Mamady Magassouba, DPE de Mamou : « nous avons un manque à gagner de 680 enseignants »

30 septembre 2021 à 16 04 24 09249

Alors que la rentrée scolaire doit intervenir dans les prochaines semaines, les autorités éducatives de Mamou font face à une grande préoccupation. En effet, cette préfecture a un déficit de 680 enseignants tant à l’élémentaire qu’au collège. Cette question était au centre d’une rencontre organisée hier, mercredi 29 septembre 2021, à la direction préfectorale de l’éducation, a appris Guineematin.com à travers son correspondant dans la ville-carrefour. 

Même si la date de la rentrée scolaire n’est pas encore annoncée, les acteurs du système éducatif s’activent sur le terrain pour préparer la réouverture des classes. C’est dans ce cadre que le directeur préfectoral de l’éducation a réuni ce mercredi 29 septembre, les responsables du secteur éducatif de la préfecture pour échanger sur ces préparatifs.

Mamadi Magassouba, directeur préfectoral de l’éducation de Mamou

« Nous avons invité tous les responsables scolaires, c’est-à-dire les d’établissements publics et privés, les délégués scolaires de l’enseignement élémentaire (DSEE), les cadres de la DPE. Nous avons échangé sur les problèmes liés à l’ouverture des classes, notamment les préparatifs sur le plan pédagogique, sur le plan administratif et celui de l’assainissement des écoles et surtout, de la sécurité sanitaire », a indiqué Mamady Magassouba.

Parmi les points débattus au cours de cette rencontre, figure le manque d’enseignants. Une question qui préoccupe particulièrement la DPE de Mamou. « Nous manquons beaucoup d’enseignants. A l’école primaire publique, nous avons 395 écoles, 1468 salles de classe, 1519 groupes pédagogiques, 1141 enseignants disponibles. Donc, nous avons 547 enseignants manquants à ce niveau. Au niveau du secondaire (collèges et lycées), nous avons 33 écoles, 250 salles de classe, 223 groupes pédagogiques, 381 enseignants disponibles. Il nous manque 133 professeurs tant au niveau des collèges qu’au niveau des lycées », souligne le directeur préfectoral de l’éducation.

Comment réduire l’impact de ce manque d’enseignants ? Face à cette question, les autorités éducatives ont décidé de procéder à une rotation des professeurs au niveau du secondaire. « Avec cette situation, il va falloir faire une gestion saine de ces effectifs-là. Nous devons voir comment les utiliser judicieusement, afin de diminuer le grand manque à gagner. C’est dans ce cadre que nous avons décidé de mettre les gens à cheval non seulement dans la commune urbaine mais aussi dans les communes rurales. 

Il n’est pas dit que quelqu’un va enseigner à Téguéréya le matin et être à Soyah le soir, non. Mais si l’année scolaire est de six mois par exemple, il va faire trois mois d’un côté et trois mois de l’autre, en lui donnant le maximum de charge. On peut résoudre temporairement le problème comme ça sur le plan du secondaire », estime Mamady Magassouba, qui appelle également à la contribution de l’association des parents d’élèves et amis de l’école (APEAE).

« Alors, il va falloir que les APEAP, comme d’habitude, se remobilisent pour diminuer le déficit d’enseignants. Nous les félicitons pour ce qu’ils ont déjà fait, parce que les enseignants communautaires sont pris en charge par les communautés, et nous leur demandons de continuer dans ce sens jusqu’au jour où l’Etat nous enverra suffisamment d’enseignants », a lancé le directeur préfectoral de l’éducation de Mamou.

 De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

 Tel: 625698919/657343939

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Dalaba : lancement du projet APAC de Didhèrè Foulah à Kaala

29 septembre 2021 à 17 05 38 09389

L’Association pour la promotion des initiatives locales « APIL »  a lancé le samedi dernier, 25 septembre 2021, le Projet APAC de Didhèrè Foulah à Kolia, dans la Sous- préfecture de Kaala (une localité située à 20 km de la commune urbaine de Dalaba). La cérémonie a eu lieu en présence du nouveau préfet, Colonel Mohamed Bangoura, des cadres préfectoraux, sous préfectoraux et communaux, rapporte Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la région de Mamou.

Selon les informations, le projet APAC de Didhèrè Foulah vise à protéger un site au confluent de plusieurs cours d’eau et à l’intersection de plaines et de hauts plateaux pour lui permettre de garder un écosystème viable dans la zone de Dalaba. Son objectif  global est surtout d’appuyer les initiatives locales à la résilience face au COVID-19 par les communautés de l’APAC et contribuer à la conservation et au maintien de l’écosystème de Didhèrè Foulah.

Mariama Diouldé Diallo, présidente de l’APIL

« Nos activités à réaliser se résument au renforcement des capacités des acteurs sur l’environnement, sensibiliser les communautés sur l’importance de l’APAC, doter les communautés en matériels et équipements pour la surveillance de l’APAC, les former en technique d’installation d’une pépinière, les approvisionner en semences et en matériels pour l’agriculture, faire la promotion du l’écotourisme par la construction d’un mausolée et d’un abri pour les touristes, initier d’autres activités pour le développement des nos localités pour que les populations soient indépendantes et éradiquer la pauvreté », a précisé Madame Mariama Diouldé Diallo, présidente de l’APIL.

A la cérémonie de lancement de ce projet dans le district de Hérico, Dr Hassimiou Bah, le secrétaire général de l’APIL, est brièvement revenu sur l’historique de Didhèrè Foulah, autrefois considéré comme un repère et une refuse de démons.

Dr Hassimiou Bah, secrétaire général de l’APIL

« Didhèrè Foulah, véritable aire protégée du patrimoine historique est étroitement intégrée aux modes de vie, aux stratégies de gestion des terres et aux identités de la communauté locale,  en ce sens que tous les habitants accordent une attention soutenue à la conservation du site. Dans les temps, ce site était considéré comme le repère et le refuse des démons et des esprits de la rivière de Tènè. Il s’y trouvait une forêt très épaisse au point que les rayons du soleil ne lui parvenaient presque jamais. C’est là que les Djallonkés venaient pour adorer les esprits. En ce lieu se produisit un évènement si inattendu qu’on baptisa le lieu Didhèrè Foulah. Les païens s’emparent d’Abdoulaye Foulah et décidèrent de l’immoler en l’honneur des esprits du site. Ils voulurent l’égorger, mais le couteau ne put le blesser. Dieu sauva Foulah. Car, son boubou, trop long, fit que sa tête émergea de l’eau et il y vécu un temps (pendant 3 mois ou 12 jours, selon la légende). Alors que Foulah était en vie, les poissons ont rongé son petit orteil droit. Ainsi, jusqu’à nos jours, ses descendants naissent sans un ongle à ce petit orteil. C’est une femme de la famille NDanyebhé qui le sauva des eaux et il survécut et reprit sa lutte pour implanter l’islam », a expliqué Dr Hassimiou Bah.

Au nom des populations locales, le maire de la commune rurale de Kaala, Mamadou Saliou Barry, a salué l’initiative de l’APIL et s’est engagé à accompagner la mise en œuvre du projet APAC pour le bonheur des populations locales.

Mamadou Saliou Barry, maire de la commune rurale de Kaala

« L’évènement qui nous réunit ici est le lancement du projet APAC qui doit contribuer à la conservation et le maintien de l’écosystème de Didhèrè Foulah. Notre vaillante population salue vivement la présence de ce projet dans notre commune rurale. Nous allons nous battre pour que ce projet soit une réalité pour le bonheur de nos citoyens et les générations futures », a dit Mamadou Saliou Barry.

Présent à cette cérémonie, le Colonel Mohamed Bangoura, nouveau préfet de Dalaba, s’est réjoui de ce projet et a invité les populations à la culture de la paix.

Colonel Mohamed Bangoura, nouveau préfet de Dalaba

« Je suis très heureux, quelques jours après ma nomination en qualité de préfet, de lancer un grand projet lié à la résilience à la COVID-19, ayant beaucoup d’actions en vue, dont : la préservation de la biodiversité d’un site protégé, l’aviculture, l’apiculture, la création de pépinières, le maraîchage, l’écotourisme… Je félicite les initiateurs de ce projet et la coopération internationale pour son financement. Braves populations de Kaala, je vous demande de profiter de ce projet en y apportant votre contribution et de tout faire pour le pérenniser. C’est pourquoi je vous exhorte d’unir vos forces et vos initiatives pour que ce projet soit une réussite dans votre localité. Le développement doit être notre ambition. Pour le réussir, il faut instaurer un climat de paix, d’unité et de cohésion sociale entre les différents acteurs au développement », a indiqué Mohamed Bangoura.

