Semaine de reboisement du COJERREK à Koundara : hommage à l’enseignant Elhadj Mamadou Diouhé Diallo

12 juillet 2021 à 19 07 11 07117

« Planter des arbres en hommage à un enseignant émérite » ! C’est avec ce slogan que le conseil des jeunes ressortissants et résidents de Koundara (COJERREK) compte organiser du 22 au 29 juillet prochain une vaste campagne de reboisement dans le Badiar. Cette initiative vise à célébrer la grandeur d’âme, le mérite, le courage et le dévouement de l’enseignant Elhadj Mamadou Diouhé Diallo dans l’éducation de nombreuses générations d’enfants de Koundara. Cette noble action s’inscrit également dans la lutte contre la déforestation dans cette grande zone agro-pastorale de Guinée où le couvert végétal est fortement menacé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette année, le COJERREK est à sa quatrième édition dans son engagement à restaurer le couvert végétal du Badiar. Et, pour cette présente édition, il entend mettre l’occasion à profit pour rendre un hommage hautement mérité à l’une des figures les plus marquantes du monde éducatif à Koundara. Il s’agit d’Elhadj Mamadou Diouhé Diallo, un enseignant émérite qui, à travers ses actes louables et son dévouement en faveur des élèves (les enfants de Koundara en général) est resté dans les cœurs et les esprits des populations du Badiar. Ce formateur convaincu est arrivé à Koundara dans les années 50 et a su donner le meilleur de lui-même pour assurer aux enfants de cette ville une éducation de qualité. Il est décédé le 22 juin 2019 à Conakry ; mais, son esprit et ses œuvres sont encore gravés dans la mémoire collective à Koundara. Car, pour les populations de cette préfecture, Elhadj Mamadou Diouhé Diallo a été un « enseignant irréprochable ». Et, c’est sur les traces laissés par cet homme au grand cœur que le COJERREK entend poser ses orteils pour prendre soin des forêts du Badiar.

A travers une semaine de reboisement, le conseil des jeunes ressortissants et résidents de Koundara compte s’inscrire dans la dynamique du noble combat de préservation de l’environnement, restaurer un cadre de vie agréable et contribuer à sa manière au développement durable du Badiar.

De Koundara, Madjou Bah pour Guineematin.com

Lire

Labé : le préfet installe la délégation spéciale de Tarambaly

5 juillet 2021 à 18 06 57 07577

Erigée en commune rurale le 16 mars 2021, Tarambaly a désormais sa première équipe dirigeante. La délégation spéciale qui va diriger cette collectivité jusqu’à l’organisation des prochaines élections locales a été installée ce lundi, 5 juillet 2021. C’est le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, qui a présidé la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

Avant de procéder à l’installation de cette délégation, le préfet de Labé s’est adressé d’abord aux citoyens de Tarambaly, divisés sur le choix des 7 personnes qui composent cette équipe. Elhadj Safioulaye Bah a expliqué que ces personnes ont été choisies sur la base d’un certain nombre de critères objectifs, leur demandant d’accepter ce choix des autorités pour le bien de leur localité.

Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

« Que personne ne vous trompe ou ne vous induise en erreur : on n’est pas dans le cadre d’une élection, mais plutôt d’une nomination. C’est pourquoi on parle de délégation spéciale, parce qu’elle ne résulte pas d’une élection. Et il revient seulement aux autorités de mettre en place une délégation spéciale, en choisissant des personnes qu’elles croient être capables d’être à la hauteur de la mission qui leur est confiée.

Ces personnes vont diriger la commune rurale de Tarambaly jusqu’aux prochaines élections locales. Et à ce moment-là, chacun aura la latitude de voter pour le candidat de son choix. Mais en attendant, vous devez accepter la décision des autorités qui ont choisi des personnes susceptibles d’apporter quelque chose de positif à Tarambaly pour diriger cette collectivité. Je vous prie d’accepter cela et de rester unis et solidaires pour développer chez vous », a lancé le préfet de Labé.

Thierno Siradio Diallo, président de la délégation spéciale de Tarambaly

De son côté, le président de la délégation spéciale de Tarambaly, Thierno Mamadou Siradiou Diallo, a exprimé sa satisfaction, avant de tendre la main à tous ses concitoyens pour l’aider à réussir la mission qui lui est confiée. « C’est un honneur pour moi d’être choisi parmi tant d’autres pour être président de la délégation spéciale de Tarambaly. Je dédie ce choix à toute la population de Taran.

A cet effet, je remercie le président de la République, le professeur Alpha Condé, qui a porté cette confiance en moi. Je tends la main à tous les districts relevant de Taran pour qu’on se donne les mains pour le rayonnement de notre commune rurale. Mon équipe et moi, nous nous mettons à votre disposition pour le développement de notre localité », a promis l’autorité locale, par ailleurs secrétaire général du RPG Arc-en-ciel à Taran.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

Lire

Examens nationaux : la région de Labé compte 26 731 candidats dont 13782 filles

3 juillet 2021 à 18 06 28 07287

Comme annoncé précédemment, les examens nationaux (BAC, BEPC, CEE) se tiendront du 22 juillet au 1er août 2021 en Guinée. Ainsi en ont décidé cette semaine les autorités en charge de l’éducation nationale. Et, sur le terrain, l’heure est aux derniers réglages pour être présent à ce rendez-vous. Dans la région de Labé, on annonce que tout est déjà en place pour l’évaluation des  26 731 candidats (dont 13782 filles) à ces différents examens nationaux.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, 03 juillet 2021, Malick Sall, le chargé des transferts au niveau de la cellule des examens à l’IRE de Labé, a laissé entendre qu’ils sont déjà à plein pied dans cette phase d’évaluations nationales.

