Désaffiliation du SLECG de l’USTG : l’antenne de Labé désavoue Aboubacar Soumah

9 juin 2021 à 13 01 11 06116
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

La coordination régionale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à Labé n’est pas d’accord avec la désaffiliation du SLECG de l’USTG. Elle désavoue Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation syndicale, qui a annoncé cette décision la semaine dernière. La base du SLECG dans cette région dit n’avoir pas été consultée par rapport à cette désaffiliation, et annonce qu’elle reste et demeure membre de la centrale syndicale USTG.

Elle l’a fait savoir à travers une déclaration que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous :

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Koubia : une femme verse de l’eau chaude sur son mari

5 juin 2021 à 10 10 21 06216

Une jeune femme a brûlé son mari avec de l’eau chaude, à Koubia. L’acte s’est passé dans la nuit du vendredi, 21 mai 2021, à Tinkal, un village relevant du district de Saarè-Kindja, dans la sous-préfecture de Missira, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Après le dîner, Ibrahima Sory Baldé, la cinquantaine, est rentré se reposer. Il n’imaginait pas un seul instant les intentions de son épouse, Safiatou Baldé, la trentaine. Après avoir fini de chauffer l’eau, la jeune femme est allée prendre son bébé de 2 mois, qui était couché à côté de son mari, pour le mettre à l’abri. Elle est ensuite partie chercher l’eau bouillante pour venir le verser sur son mari.

Acte de vengeance

Ibrahima Sory Baldé a été évacué à l’hôpital préfectoral de Koubia pour soigner ses brûlures. De son côté, son épouse a été interpellée par la police, avant d’être confiée provisoirement à ses parents, parce qu’elle allaite un bébé de 2 mois. Selon les informations recueillies par le commissariat central de police de Koubia, Safiatou Baldé a agi ainsi pour se venger de son mari.

En effet, une dispute avait éclaté entre les deux dans la journée, pendant qu’ils semaient le maïs. L’homme avait battu son épouse parce qu’elle refusait, selon lui, de faire du sérieux dans le travail.

Alpha Koubia Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628546933

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Labé : l’UICN lance les actions de restauration et de conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti

3 juin 2021 à 13 01 25 06256

L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a procédé au lancement officiel de l’activité de mise en œuvre des actions de restauration et de conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti, dans le massif du Fouta Djallon. La cérémonie a eu lieu le mardi, 1er juin 2021, dans la ville de Labé, en présence des autorités régionales et des représentants des communautés concernées. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de l’environnement, prévue le 5 juin prochain, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

La Guinée compte actuellement 16 sites Ramsar. Des écosystèmes particuliers qui revêtent une importance capitale pour l’humanité et la conservation de la biodiversité. En effet, ils créent des produits et moyens d’existence durable pour l’humanité, épurent et filtrent les substances dangereuses dans les eaux polluées et constituent des amortisseurs de choc de la nature. Mais le constat que ces sites subissent actuellement d’énormes pressions et menaces d’origine anthropique ou naturelle qui affectent gravement les ressources naturelles qu’ils recèlent.

Parmi ces menaces, figurent les pratiques agricole et d’élevage extensives traditionnelles, qui occasionnent des dégradations et des pertes d’habitats pour les espèces et le braconnage qui contribue à la raréfaction des ressources fauniques. C’est partant de ce constat que l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), à travers le projet PREE (Partenariat Régional sur l’Eau et l’Environnement en Afrique centrale et occidentale), a décidé de mener des actions concrètes de protection et de restauration de ces écosystèmes dégradés.

Pour cette année, ce sont les sites Ramsar Gambie-Oundou-Liti (situé entre les préfectures de Koubia et de Mali, dans la région de Labé) et Ramsar Tinkisso (situé entre les préfectures de Dabola, Dinguiraye et Kouroussa) qui sont concernées par ces actions. L’étape de Labé a démarré ce mardi 1er juin 2021, à travers une cérémonie qui a mobilisé l’ensemble des acteurs concernés. Une occasion mise à profit par Richard Labilé Sagno, le représentant de l’UICN en Guinée, pour expliquer l’origine de cette initiative et annoncer les activités à réaliser sur le terrain.

Richard Labilé Sagno, représentant de l’UICN en Guinée

« L’UICN est un organisme international qui a beaucoup d’expertise en matière environnementale, qui est représenté dans 54 pays. Et cette année, la Guinée a bénéficié d’une représentation physique au sein de cette institution. Et les Nations Unies ont initié une action au niveau global pour que cette année, on puisse coordonner un peu la célébration de la journée mondiale de l’environnement. Et pour cela, nous allons mener des activités sur le terrain dans le but de restaurer les écosystèmes. Ces activités se feront sur le site Ramsar Tinkisso et le site Ramsar Gambie-Oundou-Liti », a-t-il indiqué.

Parlant de ce dernier site qui se trouve dans la région de Labé, il a annoncé que « nous allons élaborer un plan de gestion qui nous permettra de planifier ce que nous allons faire dans 5 ans, qui prend en compte les priorités de chaque couche. Mais aussi, nous allons faire des actions de reboisement. Avec la communauté, nous allons identifier des sites qui sont vulnérables pour reboiser ces zones afin de favoriser l’équilibre des écosystèmes. A Kona également, dans la préfecture de Tougué, nous avons deux grosses activités à réaliser. Il s’agit de l’aménagement d’un périmètre irrigué de 4 hectares équipé d’énergie solaire », a dit Richard Labilé Sagno.

A côté de ces activités de restauration et de protection des écosystèmes, le projet prévoit aussi un appui aux femmes qui évoluent dans l’exploitation du Néré et du Karité. « Malheureusement, les femmes qui sont dans le circuit ne connaissent pas le système du marché. Et nous, dans ce sens, nous allons accompagner ces femmes pour les former dans ce qu’on appelle la méthode ADM (Analyse et Développement des Marchés) accompagnée par des outils qu’on va mettre à leur disposition pour améliorer leurs conditions de vie et leurs revenus », a ajouté le représentant de l’UICN en Guinée.