A noter que l’association pour la promotion des initiatives locales est une association apolitique à but non lucratif, née de la volonté d’un groupe de personnes soucieuses d’apporter leur contribution dans le processus de lutte contre la pauvreté, surtout en milieu rural.

De Dalaba, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tél. : 625698919/657343939/626979736

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Labé : la CONAREG organise une journée de plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale

27 septembre 2021 à 8 08 19 09199

L’antenne régionale de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG), a organisé, samedi, 25 septembre 2021, à Labé, une journée de plaidoyer pour la Paix et la Cohésion Sociale qui a mobilisé autour des autorités régionales et préfectorales plusieurs responsables d’organisations de promotion des droits humains et de paix, des chefs religieux et des professeurs d’université, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette rencontre portait essentiellement sur « l’implication des conseils locaux de la société civile dans la prévention et gestion des conflits » et « rôles et responsabilités des leaders communautaires et des religieux dans la consolidation de la paix et la cohésion sociale.

En souhaitant la bienvenue aux participants et aux autorités régionales et préfectorales de Labé, le coordinateur de l’antenne régionale de la Coalition Nationale d’Appui à la Réconciliation en Guinée (CONAREG), Ismaël Dieng a d’abord situé le contexte de la rencontre. 

Ismaël Dieng, coordinateur régional CONAREG Labé

« La CONAREG, entendez coalition nationale d’appui à la réconciliation en Guinée, a initié une journée nationale de plaidoyer pour la paix et la cohésion sociale en Guinée, en ce samedi, 25 septembre 2021. Le programme se déroule sur toute l’étendue du territoire national, en commençant par Conakry jusque dans les chefs-lieux des régions naturelles de l’intérieur du pays. Nous avons estimé que c’est nécessaire que nous citoyens guinéens nous nous retrouvions pour échanger par rapport aux défis auxquels nous faisons face. La CONAREG a commencé ses activités depuis un certain temps. Nous avons réalisé beaucoup d’activités. Dieu merci ! Mais, il nous reste beaucoup à faire encore. Je voudrais rappeler que la CONAREG est un consortium d’organisations de la société civile né depuis 2018 avec des organisations de défense des droits de l’homme, des médias et d’autres structures affiliées dont l’appui technique et financier vient de l’Initiative Mondiale pour la Vérité, la Justice et la Réconciliation. Ces organisations travaillent aussi en collaboration avec la Coalition Internationale de Sites de Conscience dont le siège se trouve à New-York, aux Etats-Unis. Nous avons entamé ces activités depuis 2018 et nous voulons aller vers la réconciliation nationale. Vous-vous souvenez l’ex président de la République, Alpha Condé avait mis en place une commission provisoire de réflexion pour la réconciliation nationale. Cette commission a travaillé intensément et a réussi à produire un document consistant contenant des recommandations très fortes et pertinentes » a-t-il expliqué.

Malheureusement, ce processus n’a pas pu avancer, faute de volonté politique réelle de la part des autorités qui géraient le pays jusque-là.

« La CONAREG est beaucoup soucieuse pour la paix et la réconciliation en Guinée et voudrait vraiment mettre tout en œuvre pour parachever ce processus. C’est pourquoi, la CONAREG s’est fixée comme objectifs de faire d’abord des plaidoyers en faveur de la promulgation de la loi sur cette commission Vérité, Justice et Réconciliation mais aussi veiller jusqu’à ce que cette commission soit mise en place. Ce sont donc là les objectifs visés par la CONAREG. C’est vrai ! On avait à faire à des autorités qui étaient hostiles à cette affaire de réconciliation, parce beaucoup ne voulaient pas en entendre parler, sous le prétexte qu’en Guinée il n’y a pas eu de guerre civile, les gens se marient entre eux et ils vivent ensemble en harmonie. Qu’il n’y a pas de raison qu’on parle de réconciliation nationale » a-t-il ajouté.

Ismaël Dieng a mis l’occasion à profit pour présenter à l’auditoire un extrait du mémorandum sur la réconciliation nationale en Guinée rédigé par la CONAREG à l’attention des nouvelles autorités militaires du pays. Ce document fait mention de recommandations importantes au CNRD.

« Face à la situation sociopolitique et les défis auxquels la Guinée sera confrontée durant cette période de transition, les nouvelles autorités guinéennes notamment le Conseil National pour le Rassemblement et le Développement doivent placer la question de la réconciliation nationale au cœur des priorités. La société civile et ses victimes attendent des autorités du Conseil National pour le Rassemblement et le Développement (CNRD) l’adoption et la mise en place de la CVJR qui devra aussi proposer les critères de choix des victimes, les types de réparation intermédiaires mais aussi travailler sur une stratégie de documentation des sites de mémoires pour permettre aux survivants de se recueillir et se souvenir. Que le CNRD soutienne et accompagne la société civile et les journalistes dans la sensibilisation à la nécessité et aux objectifs d’un processus holistique de réconciliation » peut-on lire dans le document.

Prenant la parole au nom des autorités régionales et préfectorales, le directeur de cabinet du gouvernorat de Labé, Ouremba Traoré a fait un réquisitoire contre les organisations de la société civile et des chefs-religieux.

Ouremba Traoré, Directeur de cabinet gouvernorat Labé

« C’est le comportement des uns et des autres dans la vie en société qui promouvoir la paix ou crée des situations qui peuvent compromettre la paix » a-t-il entamé avant d’expliquer avec forces arguments que l’injustice sociale peut dangereusement compromettre la paix. Prenant l’exemple d’un enseignant qui donne 15 sur 20 à un élève qui ne le mérite pas au détriment de celui qui le mérite et auquel il a donné 8, injustement. C’est le cas aussi du médecin qui reçoit un patient qui est venu à 10 heures chez lui aux préjudices d’un autre qui, ayant passé toute la nuit à souffrir est venu à l’hôpital à 7 heures du matin.  Une manière de dire aussi que la paix n’est pas que l’apanage des autorités ou de l’Etat. Que c’est une notion qui devrait interpeller tout le monde. 

Il ajoute que l’avènement de multipartisme en Guinée a également contribué à démasquer les acteurs de la société civile qui ont fini par avoir régulièrement des connexions avec le monde politique partisan, au détriment de rôle régalien entre le pouvoir et les citoyens. Ce manque de neutralité avéré des organisations de la société civile a suscité un débat enrichissant entre participants au point que l’idée d’organisation des états généraux de cette entité a été saluée et encouragée par chacun et tous.

Les enseignements tirés de cette rencontre de Labé autorisent un grand espoir, selon le modérateur, Alphadjo Diallo, coordinateur de la Maison de Justice et membre de l’antenne régionale de la CONAREG.

« Sans risque de me tromper, avec cette liberté d’expression qui a caractérisé les débats autour des deux thèmes qui étaient inscrit à l’ordre du jour, tous les problèmes qui assaillent vraiment la société guinéenne ont été évoqués et débattus en profondeur avec les participants. Je pense qu’il faut vraiment fonder de l’espoir que les prochaines étapes vont nous emmener vraiment à amorcer définitivement la phase définitive surtout de la réconciliation de la réconciliation nationale », a-t-il indiqué.

Il est à préciser que les deux thèmes de la journée de plaidoyer ont été présentés par le président du conseil régional des organisations de la société civile de Labé, Elhadj Mamadou Cellou Goumba Diallo.

Elhadj Mamadou Cellou Goumba Diallo, président conseil régional organisations société civile Labé, facilitateur de la rencontre

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334  

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Administration du CNRD : voici la liste complète des gouverneurs et préfets du pays

25 septembre 2021 à 14 02 07 09079

Depuis le 5 septembre 2021, le colonel Mamadi Doumbouya et son équipe du comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) gèrent les destinées de la Guinée. Après avoir renversé le régime Alpha Condé, les militaires ont dissout le gouvernement et les institutions républicaines ; mais aussi, ils ont mis de nouvelles personnes à la tête de l’administration déconcentrée.

