Labé : 2 blessés dans des accrochages entre menuisiers et gendarmes

21 août 2021 à 16 04 58 08588

De violents accrochages ont eu lieu dans l’après-midi du vendredi 20 août 2021, entre menuisiers et services de sécurité, à Labé. Deux personnes ont été blessées dans ces violences et un bébé s’est évanoui après avoir inhalé du gaz lacrymogène, a appris Guineematin.com à travers son correspondant basé à Labé.

Ces violences font suite à la décision du gouvernement, interdisant la coupe, le transport et la commercialisation du bois en République de Guinée. C’est pour faire respecter cette mesure que des agents de la gendarmerie mobile de Labé ont saisi et immobilisé une camionnette transportant des madriers. Au cours de l’opération, le menuisier qui transportait ces bois a été blessé à la tête. Ce qui a provoqué la colère des membres de sa corporation, qui sont venus prendre la défense de leur ami.

« Je quittais notre dépôt de bois à Thiaghè, dans le quartier Tata. Je transportais une quantité de madriers pour le quartier Mairie. Arrivé à Hoggo M’Bouro, un gendarme m’a sommé de garer la camionnette et d’éteindre le moteur. Après cela, il m’a demandé ce qui se trouvait à l’intérieur de la camionnette. C’est ainsi que j’ai ouvert le véhicule pour lui montrer son contenu. Et immédiatement, il a demandé à ses collègues de prendre la camionnette pour aller l’immobiliser à l’escadron mobile N°8.

Je lui ai demandé les raisons, il m’a répondu qu’une fois là-bas, je saurai les raisons. Mais bien avant, je leur avais dit que ces madriers provenaient de notre dépôt de Thiaghè, où nous avons nos stocks, pas ailleurs. Et quand j’ai insisté, l’un d’entre eux m’a frappé avec son fusil, il m’a blessé à la tête. C’est après cette scène que d’autres collègues menuisiers sont venus me secourir. Il y a eu échange de jets de pierre et du gaz lacrymogène », a expliqué Thierno Hamidou Diallo, le menuisier qui transportait les madriers.

Sa version a été confirmée par le président de la filière régionale du bois à Labé, à qui appartiennent les madriers saisis. Abdoul Ghadiri Diallo assure qu’il ne s’agit nullement d’une exploitation du bois et condamne le comportement des agents de l’escadron mobile N°8 de Labé. « Je les mets au défi de prouver que ce que nous faisons est frauduleux, car tous ces madriers viennent de notre dépôt de Thiaghè. C’est parce qu’il n’y a pas de machine pour les scier là-bas que j’ai jugé nécessaire de les envoyer dans notre atelier ici. Donc, nous condamnons fermement cette agression dont nous avons été victimes.

Ce qui a entraîné de violents affrontements entre certains collègues et la gendarmerie mobile N°8. Il y a eu deux blessés : celui qui transportait les madriers a été blessé par un agent à l’aide de son arme et un autre qui était venu l’aider a été blessé au niveau du pied par une grenade lacrymogène. Tous les deux sont en train de suivre leur traitement à l’hôpital à nos propres frais. Et puis, il y a un bébé qui était couché dans la chambre de sa maman non loin des lieux qui s’est évanoui après avoir inhalé du gaz lacrymogène », a dit le président de la filière régionale du bois à Labé.

Aux dernières nouvelles, on apprend que la camionnette et son contenu se trouvent à la brigade de recherches de la gendarmerie de Labé. Et, selon le président de la filière régionale du bois, une équipe mixte s’est rendue ce samedi au niveau de leur dépôt de bois situé à Thiaghè, dans le quartier Tata, pour un constat. Mais sur la question liée à la restitution de la camionnette et son contenu, il indique que les autorités leur ont signifié qu’il faut attendre lundi prochain pour savoir quelle sera la décision.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Agression des journalistes à Mamou : pas de procès contre Alpha Saliou Barry

17 août 2021 à 5 05 28 08288
Alpha Saliou Barry, chargé du cadre de vie et assainissement à la mairie de Mamou
Alpha Saliou Barry, chargé du cadre de vie et assainissement à la mairie de Mamou

A la faveur d’une rencontre organisée hier, lundi 16 août 2021, les journalistes de Mamou et l’émissaire du syndicat des professionnels de la presse de Guinée, Amadou Oury Barry, se sont penchés sur la position à adopter face l’agression dont les animateurs de l’émission ‘’Choc des idées’’ de la radio Global Fm Mamou ont été victimes de la part du conseiller communal Alpha Saliou Barry. Et, c’est l’appel de la notabilité (notamment de l’inspecteur régional des affaires religieuses) qui a pesé sur la balance. Car, au terme des échanges,  la « tendance dominante au niveau de la presse locale est celle d’aller à un règlement à l’amiable ». Ainsi, par son intercession, la notabilité de la ville carrefour a sauvé la tête du colérique Alpha Saliou Barry du courroux de la justice, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Les discussions entre les professionnels des médias de la ville carrefour et l’émissaire des professionnels de la presse de Guinée ont commencé dans la matinée et ont duré jusque dans l’après-midi. Et, le principal sujet à l’ordre du jour était la suite à donner à l’agression de certains journalistes de la radio Global FM Mamou par Alpha Saliou Barry. L’affaire est déjà sur la table du parquet du tribunal de Mamou (où Alpha Saliou Barry a été déféré après son audition à la police). Mais, avec l’intervention des autorités et de la notabilité de la ville carrefour, la presse locale a jugé utile de réviser sa position. Et, ce lundi, certains journalistes étaient favorables à une poursuite pénale contre ce maladroit conseiller communal. Mais, la majorité des participants à cette réunion était plutôt favorable à un règlement à l’amiable de ce différend. Surtout que le mis en cause (Alpha Saliou Barry) a présenté des excuses à la radio Global et à toute la presse guinéenne.

Amadou Oury Barry, émissaire du syndicat des professionnels de la presse

« Nous avons longuement discuté pour voir comment trouver une solution aux menaces qui pèsent sur les journalistes de Mamou. On a écouté les uns et les autres. Il y avait deux tendances. Certains voulaient qu’on aille au procès et d’autres estimaient qu’il faut résoudre le problème à l’amiable comme l’ont souhaité les autorités de Mamou. La Direction générale de Global FM va écrire officiellement au procureur et à l’URTERGUI pour désister et retirer sa plainte ; et, aller à la négociation pour résoudre le problème en famille. Mais, nous allons insister devant les autorités à tous les niveaux et mettre en place des bases pour que jamais un journaliste ne soit agressé à Mamou. Il faut signaler que même en temps de guerre, on protège les journalistes.  Le conseil communal a écrit pour présenter des excuses à l’URTERGUI et au syndicat », a dit Amadou Oury Barry au sortir de la réunion avec les journalistes de la ville carrefour.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Agression des journalistes à Mamou : les excuses d’Elhadj Kolon Barry à Global Fm

16 août 2021 à 15 03 31 08318
Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses de Mamou

Comme annoncé dans une de nos précédentes dépêches, les animateurs de l’émission ‘’Choc des idées’’ de la radio Global Fm Mamou ont récemment été victime d’agression (injures et menaces) et de destruction de bien (un téléphone cassé) de la part de monsieur Alpha Saliou Barry, conseiller communal élu sous la bannière du RPG arc-en-ciel à la mairie de Mamou. Cet acte de l’élu local a indigné les professionnels des médias de Guinée. Et, l’affaire a finalement été portée devant le parquet du tribunal de première instance de Mamou. Seulement, à l’occasion d’une rencontre avec la presse locale hier, dimanche 15 août 2021, l’inspecteur régional des affaires religieuses, Elhadj Amadou Kolon Barry, a sollicité un règlement à l’amiable de cette affaire. L’autorité religieuse régionale a regretté cette agression et a présenté des excuses à la presse guinéenne, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville carrefour.

Cette rencontre convoquée par l’érudit s’est tenue à son domicile au quarter Almamyah-Terrain, en présence de certains responsables de la commune urbaine de Mamou et de nombreux journalistes de la ville carrefour. Et, à cette occasion, Elhadj Amadou Kolon Barry a fait par de son indignation face à l’ineptie dont le conseiller Alpha Saliou Barry a fait montre à l’égard des journalistes de Global Fm. Il a également émis le souhait de voir cette affaire réglée à l’amiable, tout en assurant cet éhonté du chargé de l’assainissement à la mairie sera la dernière agression contre un journaliste à Mamou.