Le ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts a été représenté à cette cérémonie par le directeur général de l’Office Guinéen des Parcs et Réserves (OGUIPAR). Mamady Saiba Keïta a exprimé la satisfaction du département par rapport au lancement de ces actions qui vont durer cinq jours, et qui visent à assurer la restauration et la conservation du site Ramsar Gambie-Oundou-Liti.

« Ces cinq jours sont d’une importance capitale pour le gouvernement du Pr Alpha Condé et particulièrement le ministère de l’Environnement des Eaux et Forêts. La restauration de l’écosystème des zones humides s’inscrit parmi les priorités de la stratégie environnementale de notre pays, afin de contribuer à l’effort de la communauté internationale dans la conservation de la nature. Je remercie l’UICN pour son accompagnement au gouvernement guinéen pour lui permettre d’honorer ses engagements internationaux en matière de gouvernance de l’environnement et des ressources en eau », a dit M. Keïta.

A noter que le projet PREE (Partenariat Régional sur l’Eau et l’Environnement en Afrique centrale et occidentale) de l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) est financé par l’Agence Suédoise de Développement International (ASDI). Il est mis en œuvre en collaboration avec l’Office Guinéen des Parcs et Réserves (OGUIPAR).

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Arrestation d’un groupe d’assassins présumés : les précisions du parquet de Labé

2 juin 2021 à 20 08 04 06046
Patrice Koman Koivogui, substitut du procureur de Labé

Comme annoncé précédemment, Abdourahamane Diallo (Bia), un déréglé mental, avait été retrouvé mort, le 09 mai dernier, dans une boutique à Daka1, dans la commune urbaine de Labé. Ce jeune d’une trentaine d’années avait été tué par balle par des voleurs qui voulaient dévaliser une boutique devant laquelle il se trouvait. Ses assassins avaient pris la fuite après leur sale besogne ; mais, les enquêtes ouvertes par les « unités de police judiciaire » de Labé ont finalement été mis aux arrêts par l’escadron mobile N°8. La nouvelle de l’arrestation de ces présumés assassins a été rendue publique ce mercredi, 02 juin 2021, par le parquet du tribunal de première instance de Labé, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans cette région de la Moyenne Guinée.

Selon nos informations, ce sont trois personnes (Mamadou Bandjougou Keïta âgé de 14 ans, Alpha Oumar Barry alias Dion Goro âgé de 18 ans et Mamadou Diallo alias Cissé âgé de 36 ans) qui ont été interpellées dans cette affaire. Ils ont été auditionnés et déférés au parquet du tribunal de première instance de Labé pour « vol doublé de meurtre ». Et, à travers un « réquisitoire », le parquet a déjà saisi le cabinet d’instruction pour l’ouverture d’une information judiciaire. Le substitut du procureur près du TPI de Labé, Patrice Koman Koïvogui, promet que justice sera faite pour permettre à la famille de la victime (Abdourahamane Diallo) de faire son deuil.

« Le commissaire de police de Labé a été informé le 09 Mai de la découverte d’un corps sans vie à Daka 1. Du coup, une équipe de la police s’est rendue sur les lieux pour procéder à un constat. Devant cette boutique, il y avait deux cadenas, ainsi qu’une barre mesurant environ un mètre. A l’issue de ce constat des enquêtes ont été ouvertes par la police, mais également de toutes les autres unités de polices judiciaires. Sur ce, au cours de la semaine passée, l’escadron mobile numéro 8 de Labé a reçu une plainte pour un autre cas de vol. Donc, à l’examen de ce dossier de vol, quatre individus ont été interpellés. Et parmi eux, un a eu  à avouer les faits portés contre lui, tout en précisant qu’il a participé également au cas de vol qui a eu lieu à Dakar 1 courant du mois de mai et où un homme avait trouvé la mort.  Sur ses aveux, il a dénoncé ses co-auteurs qui sont au nombre de deux. Et, rapidement, les services de sécurité se sont mis à leur recherche. Dans la nuit du 31 Mai, aux environs de 4 heures, les deux co-auteurs qui étaient en fuite ont été interpellés. Tous ont été interrogés pour des faits de vol aggravé, mais également de meurtre. Il faut préciser que le mineur de 14 ans est pratiquement connu de la maison centrale de Labé pour des cas de petits vols. Le majeur a également purgé une peine à la maison centrale de Labé, mais également à la maison centrale de Kindia. A l’état actuel, comme c’est une affaire criminelle, nous avons saisi le juge d’instruction à travers un réquisitoire à l’effet de poursuivre les investigations. A l’issu donc de l’instruction, le dossier fera forcément l’objet d’un jugement pour que les parents de la victime puissent faire le deuil dans les conditions les plus appropriées », a indiqué le parquetier Patrice Koman Koïvogui.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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CONAREG- Labé : Série de dialogues contre les violences en milieux scolaires et universitaires

1 juin 2021 à 18 06 50 06506
Ismael Dieng, coordinateur CONAREG Moyenne Guinée

L’antenne régionale de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) a lancé, ce mardi, 1er juin 2021, dans la commune urbaine de Labé, une série de dialogues entre enseignants, élèves, étudiants et parents d’élèves en vue de lutter efficacement contre les violences en milieux scolaires et universitaires, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée. 

L’initiative vise à partager certaines informations en vue de promouvoir la paix et la non-violence en milieux scolaires et universitaires, selon le coordinateur régional du CONAREG en Moyenne Guinée, Ismaël Dieng.