« Sur le plan administratif, la direction préfectorale de l’éducation (DPE) est actuellement fin prête pour rentrer à plein pied dans cette phase d’évaluation. Nous sommes souvent en rapport avec nos différentes DPE qui nous ont fait la situation des lieux. Parlant des statistiques, au niveau régional, nous avons pour le certificat d’étude élémentaire (CEE), 18030 inscrits dont 9481 filles répartis en 126 centres. Au niveau du Brevet d’étude du Premier Cycle (BEPC), nous avons 6546 inscrits, dont 3407 filles repartis dans 31 centres. Au niveau du Baccalauréat, nous avons 2155 inscrits pour toute option confondue dont 894 filles répartis dans 21 centres. Pour l’ensemble des candidats de la région, tous les examens confondus nous avons 26.731 candidats dont 13.782 filles, répartis en 178 centres. Et des dispositions ont été prises antérieurement pour préparer tout ça », a indiqué Malick Sall.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Incendie à Tata1 (Labé) : une maison et son contenu parti en fumée

1 juillet 2021 à 15 03 44 07447

En début de soirée hier, mercredi 30 Juillet 2021, un incendie s’est déclaré dans une concession à Tata1, un quartier de la commune urbaine de Labé. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés. La famille victime déplore également 22 millions de francs guinéens calcinés par les flammes, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon les informations, c’est aux environs de 18 heures que cet incendie s’est déclaré dans cette maison. Et, ses puissantes flammes ont tout consumé sur leur passage.

« C’est notre concession familiale qui a pris feu. Moi j’étais en train de tresser deux de nos clientes dans notre salon de coiffure qui est contigüe à notre domicile. Soudain, j’ai entendu une détonation dans la maison et on a aperçu les flammes. Certains jeunes qui préparaient du thé à côté sont venus à notre secours pour éteindre les flammes. Quand nous avons ouvert ma chambre, le feu était déjà sur le matelas. On s’est servi d’un seau d’eau pour éteindre le feu, mais cela n’a pas servi à grand-chose. Ce sont les voisins qui sont venus nous prêter main forte. Mais, les dégâts sont importants. Car, dans les chambres, presque tout est réduit en cendre. Très peu d’objets ont pu être sauvés », a confié Fatoumata Binta Barry, membre de la famille victime.

Aussitôt informés, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux combattre les flammes. Et, au bout de quelques instants, ils ont réuni à éteindre le feu. Mais, selon le commandant de la protection civile de Labé, le Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité, cet incendie a été causé par des produits chimiques stockés dans la maison. Cependant, c’est une bouteille de gaz à l’intérieur de la maison qui aurait surtout favorisé la propagation des flammes dans la maison.

Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité, commandant de la protection civile de Labé

« Mon service a été informé de ce sinistre à travers un coup de téléphone sur le numéro vert. Immédiatement on s’est transporté sur les lieux. Mais quand nous sommes arrivés, tout le bâtiment était en flammes. Une telle intervention demande assez d’eau. Heureusement, nous collaborons avec des détenteurs de citernes privées qui sont venus nous appuyer. Ce qui est surtout à saluer, c’est le fait qu’on a pu circonscrire le feu et on a empêché que les concessions du voisinage soient atteintes, mais aussi le salon de coiffure qui se trouve juste à côté. Mais, selon nos constats, c’est des produits chimiques qu’on utilise souvent dans certains salons de coiffure qui étaient déposés quelque part dans la maison qui sont à l’origine du feu. Et, la présence d’une bonbonne de gaz à l’intérieur de la chambre d’où est venu le feu a été aussi un élément qui a favorisé la propagation rapide des flammes dans la maison. Pas de perte en vie humaine, ni de blessé. Mais à vrai dire, il y a eu assez de dégâts matériels. Et, selon les victimes, à part ces dégâts, elles ont perdu une somme d’argent qu’ils estiment à 22 millions de francs guinéens », a indiqué le Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Reprise des manifestations : la jeunesse de l’UFDG à Labé adhère à l’initiative

30 juin 2021 à 15 03 39 06396

La jeunesse de l’UFDG à Labé approuve l’idée du conseil national des jeunes de la formation politique, qui souhaite la reprise des manifestations de rue en Guinée. C’est son premier responsable qui l’a annoncé dans un entretien qu’il a accordé au correspondant local de Guineematin.com ce mercredi, 30 juin 2021. Younoussa Baldé indique que son camp attend impatiemment un mot d’ordre de la direction nationale de l’UFDG dans ce sens.

Lors de l’assemblée générale virtuelle de l’UFDG du samedi dernier, le conseil national des jeunes de l’UFDG, par la voix de son secrétaire général, avait demandé à la direction nationale du principal parti d’opposition du pays d’appeler à la reprise des manifestations de rue (suspendues depuis plus d’une année en Guinée). Cela, pour protester contre la détention de plusieurs responsables et militants de la formation politique, incarcérés depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry. Et, cet appel est bien accueilli par la jeunesse de l’UFDG à Labé, qui adhère totalement à l’initiative.

Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de L’UFDG de Labé

 « La jeunesse commence à s’impatienter par rapport à la façon dont le pays est géré. Je pense que si le gouvernement ne prend pas les dispositions nécessaires pour libérer les détenus politiques, pour ouvrir les frontières, pour prendre conscience de la situation difficile que les gens sont en train de traverser, un beau matin, ils vont se réveiller, eux les gouvernants, et trouver que toutes les rues sont occupées par les citoyens qui réclament justice.

C’est par une seule oreille que la jeunesse de l’UFDG va entendre parler d’un mot d’ordre demandant aux citoyens de sortir réclamer leurs droits. La liberté, la paix et la démocratie s’obtiennent à travers beaucoup de sacrifices. On ne souhaite plus que des gens meurent, mais vous savez tout cela dépendra de l’attitude du gouvernement actuel. Nous attendons les consignes de notre parti pour reprendre les manifestations de rue », a déclaré Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de l’UFDG à Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Kalan (Labé) : un enseignant avoue des relations sexuelles avec une élève de 13 ans…

29 juin 2021 à 18 06 35 06356

Envoyé dans la sous-préfecture de Kalan dans le cadre d’un stage-pratique, Abdoulaye Diallo, élève-maître à l’ENI (école nationale des instituteurs) de Labé est accusé d’avoir entretenu des relations sexuelles avec une de ses élèves âgée de 13 ans. Le crime dont on reproche cet enseignant-stagiaire s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche dernier, 27 juin 2021. Il a été dénoncé par sa victime ; et, il aurait reconnu les faits mis à sa charge devant les autorités de Kalan. Il a finalement été arrêté et conduit à Labé où il séjourne actuellement en prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon le maire de la commune rurale de Kalan, Abdoulaye Diallo a gardé sa victime de 20 heures à 4 heures du matin. Et, l’enseignant-stagiaire aurait avoué avoir eu des « relations sexuelles consenties » avec son élève.