En attendant de connaître les membres de la junte militaire au pouvoir et du gouvernement de transition, Guineematin.com a répertorié pour vous les prénoms et noms des gouverneurs et préfets, nommés par les nouvelles autorités du pays et installés dans leurs fonctions entre le 6 et le 10 septembre 2021. Nous vous proposons ci-dessous leur liste complète :

Zone spéciale de Conakry 

Gouverneure : Général de brigade M’Mahawa Sylla

Région administrative de Boké 

Gouverneur : Colonel Sékouba Camara

                  Préfets

Boké : Colonel Fodé Aboubacar Sylla

Boffa : Colonel Ibrahima Barry

Fria : Colonel Yaya Kalissa

Gaoual : Colonel Fassama Condé

Koundara : Colonel Bangaly Condé

Région administrative de Kindia 

Gouverneur : Général Ibrahima Kalil Condé

                         Préfets :

Kindia : Colonel Abdel Kader Mangué Camara

Coyah : Colonel Alpha Oumar Cissé

Dubréka : Colonel Elhadj Sékouba Sacko

Forécariah : Colonel Alsény Camara

Télimélé : Colonel Augustin Fancinadouno

Région administrative de Mamou 

Gouverneur : Colonel Aly Badra Camara

                        Préfets :

Dalaba : Colonel Mohamed Bangoura

Mamou : Colonel Bienvenue Lamah

Pita : Colonel Abdoulaye Sylla

Région administrative de Faranah 

Gouverneur : Colonel Malick Diakité

                     Préfets: 

Dabola : Colonel Mohamed Niang

Dinguiraye : Colonel Mamady Touré

Faranah : Colonel Jean Louis Kpoghomou

Kissidougou : Colonel Cécé Maoumy

Région administrative de Kankan 

Gouverneur : Général Aboubacar Sidiki Diakité

                        Préfets :

Kankan : Colonel Etienne Tounkara

Kérouané : Colonel Cécé Richard Haba

Kouroussa : Colonel Cheick Alpha Diabaté

Mandiana : Colonel Mamady Dembélé

Siguiri : Colonel Mamady Condé

Région administrative de Labé 

Gouverneur : Colonel Tamba Kalas Tolno

                            Préfets :

Koubia : Colonel Mohamed Lamine Camara

Labé : Colonel Sény Sylain Camara

Lélouma : Colonel Bassia Léno

Mali : Colonel Pévé Zoumanigui

Tougué : Colonel Souleymane Camara

Région administrative de N’Zérékoré

Gouverneur : Général Mohamed Lamine Keita

                         Préfets :

Beyla : Colonel Douramoudou Keïta

Guéckédou : Lieutenant-colonel Daman Oulen Dioumessy

Lola : Colonel Ousmane Diallo

N’Zérékoré : Colonel Sékou Keïta

Macenta : Colonel Lancinè Diallo

Yomou : Colonel Karamo Boké Camara

Les nouveaux administrateurs territoriaux, tous issus des rangs de l’armée de terre et de la gendarmerie, comptent 4 généraux dont une femme, et 37 colonels et lieutenants colonels.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél: 628 08 98 45

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Labé : des fidèles musulmans empêchés d’effectuer la prière de Vendredi à Tata 2

17 septembre 2021 à 20 08 07 09079

Située à Tata2 (dans la commune urbaine de Labé), la mosquée de Missidé Hindé a été fermée aux fidèles musulmans ce vendredi, 17 septembre 2021. Un pick-up de gendarmes dépêché sur place en fin de matinée par les autorités a empêché les fidèles d’accéder à ce lieu de culte pour s’acquitter de la prière hebdomadaire du vendredi. Les imams de cette mosquée (qui sont des wahhabites) accusent l’inspecteur régional des affaires religieuses de Labé d’être l’instigateur de ce blocus, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

Les fidèles qui ont voulu rallier cette mosquée ont été surpris par la présence des gendarmes sur les lieux. Et, pour éviter des heurts sur place, ils se sont rabattus sur les autorités administratives pour tenter de comprendre les motifs de ce déploiement d’agents sur ce lieu de culte. Mais, selon Elhadj Abdourahmane Diallo, l’un des imams de ladite mosquée, c’est la haine viscérale des autorités religieuses locales contre les wahhabites qui a entraîné cette situation déplorable.

Elhadj Abdourahmane Diallo imam de la mosquée

« Ils ont envoyé des gendarmes ici pour nous sommer de ne pas effectuer la prière du Vendredi dans cette mosquée, pour l’instant. C’est Elhadj Mamadou Badrou Bah, l’inspecteur régional des affaires religieuses, qui a demandé au préfet de dépêcher une équipe de la gendarmerie sur les lieux pour nous empêcher de prier. Mais, nous savons que le motif est simple et c’est parce que nous sommes de la secte Wahhabites, nous croisons les bras en priant. Ils sont contre nous et ils veulent à tout pris nous réduire à néant », a expliqué Elhadj Abdourahmane Diallo.

Egalement, oustage Al-hamdou Diallo, le coordinateur des wahhabites de Labé, abonde dans le sens. Et, il promet de se battre avec ses frères wahhabites pour qu’ils soient rétablis dans leur droit.

« La mosquée dispose de tous les documents nécessaires pour sa construction ; et, c’était sous l’ordre de feu Elhadj Abdourahmane. Il y a de cela 20 ans que nous menons des démarches pour qu’on nous autorise à effectuer les prières du vendredi ici. Mais, les autorités religieuses n’ont toujours pas accepté. Et, tout cela, c’est parce que nous ne sommes pas de la même école religieuse. Nous, nous sommes des Wahhabites. Mais, nous allons nous battre pour être rétablis dans nos droits », a indiqué oustage Al-hamdou Diallo.

Elhadj Badrou Bah, premier imam de Labé

Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Mamadou Badrou Bah, l’inspecteur régional des affaires religieuses de Labé, a laissé entendre que la mosquée de Missidé Hindé ne dispose pas de tous les documents légaux pour l’autorisation d’une prière collective les vendredis.

« Cette affaire date de longtemps. La mosquée a été construite dans le sens de permettre aux élèves de l’école franco-arabe d’y effectuer les prières après les cours. Mais, ces derniers temps, il y a certains citoyens qui se regroupent sur les lieux pour effectuer la prière du vendredi, sans aucune autorisation. En plus de cela, il n’y a pas une concentration de la population à ce niveau pour ériger cette mosquée en une mosquée où on peut effectuer les prières du vendredi », s’est défendu Elhadj Mamadou Badrou Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé: un garçon de 4 ans, kidnappé depuis 3 jours, retrouvé mort dans un puits

15 septembre 2021 à 20 08 10 09109

Enlevé dimanche dernier par des inconnus à Taïré (un secteur du quartier Fafabhé, dans la commune urbaine de Labé), Elhadj Ousmane Baldé a été retrouvé mort ce mercredi, 15 septembre 2021. Le corps de ce petit garçon de 4 ans a été découvert dans un puits cet après-midi dans le secteur où il avait été kidnappé en fin de weekend dernier. Trois présumés auteurs de l’enlèvement et de la mort de ce bambin ont déjà été arrêtés par la gendarmerie.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est le 12 septembre dernier, dans l’après-midi, que la disparition de Elhadj Ousmane Baldé a été constatée. Les recherches de sa famille pour le retrouver dans le quartier ont été infructueuses jusqu’au lundi quand un de ses ravisseurs a appelé pour réclamer une rançon de 100 millions francs guinéens.

Mamadou Lamarana Baldé, père de l’enfant kidnappé

« Au moment de sa disparition, il (Elhadj Ousmane) jouait avec ses amis d’âge. Nous avons demandé à ces derniers, mais personne d’entre eux n’a pu dire la destination de mon enfant. La personne qui l’a enlevé m’a appelé ce lundi sur mon numéro personnel ; mais, comme je ne l’ai pas décroché, il a appelé mon épouse en lui demandant si c’est elle la mère de Elhadj Ousmane. Ma femme a répondu par l’affirmative. Alors, le kidnappeur a dit à ma femme de me dire qu’il détient mon fils. C’est ainsi que j’ai appelé le numéro ; et, l’intéressé qui était au bout de la ligne, dans notre entretien, s’est énervé. Il a dit que si je veux récupérer mon enfant, je dois payer 100 millions de Francs guinéens. Mais, comme il a compris que je n’étais pas disposé à payer cette somme, il a raccroché et a éteint son téléphone », a expliqué un peu plus tôt Mamadou Lamarana Baldé, le père de la victime.

Suite à ces appels téléphoniques, les parents de Elhadj Ousmane ont saisi l’escadron mobile N°8 d’une plainte pour enlèvement. Et, immédiatement, des enquêtes ont été ouvertes pour retrouver les ravisseurs. Ces enquêtes ont finalement permis de mettre la main sur trois suspects dont un neveu de Mamadou Lamarana Baldé. Mais, malgré leur interpellation, ces présumés ravisseurs ont refusé d’obtempérer avec les enquêteurs et révéler le lieu où ils détenaient Elhadj Ousmane.

Finalement, c’est dans l’après-midi de ce mercredi que le corps sans vie de cet enfant été retrouvé dans un puits. Abdoulaye Baldé, l’oncle de Elhadj Ousmane réclame justice.