« Nous remercions Dieu. Tous les invités ont répondu et participent à la rencontre. C’est déjà un premier acquis. Et pour le moment, la rencontre se déroule convenablement. Nous projetons un film documentaire que le Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG) a réalisé pour retracer un peu l’histoire sociopolitique de la Guinée, particulièrement les violences vécues dans notre pays depuis l’indépendance. C’est un film documentaire qui a une durée d’une heure de temps. Que nous avons estimé nécessaire de partager avec les éducateurs, surtout avec les jeunes élèves qui vont suivre le film. Certainement, ils auront des impressions à nous confier. Nous allons aménager un temps après la projection du film pour pouvoir ouvrir le débat » a-t-il expliqué

Cette activité se déroule en présence du chargé des programmes du CONAREG, Souleymane Camara venu dans le cadre du suivi de ce qui a été fait le mois d’avril passé.

Souleymane Camara, chargé des programmes CONAREG

« Nous sommes là pour accompagner les éducateurs à animer les dialogues avec les lycéens et les étudiants sur des thématiques qui engagent les jeunes à savoir la consommation des stupéfiants, et tous les thématiques qui gangrènent aujourd’hui la jeunesse » précise-t-il.

Le choix de la jeunesse se justifie par le souci d’expliquer à cette couche juvénile ce qui s’est passé dans ce pays, ce quoi leur pays, afin de prévenir d’éventuelles violences des droits de l’homme à venir en Guinée.

« C’est en cela que nous essayons de travailler avec ces jeunes pour qu’ils puissent vraiment s’outiller, connaître l’histoire du pays et éviter ce qui s’est passé dans ces années dernières » ajoute-t-il.

Sur le déroulement de l’activité, il convient de rappeler que les éducateurs qui ont été formés au mois d’avril dernier ont été outillés sur certains principes de la justice transitionnelle et la prévention des conflits.

« A leur tour, on leur a demandé de véhiculer le plus largement possible ces thématiques. Chacun a identifié une thématique et des parties prenantes afin que les intéressés puissent être autour d’une table et dialoguer. Ce n’est pas une formation, mais c’est un dialogue. Amener chaque participant à partager son histoire, son avis et apporter des solutions aux problèmes » a insisté Souleymane Camara.

Pour cette activité, l’antenne régionale du CONAREG organise 4 dialogues : « pour la journée d’aujourd’hui, la thématique concerne la consommation des stupéfiants en milieu scolaire. Après-demain, jeudi, on aura un autre dialogue portant sur le harcèlement sexuel en milieu scolaire. Le troisième dialogue qui aura lieu le samedi sera consacré aux violences physiques et verbales entre professeurs et élèves. Le dernier prévu à l’université portera sur tout ce qui est de la violence en milieu universitaire. Vous savez que ces derniers temps, les campus universitaires sont réputés être  des théâtres d’affrontements. Il y a souvent des problèmes de ce genre qui surgissent au sein des établissements d’enseignement supérieur » a déclaré le coordinateur régional de l’antenne CONAREG en Moyenne Guinée, Ismaël Dieng.

Parlant de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire, Mamadou Bobo Diallo, professeur d’histoire au collège Daka II a établi le dialogue avec ses élèves depuis la fin de la formation qu’il a reçue du CONAREG au mois d’avril 2021.

Mamadou Baïlo Diallo, professeur d’histoire et facilitateur

« La méthodologie est simple. C’est un dialogue. Faire parler chacun, éducateurs et élèves, sur des expériences personnelles qu’ils ont eu à avoir, peut-être, eux qui ont été touchés, peut-être, par ses stupéfiants ou des collègues, des amis à eux, et voir dans  ces expériences personnelles, comment trouver des solutions, s’ils ont trouvé des solutions » a-t-il noté.

Quelles sont causes de la consommation des stupéfiants en milieu scolaire évoquées par les élèves participants à ce cadre dialogue.

« En général, quand les jeunes s’adonnent aux stupéfiants, la première chose qu’ils recherchent, c’est le plaisir personnel. Mais, les causes réelles sont différentes par rapport à ce qu’ils peuvent vivre en famille, ce qu’ils vivent personnellement avec leurs amis. Des fois aussi, c’est juste pour faire le petit malin avec leurs amis pour dire qu’ils sont des jeunes branchés » fait-il remarquer.

Ce programme ambitieux ne saurait réussir sans la volonté politique réelle des autorités du pays : « l’appel que je lance c’est à l’endroit des autorités. C’est d’encourager ces initiatives en participants aussi. Au fait, tout ce que la société civile peut faire c’est de véhiculer des messages. Mais, concrètement, si l’Etat ne s’implique pas on ne peut pas aboutir dans ce que nous faisons. C’est pourquoi nous appelons l’Etat aussi à faire de son mieux pour que la prévention des conflits, la justice soient des choses qui sont réelles dans le pays », conclu Souleymane Camara, chargé des programmes de la CONAREG.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334   

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Labé : le litre de carburant vendu à 15 000 francs au marché noir

31 mai 2021 à 12 12 19 05195

Avant même l’augmentation du prix du carburant, annoncée par le gouvernement, les habitants de Labé achètent l’essence déjà beaucoup plus cher que prévu. Fixé à 9.000 francs à la pompe, le litre de carburant est vendu aujourd’hui à 15.000 francs au marché noir, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Alors que le gouvernement n’a annoncé aucune date pour procéder au réajustement du prix du carburant à la pompe, une véritable spéculation est en cours à Labé. Ce dimanche, 30 mai 2021, les habitants de la ville se sont réveillés avec une crise de carburant. Toutes les stations-service sont fermées, laissant le monopole de la vente de l’essence au marché noir. Une aubaine pour les acteurs de ce marché parallèle, qui fixent les prix à leur guise. Une situation que déplore Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé.

Mamadou Oury Sow, habitant d’un quartier périphérique de la ville de Labé

« J’ai quitté Saala Ndouyébhé pour venir chercher du carburant en ville, parce qu’il n’y a pas de station-service là-bas. Mais je suis venu trouver que toutes les stations sont fermées. Après avoir fait un tour dans la ville, j’ai décidé de me tourner vers le marché noir, parce que j’ai un programme urgent. Et j’ai acheté le litre d’essence à 15.000 francs au marché noir. C’est vraiment décevant de constater une telle situation, car le gouvernement n’a même pas annoncé d’abord l’augmentation du prix du carburant. Ce sont les citoyens eux-mêmes qui en profitent pour faire de la spéculation », regrette ce citoyen.

