a dépêché son jeune frère, son Premier ministre et les ministres, pour venir présenter ses condoléances à la communauté de Norassoba », a expliqué le ministre.

Par ailleurs, Boureima Condé a présenté une somme d’argent destiné à venir en aide aux familles qui ont perdu des bras-valides dans ce drame. « Le président nous a donnés cinquantaine (50) millions de francs guinéens ; le premier ministre, vingt cinq (25) millions ; votre frère Sékou Kourouma, deux (2) millions ; et le ministre de la jeunesse et l’emploi jeunes, deux (2) millions. Nous prions pour le repos de leurs âmes », a dit le ministre de l’Administration du territoire.

De la place publique, la délégation s’est dirigée au vestibule de Norassoba où elle a présenté, au nom du président de la République, une enveloppe. « Le président nous a donnés cette enveloppe pour le doyen ».

Du vestibule, la délégation a pris congé de Norassoba pour mettre le cap sur Conakry.

De Norassoba, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Kankan : la maison des associations et ONG répond au préfet, Aziz Diop

6 février 2019 à 12 12 54 02542

La vague de réactions se poursuit au sujet de la récente sortie médiatique du Préfet de Kankan, qui s’est prononcé en faveur d’un 3ème mandat pour le Président de la République. La maison régionale des associations et ONG de Kankan s’est prononcée sur la question hier, mardi 05 février 2019. Ces acteurs sociaux dénoncent une insulte à l’égard du peuple de Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

« Les jeunes de Kankan sont prêts à accompagner le président Alpha Condé pour un troisième mandat », voilà ce qu’a affirmé récemment Aziz Diop. Le Préfet de Kankan a fait cette déclaration sans consulter les jeunes au nom desquels il a parlé. Et, cette sortie irrite certains jeunes de la ville, réunis au sein de la maison régionale des associations et ONG de Kankan. Ces derniers désavouent l’autorité préfectorale et condamnent fermement ses propos.

« Vous savez que la Guinée vient d’amorcer un processus de démocratisation très, très sensible, donc il est inconcevable qu’un ancien membre de la société civile, qui n’est personne d’autre que monsieur Aziz Diop, se permette de faire la promotion d’un troisième mandat. Cela ne va pas avec les valeurs de la démocratie. C’est une insulte vis-à-vis de la population guinéenne, la société civile et la Guinée de façon générale.

Ce n’est pas digne d’un Préfet, ce n’est pas digne d’un ancien collaborateur de la société civile. C’est une manière de tuer la jeune démocratie guinéenne, mais aussi une manière d’étouffer l’avenir de la jeunesse guinéenne et d’étouffer l’alternance. Une manière de confisquer l’avenir d’une jeunesse ambitieuse, une jeunesse qui rêve d’aller loin », a déclaré Moussa Kaba, le coordinateur régional de cette plateforme.

D’ailleurs, la maison régionale des associations et ONG de Kankan ne compte pas se limiter à de simples dénonciations. Elle entend poursuivre aussi tous les promoteurs d’un troisième mandat devant la justice. « Dans les jours à venir, la maison des associations et ONG de la Guinée en général compte faire des déclarations, mais au-delà de ces déclarations, nous allons engager un processus de plaintes contre les promoteurs d’un troisième mandat. Parce que tout simplement la constitution guinéenne est claire, il ne faudrait pas que l’on vienne tuer notre jeune démocratie », a annoncé Moussa Kaba.

Il faut souligner qu’en dehors de ces associations et ONG, plusieurs jeunes rencontrés dans les rues de Kankan, se montrent opposés à une modification de la Constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

De, Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tél : 00 224 627 24 13 24

Lire

Siguiri : un nouvel éboulement fait un mort à Kintinian

6 février 2019 à 9 09 43 02432

Un nouvel éboulement dans une mine d’or a eu lieu hier mardi, 06 février 2019, dans le district de Fatöya, relevant de la commune rurale de Kintinian. Le drame s’est produit aux environs de 14 heures, dans une mine d’or appelée Soloni, et a coûté la vie à un jeune homme âgé de 32 ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture de Siguiri.

L’exploitation artisanale de l’or continue d’endeuiller des familles dans la préfecture de Siguiri. La dernière victime en date a été enregistrée hier mardi à Fatöya, dans la commune rurale de Kintinian. La victime s’appelle Sékou Kourouma, âgé de 32 ans, marié et père de 4 enfants.

Le drame est survenu dans une ancienne mine artisanale interdite d’accès. C’est au cours du contrôle des agents de la Croix Rouge qu’ils ont été attirés par le cri des gens.

Selon Famorodja Camara, président de la Croix Rouge de Fatöya, « la mine de Soloni est interdite. Elle est exploitée et surexploitée. Donc, le sol n’a plus de force. Malgré tout, les jeunes prennent des risques pour venir chercher de quoi manger. Hier, un père de famille a terriblement trouvé la mort ».