« Abdoulaye Diallo donnait des cours en  6ème année. C’est le dimanche passé que le président du district m’a appelé pour m’informer que le chef secteur est venu avec une fille âgée d’environ 13 ans, élève en 6ème année. Il était avec les parents de la fille qui m’ont dit avoir perdu de vue leur fille dans la nuit de samedi à dimanche. Quand celle-ci est revenue à la maison, ils lui ont demandé où elle se trouvait, elle a répondu qu’elle était avec son maître qui l’enseigne à l’école. De 20 heures à 4 heures du matin, ils étaient ensemble au domicile de son maître. De mon côté, j’ai informé le sous-préfet. Ensemble, nous avons demandé à la fille ce qui s’est passé, elle a raconté les faits. Nous avons aussitôt informé le DSEE pour lui relater les faits. Mais, comme la fille ne nous a pas dit qu’elle a été forcée par le monsieur (Abdoulaye Diallo) en question, c’est difficile pour nous de dire que c’est un viol ou pas. Par le canal du DSEE, le présumé auteur de cette pédophilie a été recherché et envoyé vers nous. Celui-ci (Abdoulaye Diallo) a dit sans ambages qu’il était avec la fille de 20 heures à 4 heures du matin. Abdoulaye Diallo, l’enseignant, n’est pas passé par le dos de la cuillère. Quand nous lui avons demandé s’il a eu des rapports sexuels avec la fille, il a répondu par l’affirmative. On ne pouvait pas faire ou dire mieux. Nous avons informé notre hiérarchie et le préfet a donné des instructions au commissaire de police centrale de venir le déposer à Labé où il séjourne actuellement. Quant à la fille, ses parents l’ont envoyée à l’hôpital pour voir si elle n’a pas eu de problèmes internes comme elle est très jeune, elle n’a que 13 ans », a expliqué Elhadj Abdoulaye Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Attaques armées à Labé : Une femme blessée, près de 300 millions emportés

29 juin 2021 à 16 04 04 06046

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 29 juin 2021, des bandits armés de fusils ont perpétré des opérations de braquage et vol dans la commune urbaine de Labé. Avec des tirs en rafale, les malfaiteurs ont intimidé et maitrisé leurs victimes. Ils n’ont fait aucun mort ; mais, une femme a été légèrement blessée par balle. Et, les assaillants ont emporté près de 300 millions de francs guinéens. Un d’entre eux a été tout de même mis aux arrêts et remis aux services de sécurité.

Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Labé, la première attaque a eu lieu dans un magasin situé dans le centre-ville. Et, dans ce magasin appartenant à Boubacar Diallo, on ignore encore si les assaillants armés ont pu emporter quelque chose. « Je ne connais pas encore ce qu’ils ont pris », a déclaré le propriétaire ce mardi matin. Cependant, c’est à cet endroit qu’un des bandits a été mis aux arrêts et maitrisé par les gardiens des lieux. Ce bandit a été finalement mis à la disposition des services de sécurité.

La seconde attaque a été perpétrée au domicile de Fodé Kaba (le président de l’union régional des boulangers et pâtissiers de Labé) à Dinayabhè, dans le quartier Madina, dans la commune urbaine. Cette attaque a été plus brutale et les assaillants plus hargneux. Ils auraient tiré une dizaine de coups de feu en l’air pour obtenir l’entière coopération de leur victime. Et, dans leur démonstration de force, ils ont blessé par balle la femme de Fodé Kaba. Le chef de famille était absent, mais les bandits ont dérobé près de 300 millions de francs guinéens avant de s’éclipser dans la nature.

« Moi (Fodé Kaba) je suis à Conakry. C’est à une heure que j’ai été appelé par ma femme, m’annonçant qu’il y a eu un groupe de bandits qui a attaqué notre domicile. Mais, ils étaient lourdement armés. Selon les explications qui m’ont été données, les bandits ont voulu utiliser l’un de mes garçons de 13 ans qui fait le collège comme bouclier. Car, ils sont allés faire descendre mon enfant de l’étage tout en l’intimant de dire à sa maman d’ouvrir les portes. Il a été battu et cogné à l’aide du fusil. En plus de cela, une forte pluie s’est abattue sur la ville presque toute la nuit. Finalement, ils (les bandits) ont réussi à casser les cadenas du salon et à s’introduire dans la maison. Ils ont tiré plus de 14 coups de fusil pour empêcher qu’il y ait du secours. Il n’y a pas de perte en vie humaine, mais une balle a frôlé ma femme, elle a été blessée au niveau de l’oreille. Ils ont emporté tout ce qui était objets de valeurs et d’argent. Près de 300 millions de francs guinéens. Même la dépense de ma famille ils sont partis avec tout. Quand je rendre à Labé, je vais me plaindre contre X face à cette situation », a indiqué Fodé Kaba.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

ERAM de Labé : les élèves boudent les cours

28 juin 2021 à 11 11 02 06026

Depuis le mois de mars dernier, l’école régionale des arts et métiers (ERAM) de Labé a ouvert ses portes aux élèves orientés dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie. Les cours avaient normalement démarré ; mais, trois mois plus tard, les élèves se font de plus en plus rares. Sur les 22 élèves qui avaient été orientés à cette école d’enseignement professionnel, très peu viennent encore suivre les cours. Malgré la détermination du personnel enseignant, les classes de cet établissement sont souvent vides.

Selon des informations recueillies par l’un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, l’ERAM de Labé forme uniquement dans le domaine du génie civil (dessin bâtiment, topographie, filière de conducteurs des travaux, maçonnerie et carrelage et gros œuvre). Et, cette école est bien équipée pour un apprentissage (théorique et pratique) de qualité. Mais, à en croire Amara Condé, directeur des études de cet établissement d’enseignement professionnel, les élèves qui y ont été orientés cette année ont boudé les cours au profit des taximotos et du petit commerce.

Amara Condé, directeur des études de l’ERAM de Labé

« Cette année, les candidats n’ont été orienté que dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie pour une formation de deux ans. Mais sur un effectif de 22 élèves (dont cinq en maçonnerie et carrelage et dix sept en topographie), très peu d’élèves ont accepté de venir suivre les cours. Parce que si vous partez tout de suite dans les salles de classes, vous trouverez que les élèves ne viennent pas. L’éloignement de l’école du centre ville et l’accès difficile des lieux n’expliquent pas cette réticence. C’est juste un refus et un mépris qu’ils manifestent à l’égard de l’enseignement professionnel. Nombreux sont ces élèves qui préfèrent faire leur petit commerce ou faire le mtotaxi en ville au lieu de venir suivre les cours. Pourtant, ici à L’ERAM de Labé, il y a la disponibilité des enseignants et l’existence de tout le matériel nécessaire permettant aux apprenants de mieux assimiler les cours théoriques et pratiques. Mais, le hic c’est le refus des élèves à fréquenter l’école », a indiqué Amara Condé.