Ce conducteur de taxi moto observe aussi cette situation avec beaucoup d’amertume. « La situation me dépasse. Le litre de carburant se vend à 15.000 francs au marché noir. Cela ralentit nos activités parce que nous, on n’a pas augmenté les frais de transport par tronçon. Je demande au gouvernement de faire vite une déclaration pour situer les gens sur cette affaire de carburant », a-t-il lancé.

A noter que certaines stations-service de la ville ont repris le travail ce lundi matin, en vendant le litre d’essence au prix normal (9000 francs). Les usagers d’engins roulants font la queue pour être servis.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Vol et incendie au domicile du député de Labé : 8 personnes condamnées à la prison à perpétuité

29 mai 2021 à 14 02 08 05085
Le domicile du député uninominal de Labé, incendié le 23 mars 2020

Le tribunal criminel de Labé a condamné hier, vendredi 28 mai 2021, 11 personnes qui étaient poursuivies dans le cadre des attaques contre les domiciles du député uninominal de Labé et du coordinateur du mouvement « Djokken Alpha ». Huit des onze accusés, qui sont en fuite, ont écopé de la réclusion criminelle à perpétuité, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Ils étaient au total 12 personnes poursuivies dans ce dossier relatif aux attaques qui ont visé le domicile de Thierno Aliou Mosquée Diallo, député uninominal de Labé, et Samba Camara, coordinateur du mouvement de soutien au président Alpha Condé, dénommé « Djokken Alpha » (suivons Alpha). Des attaques qui ont eu lieu respectivement au lendemain du double scrutin (élections législatives et référendum constitutionnel) du 22 mars 2020 et après l’élection présidentielle du 18 octobre 2020.

L’un d’eux, qui est mineur, a été mis à la disposition du tribunal pour enfants, et les 11 autres ont été renvoyés devant le tribunal criminel de Labé pour des faits de destruction d’édifices privés, incendie volontaire et vol aggravé. Mais c’est seulement 3 accusés qui ont comparu dans cette affaire, puisque les 8 autres sont en fuite. A la barre, Abdoul Karim Barry, Mamadou Samba Barry et Sadou Diallo, sont sous mandat de dépôt depuis le 18 novembre 2020, ont tous nié les faits mis à leur charge.

Même si certains d’entre eux ont reconnu avoir détenu des objets volés, ils ont assuré qu’ils ne savaient pas que leur origine était frauduleuse. A l’issue des débats, le tribunal a estimé que les 3 accusés ne sont pas coupables des faits de destruction d’édifices privés et incendie volontaire et les a renvoyés des fins de poursuite pour ces faits. Par contre, la juridiction les a retenu dans les liens de la culpabilité du délit de vol aggravé, les condamnant à 2 ans d’emprisonnement chacun.

Quant aux 8 autres accusés, en fuite, le juge Laye Kourouma les a déclarés coupables des faits d’incendie volontaire et de vol aggravé. Il les a condamnés à la réclusion criminelle à perpétuité, avec une période de sûreté de 30 ans, tout en décernant un mandat d’arrêt à l’audience contre eux. Et, ce mandat a déjà commencé à être exécuté. Car l’un des concernés a été interpellé dans la soirée de ce vendredi même à Labé, a confié Patrice Koman Koïvogui, substitut procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un imam et un muezzin suspendus, après une chaude dispute à cause d’une feuille de tôle

27 mai 2021 à 20 08 05 05055

Un imam et un muezzin ont failli en venir aux mains à Labé, après une chaude dispute qui les a opposés à cause d’une feuille de tôle. Cet incident s’est produit Natibaly, un secteur du district de Seghen, dans la sous-préfecture de Garambé. Les autorités religieuses locales ont décidé de suspendre les deux religieux pour une durée indéterminée, a appris Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Selon le président du district de Seghen, c’est à cause d’une ancienne feuille tôle enlevée au niveau de la toiture de leur mosquée, en rénovation, que les deux religieux se sont chaudement disputés. Chacun d’eux voulait récupérer cette feuille de tôle pour l’offrir à un proche. « Effectivement, il y a eu un malentendu entre un imam et un muezzin à la mosquée de Natibaly. Selon les informations qui me sont parvenues, chacun d’eux voulait récupérer une feuille de tôle provenant de la toiture de leur mosquée, en réfection. Chacun d’eux voulait offrir cette feuille de tôle à un de ses proches.

Donc, ce n’était même pas pour eux. C’est ainsi que chacun a pris un côté, et une chaude dispute a éclaté entre eux. Après cela, nous avons tenu une réunion, au cours de laquelle il a été décidé de suspendre les deux religieux pour éviter d’éventuels accrochages entre eux. Donc ils sont suspendus jusqu’à nouvel ordre. Et, les autorités religieuses locales ont interpellé le premier imam, étant le président du conseil de mosquée, pour qu’il prenne ses responsabilités dans la gestion de ce lieu de culte », a expliqué Abdourahmane Tafsir Sow.