Elhadj Amadou Kolon Barry

« J’étais à Conakry pour continuer mes traitements, j’étais malade, quand j’ai appris avec regret cette confrontation entre les fils de Mamou. C’est dans cette optique que j’ai invité mes enfants journalistes pour qu’ensemble on pense à comment circonscrire le problème. Nous sommes d’accord qu’ils (les journalistes) ont vraiment raison. Mais, avec l’ensemble des autorités et les sages de Mamou, nous allons mettre fin et enterrer ce problème. Il faut qu’à Mamou chaque cadre et citoyen trouve sa place d’honneur dans la société. Nous regrettons très profondément cet acte. Vous êtes nos enfants ; et, nous en  sommes reconnaissants de tout ce que vous faites pour nous. Nous vous soutenons. Ça sera une dernière fois à Mamou, pourquoi pas dans le pays. Nous allons suivre une procédure pour gérer ce problème et par anticipation nous demandons pardon à la presse en générale », a dit Elhadj Amadou Kolon Barry.

Sur place, aucune garantie n’a été donnée à cet érudit sur un retrait de la plainte contre Alpha Saliou Barry. Mais, on apprend que ce conseiller hostile à la critique a déjà payé le téléphone qu’il a cassé à la radio Global Fm. Et, ce lundi, une réunion des médias locaux et le syndicat de la presse est en cours pour « adopter une position commune face cette situation ».

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tel : 625698919/657343939

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Mamou : un conseiller communal choque dans le « choc des idées » de la radio Global Fm

12 août 2021 à 20 08 53 08538
Alpha Saliou Barry, conseiller communal et chargé de l’assainissement à la mairie de Mamou

C’est une scène surréaliste ! Aux environs de 11 heures ce jeudi, 12 août 2021, Alpha Saliou Barry, conseiller communal et chargé de l’assainissement à la mairie de Mamou, a fait un show en direct de la radio Global Fm. Il a proféré des injures et des menaces contre les animateurs de l’émission ‘’Choc des idées’’ qui parlaient de l’insalubrité de la ville carrefour. Cet élu local, apparemment très hostile aux critiques, aurait même cassé un téléphone dans le studio de la radio.

Selon des informations confiées à Guineematin.com Alpha Saliou Barry n’était pas invité dans ce média, encore moins à cette émission. Et, rien ne présageait qu’il allait y mettre pied. Mais, contre toute attente, ce conseiller communal a fait irruption dans les locaux de cette radio locale pour s’en prendre aux animateurs à coups d’injures et de menaces.

« C’est le fait qu’on a évoqué et réitéré que la ville de Mamou est actuellement sale que monsieur Barry (qui est chargé de l’assainissement de la ville à la commune) est venu de je ne sais d’où pour entrer à la radio. A la rédaction, il y a une porte à franchir avant d’entrer dans le studio. Et, là, il est écrit « accès interdit à toute personne étrangère ». Mais, il a franchi cette porte et est venu au studio. Il est entré et s’est mis à nous insulter et à nous menacer. On était en pleine émission avec notre invité (le directeur préfectoral de la jeunesse). Mais, Alpha Saliou Barry est entré pour nous insulter, en disant ce qu’il veut. Il a même gâté le téléphone d’un de nos collègue avant de sortir », a expliqué Foula Camara, un animateur qui étaient dans le studio.

Après ce comportement du conseiller Alpha Saliou Barry qui a choqué plus d’un dans le ‘’Choc des idées’’, la direction de la radio Global fm a saisi la police d’une plainte visant l’élu insolant qui se serait réveillé du pied gauche ce jeudi.

« Dès après l’émission, j’ai remonté l’information au niveau de ma hiérarchie qui m’a tout de suite instruit d’informer les autorités sur place. Nous avons saisi le commissariat central de police et la gendarmerie. Ces services ont dépêché des agents pour venir faire un état des lieux. Et, tout de suite, une convocation a été formulée à l’encontre de monsieur Alpha Saliou Barry. Cet acte ne doit pas se passer comme ça. Nous avons jugé nécessaire qu’on soit rétabli dans nos droits », a dit Aboubacar Bangoura, chef du bureau de la radio Global fm Mamou.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

Aux dernières nouvelles, le conseiller Alpha Saliou Barry a été auditionné à la police et déféré devant le parquet du tribunal de première instance de Mamou. « Il a été libéré ; mais, il doit se présenter au tribunal demain », a précisé le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Comment le CEE s’est déroulé à Mamou ? Réactions des candidats et encadreurs

2 août 2021 à 18 06 54 08548

Le certificat de fin d’études élémentaires (CEE) a pris fin ce lundi, 2 août 2021, en Guinée. A l’issue de la dernière épreuve, certains candidats et encadreurs rencontrés devant le lycée Elhadj Boubacar Barry de Mamou ont réagi au micro du correspondant de Guineematin.com dans la préfecture. Ils ont exprimé des sentiments de satisfaction et d’espoir, tirant un bilan satisfaisant du déroulement de cet examen d’entrée en 7ème année dans leur centre.

Nous vous proposons ci-dessous leurs réactions :

Rachel Rawls, élève au groupe scolaire Fraîche Rosée

Rachel Rawls, élève au groupe scolaire Fraîche Rosée : « Je trouve que les épreuves sont abordables. Toutes les épreuves étaient faciles pour moi. Je suis convaincue que j’aurai mon examen. Je demande à mes amis de garder espoir et de continuer à prier Dieu. Je remercie mes parents, mes enseignants et mes encadreurs ».

Hadja Oumou Barry, élève au groupe scolaire Hindaye

Hadja Oumou Barry, élève au groupe scolaire Hindaye : « Les sujets étaient un peu abordables. C’est seulement l’épreuve de Calculs qui m’a fatiguée. J’ai traité toutes les autres sans difficultés. Je suis donc optimiste, j’espère que j’aurai mon examen ».

Thierno Binta Diallo, élève à l’école primaire de Mamadou Gallé de Koumbassa

Thierno Binta Diallo, élève à l’école primaire de Mamadou Gallé de Koumbassa : « Dieu merci, du début à la fin de l’examen, tout s’est bien passé. Les sujets donnés sont conformes aux programmes. Seule la Géographie était difficile pour moi. Je remercie mon maître, mes parents, tout le monde. L’année prochaine, je serai en 7ème année inchAllah ».

Elhadj Ousmane Diallo, élève à l’école primaire de Madina Sèrè

Elhadj Ousmane Diallo, élève à l’école primaire de Madina Sèrè : « Les sujets étaient un peu abordables. Seulement les épreuves de Géographie et de Calculs étaient difficiles pour moi. En tout cas, j’espère que j’aurai mon examen. Je remercie quand même mon maître qui m’a encadré durant l’année ».

Wouro Diakité, secrétaire au centre Elhadj Boubacar Barry

Wouro Diakité, secrétaire au centre Elhadj Boubacar Barry et directeur de l’école primaire Fatoumata Kanny : « L’examen s’est bien déroulé ici. Les sujets ont été très bien choisis, il n’y a pas eu de complication. Tout enfant qui a bien appris ses leçons peur traiter facilement ces épreuves. Donc, nous pensons que tous les candidats qui ont bien appris durant l’année scolaire sortiront victorieux de cet examen ».

Malano Tamba Sékou, délégué au centre Elhadj Boubacar Barry

Malano Tamba Sékou, délégué au centre Elhadj Boubacar Barry : « Cette année, le choix des sujets a été vraiment technique. Les sujets sont tirés dans les programmes, ils ont été choisis et préparés par des spécialistes, par des pédagogues. Tout candidat qui a fait la 5ème et la 6ème année peut s’en sortir, surtout que l’année n’a pas été perturbée. Je pense donc que cette année, le pourcentage sera élevé par rapport aux années antérieures, car les programmes étaient épuisés ».