Abdoulaye Baldé, oncle de l’enfant

« C’est aux environs de 16 heures que nous avons retrouvé le corps de l’enfant (Elhadj Ousmane Baldé) dans un puits, un peu loin de nos habitations. Le cerveau de cet enlèvement c’est un de nos parents du nom de Elhadj Mamadou Baïlo Baldé. Actuellement il est mis aux arrêts avec deux de ses complices. Ils sont à la gendarmerie. Il (Elhadj Mamadou Baïlo Baldé) nous a confié que ça fait trois jours depuis qu’il a jeté l’enfant dans ce puits… J’ignore les causes qui ont poussé ce jeune à commettre un tel crime. Nous demandons aux autorités de sanctionner les auteurs de ce crime à la hauteur de leur forfaiture », a dit Abdoulaye Baldé. 

A noter que Elhadj Mamadou Baïlo Baldé (le cerveau présumé du meurtre de Elhadj Ousmane Baldé) et ses deux complices arrêtés sont toujours détenus par la gendarmerie pour la suite des enquêtes. Et, le corps de Elhadj Ousmane Baldé a été enterré au cimetière de Taïré (dans la commune urbaine de Labé) après la prière de 17 heures.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : un incendie fait plusieurs dégâts matériels Gadha Pounthioun

14 septembre 2021 à 10 10 40 09409

Un incendie s’est produit dans l’après-midi d’hier, lundi 13 septembre 2021, à Gadha Pounthioun, un secteur du quartier Pounthioun, dans la commune urbaine de Labé. Le feu s’est déclaré dans une concession habitée par plusieurs personnes, faisant plusieurs dégâts matériels. Ces dégâts auraient pu être beaucoup plus importants, si les voisins et les sapeurs-pompiers n’étaient pas vite intervenus. Car les habitants de la maison étaient pour la plupart dehors lorsque l’incendie a commencé, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Rose Lamah, victime

« C’est aux environs de 17 heures, pendant que j’étais au marché, qu’on m’a appelé pour m’informer que notre maison avait pris feu. Immédiatement, je suis revenu et j’ai constaté qu’il y a effectivement un incendie chez nous. Il y a eu assez de dégâts matériels. Heureusement, lorsque le feu s’est déclaré, nos voisins sont vite venus faire sortir les enfants qui étaient à l’intérieur pour sauver leur vie.

Tout le quartier s’est mobilisé pour nous assister avec l’appui du service de protection civile.  C’est ce qui a permis de limiter les dégâts et de sauver certains objets. Il y avait même un véhicule qui était garé dans la cour et qui a été sorti grâce à la bravoure des jeunes du quartier », a déclaré Rose Lamah, l’une des victimes,

Selon les informations recueillies sur les lieux, c’est un court-circuit qui serait à l’origine de cet incendie.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Un commerçant victime de vol à Labé : « ils ont emporté 120 millions de francs »

11 septembre 2021 à 20 08 03 09039
Elhadj Chérif Sengouma Diallo, commerçant victime de vol à Labé

Un vol par effraction a eu lieu dans la nuit du vendredi à ce samedi, 11 septembre 2021, au marché central de Labé. Des inconnus ont cassé les barres de fer qui se trouvaient au-dessus de la porte pour s’introduire dans le magasin. Ils ont cassé aussi le coffre-fort, emportant un montant de 120 millions de francs guinéens, selon la victime, interrogée par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Les voleurs sont entrés par effraction. Ils ont arraché les antivols pour s’introduire dans le magasin. Ils ont réussi à casser le coffre-fort et prendre l’argent. Après leur salle besogne, ils ont abandonné tous les objets dont ils se sont servis pour mener l’opération sur les lieux pour s’en aller. Après l’inventaire, j’ai constaté qu’ils ont emporté 120 millions de francs guinéens.

objets utilisés par les voleurs

Ils étaient venus trois dans mon magasin pour tenter de voler, mais c’est seulement cette fois qu’ils ont réussi à casser le coffre-fort », a confié Elhadj Chérif Sengouma Diallo, qui interpelle les services de sécurité sur cette situation. « Je demande aux services de sécurité de m’aider à récupérer mon argent. Et qu’ils arrêtent tous les malfrats pour les mettre en prison », a lancé le commerçant.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Cellou Baldé à Mamou : « nous n’avons pas de rancune » contre Alpha Condé

10 septembre 2021 à 11 11 42 09429

L’ancien député uninominal de Labé a-t-il pardonné à son geôlier Alpha Condé ? En visite dans la ville carrefour (où il a rencontré les nouvelles autorités régionales et préfectorales de Mamou) hier, jeudi 09 septembre 2021, Cellou Baldé a dit n’avoir aucune rancune et ne veut régler des comptes à personne. Ce cadre de l’UFDG (qu’on dit avoir négocié avec l’ancien régime sa libération conditionnelle avec Ousmane Gaoual et Chérif Bah) a dit mettre ses longs mois de prison au compte de la volonté divine et a demandé au comité national de rassemblement et du développement (CNRD) de ne pas regarder dans le rétroviseur. Il a surtout exhorté à la junte actuellement au pouvoir en Guinée d’œuvrer en faveur de la réconciliation, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

Devant les autorités de la ville carrefour, ce responsable des fédérations UFDG de l’intérieur s’est tout d’abord réjoui de la prise du pouvoir par l’armée. Ensuite, il a exprimé son soutien au CNRD pour une transition réussie dans le pays.

Cellou Baldé, ancien député de Labé

« C’est un sentiment de joie et de satisfaction que nous avons à notre niveau. Il n’y a pas une entité qui doit se réjouir aujourd’hui plus que l’union des forces démocratiques de Guinée de ce changement qui vient d’intervenir dans notre pays, d’autant plus que nous sommes les premiers bénéficiaires des mesures positives prises par le CNRD,  notamment la libération des détenus politique. Moi, j’en étais un. Au nom de tous mes collègues détenus et à mon nom personnel, je vous dis merci. Nous sommes venus vous saluer, vous féliciter et vous remercier d’avoir, à travers le CNRD, délivré le peuple de Guinée. Nous espérons que vous allez rassembler tout le peuple de Guinée. Nous sommes venus vous témoigner notre soutien pour une transition réussie », a dit Cellou Baldé.

Pour l’ancien député uninominal de Labé (qui a passé huit mois de détention à la maison centrale de Conakry), il faut aller de l’avant pour réconcilier la Guinée avec elle-même.

« Nous n’avons pas de rancune, nous ne voulons pas de règlement de comptes. Nous avons subi les affres de la prison ; mais, nous nous disons que c’est Dieu qui a voulu que nous soyons là-bas et c’est lui qui nous a libérés aussi. Nous ne voulons pas qu’on regarde dans le rétroviseur. Nous voulons qu’on regarde de l’avant pour que la Guinée soit une Guinée réconciliée avec elle-même. Et, l’ensemble des régions se donnent les mains pour qu’ensemble nous réussissions tous, à l’image des pays voisins », a indiqué Cellou Baldé.

Apparemment, le message de ce cadre de l’UFDG a été bien accueilli par les autorités de Mamou. Car, à tour de rôle, le préfet Colonel Bienvenue Lamah et le gouverneur colonel Aly Badra Camara ont pris la parole pour exprimer leur satisfaction et réitérer leur engagement à œuvrer pour la paix, la cohésion sociale dans la ville carrefour. Ces autorités ont également réitéré leur disponibilité à travailler avec toutes les composantes de la population de Mamou.

Colonel Aly Badra Camara, nouveau gouverneur de la région administrative de Mamou

« On ne peut pas  rassembler si on n’a pas le sentiment de fraternité. On ne peut pas se rassembler sans la paix. Nous tendons la main à tout le monde pour une transition réussie et civilisée. Nous souhaitons la complémentarité pour une Guinée prospère », a dit le gouverneur Aly Badra Camara.

Colonel Bienvenue Lamah, préfet de Mamou

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Labé : les chefs religieux invitent les nouvelles autorités à lier la parole aux actes

10 septembre 2021 à 8 08 29 09299

A l’occasion d’une visite de courtoisie que lui a rendue le nouveau préfet de Labé hier, jeudi 9 septembre 2021, le premier imam de la ville, Elhadj Mamadou Badrou Bah affiché son soutien aux nouvelles autorités avant de les exhorter à lier leurs paroles tenues aux actes, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ce jeudi 09 septembre 2021, le nouveau préfet de Labé, Colonel Sylvin Sény Camara, accompagné  de son cabinet, a rendu visite de courtoisie aux autorités religieuses de Labé. La rencontre a eu lieu au quartier mosquée au domicile d’El Badrou Bah. A cette occasion, le premier imam de la ville livré un message aux nouvelles autorités du pays :  » Nous remercions Dieu. Chaque que Dieu fait, il se réveillera avec quelque chose de nouveau. C’est la loi de la vie. Mais comme nous Guinéens sommes tous des croyants (musulmans ou chrétiens), nous nous réjouissons des prières et bénédictions faites par nos aïeux pour nous et pour notre pays. Car leurs prières ont été exhaussées en leur temps et ces mêmes prières continuent de nous protéger.