De son côté, le secrétaire préfectoral des Affaires religieuses de Labé dit avoir été saisi de cette affaire. Il dit avoir demandé au responsable des Affaires religieuses de la sous-préfecture de Garambé, de lui fournir un rapport d’explication sur cet incident.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Viol, meurtre… des peines de 5 à 10 ans de prison contre des accusés au TPI de Labé

27 mai 2021 à 10 10 38 05385

En audience criminelle hier, mercredi 26 mai 2021, le tribunal de première instance de Labé s’est penché sur les dossiers de trois accusés (dont une fille) renvoyés par devant lui pour différentes infractions. Et, à l’issue des débats, ces accusés (Mamadou Cherif Diallo, Ibrahima Kalil Diallo et Mariama Diallo) ont été reconnus coupables respectivement des faits de viol suivi d’assassinat, attentat à la pudeur et meurtre qui pèsent à leur encontre. Le tribunal les a condamnés à des peines allant de 5 à 10 ans de réclusion criminelle, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Tout d’abord, le tribunal s’est penché sur l’affaire ministère public contre Mamadou Cherif Diallo. Ce jeune accusé est poursuivi pour viol suivi d’assassinat, des faits pour lesquels il a été inculpé et placé sous mandat de dépôt le 17 octobre 2020. Et, au terme des débats contradictoires à la barre, le tribunal l’a déclaré coupable des faits qui lui sont reprochés. Et, pour la répression, le tribunal l’a condamné à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

Ensuite, le tribunal a examiné le cas de Mariama Diallo, poursuivie pour meurtre. Cette jeune accusée a été trimbalée en justice pour avoir tué un nouveau-né (son propre enfant) de moins de deux mois. Et, à l’issue des débats, elle a été déclaré coupable et condamnée à 10 ans de réclusion criminelle avec une période de sureté de 6 ans.

La troisième affaire qui était sur la table du tribunal criminel de Labé ce mercredi concernait Ibrahima Kalil Diallo, poursuivi pour attentat à la pudeur avec violence sur des fillettes âgées de 10 ans. A la barre, l’accusé a laissé entendre qu’il était dans un état d’ébriété au moment de la commission des faits à lui reprochés. Mais, son argument n’a guère convaincu le tribunal. Il a donc été déclaré coupable et condamné à 5 ans de réclusion criminelle et au paiement de 500 mille francs guinéens d’amende.  

Labé, Alpha  Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la mairie et les syndicats des taxis motos à couteaux tirés

26 mai 2021 à 18 06 11 05115

Rien ne va plus entre les syndicats des conducteurs de taxis motos et les autorités communales de Labé. Les deux camps s’opposent autour de l’opération de recensement des taxi-motards de la ville, initiée récemment par la mairie, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

A l’issue d’une réunion tenue ce mardi, 25 mai 2021, l’intersyndical des taxis motos s’est fendue d’une déclaration, dans laquelle il annonce la suspension de sa participation au processus de recensement des membres de la corporation, initié récemment par la mairie de Labé. Les syndicalistes dénoncent une « opération mafieuse », dont l’objectif est de nuire à leur secteur.

« On a suspendu notre participation à cette opération de recensement pour la simple raison que les autorités communales ne sont pas claires sur ce qu’elles sont en train de faire. Pour preuve, dans un premier temps, ils nous avaient dit que le recensement n’allait pas être un facteur de résilience du contrat établit entre nous. Mais nous avons compris que derrière ce recensement, ils veulent éliminer tous nos chefs de gares et nos contrôleurs qui sont sur le terrain. Nous nous opposons fermement à cela.

C’est pourquoi, nous invitons tous les conducteurs de taxis motos affiliés à nos deux structures syndicales (CNTG et USTG, ndlr), à rester sereins et à suivre le mot d’ordre donné par nous les responsables syndicaux. Qu’ils sachent que nous n’allons pas les trahir dans ce combat », a indiqué Thierno Abdourahmane Pammel Diallo, le secrétaire général du syndicat des conducteurs de taxis motos de Labé, affilié à la CNTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée).

Mais, cette sortie de l’intersyndical des taxis motos n’entame en rien la détermination des autorités communales à mener l’opération de recensement des taxi-motards. Younoussa Baldé, président de la commission Economie et Finances à la mairie de Labé, indique ce processus se poursuivra avec ou sans les syndicalistes jusqu’au bout.

« Notre souhait le plus ardent, c’était de continuer notre partenariat gagnant-gagnant avec les taxi-motards. Mais s’ils trouvent qu’ils n’ont plus un intérêt à défendre dans le processus, ils tout à fait le droit de se retirer. Qu’à cela ne tienne, la commune continuera de travailler pour le bonheur de tous et pour la sécurisation de ses recettes, avec ou sans la corporation des taxis motos. Il reviendra à la commune de faire appel à un ensemble s’il le faut même des taxis motos, comme ils maitrisent le secteur pour qu’on collabore, ou alors on fait un appel d’offre. Mais qu’ils sachent qu’avec ou sans eux, le recensement se fera », a annoncé ce conseiller communal.

Pour l’heure, aucune date n’a été annoncée pour le début de ce recensement, qui est diversement apprécié par les conducteurs de taxis motos.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une vieille dame sauvée de justesse dans un puits

24 mai 2021 à 17 05 29 05295

Une vieille femme est tombée dans un puits ce lundi, 24 mai 2021, à Labé. L’intervention rapide des agents de la protection civile a permis de la sauver, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

L’accident s’est produit au quartier Koulidara, dans la commune urbaine de Labé. Fatoumata Bamby, âgée d’une soixantaine d’années, était partie puiser de l’eau dans un puits. Elle a glissé et est tombée dans le puits. Heureusement, elle a pu tenir le coup jusqu’à l’arrivée des sapeurs-pompiers, qui sont rapidement intervenus pour la sauver. Après les soins reçus à l’hôpital, la vieille dame se porte bien, indique Elhadj Ibrahima Sory Barry, président du conseil de quartier de Koulidara.

« J’étais au centre-ville, lorsque des citoyens de Koulidara m’ont appelé pour m’informer qu’une vieille femme est tombée dans un puits. Immédiatement, je me suis rendu dans les locaux du service des sapeurs-pompiers, qui a dépêché une équipe sur les lieux. Heureusement, ils ont réussi à sauver sa vie. Elle a été transférée d’urgence à l’hôpital régional de Labé. Et, selon les médecins, sa vie n’est pas en danger. Moi-même j’ai échangé avec elle. Elle va bien », a dit l’autorité locale.