Fatoumata Binta Diallo, élève à l’école primaire de Mamadou Gallé de Koumbassa

Propos recueillis par Boubacar Ramadan Barry, correspondant de Guinematin.com à Mamou

Tel. 625698919/657343939

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« Meurtre » d’une jeune fille à Doghol Touma (Pita) : 10 ans après, l’affaire jugée à la Cour d’appel de Conakry

2 août 2021 à 14 02 09 08098

Dix ans après la mort tragique de Mademoiselle Sory Binta Diallo à Doghol Touma, dans la préfecture de Pita, l’affaire est toujours pendante devant la justice guinéenne. Le procès en appel du meurtrier présumé de la jeune fille s’est ouvert vendredi dernier, 30 juillet 2021, devant la Cour d’appel de Conakry. Abdoulaye Diallo a plaidé non coupable, assurant que la victime s’est elle-même donné la mort, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

C’est le 26 mars 2011 que Mlle Sory Binta Diallo a été mortellement poignardée dans la sous-préfecture de Doghol Touma (Pita). Accusé d’avoir commis cet acte, Abdoulaye Diallo a été aussitôt arrêté et placé en détention. En 2016, il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle pour meurtre par la cour d’assises de Labé, en audiences foraines. Ses avocats ont protesté, sans succès, contre cette décision devant la Cour d’appel de Conakry. Ils ont finalement saisi la Cour suprême, qui a cassé la décision condamnant Abdoulaye Diallo, invoquant le fait que le présumé auteur est poursuivi non pas pour meurtre, mais pour des faits de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans en avoir l’intention. Elle a renvoyé le dossier devant la Cour d’appel de Conakry pour un nouveau jugement.

A l’ouverture de ce procès, Abdoulaye Diallo a plaidé non coupable. Il a laissé entendre que la victime était sa fiancée et que c’est elle-même qui s’est donné la mort. « C’était ma fiancée, je l’ai soutenue pendant 10 ans. Mes parents avaient même envoyé la dot et les noix de cola pour le mariage, mais les parents de Sory Binta les ont renvoyés. Ensuite, sa famille lui a proposé plusieurs personnes pour la marier, mais elle n’a pas accepté. Elle disait que je suis la personne de sa vie et que personne que moi n’allait l’épouser. Et lorsque sa famille a voulu la donner en mariage à une personne qu’elle n’aimait pas, elle a pris la fuite pour aller à Koubia. A ce moment-là, j’étais à Conakry. Sa sœur m’a appelé pour me demander si je suis avec elle à Conakry, j’ai dit non.

C’est ainsi que j’ai appelé Sory Binta Diallo, je lui ai envoyé de l’argent pour qu’elle puisse payer le transport et rentrer à Pita. Moi aussi, j’ai quitté Conakry, je suis allé à Pita où on s’est rencontrés. Je lui ai dit de rentrer à Doghol Touma chez ses parents, mais elle a refusé. Moi, j’ai continué sur Doghol Touma, parce que je ne pouvais pas rester avec elle à Pita. Quelques jours après, elle m’a appelé pour dire qu’elle vient chez moi. Le 26 mars 2011, elle est venue chez moi, à 11 heures. Je l’ai reçue dans ma chambre. Après, sa sœur est venue frapper à la porte, j’ai refusé d’ouvrir parce qu’elle (Sory Binta) m’a dit de ne pas ouvrir. Ensuite, sa mère aussi est venue frapper à la porte.

Finalement, j’ai ouvert la porte. Elle m’a demandé si Sory Binta était dedans, j’ai dit oui. C’est ainsi que Sory Binta est sortie de la chambre avec un couteau.

Elle m’a trouvé arrêté à la porte, elle m’a poignardé au ventre. Elle a continué avec le couteau jusqu’au niveau du forage qui est à quelques mètres de chez moi, elle s’est aussi poignardée. On l’a emmenée à l’hôpital, mais elle a succombé à ses blessures trois jours après. Donc, c’est elle qui s’est poignardée et elle m’a poignardé devant sa mère », a déclaré Abdoulaye Diallo.

Les explications de l’accusé ont suscité quelques interrogations chez le président de Cour. « Vous dites que vous étiez l’homme de sa vie, vous avez vécu ensemble pendant 10 ans, mais elle prend un couteau pour vous poignarder. Comment expliquez-vous cela ? » A cette question du juge Elhadj Souleymane Baldé, l’accusé a répondu en ces termes : « Moi-même je me pose cette question. Parce qu’elle n’était pas folle, c’était une fille très intelligente », a dit Abdoulaye Diallo.

De son côté, Me David Béavogui, l’un des avocats de la défense, a laissé entendre que si son client avait l’intention de faire du mal à la fille, il allait le faire depuis la ville de Pita, où ils se sont retrouvés. « S’il voulait lui faire du mal, il pouvait le faire à Pita. Il pouvait même dire allons ensemble à Conakry et en cours de route, il fait ce qu’il veut faire, s’il en avait l’intention. Même dans la chambre où ils ont restés de 11 heures à 13 heures, s’il voulait faire du mal à la fille, il l’aurait fait. Mais ce n’était pas son intention. Son intention, c’était d’aider la fille à revenir dans sa famille pour qu’elle puisse se marier », a-t-il dit.

L’avocat a ensuite sollicité une liberté conditionnelle pour son client qui, souligne-t-il, a déjà passé 10 ans en détention préventive. Mais le juge a rejeté cette demande, avant de renvoyer l’audience au 24 septembre prochain pour les réquisitions et plaidoiries.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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Dalaba : le préfet rassure les candidats à l’examen d’entrée en 7ème année

31 juillet 2021 à 21 09 37 07377

Comme partout ailleurs, les épreuves du certificat de fin d’études élémentaires ont débuté ce samedi, 31 juillet 2021, à Dalaba. C’est le préfet, Elhadj Boubacar Barry, en compagnie du maire de la commune urbaine, Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, et des autorités éducatives, qui a procédé au lancement officiel de cet examen national. L’autorité préfectorale en a profité pour rassurer et encourager les candidats, a constaté un journaliste de Guineematin.com qui était sur place.

Elhadj Ibrahima Dalaba Diallo, maire de la commune urbaine de Dalaba

« Chers enfants, nous vous félicitons et vous remercions pour votre engagement. Considérez cet examen d’entrée en 7ème année comme une simple évaluation. Lisez bien les sujets avant de les traiter. Soyez sereins, n’ayez pas peur, les épreuves seront faciles. Les autorités locales sont très fières de vous. Vous êtes sortis sous la pluie pour venir, cela démontre que vous êtes des enfants déterminés. Notre souhait le plus absolu, c’est de vous voir réussir », a dit Elhadj Boubacar Barry, tout en demandant aux surveillants de faire correctement leur travail.

Abondant dans le même sens, le maire de Dalaba a appelé les candidats à garder la sérénité et à travailler calmement, afin d’avoir un résultat satisfaisant. A noter que pour cet examen d’entrée en 7ème année, ils sont au total 3.324 candidats dont 1.592 filles repartis dans les 17 centres d’examen de la préfecture de Dalaba.

De Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tél. : 625698919/657343939 

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Fin du BEPC à Timbi Madina (Pita) : les candidats entre regrets et espoir

30 juillet 2021 à 13 01 04 07047
Mariama 1 Bah, élève au collège Mama Malick

Ils étaient 346 candidats dont 206 filles à affronter les épreuves du brevet d’études du premier cycle (BEPC) dans la sous-préfecture de Timbi Madina, située à 30 kilomètres de la ville de Pita. A l’issue de cet examen national qui s’est achevé hier, jeudi 29 juillet 2021, plusieurs d’entre eux ont exprimé leurs sentiments au micro d’un journaliste de Guineematin.com qui était sur place. Ils regrettent de n’avoir pas pu traiter convenablement certains sujets, mais gardent tout de même espoir qu’ils vont réussir leur examen.

Nous vous proposons ci-dessous leurs réactions :

Mariama 1 Bah, élève au collège Mama Malick : « Pour moi, l’examen s’est bien passé. A part l’épreuve de mathématiques, qui était difficile pour moi, toutes les autres étaient vraiment abordables. Je suis convaincue donc, à travers ce que j’ai fait, que j’aurai mon BEPC. Je remercie mes parents, mes professeurs et mes encadreurs, qui m’ont permis d’affronter ces épreuves sans beaucoup de difficultés ».

Mariama Diallo, élève au collège de Togosseré

Mariama Diallo, élève au collège de Togosseré : « Les épreuves se sont bien passées. Je regrette seulement le fait que certains sujets, comme l’Histoire et l’Education civique, ont retardé un peu. Le sujet qui m’a fatigué, c’est la Chimie. Tous les autres n’étaient pas difficiles pour moi. C’est pourquoi je suis optimiste aujourd’hui. Je garde espoir que je vais réussir mon examen ».

