Guinée : les moments forts de la première édition du Forum du numérique au Foutah

6 mai 2019 à 17 05 04 05045

Ouvert le jeudi 2 mai 2019, sur le campus de l’Université de Labé située dans la sous-préfecture de Hafia, à une vingtaine de kilomètres du chef-lieu de la région administrative de Labé, le Forum numérique au Foutah (FONUF) en sa première édition a pris fin ce samedi 04 mai 2019 sous le thème « Le numérique au service de la communauté.»

Initié par l’Association Villageois 2.0 en collaboration avec l’Université de Labé, le FONUF visait à impulser chez les participant.e.s, notamment les jeunes, l’esprit d’entrepreneuriat social, l’engagement communautaire à travers l’utilisation rationnelle du numérique, la promotion de la démocratie et de la notion de la co-construction.

Pour la première édition d’un forum de ce genre en République de Guinée et au Foutah Djallon, l’Association Villageois 2.0 et l’Université de Labé, contre mauvaise fortune, ont fait recours au réseautage, grâce auquel des panélistes de grande envergure dont le digital est l’outil de travail au quotidien pour partager leurs expériences avec les participants dont plus de 3/4 sont des jeunes étudiants.

Le profil des panélistes qui ont développé es cinq thèmes prévus par la commission d’organisation suscitait de l’engouement. Ainsi sur les quinze personnes ressources invitées, seulement deux n’ont pas pu honorer leur invitation en présentiel, mais ont néanmoins participé à distance à la réussite de l’évènement.

Cheikh Fall Président de la Ligue Africaines des Blogueurs et cyberactivistes « Africtivistes » et Papa Ismaila Dieng journaliste et blogueur tous deux venus du Sénégal, Cyriac Gbogbou cofondateur de « O’Village » de la  Côte d’Ivoire, Docteur Mamadou Dian Gongoré Diallo le Recteur de l’Université de Labé, l’ancien Ministre d’État Bailo Teliwel Diallo, Monsieur Abdoulaye Yero Baldé, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Madame Zeinab Camara cheffe de Cabinet du même ministère, Madame Mariama Siré Khan Diallo, Directrice marketing et Communication de Vivo Energy Guinée, M. Maladho Diallo, agripreneur, Alpha Boubacar Barry, CEO Jatropha Hub, Fassory Diakité, Agripreneur, Habibatou Diallo, Assistante projet à Wafrica Guinée, M. Tidiane Diallo expert en développement (France), Abdoulaye Oumou Sow, secrétaire général de l’Association des blogueurs de Guinée  (Ablogui), Amadou Bah Directeur Exécutif de l’ONG Action Mines Guinée, Monsieur Namory Camara, Directeur Général de l’APIP et Dr Aminatou Barry vice-maire de la Commune Rurale de Dara de Labé.

Des thèmes à la hauteur des attentes

Panel 1 – Thème : Comment améliorer la qualité de l’enseignement à travers le numérique ?

Panel 2 – Thème : TIC & développement économique local : Enjeux et perspectives

Panel 3 – Thème : Les TIC peuvent-elles contribuer à l’émancipation de la femme ?

Panel 4 – Thème : Le développement de l’agrobusiness par le numérique, quelles opportunités ?

Panel 5 Thème : Les TIC, outils clés de la gouvernance locale ?

Dans ces cinq panels, l’essentiel des interrogations juvéniles autour du rapport du quotidien des populations avec le digital a été  amplement abordé dans ces instances.

Une série d’ateliers en direction de plus de 500 jeunes pendant deux jours ont été également réalisés par les activistes Cheikh Fall, Papa Ismaël Dieng et Cyriac Gbogbou, sur les thèmes suivants :

  • Cybersécurité et protection de données à caractère personnel, comment créer un espace d’innovation ?
  • Comment monter un projet numérique et citoyen ?
  • La communication digitale et le community management
  • Les techniques de recherche d’emploi et de rédaction de CV à l’ère du numérique.

Les participants ont été également outillés sur l’élaboration d’un Business plan avec Monsieur Danda Diallo CEO de « Ose Ton Emploi » et les métiers du numérique avec Cellou Barry, coordonnateur des projets à l’APIP.

Le forum du numérique au Foutah a aussi été l’occasion pour les Maires de certaines communes d’échanger par vidéo conférence autour de la gouvernance économique et du recouvrement digital avec l’ancien ministre du Budget et actuel Ministre Conseiller à la Présidence Dr. Mohamed Doumbouya qui était prévu comme panéliste mais qui n’a pas pu faire le déplacement.

L’amphithéâtre de 600 places du campus de Hafia n’a pas désempli durant les trois jours du forum. Les étudiants n’ont pas voulu se faire compter l’évènement et ont bravé les longues assises qu’ont nécessité les panels et ateliers tout en posant normalement leurs inquiétudes et interrogations.