« Je demande à tous les citoyens de Koulidara, propriétaires de domaines sur lesquels il y a des trous béants, de les fermer ou de les sécuriser le plus tôt que possible. Cela, pour sauver les vies des personnes non seulement, mais aussi celles des animaux », a ajouté Elhadj Ibrahima Sory Barry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Labé : pourquoi Madifing Diané s’est rendu à la frontière guinéo-sénégalaise ?

22 mai 2021 à 8 08 11 05115
Elhadj Madifing Diané, Gouverneur de Labé

Récemment, le gouverneur de Labé a effectué une visite au niveau des frontières entre la Guinée et ses du Mali et du Sénégal. Et, cela a suscité un espoir dans la région quant à la réouverture de la frontière guinéo-sénégalaise, fermée depuis plus de 7 mois par une décision des autorités guinéennes.

Mais dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com à Labé, ce vendredi 21 mai 2021, Madifing Diané a précisé que sa visite n’a rien à voir avec une éventuelle réouverture de cette frontière. Selon lui, il est allé sur le terrain juste pour s’imprégner de la situation sécuritaire qui prévaut au niveau de ces deux frontières.

« Effectivement, j’étais sur les frontières. J’ai été jusqu’au Tri point, à Diaka, qui fait à la fois frontière entre le Sénégal et le Mali. Mais la visite du gouverneur, c’est juste une visite de routine pour voir comment fonctionnent les dispositifs de sécurité, s’il n’y a pas d’abus sur les populations, et voir dans quelle mesure cela fonctionne à la frontière. Et, j’ai été très satisfait du résultat que j’ai trouvé sur le terrain.

Car les dispositifs de sécurité fonctionnent bien, les agents sont sérieux, parce que je n’ai pas reçu de plainte de la population sur un comportement d’un agent que ce soit de l’armée, de la douane, de la police ou de la gendarmerie. Donc je suis revenu avec une note de grande satisfaction », a déclaré Elhadj Madifing, gouverneur de la région administrative de Labé.

En octobre 2020, la Guinée a fermé ses frontières terrestres avec le Sénégal, la Guinée Bissau et la Sierra Leone. Si cette dernière a été rouverte il y a quelques mois, les deux premières restent toujours fermées, officiellement pour des raisons sécuritaires. Cette décision entraîne des conséquences négatives en Guinée au Sénégal, deux pays qui ont des échanges commerciaux très denses.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la boucherie centrale de nouveau fermée, le comité de gestion dissout

21 mai 2021 à 17 05 18 05185
Boucherie centrale de Labé

C’est une décision du maire de la ville. Mamadou Aliou Laly Diallo a ordonné la fermeture de la boucherie centrale de Labé et la dissolution de son comité de gestion. Il justifie cette décision par « la violation » du protocole d’accord signé en avril dernier entre la coopérative des bouchers et les autorités communales, fixant le prix du kilogramme de viande à 45.000 francs guinéens, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Mamadou Aliou Laly Diallo, maire de Labé

Depuis ce jeudi, 20 mai 2021, les citoyens de Labé sont privés de viande. Une situation due à la fermeture de la boucherie centrale par le maire de la ville. « En plus de cette fermeture, j’ai dissout le comité de gestion de la boucherie, car ils n’ont pas respecté le protocole d’accord établi entre eux et nous. Au lieu de vendre le kilogramme de viande à 45.000 GNF, comme convenu, ils le vendent à 50.000 GNF. Dans les prochains jours, les conseillers et moi allons décider de ce que nous allons faire de la boucherie », a indiqué Mamadou Aliou Laly Diallo.

Boubacar Kanté, boucher

Une décision accueillie avec beaucoup de déception par la coopérative des bouchers de Labé. Boubacar Kanté, chargé des conflits et négociations de la structure, trouve cette mesure excessive. « C’est un petit nombre de bouchers qui ont violé l’accord signé, donc c’est ces derniers qu’il fallait sanctionner au lieu de fermer la boucherie. Mais de les toutes les façons, nous reconnaissons notre tort, parce que la commune et nous, avons eu à faire plusieurs séances de travail autour de la fixation du prix du kilogramme de viande. Mais le plus souvent, c’est nous qui violons le protocole », a-t-il reconnu.

Les bouchers promettent de se retrouver pour aller plaider les autorités communales afin qu’elles acceptent de revenir sur cette situation. A rappeler que ce n’est pas la première fois que le maire de Labé ordonne la fermeture de la boucherie de Labé, mais c’est la première fois qu’il décide de dissoudre le comité de gestion.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une nourrice tuée dans un accident de la circulation à Dionfo

18 mai 2021 à 18 06 06 05065

Un accident de la circulation a suscité tristesse et indignation ce mardi, 18 mai 2021, dans la sous-préfecture de Dionfo, préfecture de Labé. C’est un camion benne qui a percuté une moto avant d’écraser la tête d’une femme, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

L’accident s’est produit aux environs de 12 heures dans le district de N’Deylal, relevant de la sous-préfecture de Dionfo. Selon les témoins, c’est un camion benne transportant du sable, en provenance de Labé, qui a percuté une moto transportant quatre personnes. Lorsque ces personnes sont tombées, le véhicule a marché sur l’une d’entre elles, écrasant sa tête.

Il s’agit de Mme Assiatou Baldé, 25 ans, mère de trois enfants, dont un nourrisson qu’elle portait au dos, et qui a miraculeusement survécu. Elle se rendait dans son village, Hobhéré, dans la préfecture de Koubia pour dire au revoir à sa maman, avant de retourner auprès de son mari, en Côte d’Ivoire. Son corps a été transporté avec les autres passagers de la moto, qui sont blessés, à l’hôpital régional de Labé.