Adama Sow, élève au collège Al-Moutasmine

Adama Sow, élève au collège Al-Moutasmine : « Dieu merci, parce que depuis le début de l’examen jusqu’à fin, tout s’est bien passé. Les épreuves sont conformes aux programmes et personnellement, je n’ai pas eu de difficultés. Je suis certaine donc que j’aurai mon examen. Je remercie le ministre de l’Education pour les réformes qu’il est en train de faire. Parce qu’une nation ne peut se développer sans la formation de ses enfants ».

Mamadou Lamine Bah, élève au collège de Timbi Tounni

Mamadou Lamine Bah, élève au collège de Timbi Tounni : « J’ai trouvé les épreuves un peu abordables. Seulement le sujet de mathématiques a vraiment été une montagne pour moi. Mais les autres épreuves n’étaient pas difficiles pour moi. Je remercie mes professeurs qui m’ont encadré durant l’année et j’espère que je vais avoir mon brevet ».

Aïssatou Bobo Diallo, élève au groupe scolaire Telly Diallo

Aïssatou Bobo Diallo, élève au groupe scolaire Telly Diallo : « Personnellement, parmi toutes les matières, c’est la physique qui m’a fatiguée. Je ne pense pas que j’aurai la moyenne dans cette matière. Mais je suis optimiste quant à mon admission, parce que j’ai pu bien m’en sortir dans les autres épreuves. Je souhaite bonne chance à tous les candidats ».

Mamadou Yaya Diallo, élève au collège Féto

 Mamadou Yaya Diallo, élève au collège Féto : « Les épreuves de mathématiques et de chimie étaient difficiles pour moi. Ce sont les deux qui m’ont fatigué. Toutes les autres étaient abordables pour moi. Je remercie beaucoup mes parents et mes professeurs pour tout ce qu’ils ont fait pour moi durant l’année scolaire. Quand j’aurai mon brevet, je compte faire les sciences sociales pour devenir journaliste ».

Propos recueillis par Boubacar Ramadan Barry, correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Tél. : 625698919/657343939

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Pita : Timbi Madina demande à Alpha Condé d’ériger la CR en préfecture

30 juillet 2021 à 12 12 14 07147

La sous-préfecture de Timbi Madina veut se détacher de Pita pour devenir une préfecture à part entière. C’est le maire de cette commune rurale qui a annoncé ce souhait devant les émissaires du président Alpha Condé qui se sont rendus cette semaine dans la localité. Une mission conduite par le ministre conseiller personnel du chef de l’Etat, Elhadj Bah Ousmane, en tournée dans la préfecture de Pita. L’autorité locale exhorte le président de la République à faire de ce rêve une réalité, en commençant par la réalisation d’un certain nombre d’infrastructures de base à Timbi Madina.

Amadou Diao Diallo, maire de la commune rurale de Timbi Madina

« Mesdames et messieurs, le vœu le plus ardent de tous les dignes fils et filles de Timbi Madina aujourd’hui, est de voir leur collectivité érigée en préfecture. Et ceci, sous la direction de son Excellence le professeur Alpha Condé. Nous sommes conscients que cela passera par un relèvement du niveau des infrastructures à Timbi Madina. Donc, nous souhaitons ardemment avoir le goudron à Timbi Madina, nous sollicitons aussi la réalisation d’un grand marché moderne et d’une gare routière moderne, mais également la concrétisation de l’usine de Timbi Madina », a sollicité le maire de Timbi Madina, Mamadou Diao Diallo.

De Timbi Madina, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com 

Tél. : 625698919/657343939

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Morgue de l’hôpital Ignace Deen : où est passé le corps de Mme Oumou Barry ?

28 juillet 2021 à 15 03 02 07027
Feue Madame Oumou Barry

C’est vraiment une peine inimaginable que la famille Barry de feue Oumou Barry (de Fougoumba, Ditinn, préfecture de Dalaba) endure depuis hier à cause de l’irresponsabilité de certains compatriotes. Dans la journée d’hier, mardi 27 juillet 2021, le corps de madame Oumou Barry (une femme décédée de suite de maladie) a disparu de la morgue de l’hôpital Ignace Deen de Conakry. Et, cette situation constitue actuellement une source d’angoisse qui s’ajoute à la douleur de sa famille qui peine encore à entamer son deuil.

Joint au téléphone dans l’après-midi de ce mercredi, 28 juillet 2021, par un reporter de Guineematin.com, Abdoulaye Barry, un des jeunes frères de la défunte, est revenu sur cette situation très pénible pour sa famille.

« C’est le lundi qu’on a évacué ma sœur (Oumou Barry) à l’hôpital Ignace Deen, elle était malade. Quand on est arrivé, les médecins lui ont soumis à un test COVID-19. Et, le résultat s’est avéré négatif. Malheureusement, elle est décédée le soir, à 19 heures. Le dépôt du corps à la morgue a eu lieu peu avant 20 heures. Le corps est resté là-bas jusqu’au mardi matin. Mais, lors de la toilette funèbre, ils ont dû échanger le corps de ma sœur avec celui d’une autre famille. Nous, c’est vers 14 heures qu’on a constaté l’absence du corps de ma sœur », a-t-il expliqué.

Aujourd’hui, plus de 24 heures après la disparition du corps de Oumou Barry, l’argument brandit par les autorités de l’hôpital commence à céder la place au doute. Alpha Ibrahima Barry, un autre jeune frère de la défunte, commence à penser à un acte prémédité dans cette affaire. En tout cas, il peine à croire à l’échange de corps qui leur est raconté jusque-là.

« C’est bizarre, on ne sait même pas quoi dire. On nous a dit que c’est une erreur, que le corps de ma sœur a été échangé avec celui de quelqu’un d’autre ; mais, je ne crois pas à cela. Parce qu’on n’arrive pas encore à retrouver le corps après plus de 24 heures. En plus, je pense bien que chaque corps à la morgue a un numéro. Donc, je ne vois pas comment ils ont pu échanger ce corps à celui de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas possible, c’est cruel », s’est-il indigné.

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mémorisation du saint Coran à Mamou : 10 diplômés au Markaz Solidarité islamique

28 juillet 2021 à 13 01 12 07127

Après 5 ans d’apprentissage, dix jeunes (dont deux filles) ont réussi à mémoriser le saint Coran au Markaz Solidarité Islamique de Mamou. Âgés entre 13 et 25 ans, ces jeunes ont reçu leurs diplômes samedi dernier, 17 juillet 2021, à l’occasion d’une cérémonie organisée à la ‘’mosquée Oumar Bin Ilkhab’’, dans le quartier Telico (commune urbaine de Mamou). Une cérémonie à laquelle plusieurs érudits et notables de la ville carrefour ont pris part, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Ces jeunes diplômés ont été encadrés durant leurs cinq années d’apprentissage par Elhadj Ibrahima Telico Sow, fondateur du centre de mémorisation « solidarité islamique » de Mamou. Et, cette cérémonie de couronnement de ses disciples est un grand motif de soulagement pour cet homme qui s’emploie sans relâche à enseigner le Saint Coran.

Elhadj Ibrahima Telico Sow, fondateur du centre de mémorisation « solidarité islamique » de Mamou

« Nous sommes très heureux aujourd’hui de voir mes disciples parmi ceux qui ont mémorisé le saint Coran. Car, quand le fils d’Adam meurt, toutes ses œuvres s’arrêtent, sauf trois choses parmi lesquelles quand tu formes quelqu’un, tant qu’il forme une autre personne, tu auras ta récompense. Nous remercions tous les parents, les oulémas de Mamou, mes anciens disciples qui m’ont soutenu au début de la création de ce centre. Je suis à la disposition de tout le monde : matin, midi et soir », a dit Elhadj Ibrahima Telico Sow.

Avec un visage rayonnant de joie, Amadou Sow, le directeur du centre de mémorisation « solidarité islamique » a demandé aux parents de s’intéresser pleinement à l’éducation des enfants.

Amadou Sow, Directeur du centre de mémorisation du centre Solidarité islamique

« Nous invitons les parents à se donner à fond sur l’éducation des enfants. Le saint Coran ouvre l’esprit de nos enfants. Et, le plus important, l’enfant qui a mémorisé le Coran devient un homme normal et obéissant à l’égard de ses parents. Alors, nous vous prions d’inscrire vos enfants dans les centres de mémorisation du saint Coran. Nous remercions tous les diplômés et nous encourageons les autres pour finir le Coran dans deux ou trois ans ».

Au nom des récipiendaires, Hassanatou Barry (une des jeunes diplômés) a promis de toujours réviser pour conserver le savoir acquis.