Plusieurs choses qui devaient s’abattre sur notre pays sont souvent déjouées grâce aux prières de nos ancêtres. Ceux qui pensent que la Guinée va brûler se trompent. Les raisons sont simples : premièrement, les Guinéens sont de croyants.

Colonel Sylvin Sény Camara, nouveau préfet de Labé, chez le grand imam

Deuxièmement,  la Guinée est une famille. Nous remercions Dieu et ceux qui ont été la cause de ce changement de régime sans effusion de sang, sans dégâts.  C’est  vrai,  c’est une première chez nous qu’un coup d’Etat s’opère au vivant du président en exercice sans enregistrer de dégâts.  Je peux dire, que c’est une première. Tout ça, c’est à cause des bénédictions de nos parents. Ce que nous devons faire, c’est de poursuivre ces prières et bénédictions, nous aimer les uns des autres. Le nouveau préfet qui est venu nous rendre visite a dit qu’il n’est pas de Labé,  mais depuis 8 ans il est en service à Labé. Ça prouve qu’il connaît Labé. Il a succéder à El Safioulaye bah. Si on demandait au nouveau préfet,  il allait dire de laisser El Safioulaye comme préfet sans être à sa place.  Mais ça ne dépend pas de lui. C’est la situation qui l’oblige. Comme l’administration est une continuité, El Safioulaye qui en France pour une visite médicale m’a appelé pour me dire d’envoyer le véhicule de service au nouveau préfet et les clés de la résidence du préfet.

Le nouveau préfet a dit qu’il va attendre tout cela  jusqu’au retour d’El Hadj Safioulaye qui, si tout va bien comme prévu,  sera à Labé le samedi prochain. Le nouveau préfet, nous avons entretenu de bonnes relations avec lui lorsqu’il était dans son ancien poste avant d’être aujourd’hui préfet. C’est une tradition pour les labekas. Tout administrateur muté à Labé et qui devient utile à la population, il quittera Labé avec tous les honneurs. Mais si c’est le contraire,  même si la population de Labé ne l’aime pas, ils feront tout pour lui obéir comme l’islam le recommande. Ce n’est pas facile de vivre avec les citoyens de Labé.  Vient seulement te mettre à la disposition de tout le monde. Et tout ce qu’il pense être bon pour Labé,  il n’a qu’à se battre pour la chose et il trouvera que nos bénédictions vont l’appuyer.

Colonel Sylvin Sény Camara, nouveau préfet de Labé

En ce qui concerne les nouvelles autorités qui les ont mis à ces postes, Dieu merci,  depuis qu’ils ont pris le pouvoir nous entendons leurs discours et des promesses qui méritent d’être soutenus. Car, s’ils disent qu’ils ont pris le pouvoir pour rétablir la justice, lutter contre la gabegie financière, se battre pour le développement, la paix,  pour le rassemblement de tous les fils de la Guinée,  cela n’est pas difficile à soutenir. C’est ce que nous cherchons tous. La junte s’est engagée sur une voie qui montre qu’ils sont pour le sérieux en disant qu’ils n’accepteront pas les mouvements de soutiens liés aux mamayas inutiles qui vont les empêcher de travailler. Ça prouve qu’ils sont engagés à travailler pour le pays. Si c’est eux qui convoquent telle ou telle entité, c’est normal que ceux qui sont invités répondent pour échanger avec eux.

Nous prions Dieu que la junte puisse lier la parole à l’acte. Si tel est le cas, ils ne heurteront pas aux erreurs du passé. Comme ils sont des intellectuels, ils doivent tirer les leçons du passé,  prendre tout ce qui est bien et rejeter tout ce qui est mauvais. Nous les leaders religieux, ce qui nous revient, c’est de multiplier les sensibilisations pour la paix dans nos différents sermons. Et cela aussi va aider toutes les autorités qui aspirent au développement en prenant tous les citoyens au même pied d’égalité. Nous avons appris que des prisonniers politiques ont été libérés par les nouvelles autorités,  nous remercions Dieu et ceux qui les ont libérés.

Et nous demandons au nouveau préfet que si par hasard il y a des prisonniers politiques à la Maison centrale de Labé, que cette libération soit élargie. C’est ce que nous leur demandons. Le reste,  ils n’ont qu’à rester tranquilles et travailler pour Labé,  les mains libres. Nous n’allons pas les embêter dans leurs bureaux à travers des visites inutiles.  Mais que le nouveau préfet sache une chose, au cas où il nous voit dans son bureau, qu’il sache que c’est pour une affaire importante. Parce que nous n’allons pas les tromper », a confié Elhadj Badrou Bah,  par ailleurs inspecteur régional des affaires religieuses de Labé. 

Labé,  Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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Mory Diallo quitte Mamou en larmes : « vous n’avez pas besoin de pleurer, ça fait partie de la Vie », dit le préfet entrant

7 septembre 2021 à 11 11 07 09079

Après plus de 7 ans à la tête de la préfecture de Mamou, Mory Diallo vient de céder en larmes son fauteuil au colonel Bienvenue Lamah, jusque-là commandant du groupement de la gendarmerie de Mamou. La passation de service entre les deux hommes a eu lieu hier, lundi 06 septembre 2021, dans la salle de conférence du bloc administratif de la préfecture, en présence du gouverneur Aly Badra Camara, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Cette alternance à la tête de la préfecture de Mamou fait suite au coup d’Etat militaire intervenu dimanche dernier et qui a balayé le régime d’Alpha Condé. Et, c’est au cours d’une courte et très émouvante cérémonie que le préfet sortant, Mory Diallo, a passé le témoin à son successeur, le colonel Bienvenue Lamah.

Mory Diallo, préfet de Mamou

« Je n’ai pas l’intention de faire un discours parce que le chemin parcouru est long. Aujourd’hui, nous nous retrouvons suivant l’instruction des nouvelles autorités du pays pour la passation de service. Je suis en train de passer le service à mon frère le colonel Bienvenue Lamah. Je voudrais à cette occasion féliciter et encourager les populations de Mamou, parce que Mamou est un havre de paix qui a une population civilisée. Les citoyens de Mamou sont des citoyens responsables qui ont un sens de fraternité…. Je prie Dieu qu’il repende sa miséricorde sur toute la préfecture de Mamou », a dit Mory Diallo avec un visage trempé de larmes.

Colonel Bienvenue Lamah, préfet de Mamou

Prenant la parole, le nouveau préfet a bercé son prédécesseur en quelques mots. « Monsieur le préfet, vous n’avez pas besoin de pleurer, ça fait partie de la Vie. Je suis très content de vous, vous m’avez préparé avant de partir », a déclaré le colonel Bienvenue Lamah avec beaucoup de tendresse.

Par ailleurs, le nouveau préfet de Mamou a exprimé sa disponibilité de travailler avec toutes les populations de Mamou dans la paix et la fraternité. « Je suis à Mamou, je ne suis pas étranger ici, je viens vers vous et je me confie à vous. Je suis un fils de Mamou, je tends une main franche à tout le monde.  Tous les citoyens sont égaux devant mon logement, devant mon bureau voire dans la rue. La presse, je compte sur vous pour sensibiliser les citoyens », a dit le colonel Bienvenue Lamah.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Labé : Madifing Diané hué lors de la passion de service avec le commandant Tamba Kalas Tolno

6 septembre 2021 à 18 06 30 09309

Le bloc administratif du gouvernorat de Labé a abrité ce lundi, 06 septembre 2021, la cérémonie de passation de service entre le gouverneur sortant, Madifing Diané et le gouverneur entrant, le commandant Tamba Kalas Tolno (jusque-là commandant adjoint de la deuxième région militaire de Guinée). Cette alternance à la tête de la région administrative de Labé fait suite à la prise du pouvoir hier (dimanche) par le comité national de rassemblement et du développement par un coup de force contre le régime d’Alpha Condé. Et, au cours de la cérémonie, les nombreux citoyens massés derrière la cour du gouvernorat ont hué le gouverneur sortant, rapporte Guineematin.com à travers son correspondant à Labé.

« Liberté ! Liberté ! Madifing zéro ! » C’est au rythme de ce slogan hostile au gouverneur sortant, Madifing Diané, que la cérémonie de passation de service s’est déroulée au gouvernorat de Labé. Les populations massés derrière la cour de ce bloc administratif ont tenu a exprimé leurs sentiment vis-à-vis du désormais ancien gouverneur de région. Madifing Diané, visiblement très déçu et frustré, a mis sa galère actuelle au compte de la volonté de Dieu.