Effectivement, samedi dernier, 26 juin 2021, seuls les élèves de la topographie faisaient cour dans cet établissement. Et, ce niveau aussi, sur les dix sept (17) inscrits, seuls trois (3) élèves étaient présents. Ils suivaient un cours pratique de ‘’dessin appliqué à l’ordinateur (DAO)’’.

Ibrahima Sory Camara, élève-topographe

« Nous avons démarré les cours depuis le mois de mars dernier. On était avec certains de nos amis avec lesquels on a été orienté, mais ces derniers nous ont laissé ici et ne viennent plus. Aujourd’hui nous ne sommes que trois élèves sur un effectif de 17. C’est juste un refus, parce que si on leur demande pourquoi ils ne viennent pas, ils n’ont pas d’arguments solide, sauf nous dire qu’ils sont occupé à autres choses,  ils n’ont pas de temps. Pour moi, c’est juste un refus de leur part ; pourtant c’est eux aussi qui avaient postulé pour être orientés à l’ERAM. Sinon, on a tout ce qu’il nous faut ici pour étudier. Ce que j’ai à  dire à mes amis, c’est de prendre du courage et d’accepter de venir suivre les cours avec nous », a dit Ibrahima Sory Camara, élève-topographe.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Accident de la circulation à Labé : 2 morts !

23 juin 2021 à 16 04 25 06256

Le drame s’est produit dans la soirée d’hier, mardi 22 juin 2021, au quartier tata1, dans la commune urbaine de Labé. Ce sont deux jeunes maçons (Mamadou Aliou Diallo et Alseny Baldé), tous âgés d’une vingtaine d’années, qui ont perdu leur vie dans cet accident dont les circonstances ne sont pas encore élucidées. Car, selon le colonel Tidiane Sanoh, commissaire spécial de la sécurité routière de Labé, l’accident s’est produit sans aucun témoin ; et, les chauffeurs des deux véhicules (un camion et un pick-up) impliqués dans cet accident mortel se rejettent la responsabilité de ce drame.

« Hier (mardi), aux environs  de 23 heures, j’ai reçu un appel m’informant qu’il y a eu un accident de la circulation à Tata1, tout près de la résidence de monsieur le gouverneur. Il s’agit d’un camion Renault immatriculé, un pick-up et une moto. Et, c’est les deux occupants de la moto qui ont trouvé la mort. Leurs corps ont été broyés en partie. Mais, nous sommes sur les enquêtes pour élucider sur les circonstances de cet accident. Parce que ni le chauffeur du pick-up, ni celui du camion, n’a reconnu les faits. Pourtant, après l’accident, ils n’étaient que trois sur les lieux. Malheureusement, il n’y avait aucun témoin sur les lieux à ce temps précis. C’est après avoir entendu le choc que des taxi-motards se sont mis à leur trousse (les chauffeurs du pick-up et du camion) pour les intercepter. Actuellement les deux chauffeurs ont été arrêtés et nous sommes sur les enquêtes. Ce mercredi nous allons répartir sur les lieux de l’accident pour reconstituer les faits afin de situer les responsabilités de cet accident mortel », a indiqué le colonel Tidiane Sanoh.

A noter que les deux victimes (Mamadou Aliou  Diallo et Alseny Baldé) étaient domiciliées à Dombi, dans le quartier Daka1. Leurs deux corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital régional de Labé. Mais, aux dernières nouvelles, leurs parents sont sur les formalités pour récupérer leurs dépouilles afin de procéder à leur inhumation.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : une tornade fait plusieurs blessés à Tata2

23 juin 2021 à 10 10 39 06396

Dans la soirée d’hier, mardi 22 juin 2021, une forte tornade s’est abattue à Thiaguet, un secteur du quartier Tata2, dans la commune urbaine de Labé. Cette tornade, accompagnée de grondement de tonnerre, a fait au moins trois blessés et causé des dégâts matériels sur place.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est aux environs de 19 heures qu’une forte pluie, mêlée de vent violent et de jaillissement d’éclairs de foudre, a commencé à s’abattre sur ce secteur de la commune urbaine de Labé. Et, certaines personnes de ladite localité ont été touchées par les décharges de chaleur dégagées par ces éclairs qui fendaient le ciel de la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Au moins trois d’entre elles ont subi de « graves blessures cutanées ». Fatoumata Binta Kanté, l’une des victimes, a eu des blessures au dos et au bras droit.

« C’est aux environs de 19 heures que cette situation s’est produite. J’étais dehors, au près du feu, en train de préparer. Tout d’un coup, j’ai entendu l’éclatement de tonnerre suivi d’éclairs. Sur le champ, j’ai senti une douleur infernale dans mon dos et au niveau de mon bras droit, comme si c’est quelqu’un qui a versé de l’eau chaude sur moi. J’ai pris la fuite et je suis rentrée dans la maison. C’est ma petite sœur qui m’a secouru et m’a  assisté pour enlever mes habits. J’étais sur la terrasse avec une autre femme. Cette dernière aussi a eu des problèmes oculaires suite aux éclairs. C’est maintenant  qu’elle retrouve sa vision. Heureusement, nous avons eu la vie sauve. C’est ainsi, quelques temps après, j’ai appris que la foudre est tombée tout près, chez nos voisins, et a causé quelques dégâts matériels. Des murs ont été  fissurés, des ampoules électriques ont volé en éclat », a expliqué Fatoumata Binta Kanté.

Cet autre jeune élève, Mamadou Boli Diallo, était en train de manipuler son téléphone lorsque les éclairs ont commencé à s’abattre sur ce secteur. Il a été « frôlé » par la décharge électrique dégagée par la foudre. Il s’en est tiré avec des problèmes auditifs.