Hassanatou Barry

« C’est une fierté pour nous d’avoir mémorisé le livre d’Allah. Nous remercions nos formateurs, nos parents. C’est le fruit de 5 ans de travail : matin, midi et soir. Aujourd’hui, nous sommes diplômés ; mais, nous devons tout faire pour garder ce Coran en nous. Nous invitons les jeunes guinéens à lier la science et la religion. Je fais la 10ème année ; mais, après l’école, je venais au centre de mémorisation jusqu’à 18 heures 30’ », a-t-elle indiqué.

Prenant la parole à cette cérémonie, Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses, a dit être très satisfait de ces jeunes qui viennent de mémoriser le Saint Coran. Il a également émis le souhait de voir tous les enfants de la République mémoriser le livre saint.

Elhadj Amadou Kolon Barry, inspecteur régional des affaires religieuses

« Aujourd’hui encore, la Guinée peut dire merci à Dieu, et  Mamou en particulier. Au nom du secrétariat général des affaires religieuses, nous disons merci aux érudits de Mamou. Nous sommes contents de savoir qu’après nous, nous avons des héritiers valables. Nous vous demandons de persévérer, de réviser tous les jours. Le Coran va intercéder pour nous le jour de la résurrection finale. Nous vous invitons une fois encore d’aider les autres. Nous souhaitons que tous les enfants du pays mémorisent le Coran » a t-Il souhaité.

A noter que ce centre de Mémorisation « Solidarité Islamique » a été créé en 2001 ; et, plus de 15 promotions y ont mémorisé le Saint Coran.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.Com

Tel : 625698919/657343939

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Le sous-préfet lance le BEPC à Timbi Madina (Pita) : 346 candidats (205 filles)

26 juillet 2021 à 14 02 11 07117

Le coup d’envoi du brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été donné ce lundi, 26 juillet 2021, en Guinée. Et, dans la sous-préfecture de Timbi Madina (préfecture de Pita), ce sont 346 candidats dont 205 filles qui affrontent les épreuves de cet examen. Ces candidats sont répartis dans 13 salles (avec une moyenne de 25 candidats par salle) comprises dans un seul Centre. Et, c’est le sous-préfet Amadou Pathé Diallo qui a présidé au lancement de la première épreuve (Rédaction) de cet examen au Centre ‘’Lycée Féto’’. L’autorité sous-préfectorale de Timbi Madina a invité les candidats à la sérénité, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Mamou.

Dans ce Centre où 26 surveillants au bon déroulement des épreuves dans les 13 salles d’examen, le sous-préfet Amadou Pathé Diallo s’est montré rassurant et a prié pour un bon déroulement du BEPC dans sa juridiction.

Amadou Pathé Diallo, sous-préfet de Timbi Madina

« Chers candidats, considérez cet examen national comme une simple évaluation, traitez les sujets comme les autres pendant l’année scolaire. Soyez sereins, n’ayez pas peur. Les épreuves seront à votre portée. Les autorités locales sont très fières de vous. Faites du bon travail. Nous souhaitons que vous soyez tous admis. Nous prions Allah que cet examen passe bien à Timbi Madina », a dit le sous-préfet.

De son côté, le maire de la commune rurale de Timbi Madina, Mamadou Diawo Diallo, a invité les candidats et les surveillants à l’honnêteté et à la sincérité pendant ces quelques jours d’évaluations.

Mamadou Diawo Diallo, maire de la commune rurale de Timbi Madina

« Nous rêvons d’un bon résultat pour notre sous préfecture. Avec 346 candidats pour une commune rurale, c’est une fierté de savoir que tout le monde est scolarisé, surtout les jeunes filles. Parmi les candidats nous avons 205  filles. Nous invitons les surveillants et les candidats d’être honnêtes et sincères, en respectant les principes qui régissent les examens nationaux dans notre pays », a-t-il indiqué.

De Timbi Madina, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Tabaski à Mamou : « l’ethnocentrisme est une maladie qui ronge une nation », dit l’imam Elhadj Ibrahima Loppet

20 juillet 2021 à 13 01 44 07447

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré ce mardi, 20 juillet 2021, l’Aïd El Kebir (ou la fête de Tabaski). A Mamou, cette fête a suscité un grand engouement chez la population. Les lieux de prière ont été bondés de fidèles venus accomplir cette grande prière de deux rakats. C’est le cas notamment au terrain du camp militaire où des fidèles musulmans venus de différents quartiers ont prié dans le respect des mesures barrières de prévention contre la COVID-19. L’imam Elhadj Ibrahima Loppet Diallo qui y a officié la prière a mis cette occasion de grand rassemblement à profit pour prêcher la paix et inviter les Guinéens à se défaire de l’ethnocentrisme qui gangrène aujourd’hui la Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Très tôt le matin, la vaste place du terrain du BAM (bataillon autonome de Mamou) a été pris d’assaut par des citoyens venus des quartiers Abattoir 1 et 2, Telico et Gadha Loppet. Ils étaient parés de leurs très beaux habits et portaient un masque qui couvrait le nez et la bouche. Et, c’est à 9 heures30’ que l’imam, Elhadj Ibrahima Loppet Diallo, a fait son apparu pour diriger la prière. Il était accompagné d’une modeste délégation.

Elhadj Ibrahima Diallo Loppet, imam de Mamou

Après la prière, Elhadj Ibrahima Loppet Diallo s’est employé à dérouler son sermon. Un sermon dans lequel ce guide religieux a prêché la paix et a invité les guinéens a vivre dans la fraternité et dans la crainte de Dieu.

« Nous sommes dans une journée historique. Cette journée est très importante chez Allah le tout puissant. Pendant cette fête, le prophète Mohamad (PSL) a fait un sacrifice de deux béliers. Nous devons donc l’imiter après la prière. C’est permis de le faire 3 jours après cette journée.  Vous pouvez partager la viande en trois parties : une partie pour votre  famille, une autre pour  les pauvres et la 3eme partie pour les amis. L’islam nous invite à l’union, à la fraternité. Allah dit que nous sommes tous frères ; et, le meilleur d’entre nous est celui qui le craint le plus. Évitons l’égoïsme, l’animosité, les préjugés… L’ethnocentrisme c’est une maladie qui ronge une nation. Qu’Allah agrée nos actes cultuels et qu’il sauve notre pays de tous les maux qui assaillent l’humanité », a dit Elhadj Ibrahima Loppet Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625698919/657343939

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Qui pour diriger la Mairie de Kourou (Dalaba) ? Les responsables du RPG en total désaccord

2 juillet 2021 à 12 12 53 07537

Née il y a à peine sept (7) mois, la sous-préfecture de Kourou (qui relève de la préfecture de Dalaba) est déjà confronté à un sérieux problème. La composition de la délégation spéciale (l’organe exécutif qui dirigera cette commune rurale en attendant les élections communales) est aujourd’hui la source des tensions entre les populations. Deux camps se sont formés sur place : un favorable à Mamadou Touré et l’autre à Ousmane Diaby, dit ‘’Gassama’’ ; les deux responsables locaux du RPG arc-en-ciel qui bataillent actuellement pour occuper la tête de la commune rurale. Les autorités administratives préfectorales de Dalaba et le gouverneur de la région administrative de Mamou sont accusés d’être derrière la cacophonie actuelle dans cette nouvelle commune. Le 12 juin, la mobilisation de certains citoyens a empêché l’installation de la délégation spéciale. Et, le mardi dernier, 29 juin 2021, une manifestation de protestation contre l’arrêté du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation s’est tenue dans cette localité, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Dans cette sous-préfecture, située à environ 47 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, les populations se regardent en chien de faïence. Chacun voudrait que son candidat soit à la tête de la commune ; et, visiblement, nul ne veut lâcher du lest. Mais, cette divergence sur fond de tension est surtout alimentée par les fils ressortissants de cette sous-préfecture vivant à Coyah et Conakry (dans la région de la Basse Guinée). Ce sont eux, en complicité avec le préfet de Dalaba (Boubacar Barry) et le gouverneur de la région de Mamou (Amadou Oury Lammy Diallo) qui sont accusés d’avoir fait capoter la première « liste consensuelle » qui avait été produite par les populations.