« Comprenez mon émotion. Je peux vous dire avec conviction que nous sommes dans la tradition de notre éducation et de la religion, avec la foi. Tout ce que Dieu fais est bien, bien fait et très bon. Il est toujours dit, cette case qui est le monde à deux portes. L’homme entre par la première porte, traverse la case et sort par la seconde porte. Tel est la réalité de la vie, telle est aussi la réalité des services. Vous m’avez vu entrer, vous m’avez vu traverser la case et vous me voyez sortir.  Que la sortie soit bonne pour nous tous. Ceci dit, je ne peux pas vous quitter, officier et sous officiers, sans vous exprimer tous mes remerciements et toute ma reconnaissance. J’ai été fier de vous dans l’exercice de vos fonctions sous mon autorité. Pour gouverner il faut accepter d’être gouverner. Vous avez accepté d’être gouverner et vous avez exécuté mes instructions dans le respect et la discipline. En récompense de ça, Dieu vous a gratifié de ce qu’il vous offre depuis hier. Tout homme s’attend à une récompense. Monsieur le gouverneur entrant et vos collègues, je prie Dieu que ce fruit que vous récolter qu’il soit bon. Je suis très heureux de partager cet instant avec vous. Mon passage ici a été pour moi une école qui m’a donné de gros enseignements, des enseignements qui me profiteront. Je demande à ce que Dieu vous assiste », a dit Madifing Diané.

De son côté, le gouverneur entrant, le commandant Tamba Kalas Tolno a appelé ses nouveaux collaborateurs à la transparence. L’officier militaire a aussi prévenu qu’il n’acceptera pas la démagogie et le détournement.

Tamba Kalas Tolno, Commandant Adjoint de la deuxième région militaire de Labé

« Je prend la parole au nom du conseil national du rassemblement et du développement, je prend la parole au nom du commandant de la deuxième région militaire de Labé,  pour prendre la fonction de gouverneur de la région administrative de Labé. J’invite donc les cadres du gouvernorat à la transparence… Je n’accepterais pas la démagogie, le détournement. Aux populations de Labé, je serai à votre écoute et à votre service. A monsieur le gouverneur sortant, je serai attentif à vos conseils. Et, soyez rassuré que tout ira à merveille », a indiqué le commandant Tamba kalas Tolno.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Koubia : le commandant du camp militaire remplace le préfet et remercie les nouvelles autorités

6 septembre 2021 à 10 10 44 09449

Comme annonce précédemment, le régime d’Alpha Condé a été balayé hier, dimanche 05 septembre 2021, par les forces spéciales dirigé par le Colonel Mamady Doumbouya. Et, quelques heures après leur prise du pouvoir, ces militaires ont annoncé une restructuration de l’administration du territoire.

Dans un communiqué à la télévision nationale, les putschistes (réuni au sein d’un comité national de rassemblement et du développement) ont ordonné les commandants de régions de remplacer les Gouverneurs et les commandants d’unités de prendre la place des préfets et des Sous-préfets.

Juste après cette annonce, le commandant de la compagnie d’infanterie militaire de Koubia et ses hommes ont pris acte de cette décision du CNRD et se sont mis à parader dans la ville sous les applaudissements des populations locales. Le colonel Lamine Camara a profité de l’occasion pour réitérer sa disponibilité à servir les citoyens de Koubia.

« Je suis très content d’être placé comme préfet de Koubia. Je remercie l’homme fort du pays, le colonel Doumbouya, et ses hommes. Je suis entièrement à la disposition des populations de Koubia », a dit le nouveau préfet de Koubia.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Labé : des jumeaux classés premier et deuxième au BEPC

4 septembre 2021 à 18 06 28 09289
Alhousseïny Diallo, Alhassane Diallo

La joie est immense aujourd’hui dans la famille d’Alhassane et Alhousseine Diallo, des jumeaux qui étudient au complexe scolaire Tountouroun, situé au quartier Daka, dans la commune urbaine de Labé. Les deux jeunes se sont classés respectivement premier et deuxième de la région au Brevet d’études du premier cycle (BEPC), session 2021. Le correspondant de Guineematin.com à Labé est allé à la rencontre de ces nouveaux lycéens, très heureux de leur classement.

Alhassane Diallo, premier de la région de Labé au BEPC

Selon Alhassane Diallo, ce résultat est loin d’être un fait du hasard. C’est plutôt le fruit d’un travail acharné que lui et son jumeau ont abattu durant toute l’année scolaire. « Ce n’est pas une coïncidence, chacun de nous a travaillé dur pour occuper sa place. On travaillait ensemble à la maison, on avait les mêmes encadreurs et on adoptait la même procédure dans nos révisions. Le seul secret pour réussir, c’est juste d’étudier. Et nous, on a travaillé dur pour réussir. Car à certains moments, on passait des nuits blanches en train de réviser. Être premier de la région, c’est un rêve qui m’animait depuis toujours », a dit le jeune homme.

Alhousseïny Diallo, 2ème de la région de Labé

De son côté, Alhousseïne Diallo soutient que ce n’est pas étonnant que lui et son jumeaux occupent les deux premières places au BEPC dans la région de Labé. « Tout ce que je peux dire, c’est que tous les deux, on a travaillé dur pour obtenir ce résultat. Durant toute l’année scolaire, on révisait ensemble, de jour comme de nuit. Et je rappelle que ce n’est pas la première fois qu’on se suit au classement.

Lorsqu’on a fait la troisième année, j’ai été troisième au classement et mon jumeau a été quatrième. En cinquième année aussi, il a été le premier de la classe et j’ai été le deuxième. Et en sixième année, j’ai occupé la première place et lui la deuxième. Donc, s’il est aujourd’hui premier au BEPC et moi deuxième, ce n’est pas du tout étonnant. Je suis très heureux pour lui et pour moi », a confié cet autre élève admis au lycée.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : à cause d’un téléphone, un jeune poignarde son père et sa sœur

3 septembre 2021 à 19 07 39 09399

L’acte s’est passé ce vendredi matin, 3 juillet 2021, au secteur Maléya, dans le quartier Daka 2, commune urbaine de Labé. Suite à une dispute autour d’un téléphone portable, un jeune homme a poignardé son père et sa sœur, avant de prendre la fuite. Rencontrée quelques heures après les faits par le correspondant de Guineematin.com à Labé, l’une des victimes est revenue sur la scène.

« C’est mon fils, Mamadou Saliou Sylla alias Noundhal, qui m’a blessé à l’aide d’un couteau. Cela, à cause d’un téléphone portable qui appartient à son frère et qu’il avait volé. Il était en désaccord avec ce dernier à cause de ce téléphone, c’est ainsi que je lui ai demandé de restituer à son frère son téléphone. Finalement, il a ramené le téléphone, tout en mettant en garde son frère de toucher à un de ses objets.

C’est ce qui a amené les deux à se disputer aujourd’hui. Moi, j’étais dehors, lorsque j’ai entendu le bruit dans la maison. Je suis entré directement pour leur demander d’arrêter de se disputer. Entretemps, Mamadou Saliou s’est jeté sur son grand frère. Je suis intervenu avec l’aide d’une de mes filles pour les séparer. Directement, il est parti chercher un couteau qu’il avait gardé quelque part. Il est venu se jeter de nouveau sur son frère.

J’ai alors pris un caoutchouc pour les frapper afin de les séparer. J’ai pris l’un d’eux et ma fille a pris l’autre. C’est ainsi qu’il s’est servi du couteau qu’il détenait pour me poignarder violemment au niveau du bras, le sang s’est mis à couler. J’ai perdu connaissance et je suis tombé. C’est à l’hôpital, lorsque j’ai repris conscience, que j’ai appris qu’il avait blessé sa sœur aussi », a expliqué Souleymane Sylla, le père du jeune.

Pour lui, il n’y aucun doute que son fils a agi sous l’effet des stupéfiants. « La façon dont je l’ai vu aujourd’hui, il était hors de lui. Parce que son intention était de me poignarder au niveau du cou, mais j’ai utilisé mon bras pour bloquer le couteau. Et le coup était tellement violent que j’ai eu une grave blessure. Ce sont les voisins qui ont attaché mon bras pour m’envoyer à l’hôpital », a dit le père de famille.

Souleymane Sylla et sa fille Fatoumata Binta Sylla sont admis aux urgences de l’hôpital régional de Labé, où ils reçoivent des soins. Quant à son fils, Mamadou Saliou Sylla, il est jusque-là introuvable.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : le DRS se réjouit de déclaration de non cas d’Ebola en Côte d’Ivoire

2 septembre 2021 à 6 06 32 09329
Dr Mamadou Houdy Bah, Directeur régional de la santé de Labé

Depuis plusieurs semaines les autorités sanitaires de Labé attendaient ce jour. Le rapport des résultats du laboratoire de Lyon, en France, déclare qu’il n’y a aucun cas de maladie à virus Ebola en Côte d’Ivoire. Une annonce qui réconforte les autorités sanitaires de Labé, du fait que la jeune femme que les autorités ivoiriennes avaient présentée comme une malade d’Ebola venait de cette région de la Guinée.