« C’est un de mes petits frères qui a été frôlé par cette décharge électrique causé par la foudre. Il avait la torche collée à ses oreilles. Il était en train de manipuler son téléphone portable qu’il tentait de réparer selon lui. Lorsque le tonnerre a grondé, lui il est tombé et a crié au secours en disant qu’il n’entend plus et que les oreilles lui font mal. On lui a pris pour l’hôpital. Mais, malgré que les médecins lui ont administré les premiers soins, jusqu’à présent il n’entend pas du tout ce que nous disons ici, il ne capte rien et se torde de douleur. A part ce jeune du nom de Mamadou Boli Diallo, élève en 6ème année, qui a été blessé, il y a également un téléphone qui était  branché qui a été endommagé, ainsi que la prise sur laquelle il était branché. Une fumée noire s’en est dégagée, le courant électrique est parti dans toute la maison. Tout le monde a été pris de panique. Heureusement il n’y a pas eu d’autres victimes dans la maison », a confié Mamadou Cellou Diallo, le grand frère de Mamadou Boli Diallo.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Abandon de poste dans les structures de santé de Labé : une liste de 20 personnes transmise au ministère de la santé (DPS)

23 juin 2021 à 6 06 14 06146

Lancée sur instruction du Général-médecin Rémy Lamah, ministre de la Santé, une inspection menée par les autorités sanitaires de la préfecture de Labé a permis de relever des cas notoires d’abandon de poste et d’absence non autorisée de cadres dans les structures sanitaires de cette préfecture de la Moyenne Guinée. Ces cas décelés concernent des cadres affectés sur place, mais qui n’ont jamais accepté d’y rester pour servir les populations. Ils se sont éclipsés après avoir viré leurs salaires en banque et ils sont allés en zone urbaine (généralement à Conakry) pour se la couler douce en toute discrétion.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 22 juin 2021, le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, a laissé entendre que cette inspection a permis de dresser une liste de personnes qui se retrouvent dans les situations d’abandon de poste et d’absence non autorisée. Et, cette liste serait déjà arrivée au ministère de la santé où des décisions (des sanctions) pourraient être prises très prochainement.

Dr Mamadou Hady Diallo, DPS Labé

« Lors de la venue du ministre de la santé à Labé, les recommandations principales étaient par rapport à l’affichage des tarifs au niveau des structures de santé, faire la liste des abandons et des absences non autorisées. C’est aussi renforcer la sensibilisation pour la vaccination, pour que les gens emmènent les enfants vers les structures de santé. C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnel qu’on nous envoie ; mais, parmi eux, il y a beaucoup aussi qui refusent de rester sur place. Donc, la fidélisation devient un problème. Des agents qui viennent, qui virent leurs salaires et ils retournent à Conakry. Donc, il s’agit de faire la situation et la remonter au niveau central pour que des dispositions soient prises. On a déjà envoyé la liste des abandons et des absences non autorisées qui sont au nombre de 20 personnes. Ces listes-là sont déjà disponibles et sont déjà remontées au niveau de la direction régionale ; et, je suis sûr qu’elles sont déjà arrivées au ministère de la santé. Par rapport à l’affichage des tarifs, il était question qu’une mission sorte justement pour vérifier si cela était fait. Pour le moment, la mission n’est pas encore sortie, mais cela va être fait certainement dans les prochains jours », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo, sans pour autant révéler les structures de santé où ces cas d’abandon de poste ont été constatés.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Mort suspecte d’un jeune à Labé : son corps retrouvé devant sa maison avec des traces de sang

21 juin 2021 à 10 10 52 06526

Un jeune homme a été retrouvé mort à son domicile dimanche matin, 20 juin 2021, dans la ville de Labé. Son corps a été retrouvé dans la concession où il habite, qui est située au quartier Safatou 1. Pour l’heure, les circonstances de sa mort ne sont pas élucidées, mais la piste criminelle reste privilégiée. Car des traces de sang étaient visibles de l’intérieur de la maison jusque dans la cour où son corps a été retrouvé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« C’est aux environs de 8 heures que le chef de secteur de la localité m’a appelé pour m’informer qu’un corps sans vie a été  retrouvé dans la cour d’une concession. Directement, j’ai informé le maire de la commune urbaine ainsi que les services de sécurité. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, nous avons trouvé le corps dans la cour tout près du puits.

Et nous avons constaté qu’il y avait des traces de sang du couloir du bâtiment où il loge jusqu’à l’endroit où le corps se trouve. Après le constat, sur instructions du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé, le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Labé », a indiqué Boubacar Dembaye Diallo, le président du conseil de quartier de Safatou 1.

La victime s’appelle Thierno Mamadou Aliou Diallo, âgé d’une trentaine d’années et originaire de la préfecture de Lélouma. Le commissariat central de police de Labé a ouvert une enquête sur les circonstances de sa mort.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : des chenilles dévastent des cultures à Dionfo et Sannoun

19 juin 2021 à 9 09 46 06466

Depuis une dizaine de jours, des « attaques massives » de chenilles sont enregistrées dans les sous-préfectures de Dionfo et Sannoun, dans la préfecture de Labé. Ces larves destructrices s’attaquent aux cultures des paysans qu’elles ravagent sur place. Et, apparemment, la situation est loin d’être maîtrisée, même si à la direction régionale de la protection des végétaux de Labé, on affiche un certain optimisme dans le combat. Le difficile accès aux zones touchées et le manque de produits efficaces pour combattre ces chenilles sont entre autres problèmes que les agents pulvérisateurs rencontrent sur le terrain.

Selon le directeur régional de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé, Alpha Oumar Bah, le ministère de l’agriculture est déjà informé de la situation. Et, on espère que ce département va réagir très vite, en fonction des besoins, pour apporter des « molécules » qui peuvent combattre et éradiquer ces chenilles.