Monsieur Camara a fait savoir que c’est les cris qui ont alerté les agents de la Croix Rouge. « On était venu pour un contrôle. Nous avons entendu les cris. Nous nous sommes rendus sur les lieux pour trouver que c’est un éboulement survenu à 14 heures. Le corps a été retrouvé à 15 heures ».

Aux dernières nouvelles, le corps de Sékou Kourouma a été ramené à son village natal à Norassoba où il sera inhumé.

À rappeler que c’est à Norassoba qu’un éboulement, survenu dimanche soir, a fait 17 morts, selon les autorités locales.

De Siguiri, Bérété Lanceï Condé pour Guineematin.com

Lire

Faranah : le nouveau Préfet appelle les camps rivaux du RPG AEC à enterrer la hache de guerre

6 février 2019 à 9 09 05 02052

Initialement prévue le samedi dernier et reportée à la dernière minute à cause d’un accrochage entre RPGistes et partisans de la liste indépendante qui dirige la mairie de la ville, la cérémonie d’installation du nouveau Préfet de Faranah a eu finalement lieu hier, mardi 06 février 2019. A cette occasion, la nouvelle autorité préfectorale s’est adressée aux responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, divisés en deux camps rivaux. Ibrahima Kalil Keïta les a exhortés à enterrer la hache de guerre pour le bien de Faranah, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Au lieu d’une passation de service, c’est plutôt à une installation du nouveau Préfet, Ibrahima Kalil Keïta, qu’on a assisté. Car, son prédécesseur, Alpha Oumar Keïta, n’a pas pris part à la cérémonie pour des raisons que nous ignorons. L’événement a eu lieu dans la salle de conférence de la préfecture, en présence d’une délégation du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation, conduite par l’inspecteur général du département, Fodé Bangaly Condé, du Gouverneur de la région, Sadou Keïta, du maire de la commune urbaine de Faranah.

Une occasion mise à profit par le nouveau Préfet de Faranah pour exhorter les responsables locaux du RPG Arc-en-ciel, divisés en deux camps : les fédérations du parti dans la ville et le comité de crise, à l’entente et à l’unité. « Je souhaite qu’il y ait entente, je sais que Faranah est une préfecture merveilleuse, une préfecture qui a un passé glorieux. Faranah, c’est la source du Djoliba : notre adorable fleuve Niger qui ravitaille les populations de l’Afrique de l’ouest en eau. Faranah, c’est la ville qui a vu naître le premier président de la République de Guinée, grand instigateur de la charte de l’Union africaine, qui a consacré sa vie à la défense des causes justes. Faranah est une préfecture choisie par le Professeur Alpha Condé pour l’application de son programme de développement. Je voudrais inviter très fraternellement inviter les cadres du RPG Arc-en-ciel à l’entente pour que le plus rapidement possible ils se donnent les mains. Je m’engage aussi aux côtés de mon frère, le Gouverneur, pour qu’ensemble on puisse œuvrer à ce que les combattants d’une même cause enterrent la hache de guerre et se donnent les mains », a dit le Préfet Ibrahima Kalil Keïta.

Abondant dans le même sens, le Gouverneur de la région administrative de Faranah, Sadou Keïta, a appelé à la prise de conscience de chacun et de tous pour le bien de Faranah. « Je souhaite vivement que chaque citoyen de Faranah dans cette salle et hors de cette salle reprenne rapidement conscience que Faranah est une ville prestigieuse, il ne faudrait pas la détruire ces valeurs historiques. Je serai aux côtés de mon grand frère (le Préfet) pour travailler ensemble.

« Je l’ai dit et redit que je suis très loin d’un démagogue, je suis professeur, j’ai un décret qui me consacre avec le statut unique de professeur d’université. Je ne serai jamais démagogue. Il faut qu’on réussisse la mission qui nous est confiée par le chef de l’Etat. Je vais vous dire que nous (Sadou Keïta et Ibrahima Kalil Keïta) n’échouerons pas à Faranah », a assuré Sadou Keïta.

De Faranah, Mamadouba Bangoura pour Guineematin.com

Tel : 00224 620 24 15 13

Lire

Éboulement à Norassoba (Siguiri) : Maramany Cissé a perdu 5 neveux dans le drame

5 février 2019 à 14 02 22 02222

Maramany Cissé, ancien ministre de la sécurité et actuel ministre conseiller du président Alpha Condé, a été fortement endeuillé par l’éboulement survenu dimanche dernier dans la sous-préfecture de Norassoba (Préfecture de Siguiri). Il a perdu 5 de ses neveux dans le drame qui a coûté la vie à 17 personnes au total, a appris le correspondant de Guineematin.com à Siguiri, qui se trouve actuellement sur les lieux du drame.