Mardi dernier, 31 août 2021, les autorités sanitaires de Labé ont été saisies officiellement par le gouvernement Ivoirien qui a fait part d’une erreur de leur diagnostic sur la jeune femme guinéenne, en précisant que c’était un non cas : « cette déclaration de l’OMS est un ouf de soulagement pour nous. Ça prouve à suffisance que tout ce que nous avons fait n’est pas perdu. Rien que ça montre combien de fois notre pays, notre région, sont prêts pour riposter contre les épidémies. C’est le gouvernement ivoirien qui a pris un échantillon qu’il a envoyé à Lyon en France.  C’est Lyon qui a affirmé que c’est un non cas d’Ebola. Aussitôt, le gouvernement a pris ses responsabilités pour s’adresser directement à l’OMS. Et Abidjan a écrit à notre gouvernement.  

D’ailleurs nous venons de tenir une réunion par visioconférence avec OMS zone Afrique qui se retrouvent à Brazzaville. Avec des Ivoiriens, des sénégalais, nous avons tous partagé les informations qui sont officielles. Le cas de notre fille n’est pas Ebola, ils ont fait des erreurs. Dans le jargon des laborantins, il y a ce qu’on appelle de faux positifs et de faux négatifs. Pour cela, chaque fois que vous avez un cas positif, vous devez envoyer un échantillon dans un autre laboratoire de référence pour vérifier est ce que ce cas est confirmé par ce deuxième laboratoire. Nous sommes aujourd’hui très soulagés, parce qu’on devait déclarer les deux derniers contacts qui étaient suivi le 04 septembre, mais comme hier nuit, mardi 31 août 2021, nous avons reçu une lettre que le gouvernement ivoirien a adressée à Monsieur le représentant de l’OMS à Abidjan, pour dire que son diagnostic était une erreur, c’était un non cas d’Ebola. Alors, ça veut dire que tout ce que nous avons fait n’est pas perdu, parce que ça a permis à notre pays,  à notre région, de voir combien de fois nous sommes prêts pour riposter contre les épidémies. Nous avons réussi à suivre tous les contacts, jusqu’à la sortie des 47 contacts. Et les deux autres qui restaient sont libres automatiquement parce que là où on avait dit qu’il y a Ebola, eux même ils ont déclaré qu’il n’y a pas d’Ebola, c’est un non cas. Donc, aujourd’hui, nous nous sommes réjouis face à cette situation », soutient Docteur Mamadou Houdy Bah, le directeur régional de la santé de Labé. 

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Tougué : accusé d’être un voleur de bétail, le président du district de Kambaya répond à ses détracteurs

1 septembre 2021 à 19 07 57 09579

Au lendemain de son installation à la tête du district de Kambaya, Mamadou Alladjéï Baldé est sorti pour répondre à ses détracteurs. Il s’agit de ceux qui ont annoncé que son choix pour diriger cette localité, relevant de la commune urbaine de Tougué, est contesté par la population, parce qu’il est connu pour être « un voleur de bétail récidiviste ». Le responsable local dénonce une campagne de désinformation menée par l’ancien président de la délégation spéciale de Tougué, Sacko Barry, et assure avoir désigné par les habitants de Kambaya pour les diriger.

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

« C’est le nommé Sacko Barry qui dit que la population n’est pas unanime sur le choix porté sur ma personne, mais c’est une désinformation. C’est vrai, j’ai fait la prison à Labé, à Kindia et à Conakry. Il a raison sur ce plan. Mais je précise que c’est le même Sacko Barry qui était derrière un mensonge monté de toute pièce contre ma personne pour que je sois emprisonné. C’est lui qui a écrit à Elhadj Ousmane Baldé, communément appelé « Sans loi », pour lui dire que j’ai volé les bœufs de ce dernier. Ce qui était archi-faux.

C’est le juge Baila qui m’a jugé dans ce dossier en 2005 à la justice de paix de Tougué, alors que j’étais déjà président du district de Kambaya. Il m’a condamné à 8 ans de prison ferme. Mais comme je n’étais pas d’accord avec cette décision, j’ai interjeté appel. A la Cour d’appel de Conakry, comme Elhadj Sans loi n’avait pas de preuve contre moi, j’ai été libéré, six mois après ma condamnation. Est-ce que vous avez vu un voleur de bétail connu du public être plébiscité pour être président d’un district ?

C’est Sacko Barry qui a manigancé pour que je sois mis en prison. Si vous étiez présent à Kambaya hier, vous auriez constaté que tout ce qui se dit autour de ma personne, soi-disant que la population de Kambaya n’est pas unanime sur le choix de ma personne, n’est que du mensonge. Ce qui s’est passé hier à Kambaya lors de mon installation  était historique », a déclaré Mamadou Alladjéï Baldé, interrogé par le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

A noter que c’est le gouverneur de Labé, Madifing Diané, qui a conduit la délégation qui s’est rendue à Kambaya pour installer Mamadou Alladjéï Baldé dans ses fonctions de président de ce district.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Affaire Alladjéï (District de Kambaya) : ce que disent le préfet de Tougué et le gouverneur de Labé

1 septembre 2021 à 16 04 50 09509
Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

Comme annoncé dans l’une de nos précédentes publications, le président du district de Kambaya, dans la préfecture de Tougué, Fodé Camara,  a été évincé de son poste les autorités préfectorales et régionales. Son remplacement par Mamadou Alladjéi Baldé a été acté hier, mardi 31 août 2021, par le gouverneur de la région de Labé, Elhadj Madifing Diané, qui a effectué le déplacement sur le lieu, appris un journaliste de Guineematin.

Accusé d’être un récidiviste de vol de bétail, Mamadou Alladjéï Baldé a été porté officiellement à la tête du district de Kambaya, une localité relevant de la commune urbaine de Tougué. Depuis, plusieurs observateurs estiment que le passé sulfureux du nouveau promu ne plaide pas en sa faveur.

Elhadj Amadou Oury Kaba, préfet de Tougué

Accusé d’être derrière le coup, Elhadj Amadou Oury Kaba, le préfet de Tougué, dit ne se reprocher de rien. Joint au téléphone par Guineematin.com, Elhadj Amadou Oury Kaba estime que tout s’est passé dans les règles de l’art. « Je suis allé installer un comité de salut à Kambaya parce que sur les huit conseillers, il y avait cinq démissionnaires. J’ai demandé à mon général des collectivités, lorsqu’il y a 5 démissionnaires sur 8 conseillers qu’est-ce qu’il faut faire ? Il a dit que c’est de mettre en place une équipe en attendant les élections. C’est ce que j’ai fait.  Après, j’ai procédé à une élection et on a élu un nouveau. Voilà ce qui s’est passé. Cela a été fait en bonne et due forme », a expliqué le préfet.

Seulement, à la question de savoir s’il reconnait le comportement de celui qu’il venait d’installer, le préfet est sorti de ses gongs. « C’est par respect pour vous que je parle, si non, j’ai dit à tout le monde que je ne parle pas à la presse. Celui qui a besoin des renseignements n’a qu’à me trouver à mon bureau. On ne nous prend pas par les oreilles dans le téléphone, je ne prends pas ça pour le journaliste. Si tu as besoin de quelque chose, déplace-toi », a-t-il répondu avant de couper l’appel.

Pourtant, le président déchu, Fodé Camara, est revenu sur la manière dont on lui fait sauter de son poste. « Le problème remonte d’il y a plus de 5 mois. J’étais allé à Labé pour un décès quand on m’a appelé pour dire qu’une délégation préfectorale se rendra chez nous. Je suis revenu et on s’est préparé conséquemment. 

A notre surprise, quand le préfet est venu, il ne s’est pas adressé au membre du bureau. Il a juste dit que notre bureau n’était plus légal et qu’il est venu le dissoudre. On s’est demandé pourquoi parce que je n’ai ni détourné, ni volé. C’est ainsi qu’il a choisi le nommé Alladjéï pour assurer l’intérim. Les populations qui m’ont réitéré leur soutien m’ont dit de me calmer. 

Ce jour, le préfet a désigné Alladjeï avec deux de ses fils. A côté de ceux-ci, ils ont ajouté Oussou  Lalyabhé Baldé et deux de ses fils aussi. En tout, dans les 4 secteurs qui composent le district, un seul n’a eu de conseiller au sein du bureau. Et c’est dans cette circonstance que nos ressortissants et nous, avons écrit au gouverneur de Labé, Madifing Diané, pour demander son intervention.