« Lors de la composition de la délégation spéciale, tout le monde s’est retrouvé dans le bureau du sous-préfet. Ils ont échangé et chaque district a fait le choix. Le district de Kourouba (qui était un secteur) a donné une personne, Dalatö une personne, Djinkonya une personne, Kourou-centre, Konkètö, Diabilafata, Böhoko et Dantatö ont donné deux personnes et Djoulala et Kenkégnebatö ont donné deux personnes. C’est cette liste qui a été composée à l’unanimité. Maintenant, dès lors qu’un élément (Mamadou Touré) de Kourou-centre a été à la tête de la liste et que cette liste a été transmise chez le préfet, puis à Conakry (au ministère de l’Administration et de la décentralisation), les gens de Djoulala et Kenkégnebatö, à travers leurs ressortissants à Coyah et Conakry se sont opposés. Ils ont dit qu’on ne peut pas choisir un élément de Kourou-centre et qu’il faut choisir la maire dans un autre district. Et, à Kourou-centre, les gens ont dit que cela est inacceptable », a confié Mamadou Cissé, porte-parole des populations de Kourou-centre et partisan de Mamadou Touré.

En effet, c’est le 25 novembre 2020 que Kourou (jusque-là un district relevant de la sous-préfecture de Ditinn) a été érigé en sous-préfecture avec pour chef-lieu ‘’Kourou-centre’’. Mais, avec ses sept secteurs (devenus aujourd’hui des districts), Kourou seul ne pouvait pas remplir les critères d’une sous-préfecture. C’est ainsi que les districts de Kourouba et Djinkonya (dans la sous-préfecture de Mafara) et Dalatö (dans la sous-préfecture de Ditinn) ont été détachés de leurs sous-préfectures d’origines pour être rattachés au district de Kourou pour finalement former un ensemble qu’on a appelé sous-préfecture de Kourou.

Seulement, ce qui semblait au départ réjouir les populations de Kourou est aujourd’hui devenu une source de tension. Et, pour cause, le nom de celui qui va conduire la commune rurale jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires divise et menace la cohabitation pacifique et la cohésion sociale sur place.

Pour avoir lutté pendant des décennies pour que Kourou soit érigé en sous-préfecture, les populations de Kourou-centre estiment qu’il est mieux indiqué que le président de la délégation spéciale vienne de leur rang. Et, elles ont choisi Mamadou Touré.

« Pour ce temps-là, Kourou est une sous-préfecture jeune, ce sont nos parents qui se sont battus, il faudrait que les gens du village (Kourou-centre) soient récompensés en premier lieu. S’il y a des élections, ils peuvent s’entendre entre eux là-bas (Kenkégnebatö, Djoulala et leurs alliés). Mais, pour ce premier temps là, il faut quelqu’un de Kourou-centre ou Djalala ou en tout cas quelqu’un qui vient du district de Kourou d’alors qui était rattaché à la sous-préfecture de Ditinn », a indiqué Mamadou Cissé.

Cependant, cette conception et le choix des habitants de Kourou-centre sont très mal perçus par les populations des autres districts comme Kenkégnebatö, Djoulala et alliés. Ces dernières préfèrent un président en dehors de Kourou-centre. Et, elles ont porté leur choix sur un certain Ousmane Diaby qui est du district de Kourouba (une localité située à dix kilomètres de Kourou-centre). Mais, les populations de Kourou-centre ne veulent pas en entendre parler. Et, la visite du gouverneur de Mamou (soupçonné d’être de connivence avec les gens de Kenkégnebatö, Djoulala et alliés) n’y a rien changé de la situation.

« Le gouverneur de Mamou lui-même a effectué un déplacement à Kourou, les gens se sont réunis, le gouverneur a prononcé le nom de l’élément de Kourou-centre (Mamadou Touré). Mais, les gens de Kenkégnebatö et Djoulala, aidés par certains de leurs alliés, se sont opposés. Le gouverneur est rentré. Après, le préfet a effectué une mission de sensibilisation dans tous les districts pour demander s’ils maintiennent les éléments qu’ils avaient choisis. Tout le monde a confirmé les mêmes personnes. Maintenant, à notre fort étonnement, le préfet, le gouverneur et leurs cabinets se sont permis de modifier cette première liste en choisissant un monsieur (Ousmane Diaby dit Gassama) qui est dans un autre district de Kourouba qui se trouve à dix kilomètres de chez nous (Kourou-centre), comme tête de liste. Ils ont choisi son adjoint dans un autre district encore et laissé carrément le chef-lieu de la sous-préfecture (Kourou-centre). Nous, on ne savait pas ça. Mais, il y a juste une semaine, on nous a dit que le ministre a signé l’arrêté pour la délégation spéciale en choisissant la deuxième liste (celle qui a été modifiée et produite par le préfet de Dalaba et le gouverneur de Mamou). Nous aussi on a dit que si c’est ça, ça ne pourra pas marcher », a expliqué Mamadou Cissé.

Ainsi, pour exprimer vivement leur opposition à la « manigance » qui a porté (sur papier pour le moment) Ousmane Diaby à la tête de la commune rurale de Kourou, les citoyens de Kourou-centre ont manifesté le mardi dernier. Et, ils menacent de continuer ainsi jusqu’à ce que la première liste qui désignait Mamadou Touré comme président de la délégation spéciale soit reconduite par les autorités.

« On ne peut pas trouver des gens comme alliés, les ajouter à nous pour former la sous-préfecture, après quelques éléments de chez nous aillent corrompre d’autres pour les choisir comme chefs. C’est inacceptable. On ne va jamais accepter ça. C’est ce qui a fait qu’il y a eu une grande manifestation au village (Kourou-centre) le mardi. On a adressé des courriers partout, même au président de la République pour dire qu’on s’oppose à ça (la désignation de Ousmane Diaby) », a insisté Mamadou Cissé.

Algassimou Diawné pour Guineematin.com

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Meurtre d’un garçon de 12 ans à Niagara (Mamou) : l’auteur du tir mortel inculpé et conduit en prison (Parquet)

26 juin 2021 à 14 02 12 06126

Comme annoncé précédemment, un élève de 12 ans (Mamadou Kaba Diallo) a été tué par balle mercredi dernier, 23 juin 2021, dans la sous-préfecture de Niagara, préfecture de Mamou. C’est son ami âgé de 14 ans qui, par inadvertance, a ouvert le feu sur lui. L’auteur du tir, Mamadou Pathé Diallo, a été mis aux arrêts et conduit devant le juge des enfants au tribunal de première instance de Mamou. Ce magistrat l’a finalement inculpé et placé sous mandat de dépôt hier (vendredi) pour « homicide involontaire », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, Mamadou Pathé Diallo a reconnu les faits lors de son audition. Et, il est également revenu sur les circonstances dans lesquels il a tiré sur son ami.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« On (le parquet) l’a reçu hier et on a saisi le juge des enfants. Celui-ci l’a inculpé et placé sous mandat de dépôt. Il (Mamadou Pathé Diallo) a été conduit à la maison d’arrêt. Parce qu’il a reconnu les faits et il a expliqué comment il est allé prendre l’arme pour aller chasser. Arrivé à la rivière, il a tenté de vérifier s’il y avait une balle à l’intérieur. C’est au cours de cette manœuvre que le coup est parti et a atteint la victime (Mamadou Kaba Diallo) au niveau du nombril. Il y a eu des interventions pour essayer de le sauver, mais malheureusement il a succombé », a indiqué le procureur Elhadj Sidiki Camara.

A rappeler que les faits reprochés à Mamadou Pathé Diallo remontent au 23 juin dernier à Madina, un secteur relevant du district de Torobhé, dans la sous-préfecture de Niagara (une localité située à 85 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou). Cet élève de la 5ème année a ouvert le feu sur son ami (Mamadou Kaba Diallo) de la 6ème année à l’aide d’un fusil de fabrication locale. C’était à l’occasion d’une petite partie de baignade à la rivière Héricowol où Mamadou Pathé Diallo avait apporté le fusil de son père.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Niagara (Mamou) : un gamin de 12 ans fusillé par son ami

24 juin 2021 à 19 07 05 06056
image d’archive

Les faits se sont produits hier, mercredi 23 juin 2021, à Madina, un secteur relevant du district de Torobhé, dans la sous-préfecture de Niagara (une localité située à 85 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou). Et, c’est un petit garçon de 14 ans qui, à l’aide d’un fusil de fabrication locale, a tiré par inadvertance sur son ami de 12 ans. La victime, Mamadou Kaba Diallo a rendu l’âme lors de son évacuation au poste de santé de la localité. L’auteur du tir mortel, Mamadou Pathé Diallo, a été mis aux arrêts et déféré à la gendarmerie de Mamou.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 16 heures que ce drame s’est produit à la rivière Héricowol. Mamadou Pathé Diallo était muni du fusil de son père actuellement malade et hospitalisé à Conakry. Un fusil qu’il a d’ailleurs l’habitude de porter pour aller à la chasse en brousse.