Alpha Oumar Bah, directeur région de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé

« Ces derniers temps, il y a eu des attaques massives de chenilles au niveau des sous-préfectures de Sannoun et Dionfo. A Sannoun, notre première intervention nous a permis de traiter une grande partie, surtout dans les concessions. Mais, c’était très alarmant et j’avoue qu’on n’a pas pu couvrir tout le district de Diguili. Parce que non les conditions de traitements étaient difficiles, l’état même de la terre le prouve. Parce qu’elle est couverte de blocs de pierres, c’est des pentes fortes, mais aussi le matériel de travail (pulvérisateur motorisé de 100 litres sur pneus) sur lequel nous comptons était difficile à faire tourner à  l’intérieur des parcelles infectées, parce que les terrains couverts de blocs de pierres ne s’y prêtent pas. Ensuite, hier (jeudi 17 juin), nous avons été à Sannoun. Et, c’est les autorités locales qui nous ont conduit à Kourako où il y a eu le problème. Mais, à ce niveau, nous avons trouvé que le stade de cristallisation des chenilles est dépassé. Parce qu’il y a déjà eu l’émergence des insectes parfait. Nous avons été  beaucoup peinés, parce que nous savons qu’il y a un grand danger qui se prépare. Pourquoi, parce que nous savons que ce nombre important de papillons que nous avons rencontré dans les villages s’étaient attaqués aux manguiers et orangers. Mais, nous avons préconisé un traitement et nous avions utilisé un produit de contact injection inhalation pour atteindre les cibles. Et, avec ce produit, nous espérons que le résultat sera atteint entre 70 et 80%. Par la suite, nous avons fait un autre constat qui est très alarmant dans un autre village où nous avons trouvé que c’est la chenille légionnaire d’automne qui agit sur le maïs. Il y a des tapades où  70 à  80% des cultures sont atteintes. C’est très alarmant parce que la chenille légionnaire s’incruste dans la tige de la plante et c’est difficile de l’atteindre. C’est pourquoi, avec elle, il y a une gamme de produits que nous utilisons souvent pour l’éliminer. C’est le produit systémique. Et, malheureusement, la société qui envoie ce produit nous a dit qu’elle est en rupture. C’est ainsi nous avons découvert qu’il y a un autre produit qui peut réduire la capacité de nuisance de l’insecte. Nous sommes à ce niveau et nous attendons toujours l’appui de notre tutelle qui est le ministère de l’agriculture, parce qu’ils sont informés du constat qui prévaut sur le terrain. Et, nous estimons qu’ils vont réagir en fonction des besoins énumérés, surtout à des molécules qui peuvent se confirmer à l’éradication de ces chenilles », a expliqué Alpha Oumar Bah. 

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : une fille de 12 ans violée par un jeune taxi-motard

17 juin 2021 à 14 02 51 06516

Une jeune fille de 12 ans a été victime de viol hier, mercredi 16 juin 2021, à Labé. L’auteur de l’acte, un jeune conducteur de taxi moto, a été interpellé juste après les faits par des citoyens et conduit au commissariat central de police de Labé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place. La famille de la victime, représentée par Mamadou Boussiriou Diallo, réclame justice dans cette affaire.

« La fille est apprentie couturière. Elle a quitté l’atelier de couture où elle travaille aux environs de 16 heures (mercredi) pour rentrer à la maison. Elle a signalé un conducteur de moto taxi pour que ce dernier la dépose à Fady. En cours de route, le taxi-motard lui a demandé d’accepter qu’il passe vers Thialakoun pour qu’il vérifie l’état de son bâtiment en construction. Et lorsqu’ils sont arrivés dans une zone isolée, il a demandé à la fille de descendre, tout en la menaçant avec une paire de ciseaux. Il lui a dit que si elle ne se déshabille pas, il va la tuer.

Prise de peur, et seule face son agresseur sans défense, la fille ne pouvait que lui obéir, malgré elle. Après sa salle besogne, le conducteur de taxi moto est sorti de la brousse avec la fille, il a signalé un autre taxi-motard à qui il a demandé de déposer la fille à Fady, où elle devait se rendre. Ce dernier a demandé au violeur de payer 2500 francs comme frais de transport. Il lui a remis un montant de 5000 francs et n’a même pas attendu sa monnaie. C’est ainsi que le motard a regardé la fille et il a constaté qu’elle pleurait.

Il l’a interrogée et elle lui a raconté sa mésaventure. Immédiatement, le jeune est allé informer un groupe de conducteurs de taxis motos qui étaient stationnés tout près. Ils ont tout de suite pourchassé le violeur et ont réussi à le rattraper. Il a été présenté d’abord au syndicat des conducteurs de taxis motos, avant d’être conduit au commissariat central de Labé. Nous demandons à ce qu’il soit puni à la hauteur de sa forfaiture », a dit Boussiriou Diallo.

Les examens médicaux ont confirmé que la fille a été effectivement violée. Elle suit actuellement un traitement à l’hôpital régional de Labé. Quant au violeur présumé, il est détenu au commissariat central de police de Labé, en attendant la fin de l’enquête préliminaire.

 De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

Lire

La ministre Bountouraby Yattara à Labé : « Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG »

16 juin 2021 à 11 11 20 06206

En séjour depuis quelques jours dans la Guinée profonde, la ministre de l’énergie a effectué hier, mardi 15 juin 2021, une visite de terrain sur le site de construction du poste de l’OMVG (organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie) à Garambé, une commune rurale relevant de la préfecture de Labé. Et, au vu du constat, Bountouraby Yattara a dit être rassuré de l’état d’avancement des travaux de ce poste qui s’inscrit dans le cadre du projet d’interconnexion électrique des pays membres de l’OMVG, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Dans sa quête de vérité de terrain, la ministre Bountouraby Yattara s’est rendue dans plusieurs endroits de stockage de matériels et d’équipements destinés à la construction de ce poste de l’OMVG. Et, elle a pu constater de ses yeux le niveau d’exécution des travaux de ce poste.

Madame Bountouraby Yattara, ministre de l’Énergie

« Ma mission à l’intérieur du pays, notamment dans les différentes régions,  ma permis de toucher du doigt les problèmes dans le secteur de l’énergie, mais aussi d’avoir une meilleure appréciation des projets qui sont actuellement en cours au niveau du ministère de l’énergie. Cette mission m’a conduit dans plusieurs villes de la Haute Guinée et de la Forêt. Aujourd’hui nous sommes à Labé pour visiter et suivre l’état d’avancement du projet de réalisation du poste de l’OMVG qui est un poste important dans le cadre de l’interconnexion électrique de la Guinée aux autres pays de la sous-région qui sont membres de l’OMVG. Donc, cette étape de Labé est une étape importante. La Guinée était un pays obscure il ya quelques années, aujourd’hui nous avons la fierté de dire que la Guinée à accès à l’énergie et cela ira en s’améliorant. Parce qu’aujourd’hui, les lignes électriques sont en train d’être réalisées notamment la ligne OMVG. Et, la Moyenne Guinée est couverte par les projets qui sont mis en œuvres pour améliorer la desserte. Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG de Labé, par ce que à  travers ce poste, la moyenne Guinée va avoir une électricité de qualité ; et, nous allons fournir le maximum d’effort pour que le taux d’accès à l’énergie s’améliore dans notre pays », a promis  la ministre de l’énergie, madame Bountouraby Yattara.