Choqués par ce drame, plusieurs habitants de Dionfo ont voulu lyncher le chauffeur du camion. Mais les services de sécurité sont intervenus pour les en dissuader. Le chauffeur se trouve actuellement dans les mains de la gendarmerie régionale de Labé pour des fins d’enquête, nous a confié le maire de la commune rurale de Dionfo, Elhadj Boubacar Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une tornade cause d’importants dégâts à Koulidara

16 mai 2021 à 12 12 05 05055

Un vent violent a causé d’importants dégâts hier, samedi 15 mai 2021, à Koulidara, un quartier relevant de la commune urbaine de Labé. Plusieurs maisons ont été décoiffées, d’autres ont vu leur mur s’effondrer, et des arbres ont été déracinées, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

« C’est dans la soirée de ce samedi qu’une forte pluie accompagnée d’un vent violent s’est abattue sur notre secteur. Nous étions couchés lorsque subitement, nous avons vu la toiture de notre maison partir. Près d’une dizaine de bâtiments y compris l’école primaire de Télidjé ont subi le même sort.

Des arbres fruitiers de tous genres sont aussi tombés sous l’effet du vent », témoigne Abdoulaye Djibril Barry, l’un des sinistrés. « Nous sollicitons auprès des bonnes volontés de nous venir en aide pour réparer nos habitations », ajoute ce citoyen de Koulidara.

A noter que les secteurs de Dallo, Fello et Tchimméhi, tous dans le quartier Koulidara, sont les localités les plus touchées par ce sinistre. Plusieurs familles sont aujourd’hui sans abris.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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Koubia : un vent violent cause d’importants dégâts à Fafaya

16 mai 2021 à 4 04 14 05145


Le sinistre s’est produit dans l’après-midi d’hier, samedi 15 mai 2021. Un vent violent a décoiffé plusieurs maisons, endommagé des cases et déraciné des arbres à Fafaya, une sous-préfecture située à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Koubia.

Pour l’heure, on ne connaît pas le nombre exact d’habitations touchées. Mais selon Mamadou Adama Diallo, un acteur de la société civile locale, plusieurs familles se retrouvent sans abris. « Les sinistrés sont hébergés provisoirement par des voisins », souligne notre source, précisant que ces familles ont urgemment besoin d’aide pour réparer leurs habitations.

En juin 2020, une tornade avait aussi causé des dégâts similaires dans la sous-préfecture de Fafaya.

Nous y reviendrons.

De Koubia, Alpha Koubia Diallo pour Guineematin.com 

Tel. (00224) 628546933

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Madifing Diané, gouverneur de Labé : « nous remercions le Fouta, respectueux de l’autorité de l’Etat »

13 mai 2021 à 16 04 57 05575

En marge de la célébration de l’Aïd El Fitr, la fête marquant la fin du ramadan, ce jeudi 13 mai 2021, le gouverneur de Labé s’est adressé aux habitants de cette région. Il les a remerciés vivement pour avoir respecté la décision du gouvernement interdisant les prières nocturnes dans les mosquées pendant les dix derniers jours de ce mois saint des musulmans. Pour lui, cela prouve que le Fouta est respectueux de l’autorité de l’Etat et des vertus religieuses, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est à la place publique de Bowounloko, dans la commune urbaine, que les autorités de Labé, en leur tête le gouverneur de la région, ont effectué la prière de l’Aïd El Fitr. Dans son sermon, l’inspecteur régional des Affaires religieuses et grand imam de Labé, a appelé les fidèles musulmans à continuer les bonnes pratiques qu’ils faisaient pendant le mois de ramadan. « Le mois de ramadan est fini plus rapidement qu’on ne l’imaginait. Ce qui prouve que rien n’est éternel dans cette vie ici-bas. Donc ne nous compliquons pas la vie. 

Le plus fort ne doit pas opprimer le plus faible, le faible aussi ne doit pas perdre espoir. Certes, aujourd’hui, le ramadan est fini, et ce mois est parti avec les actes de chacun. Parmi nous, il y a certains dont le jeûne a été accepté, d’autres c’est le contraire. Si le fidèle adore Dieu comme il le faut pendant le ramadan, il doit continuer dans ce sens. Renforçons les bons actes, aidons et soutenons  les pauvres, les orphelins, cultivons l’unité et la cohésion entre tous les fils de la Guinée », a conseillé Elhadj Mamadou Badrou Bah.

Au terme de la prière, le gouverneur de Labé a adressé un message de remerciement aux populations de la région pour leur attachement au respect de l’autorité de l’Etat et des principes religieux.

« L’homme est à l’école tous les jours. Nous avons suivi avec intérêt les dix derniers jours de ce mois de ramadan. Nous avons vu des agitations partout dans ce pays pour avoir simplement dit : protégez votre âme. Nous avons vu des agitations partout, sauf dans cette région. Soyez-en félicités, soyez-en remerciés au nom de son Excellence monsieur le Président de la République et à mon nom personnel. 

Ce geste a donné à la face de la Guinée et de l’opinion internationale l’image que nous connaissons du Fouta, respectueux de l’autorité de l’Etat, respectueux des vertus religieuses, de nos valeurs morales qui ont installé cette communauté. Cela n’est qu’une expression de ce que vous êtes. La paix, la générosité, l’amour et l’entente. Je prie Dieu pour qu’il renforce notre relation, qu’il renforce l’unité entre nous. Parce que c’est à partir de ça que nous aurons la prospérité », a dit Elhadj Madifing Diané.

A noter que cette fête a été mise à profit pour formuler des prières et des bénédictions en faveur de l’unité et de la prospérité en Guinée, mais aussi de l’éradication de la pandémie de Covid-19 dans le pays.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Attaque à main armée à Labé : un blessé par balle, une forte somme d’argent emportée

11 mai 2021 à 19 07 07 05075

Un véhicule de transport en commun a été attaqué hier, lundi 10 mai 2021, par des coupeurs de route à Dara-Labé, une localité située à 20 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Labé. Les assaillants armés ont blessé par balle le chauffeur, avant d’emporter une importante somme d’argent et des objets de valeur qu’ils ont dépouillé aux occupants du véhicule.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, ce véhicule était en provenance du marché hebdomadaire de Bantiguel (dans la préfecture de Pita) lorsqu’il a été attaqué, aux environs de 18 heures, par des coupeurs de route armés de fusils. Les assaillants, au nombre de trois, ont ouvert le feu sur le véhicule. Une des balles a atteint le chauffeur du véhicule à la jambe.