C’est un Maramany Cissé sous le choc que le correspondant de Guineematin.com à Siguiri a rencontré ce mardi matin à Fradjani, district de la sous-préfecture de Norassoba, située à 150 kilomètres de la ville de Siguiri, où l’éboulement s’est produit. Parmi les 17 personnes qui ont péri dans le drame, 5 sont des neveux du ministre conseiller du chef de l’Etat.

Il se dit incapable de s’exprimer devant notre micro. « Je suis sous le choc, je ne peux pas parler maintenant. J’ai perdu 5 de mes neveux dans l’éboulement. Le président de la République vient pour présenter ses condoléances. Je prie pour le repos de l’âme des victimes », a déclaré Maramany Cissé.

A noter que le voyage du président Alpha Condé à Fradjani a été annulé à la dernière minute pour des raisons de calendrier, explique-t-on. Désormais, c’est le Premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana, qui se rendra sur les lieux du drame demain mercredi pour présenter les condoléances du gouvernement guinéen aux familles des victimes.

De Norassoba (Siguiri), Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Éboulement : ce que le Préfet par intérim de Siguiri a dit à Norassoba

5 février 2019 à 10 10 23 02232
Siné Magassouba, préfet par intérim de Siguiri sur les lieux du drame, à Norassoba

« Après le travail de la machine les gens viennent travailler dans la mine. Il y avait deux blocs de granites qui peuvent peser chacun d’eux 6 tonnes aux abords du trou. Ce sont les deux blocs qui ont chuté : l’un est tombé sur 6 personnes et l’autre sur 11 personnes », a notamment indiqué monsieur Siné Magassouba, préfet par intérim de Siguiri.

Au lendemain de l’éboulement qui a coûté la vie à 17 personnes dans une mine d’or de Fradjani, dans la sous-préfecture de Norassoba, le Préfet par intérim de Siguiri s’est rendu hier, lundi 04 février 2019, sur les lieux du drame. Siné Magassouba est allé constater la réalité sur le terrain et compatir à la douleur des habitants de la localité, affectés par ces pertes en vies humaines, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu à Norassoba.

C’est en compagnie des responsables de la police et de la gendarmerie de Siguiri que le secrétaire général chargé des collectivités et Préfet par intérim de Siguiri, Siné Magassouba, s’est rendu à Fradjani, district de la sous-préfecture de Norassoba. C’est dans cette localité, située à 150 km de la ville de Siguiri, qu’un éboulement, survenu sur la mine d’or de « Daman Ouri », a coûté la vie à 17 personnes, dans la soirée du dimanche, 03 février 2019.

Siné Magassouba est venu constater les faits sur le terrain et présenter ses condoléances. « Selon les informations recueillies, après le travail de la machine les gens viennent travailler dans la mine. Il y avait deux blocs de granites qui peuvent peser chacun d’eux 6 tonnes aux abords du trou. Ce sont les deux blocs qui ont chuté : l’un est tombé sur 6 personnes et l’autre sur 11 personnes. Je suis venu présenter les condoléances de l’autorité préfectorale de Siguiri aux familles endeuillées. Je viens d’être informé par le Gouverneur que le président de la République en personne sera là ce mardi pour présenter ses condoléances aux familles éplorées et à la population locale », a confié le Préfet par intérim de Siguiri.

A rappeler que le président de la République, le professeur Alpha Condé, est attendu dans les prochaines heures sur les lieux du drame.

De Norassoba (Siguiri), Bérété lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire

Éboulement à Norassoba (Siguiri) : 3 personnes interpellées

5 février 2019 à 9 09 46 02462

Trois personnes ont été interpellées suite à l’éboulement survenu dans la soirée du dimanche, 03 février 2019 dans une mine d’or située dans la sous-préfecture de Norassoba (Préfecture de Siguiri). La police cherche à savoir si ces personnes ont une responsabilité dans ce drame qui a coûté la vie à 17 personnes, rapporte le correspondant de Guineematin.com qui s’est rendu sur les lieux du drame.

Après les opérations de recherche des victimes qui étaient coincées dans le trou et leur identification, les autorités cherchent maintenant à situer les responsabilités dans cet éboulement qui a fait 17 morts. C’est dans ce cadre que la police a interpellé trois personnes : deux responsables de la mine où le drame s’est produit et le propriétaire d’une machine qui travaillait sur les lieux.

« Il ne s’agit pas d’une arrestation pour le moment, on cherche à situer réellement les responsabilités. Alors, le Tömböloma (gendarme de la mine, le Damafèntigui (le propriétaire de la mine) et le propriétaire de la machine doivent se mettre à la disposition de la police. Je dois les entendre sur PV. Mais, toute personne qui sera citée dans le drame va répondre devant la justice », a expliqué le Lieutenant-colonel Bakary Diawara, commissaire central de la police de Siguiri.

Les trois personnes se trouvent actuellement au poste de police de Norassoba où elles attendent d’être entendues.

A noter que le président de la République, Alpha Condé, est attendu ce mardi, 05 février 2019 sur les lieux du drame.

De (Norassoba) Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

Lire