A noter qu’avant de boucler sa mission à Labé, Bountouraby Yattara a échangé avec les techniciens de l’EDG (électricité de Guinée) pour s’enquérir des maux qui assaillent cette société dans cette région de la Moyenne Guinée. Des maux qui vont de la vétusté des équipements et installations à la faible fourniture du courant électrique à la population qui croit sans cesse.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : l’hôpital n’a que 12 poches de sang !

15 juin 2021 à 11 11 14 06146

Placée sous le thème : « donnez votre sang pour faire battre le cœur du monde », la journée internationale du don de sang a été célébrée hier, lundi 14 juin 2021, à Labé. Seulement, cette célébration est intervenue à un moment où le don de sang se fait rare dans cette préfecture ; et, la banque sanguine du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine est extrêmement dégarnie. Seules 12 poches existent dans le stock, alors que les besoins de transfusion sanguine sont récurrents dans la préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Apparemment, le don de sang ne signifie rien dans la préfecture de Labé. Les donneurs volontaires ne se bousculent pas au service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine. Et, pourtant, les besoins de transfusion sanguine sont énormes dans cette localité. Car, les interventions chirurgicales sont quasi-quotidiennes à l’hôpital régional. Mais, le stock de poches sanguine est très peu (moins d’une quinze de poches disponibles) ; et, les autorités sanitaires craignent une rupture de stock si les populations ne s’engagent pas à faire le don de sang une réalité.

Docteur Mamadou Aliou Baldé, responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé

« Nous disposons d’une banque sanguine solaire qui est fonctionnelle 24 heures sur 24. Nous nous faisons la collecte et il faut que les gens comprennent que si le stock n’est pas remplacé, il va disparaître. Sinon, nous avons 12 poches actuellement à la banque, mais cela ne peut pas suffire. Car, il faut que le stock soit remplacé à tout moment. C’est pourquoi, j’invite tout le monde à venir au niveau de notre service pour donner du sang afin de sauver des vies. Seulement, il faut préciser que ne peut donner du sang, toute personne d’abord qui est en bonne santé, une personne qui n’est pas atteinte d’une maladie transmissible, une personne qui n’est pas hypo-tendue ni hyper-tendue, une personne qui n’a pas une maladie du sang telle que la drépanocytose ou de certaines maladies chroniques comme le cancer et l’hémophilie. Si c’est une femme, il faut qu’elle ne soit pas en état de grossesse et que la femme ne soit pas en période de menstrues, que l’âge de la personne soit compris entre 18 et 55 ans », a indiqué Dr Mamadou Aliou Baldé, le responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Labé : la PNJDD se dote d’un bureau exécutif de 11 membres

13 juin 2021 à 10 10 31 06316

Réunis à Labé du 09 au 11 juin 2021, les membres de la plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) se sont dotés d’un bureau exécutif. Composé de 11 membres, ce bureau est dirigé par un président élu pour un mandat de deux ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ils sont venus des huit régions administratives de la Guinée pour prendre part à l’assemblée constitutive de la PJDD dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Les travaux de cette rencontre d’échange et de partage d’expérience ont permis de procéder au renforcement de cette plateforme, procéder à des élections pour meubler le bureau et se projeter dans l’avenir pour de nouvelles perspectives.

Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD

« Le programme démocratie sans violence de la baïonnette intelligente, dans son ambition d’aider la Guinée à la construction d’un véritable État de droit sans violence, travaille avec le réseau coalition nationale pour la paix en Guinée et le réseau des jeunes, notamment les leaders de l’axe. Maintenant, de la plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PJDD) qu’on a créé depuis juin 2013 pour la zone spéciale de Conakry, aujourd’hui nous sommes en train de mettre en place la plateforme Nationale des Jeunes leaders de l’Axe pour la Démocratie et le développement (PNJDD) qui regroupe les PJDD des différentes régions administratives plus la préfecture de Dubréka. Notre objectif c’est d’instaurer l’esprit d’une lutte de non violence en Guinée. Nous nous sommes dit qu’il faut utiliser la stratégie d’aller au niveau des coins les plus chauds. C’est dans ce cadre que nous avions initié en juin 2013 une collaboration avec 35 jeunes leaders de l’axe  Hamdallaye-Kagbelen. C’est pourquoi, après multiples formations sur la stratégie de non violence, les questions de droit de l’homme, nous sommes  parvenus aujourd’hui à  mettre en place la plate-forme Nationale des Jeunes leaders de l’axe qui s’étend désormais sur l’ensemble du territoire national. Et, le champ d’action de cette plateforme Nationale, c’est la promotion de la lutte non violente. Il faut aller au combat contre la violence sur toutes ses formes en Guinée », a précisé Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD.

Après trois jours d’intenses travaux à Labé, la PNJDD est parvenue à mettre en place un bureau exécutif de 11 membres, un conseil d’administration de 9 membres et un commissaire des comptes composé de 3 membres. Ce nouveau bureau est dirigé par un président et est élu pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois. Il est chargé de coordonner les activités de la plateforme durant cette mandature confiée à Houda Sow, le tout nouveau président de la PNJDD.

Houda Sow, nouveau président de la PNJDD

« Étant le nouveau président élu de la PNJDD, c’est une grande fierté qui m’anime compte tenu de la confiance que mes collègues ont placé en moi. Je ferai de mon mieux pour ne pas décevoir cette confiance, afin que la PNJDD soit connue au niveau national et international dans le sens de la lutte contre la violence », promet Houda Sow.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

Désaffiliation du SLECG de l’USTG ? La coordination régionale du SLECG à Labé dans un total embrouillamini

11 juin 2021 à 8 08 23 06236
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Rien ne va plus au sein de la coordination régionale du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) de Aboubacar Soumah à Labé. Depuis l’annonce du départ du SLECG de l’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) pour la CSTG (confédération syndicale des travailleurs de Guinée), les membres du bureau de la coordination régionale du SLECG à Labé sont à queue de poisson. Ils sont rangés en pro et anti désaffiliation et vivent entre déclaration et contre-déclaration, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Cet imbroglio a commencé avec un communiqué de ladite coordination, en date du 08 juin dernier, annonçant que « le SLECG de Labé désapprouve totalement la désaffiliation du SLECG de l’USTG ». Dans ce communiqué en date du 08 juin dernier est signé par le coordinateur régional adjoint du SLECG de Labé (Ansoumane Diallo) et déclare que « Aboubacar Soumah n’a consulté aucun général de l’intérieur pour prendre de telles décisions ». Egalement, ce communiqué accuse Aboubacar Soumah de « manque de respect » pour ceux qui l’ont élu secrétaire général du SLECG et assure que la désaffiliation qu’il prône n’engage que lui et ceux qui le suivent avec passion, tout en confondant sommet et bases.