« Il (Mamadou Pathé Diallo) est parti avec le fusil à la rivière trouver ses camarades en train de nager. Lui aussi il s’est baigné un peu. Quelques instants après, il a pris le fusil et s’est éloigné un peu de la rivière. Il a aperçu son camarade Mamadou Kaba Diallo au bord de la rivière, il a pointé le fusil en direction de ce dernier en disant que ce fusil est droit. Il avait oublié que la munition (une balle) était à l’intérieur du fusil. Directement il a appuyé sur la détente et les munitions sont parties atteindre l’enfant (Mamadou Kaba Diallo) au niveau du bas ventre. Immédiatement, l’enfant est tombé et s’est mis à crier. Mamadou Pathé Diallo qui a tiré sur lui s’est aussi mis à crier et à appeler au secours. Les enfants qui étaient en train de se baigner sont sortis de l’eau et se sont enfuit. Mais, un agent de santé et quelques parents étaient à côté de la rivière et qui ont entendu les appels au secours se sont précipités sur les lieux. Ils ont trouvé Mamadou Kaba Diallo en train de se tordre de douleur. Ils ont essayé de l’envoyer au poste de santé de Torobhé, mais il (Mamadou Kaba Diallo) a rendu l’âme en route », a expliqué Thierno Amadou Banga Diallo, 2ème vice maire de la commune rurale de Niagara.

Informés de cette triste nouvelle, la gendarmerie de Niagara a dépêché des agents à Madina pour faire le constat. Et, une fois sur les lieux, les gendarmes ont interrogé Mamadou Pathé Diallo sur ce qui venait de se passé. Le jeune garçon a reconnu avoir tiré par inadvertance sur son ami. Ils l’ont arrêté et conduit à leur base, puis ils l’ont transféré ce jeudi à la gendarmerie de Mamou. Et, le corps de Mamadou Kaba Diallo a été rendu à sa famille pour enterrement.

A noter que Mamadou Pathé Diallo est un élève de la 5ème année. Et, sa victime (Mamadou Kaba Diallo) était un élève de la 6èmeannée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Braquage d’un véhicule à Mamou : les assaillants armés de PMAK ont emporté plus de 121 grammes d’or et de l’argent

16 juin 2021 à 10 10 51 06516

En provenance dans la sous-préfecture de Marela (dans la préfecture de Faranah), un véhicule de transport en commun a été attaqué en pleine journée à Bertéyah (un district de la sous-préfecture de Soyah, préfecture de Mamou) par des coupeurs. Les assaillants, armés de fusil PMAK, étaient à bord d’une moto. Ils ont fait des tirs de sommation pour contraindre le chauffeur à immobiliser son véhicule. Ils ont réussi à emporter 121,36 grammes d’or (qui équivaut à plus 63 millions de francs guinéens), de l’argent et des objets dérobés à leurs victimes.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 13 heures que cette attaque a eu lieu à Yala (un secteur relevant du district de Bertéyah). Il a fallu la témérité du chauffeur pour éviter le pire. Il s’est battu seul contre les assaillants qui menaçaient de les tuer ; et, il a réussi de leur arracher une arme PMAK et leur moto TVS.

Oumar Doumbouya, chauffeur du véhicule et principale victime

« C’est aux environs de 13 heures, j’ai quitté Marela à bord de ma voiture il y avait 5 personnes. Arrivé à Yala, un village de Balancia, j’ai constaté derrière moi une moto. Dès qu’ils (la moto) sont arrivés à côté de moi, ils ont tiré deux coups en me demandant de stationner. Un d’entre eux m’a demandé mon sac, je lui ai dit de regarder dans le coffre. Il m’a dit : vient, montres-moi lequel des sacs. J’ai indexé mon sac, il l’a pris et l’a envoyé sur sa moto. Il m’a demandé où se trouve l’or, j’ai dit que ça se trouve dans le sac. Il dit l’argent, j’ai dit regarde dans le sac. Son ami a dit : Sow, il faut le tuer. J’ai dit : mon fils, ne me tue pas. Vous avez pris tous mes biens, ne me tuez pas s’il vous  plaît.  Il a demandé encore au vieux qui était avec moi : où est l’or ? Le vieux dit qu’il n’a rien. Il a ouvert mon sac, il a soutiré mes 121,36 grammes d’or qui équivaut à plus 63 millions de francs guinéens. Il est revenu encore au près de moi, il a dit : toi, je veux tuer aujourd’hui, en me pointant son doigt. Je suis resté à les observer, j’ai décidé de foncer sur  celui qui détient l’arme PMAK. Je l’ai mis à terre trois fois, j’ai récupéré l’arme. Mais, les passagers sont restés indifférents, sauf un seul a eu le courage de m’aider. Après, ils (les assaillants) sont rentrés dans la brousse en laissant la moto et l’arme avec nous. J’ai envoyé le fusil et la moto à la gendarmerie. Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de me venir en aide, parce que j’ai tout perdu. Je suis complètement spolié et vidé », a expliqué Oumar Doumbouya, le chauffeur du véhicule et principale victime de cette attaque.

A en croire Thierno Mouctar Barry, un des passages du véhicule attaqué, c’est l’indifférence des passagers qui a permis aux braqueurs de s’enfuir et se volatiliser dans la nature.

Thierno Mouctar Barry, un des passages du véhicule attaqué

« Je suis vraiment étonné de cet acte de ces bandits qui opèrent en pleine journée. Ils nous ont pourchassé sur une moto, ils étaient deux. Mais, heureusement, le chauffeur était courageux. C’est pourquoi nous sommes sauvés, parce qu’ils avaient décidé de nous tuer. Ils m’ont demandé de l’or, sinon ils vont nous tuer. Je leur ai dit je n’ai rien avec moi, je suis malade, je vais à l’hôpital. Heureusement il y avait un jeune parmi nous qui a pris des cailloux pour lancer sur son second qui lançait aussi des pierres sur nous. J’invite les passagers de partager les peines des chauffeurs qui nous transportent. S’il était aidé par les passagers on aurait pu mettre main sur ces bandits », a indiqué Thierno Mouctar Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.Com

Tél. : 625698919/657343939

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Don de matériels et d’équipements sanitaires : l’ARMA vole au secours de l’hôpital régional de Mamou

14 juin 2021 à 13 01 05 06056

A la faveur d’une cérémonie organisée le samedi dernier, 12 juin 2021, dans la salle de réunion de l’hôpital régional de Mamou, l’association des ressortissants de Mamou vivant à Atlanta (ARMA) a procédé à la remise d’un don de matériels et d’équipements de santé aux autorités sanitaires de Mamou. Ce don, principalement destiné à l’hôpital régional de Mamou, sera acheminé à d’autres structures sanitaires (centres de santé, postes de santé) de la préfecture de Mamou pour renforcer leur capacité d’accueil et de travail, au bénéfice des populations locales.

Composé de médicaments, d’équipements de protection, de matelas, de chaises roulantes, de lits, de blouses, ce don de l’ARMA vient en appui aux structures sanitaires de la préfecture de Mamou. Il est un symbole de satisfaction et de reconnaissance envers la terre mère (Mamou). Et, à l’hôpital régional de Mamou, les responsables se sont engagées à utiliser ces équipements et matériels de santé au profit exclusive des malades.

Dr Abdoulaye Kader Camara, directeur de l’hôpital régional de Mamou

« Au nom des travailleurs de l’hôpital Régional de Mamou, nous disons très sincèrement merci aux ressortissants de Mamou. Malgré cette distance qui nous sépare, ils ont pensé à nous. Par ce geste, ils ont montré qu’ils n’ont pas oublié leur origine. Par ce geste, ils prouvent qu’ils n’ont pas oublié Mamou. Nous nous engageons devant les autorités ici présentent que ce don là sera utilisé exclusivement pour les malades et par les malades. Et, nous veillerons là-dessus, même une aiguille ne sortira ici sans que cela ne soit justifié. Vous  pouvez compter sur nous. Nous pouvons voir ce que nous donnerons aux centres et aux postes de santé de la préfecture comme symbole », a promis Dr Abdoulaye Kader Camara, directeur de l’hôpital régional de Mamou.