Aujourd’hui mardi, 31 août 2021, le gouverneur est venu. Sur place, Madifing a dit que ce à quoi il pensait de Kambaya, ce n’est pas ça qu’il a trouvé. Qu’il a trouvé le calme et l’union ente les populations. Par conséquent, il ne demandera l’avis de personne. Il a entériné la décision du préfet et maintenu Alladjeï Baldé au poste de président du district. Voilà la désolation dans laquelle se retrouve la population de Kambaya », explique Fodé Camara.

Ce président de district déchu fustige le passé peu catholique de son successeur qui aurait été plusieurs fois  cité, arrêté et même condamné pour vol de bétail. « Les dossiers de sa condamnation pour vol de bétail existent. Mais, ce ne sont pas seulement des étrangers qui gèrent Tougué. Il y a des natifs qui le savent. Mais, la dénonciation ne donnera rien puisque c’est difficile de rappeler à quelqu’un ce qu’il sait déjà », conclut le président déchu.

Madifing Diané, Gouverneur de la région administrative de Labé

Le gouverneur de Labé, Madifing Diané a, de son côté, nié l’existence de tout problème à Kambaya. « C’est faux, il (Fodé Camara : ndlr) n’a pas été remplacé, il est toujours là-bas. Il n’y a aucun problème à Kambaya, c’est des rumeurs !», a dit l’autorité régionale, qu’on peut facilement reconnaître ci-dessous, en compagnie du préfet et du nouveau président du district…

A suivre…

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Tougué : le choix d’un voleur de bétail comme président du district de Kambaya agite les populations

31 août 2021 à 17 05 18 08188
Général Boureima Condé, ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation

C’est le grand bruit qui court actuellement à Tougué, une préfecture située à 86 kilomètres à l’Est de la ville de Labé, en Moyenne Guinée. La désignation d’un « récidiviste de vol de bétail » par les autorités préfectorales pour présider le district de Kambaya, dans la commune urbaine de Tougué, agite les populations, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.  

Mamadou Alladjéi Baldé, président du district de Kambaya

Selon nos informations, dans la localité de Kambaya, localité située à environ 20 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Tougué, la désignation de Mamadou Alladjéï Baldé comme nouveau président du district ne fait pas l’unanimité au sein des populations. En effet, ce dernier est accusé d’être un récidiviste de vol de bétail dans la préfecture et qu’il aurait déjà fait plusieurs fois la prison.

Joint au téléphone par Guineematin.com, l’ancien président de la délégation spéciale de Tougué, Mamadou Sakho Barry, révèle qu’il y a eu une mission de la préfecture accompagnée par le maire de la commune urbaine de Tougué qui est allée démettre Fodé Camara à la tête dudit district. Cela a causé des frustrations au sein de la population.

Mamadou Sacko Barry, ancien maire de la commune urbaine de Tougué

« Ils ont remplacé le président du district, Fodé Camara, par un autre qu’on appelle Mamadou Alladjéï Baldé. Mais, ce dernier est un récidiviste de cas de vol de bétail dans notre préfecture. Il a été plusieurs fois condamné et a fait la prison de Labé, de Conakry et de Kindia. Après l’acte, la population s’est mobilisée pour dire qu’elle ne l’accepterait pas. C’est ainsi qu’ils ont adressé une lettre à l’autorité régionale, notamment à monsieur le gouverneur Madifing Diané pour lui signifier leur opposition à cette désignation. Surtout que c’est un remplacement qui n’obéit à aucune règle déontologique parce que selon les instructions du ministre de l’Administration du territoire, général Boureima Condé, la désignation des présidents de district avait été suspendue. Et, la proportionnelle qui avait été acceptée pour désigner les gens voudrait que ça soit l’UFDG qui désigne à ce niveau, s’il faut le faire. Mais, on nous a demandé de surseoir à cela en attendant d’autres instructions. Et c’est dans cette attente qu’ils sont allés démettre Fodé Camara », dénonce le secrétaire fédéral de l’UFDG à Tougué.

Selon Sakho Barry, Mamadou Alladjéï Baldé est un transfuge de l’UFDG pour le RPG où il aurait trouvé soutien pour qu’il soit à la tête des populations de Kambaya. « C’est sûr que Mamadou Alladjéï Baldé est du RPG maintenant parce que nous ne le connaissons pas dans nos rangs. Il était à un moment donné chez nous (à l’UFDG) ; mais, en quête de ce poste de président du district. Nous, on ne pouvait pas prendre cette responsabilité de désigner quelqu’un qui a un tel CV comme président de district. C’est pourquoi il s’est rabattu sur le RPG en estimant que c’était plus facile à jouer », a-t-il. L’autre problème que soulève cette désignation, ce sont les risques d’explosions familiales puisque d’après nos informations, Mamadou Alladjéï Baldé est l’oncle paternel de Fodé Camara qu’il tente d’évincer. Également appelé pour recouper les informations, le maire de la commune urbaine de Tougué, Mamadou Diaby, n’a pas voulu collaborer avec nous. Il a juste dit qu’il était sur sa moto avant de nous raccrocher au nez. Aux dernières nouvelles, le gouverneur de la région, Madifing Diané, devrait se rendre à  Kambaya dans la journée de ce mardi 31 août 2021 pour tenter de dénouer la crise.

À suivre !

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Moyenne Guinée : Fraternité Médicale Guinée (FMG) et Memisa offrent 20 motos à des structures de santé

31 août 2021 à 8 08 01 08018

Fraternité Médicale Guinée (FMG) et Memisa viennent d’offrir 20 motos à des structures de santé des régions administratives de Labé et de Mamou. La cérémonie de remise de ces engins roulants et leurs accessoires a eu lieu samedi dernier, 28 août 2021, dans un réceptif hôtelier de Labé, en présence du gouverneur de la région administrative de Labé, Elhadj Madifing  Diané et du directeur régional de la santé, Dr Mamadou Houdy Bah, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Mamadou Kaly Dramé, coordinateur du projet FMG-Memisa pour la région de Labé

Au cours de la cérémonie, M. Mamadou Kaly Dramé, le coordinateur du projet FMG- Memisa dans la région de Labé, a indiqué  que ce don vise à permettre aux bénéficiaires de participer pleinement à la sensibilisation contre des maladies comme le Coronavirus ou Ebola afin qu’ils puissent aller vers les personnes vulnérables qui ne peuvent pas aller vers les centres de santé. « Nous attendons à ce que ces centres de santé utilisent ces motos pour la prise en charge des personnes vulnérables et pour contribuer à améliorer la santé des populations guinéennes. Ces motos sont donc mises à la disposition de ces agents de santé pour faciliter leur déplacements souvent difficile en milieu rural », a souligné M. Dramé.

Dr Norohaingo Andrianaivo, coordinatrice des actions de Memisa en Guinée

De son côté, Dr Norohaingo Andrianaivo, la représentante de Memisa en Guinée a insisté sur la prise en charge des personnes vulnérables. « Dans le cadre de ce projet, une des activités phares, c’est la sensibilisation de la population pour la lutte contre la propagation de la COVID-19 et éventuellement d’Ebola, et aussi encourager les populations à fréquenter les centres de santé », a-t-elle déclaré. Selon Dr Norohaingo Andrianaivo, une attention particulière sera accordée aux plus défavorisés, surtout ceux ayant une mobilité réduite pour lesquels les prestataires de santé seront sollicités à aller donner des soins à leurs domiciles.

Pour améliorer la situation des plus vulnérables, le projet met à leur disposition une contribution financière permettant de prendre en charge le coût de transport, de nourriture et des soins de santé qu’ils vont bénéficier. « En plus de cela, il y a une prise en charge sociale et sanitaire des tuberculeux multi-résistants dans le cadre de la prise en charge en nourriture, soins et autres, car eux aussi font partie des couches les plus vulnérables.  Et ainsi, nous réitérons nos engagements à apporter nos contributions pour l’amélioration de la santé de la population guinéenne », a promis la coordinatrice des actions de Memisa en Guinée.

Les bénéficiaires de ces engins roulants ont tous exprimé leur satisfaction et remercié les donateurs, avant de promettre d’en faire un bon usage. De même, les autorités administratives et sanitaires qui ont pris part à la remise officielle de ces motos se sont tous réjouies de ce don du Consortium Memisa et Fraternité Médicale Guinée. Un geste qui coïncide à  un moment où la Guinée traverse une situation de crise sanitaire marquée par la pandémie du Coronavirus.

A préciser que ce don de 20 motos aux centres de santé de Labé et de Mamou s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement du système de santé, financé par l’Union européenne à hauteur de 21 milliards de francs guinéens (1,8 millions d’euros). A terme, il permettra d’appuyer 38 centres de santé, 03 hôpitaux dans les régions de Kindia, Mamou,  Labé et Conakry.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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