Seulement, cette position exprimée dans ce communiqué ne refléterait pas non plus la position de la coordination régionale du SLECG de Labé. Et ce communiqué, qui a tout l’air d’une défiance envers le chef, est vigoureusement dénoncé sur place.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, jeudi 10 juin 2021, le coordinateur régional du SLECG à Labé, Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo, a laissé entendre que ceux qui ont fait ce communiqué sont en train de se noyer. Il assure également que cette désapprobation à l’égard de Aboubacar Soumah est nulle et de nul effet.

Mamadou Oury Hawa Labiko, coordinateur régional de SLECG de Labé

« Pour moi c’est une fuite en avant de certains membres de la coordination. Ils ont toujours agit ainsi, ils n’ont jamais respecté la hiérarchie. Ces personnes qui sont en train d’agir de cette manière sont en train de se noyer. Nous avons une plate-forme où tous les enseignants de la région se retrouvent ; et, d’après le sondage, la majorité a décidé de faire encore confiance à Soumah. Depuis qu’il est là nous avons acquis assez de choses. D’abord une augmentation de 40 pour cent de notre salaire, ensuite il y a les primes qui tombent. Donc, ce n’est pas le moment de le lâcher. Il faut que nos camarades reviennent à la raison, par ce qu’ils ne peuvent pas engager la coordination de Labé. Donc, leur déclaration est nulle et de nul effet », a martelé Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo.

Cependant, cette position changeante au gré du vent désappointe et divise les enseignants de la région. Actuellement, les « bouffes craie » vont en rangs dispersés.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

Lire

L’or de Kounsitel : c’est comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde

9 juin 2021 à 22 10 10 06106
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde pour prévenir les problèmes, explique l’ancien maire de Labé, dans une note transmise en exclusivité à Guineematin.com dans la soirée de ce mercredi, 9 juin 2021.

Une fois encore Gaoual est à la Une de l’actualité, non pas à cause d’un sinistre, plutôt à cause d’un événement heureux : la découverte de l’or à Kounsitel par des particuliers, il y a seulement quelques mois.

Cette découverte subite, inattendue, à un moment où le chômage et la pauvreté sont au beau fixe, a entrainé une ruée vers Kounsitel, de milliers de personnes intéressées par cette nouvelle trouvaille. Ce mouvement incontrôlé des populations n’est pas sans conséquences au plan social, économique, écologique, environnemental, sécuritaire et sanitaire.

Labé commence à payer les frais en tant que passage obligé des aventuriers, armés de leur arsenal, pour atteindre Kounsitel, devenu pour la circonstance leur Eldorado, l’éden de leurs rêves.

L’autre facette du problème, c’est bien sûr de savoir comment, à l’insu des dirigeants du pays, l’information de cette découverte a-t-elle pu atteindre toutes les régions de Guinée et au-delà les pays voisins ? Comment à l’insu de l’Etat, malgré tous les moyens d’information et de renseignements dont il dispose s’est il laissé surprendre par ce déferlement humain, au point de n’envisager des dispositions pour bloquer le processus migratoire que tardivement ?

Le peuple, sur certaines questions, semble être en avance sur les pouvoirs publics. Ce qui est grave. Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant-garde, c’est-à-dire prévenir les problèmes.

Et pourtant, le gouvernement ou les gouvernements qui se sont succédé depuis la deuxième République, la seule autorité politique chargée de déterminer et de conduire la politique nationale, ne peuvent pas ignorer le passé, car l’administration, les archives aidant, est et demeure une continuité.

À titre d’exemple, on peut, pour la circonstance, rappeler un passage du discours du président Ahmed Sékou Touré, devant les populations de Koumbia sinistrées par le tremblement de terre du 28 décembre 1983 dont le bilan se chiffrait à 275 morts, des portés disparus, des centaines de blessés et d’importants dégâts matériels dont des villages disparus. 

« Cet évènement que nous avons vécu, permettez-nous de vous le dire, cet événement disons-nous, est un signe de bonheur pour le peuple guinéen. C’est la preuve qu’il existe de l’uranium, du manganèse, de la bauxite, du cuivre, de l’argent, de l’or, du pétrole, du gaz naturel. Nous avons d’ailleurs appris que beaucoup d’animaux étaient tous morts, le jour du séisme, asphyxiés par le gaz. Je dis cela sans aucun orgueil… Donc, une nouvelle source apparaît. C’est comme si on avait un peu oublié ce secteur pour la prospérité. Cet événement vient nous rappeler que nous devons nous occuper du sous-sol de Gaoual ! Et soyez certains que le gouvernement va s’occuper sérieusement de la prospection, de la valorisation progressive des immenses potentialités que recèle le sous-sol de Gaoual… Nous savons aussi qu’il y a ici des sources thermales importantes et une grande nappe d’eau minérale existe ici ». 

C’est dire que le premier président guinéen a déjà prévenu la postérité sur les objectifs gouvernementaux à atteindre dans les meilleurs délais possibles. Espérons que l’or de Kounsitel ne sera pas « l’or de Karibi ».

Par Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

Lire

Désaffiliation du SLECG de l’USTG : l’antenne de Labé désavoue Aboubacar Soumah

9 juin 2021 à 13 01 11 06116
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

La coordination régionale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à Labé n’est pas d’accord avec la désaffiliation du SLECG de l’USTG. Elle désavoue Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation syndicale, qui a annoncé cette décision la semaine dernière. La base du SLECG dans cette région dit n’avoir pas été consultée par rapport à cette désaffiliation, et annonce qu’elle reste et demeure membre de la centrale syndicale USTG.

Elle l’a fait savoir à travers une déclaration que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous :

Lire