« C’est aux environs de 18 heures, en quittant le marché hebdomadaire de Bantiguel, nous avons été attaqués par des présumés bandits à Dara-Labé, juste au niveau de la forêt classée des sapins. Les bandits étaient au nombre de trois sur une moto de marque TVS. Pour une première fois, ils ont tiré une première balle à ras de terre pour nous sommer de nous arrêter. J’ai voulu forcer la situation. Ensuite, ils ont tiré à nouveau sur le véhicule. Directement, j’ai garé et je suis descendu. Ils m’ont demandé de faire sortir l’argent que je détiens sur moi. Entre-temps, l’un d’entre eux à tirer et la balle m’a atteint à la jambe. J’ai sorti tout l’argent que je détenais. Par la suite, ils ont réclamé tous les téléphones portables des passagers et l’argent qu’ils détenaient. Les présumés bandits portaient des armes de guerre. Ils étaient tous encagoulés. A ce que je sache, à part les téléphones portables, ils ont récupéré des mains des passagers 100 mille francs CFA et une forte somme d’argent dont j’ignore le montant. Je suis actuellement mon traitement à l’hôpital régional de Labé », a expliqué Boubacar Dara Diallo, le chauffeur victime de cette agression.

Après le départ des assaillants, Boubacar Dara Diallo a été évacué d’urgence à l’hôpital régional de Labé. Et, de source médicale, le pronostic vital de ce chauffeur n’est pas en danger.

« Ce lundi on nous envoyé un patient qui a été blessé et on nous dit que c’est par balle. On n’a constaté qu’il avait des plaies au niveau de sa jambe gauche où nous avons fait les premiers soins et nous avons demandé par la suite une radiographie et nous attendons les résultats. Seulement son état de santé s’est beaucoup plus amélioré après les premiers traitements. Je vous assure que son pronostic vital n’est pas en danger », a précisé Dr Saïkou Bah, médecin en service à la traumatologie de l’hôpital régional de Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Insécurité à Labé : un jeune froidement assassiné par des présumés voleurs

10 mai 2021 à 11 11 21 05215

Ce crime a été perpétré dans la nuit du samedi au dimanche, 09 mai 2021, devant une boutique à Daka1, un quartier de la commune urbaine de Labé. La victime, Abdourahamane Diallo, est un « déréglé mental » âgé de 35 ans. Il a été abattu par des bandits qui étaient venus dévaliser une boutique.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, Abdourahamane Diallo était en plein sommeil sur la terrasse de la boutique qui était visée par les malfaiteurs. Ces derniers l’ont confondu au gardien des lieux et ont ouvert le feu sur lui.

Ce drame s’est  produit dans la nuit du samedi à dimanche 09 mai 2021 au quartier Daka1 dans la  commune urbaine de Labé.

« C’est un de mes neveux qui a été tué dans la nuit de samedi à dimanche. Il s’appelle Abdourahmane Diallo, plus connu sous le sobriquet de M’bia, âgé de 35 ans. C’est un déréglé mental depuis plusieurs années. Nous l’avons trouvé ligoté, sa bouche bandée. Ceux qui l’ont tué l’ont sans doute confondu à celui qui assurait la garde de la boutique. Car, au-delà  de cet assassinat, tout le contenu de la boutique a été vandalisé », a expliqué Mamadou Cellou  Diallo, un des oncles de la victime.

A noter que la police centrale de Labé a déjà annoncé l’ouverture d’une enquête pour tenter de retrouver les auteurs de ce meurtre.

De Labé,  Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un jeune homme tente de violer une femme enceinte

9 mai 2021 à 7 07 59 05595

Un jeune homme a tenté de violer une femme enceinte de 7 mois, à Labé. L’acte s’est passé le lundi dernier, 3 mai 2021, à Taïré, un secteur du quartier Fafabhé, dans la commune urbaine. L’intéressé a été arrêté par des citoyens, qui l’ont mis à la disposition des services de sécurité, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Selon la victime, Aïssatou Lamarana Diallo, c’est lorsqu’elle rentrait de son jardin qu’elle a été attaquée par le jeune qui a tenté d’abuser d’elle. Heureusement pour elle, des passants sont venus à son secours à temps. « Je quittais le jardin pour rentrer chez moi. Mais je suis passée d’abord chez ma sœur avant de continuer. Et, c’est lorsque je quittais chez elle pour rentrer à la maison que j’ai trouvé un jeune homme au bord de la route.

Il m’a poursuivie jusqu’au niveau d’un bas-fond, puis s’est jeté sur moi dans l’intention de me violer. Mais j’ai résisté. Dans la bagarre, j’ai eu plusieurs égratignures sur le corps. J’ai appelé au secours et cela a coïncidé avec le passage d’un jeune qui était sur une moto. C’est lui qui est venu me secourir. Heureusement, il ne m’a pas touchée. Je vais quand même me rendre à l’hôpital pour me faire consulter et voir si je n’ai pas de problème, parce que je suis enceinte de 7 mois », a-t-elle indiqué.

Interrogé sur cette situation, Ibrahima Tély Sow, le mis en cause, a reconnu les faits qui lui sont reprochés. « On s’est rencontré à Taïré. Je l’ai filée jusqu’au niveau d’un bas-fond. J’ai essayé d’abord de lui retirer son téléphone. Ensuite, j’ai tiré son pagne et je lui ai donné un coup de poing. Mais cela a coïncidé au regroupement de plusieurs personnes autour de moi. C’est ainsi que j’ai été arrêté. Je confirme que mon intention était de la violer », a dit le jeune homme.

Ibrahima Tély Sow a été conduit au commissariat central de Labé, qui a ouvert une enquête sur ce dossier.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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