Pour le représentant de l’ARMA à cette cérémonie, Thierno Ibrahima Diallo, les équipements et matériels médicaux que l’association des ressortissants de Mamou vivants à Atlanta met aujourd’hui à la disposition des autorités sanitaires de Mamou sont le fruit de dur labeur. Et, en conséquence, il est important d’en prendre soin et les utiliser à bon escient.

Thierno Ibrahima Diallo, représentant de l’association des ressortissants de Mamou vivants à Atlanta

« Au nom de la Présidente de l’association des Ressortissants de Mamou vivant à Atlanta et son bureau,  nous sommes heureux de vous rendre service ; car, nous faisons partie de vous. Bien que nous sommes loin de vous, nous sommes de cœur avec vous. Nous avons pu obtenir ces  matériels sophistiqués après un travail laborieux. Nous souhaitons que ces équipements soient utilisés pour servir les citoyens du pays en général et ceux  de la région administrative de Mamou en particulier », a dit Thierno Ibrahima Diallo.

Prenant la parole à cette occasion, Dr Kassie Fangamou, le directeur régional de la santé de Mamou, s’est réjoui de l’engagement de l’ARMA au près de la population de Mamou. Il a aussi invité les agents de santé des structures bénéficiaires à une utilisation rationnelle de ces matériels mis à leur disposition.

Dr Kassie Fangamou, Directeur Régional de la Santé de Mamou

« Les sentiments qui m’animent c’est un sentiment de joie, un sentiment de satisfaction et de fierté vis-à-vis des filles et fils ressortissants de Mamou vivant à Atlanta. Ce don que l’hôpital vient de bénéficier est le fruit de dur labeur. Pour nous, c’est un acte à saluer et à remercier. Nous demandons aux autres fils du pays de suivre ce bel exemple. J’invite le personnel de santé de mettre ces matériels au service de la population de Mamou. J’invite aussi le personnel à maintenir de façon préventive ces équipements et à les utiliser à bon escient dans l’intérêt de Mamou, pourquoi pas toute la Guinée parce que Mamou est une synthèse de la Guinée », a notamment indiqué Dr Kassie Fangamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625 69 89 19 / 657 34 39 39

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Mamou : le cimetière de Kabyah devenu un lieu de consommation de drogue pour certains jeunes de la ville

7 juin 2021 à 17 05 41 06416

Créé en 1930 (soit 28 ans avant l’indépendance de la Guinée), le cimetière de Kabyah, situé à Kimbely, un quartier au nord-ouest dans la commune urbaine de Mamou, est le deuxième cimetière (après celui de Tambassa) de la ville carrefour. Plusieurs morts (dont des notables de Mamou) y reposent depuis des décennies. Mais, depuis quelques temps, des jeunes érigent domicile dans ce cimetière pour consommer du chanvre indien et autres stupéfiants. Cette situation exaspère les sages et les autorités de Kimbely qui dénonce « un manque de respect envers les morts », rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

En dépit de sa vieillesse, le cimetière de Kabyah n’est pas encore clôturé. Et, de ce fait, il est aujourd’hui est proie aux chiens errant qui partent quotidiennement y déterrer des corps. Mais, depuis quelques temps, ce cimetière est aussi devenu un lieu d’attraction et de regroupement de groupuscules de jeunes consommateurs de chanvre indien et d’autres stupéfiants. Elhadj Saïdou Sall, le 1er Imam de la mosquée de Kimbely et membre de la ligue islamique préfectorale de Mamou est exaspéré par cette situation déshonore ce lieu de repos des morts.

Elhadj Saïdou Sall, premier imam de la mosquée de Kimbely et membre de la ligue islamique préfectorale de Mamou

« Nous avons constaté que notre cimetière rencontre des problèmes très épineux à cause de l’accès des chiens et les enfants drogués dans ce cimetière. Beaucoup de corps sont déterrés par les chiens ; et ça, c’est à chaque jour. Donc, c’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les autorités  surtout les autorités religieuses et administratives et les personnes de bonnes volontés de nous aider. Le cimetière a une place de choix dans la religion, c’est un lieu sacré qu’on doit honorer. Il  constitue pour nous une demeure avant le paradis ou l’enfer. Le prophète visitait tous les lundis et jeudis le cimetière de Ouhoud », dit-il avec indignation.

Tout comme ce sage du quartier, Sékou Yalani Camara, le chef quartier de Kimbely, est en colère contre ces jeunes qui font du cimetière de Kabyah un « temple » de consommation de stupéfiants. Et, il demande l’aide des bonnes volontés pour clôturer ce cimetière.

Sékou Yalani Camara, chef quartier de Kimbely

« Le premier Cimetière de  Mamou fut Tambassa et le deuxième fut Kabyah ici à kimbely  créé depuis 1930. La première personne enterrée ici fut le vieux Demba le propriétaire d’ici selon la déclaration de nos ancêtres. Nous avons constaté avec amertume certains jeunes viennent se droguer ici, mais aussi les chiens errants déterrent nos parents enterrés. Les enfants se mobilisent pour se droguer ici. C’est pourquoi certaines personnes comme Nana Kourouma et autres nous viennent en aide pour finir les travaux de clôture. Nous demandons aux personnes de bonne volonté, aux ressortissants, de nous venir en aide. Car, chaque personne a ici un parent. Nous demandons aux parents de penser à l’éducation de leurs enfants. Se droguer est anormal, à plus forte raison se droguer dans un cimetière », a dénoncé Sékou Yalani Camara.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625 69 89 19 / 657 34 39 39

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Meurtre, viol, pédophilie : 3 accusés condamnés à de lourdes peines à Mamou

28 mai 2021 à 13 01 47 05475

Siégeant en matière criminelle et en premier ressort, le tribunal de première instance de Mamou s’est penché le mercredi dernier, 26 mai 2021, sur six affaires portant sur des cas de « meurtres, viols et pédophilie… » Et, au terme des débats à la barre, le tribunal a déclaré trois accusés (Mamadou Aliou Barry, Mamadou Aliou Diallo et Ibrahima Diallo) coupables et les a condamnés à des peines allant de 7 à 10 de réclusion criminelle pour les faits de meurtre, viol et pédophilie qui pèsent contre eux.

L’audience a duré de 9heures15’ à 22heures35’. Et, six affaires, impliquant huit accusés, étaient inscrites au rôle. Tous les accusés (Mamadou Aliou Barry poursuivi pour viol, Mamadou Diallo alias  Aliou 2 poursuivi pour meurtre, Ibrahima Diallo accusé de viol, Mamadou Sadou Diallo poursuivi pour meurtre, Mamadou Aliou Diallo accusé de viol et pédophilie;  Mamadou Moussa Diallo accusé de viol, Ousmane Barry poursuivi pour viol et Mamadou Oury Barry accusé de meurtre) ont défilé à la barre pour donner leurs versions des faits. Et, au final, le tribunal a renvoyé Mamadou Sadou Diallo, Mamadou Diallo alias Aliou 2, Mamadou Moussa Diallo, Mamadou Oury Barry, Ousmane Barry et Thierno Moussa Diallo des fins de la poursuite pour délit non constitué.

Par contre, le juge audience, Ibrahima Sory 2 Tounkara, a eu la main lourde contre Ibrahima Diallo, Mamadou Aliou Barry et Mamadou Aliou Diallo. Il les a condamnés respectivement à 10 ans, 7 ans et 10 ans pour meurtre, viol et pédophilie.

« C’est un motif de satisfaction pour nous dans la mesure où les cas de viols sont devenus très  récurrents dans la ville carrefour. Nous pensons que la lutte va continuer pour éradiquer ce fléau dans la région. La lutte que nous menons, c’est la lutte de tout le monde. Tous les coupables seront poursuivis et punis et nous invitons les populations de coopérer pour qu’ensemble nous éradiquons complètement ce fléau » a dit le procureur au sortir de l’audience.

Me Abdoulaye Keïta, avocat

De son côté, l’avocat de la défense, Me Abdoulaye Keïta, a exprimé une grande satisfaction pour l’acquittement de cinq accusés. Il a également promis d’interjeter appel des décisions condamnant ses trois autres clients.

« En tant qu’avocat, je suis très fier par rapport à l’acquittement des 5 personnes parmi les 8. Pour les 3 autres qui ont été condamnés à des peines de prison, je vais relever appel dès vendredi, 27 mai 2021, pour qu’on puisse examiner leur dossier devant la Cour d’appel de Conakry », a-t-il dit.

A suivre !

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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