Le FONUF a été une réelle opportunité de partage d’idées et  de projets

Il a permis aux jeunes porteurs de projets de venir les exposer dans l’espoir de se faire entendre pour faire avancer leurs idées mais aussi de rencontrer d’éventuels partenaires ou mécènes qui pourraient les accompagner. Ainsi, cinq projets de jeunes dont deux femmes ont été présélectionnés et ont été présentés devant un jury multi-acteurs.

Après délibération, les trois premiers ont été récompensés avec chacun une tablette éducative Syncery, et chacun de ces trois  lauréats bénéficiera d’un accompagnement technique dans la création et le fonctionnement de son entreprise à travers des formations plus spécifiques.

Il s’agit de Souleymane Taran Diallo de Wofa Groupe, de Fatoumata Bah d’Ananas séché et de Diariatou Diallo d’Éducation numérique.

L’Association Villageois 2.0 et l’Université de Labé ont osé faire de Labé et du Foutah, le lieu où une telle initiative peut germer et réussir pour la première fois en Guinée.

Ce forum a ainsi été l’occasion de sonder la nécessité de multiplier les opportunités de partage, de communion entre seniors et juniors dans un monde où le dialogue intergénérationnel est grippé.

Malgré les difficultés rencontrées, ce forum a bénéficié des soutiens technique, moral et financier de certaines personnes de bonne volonté, et de quelques partenaires et sponsors qui ont accepté de croire et de porter confiance aux organisateurs.

Rendez-vous est pris pour les 26, 27 et 28 mars 2020 pour la deuxième édition du Forum du numérique au Foutah.

Retrouvez-nous en cliquant ici les tweets du #FONUF2019.

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Refus de payer les contractuels : des enseignants de Labé dans la rue

6 mai 2019 à 11 11 23 05235

Certains contractuels d’Etat de l’éducation sont descendus dans les rues de Labé très tôt ce lundi, 06 mai 2019, pour, disent-ils, se faire entendre par les autorités compétentes sur leur situation actuellement confuse, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette manifestation de rue organisée par les contractuels d’Etat de l’éducation dans la commune urbaine de Labé est partie du stade régional Elhadj Saïfoulaye Diallo à l’inspection Régionale de l’Education en passant par la place de la prière de Bowounloko, le carrefour Bilaly, le rond-point Hoggo M’Bouro, carrefour Hôpital Régional, devanture bloc administratif préfectoral et la Direction Préfectorale de l’Education.

Aucun incident n’a été signalé au cours du parcours et à l’arrivée à destination où les services de sécurité ont l’habitude de disperser de manifestants à coups de gaz lacrymogène.

« A l’image de tous nos camarades contractuels de Guinée, nous sommes sortis aujourd’hui pour exprimer notre mécontentement face à la division et à l’exclusion que nous subissons de la part du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Nous disons à Mory Sangaré que Labé aussi a travaillé. Il doit nous payer les primes d’encouragement estimées au total à 1 200 000 francs guinéens par personne. Nous demandons également la libération immédiate de nos camarades contractuels arrêtés et emprisonnés à Kindia depuis la dernière manifestation des contractuels d’Etat de Guinée. Nous exigeons notre intégration pure et simple à la Fonction Publique, sans conditions. Ils nous avaient soumis à une évaluation avant de prendre comme contractuels d’Etat en situation de classe. Nous n’avons donc pas besoin de passer un autre test pour l’intégration à la Fonction Publique » explique le porte-parole des manifestants Abdoulaye Sylla, chargé de cours de Physique à Labé.

Les manifestants de Labé disent ne pas reconnaitre la liste officielle des contractuels d’Etat affichée il y a quelques jours par le Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation, parce qu’elle est pleine d’anomalies.

« C’est une liste sur laquelle on retrouve des fictifs, des omissions et des doublons. La seule liste que nous validons, c’est la liste issue de notre recensement effectué par la coordination nationale dans les régions » a ajouté notre interlocuteur.

Il semble que cette liste officielle ne prend en compte que les contractuels d’Etat issus des Ecoles Normales des Instituteurs (ENI) et de l’Institut Supérieur des Sciences de l’Education de Guinée (ISSEG). Elle exclue les sortants des autres universités du pays.

Comme preuve que Labé a travaillé pendant la période de grève du SLECG, Abdoulaye Sylla brandi l’argument selon lequel les enseignants titulaires de cette localité n’ont pas eu de salaires gelés. Ceux qui ont été gelés n’atteignaient même pas les 10% de l’effectif global. « De la même manière que les titulaires travaillaient, nous contractuels étions avec eux et nous avons travaillé ensemble » insiste le porte-parole des manifestants.

Il relève quand même une contradiction dans les propos du ministre Mory Sangaré : « il a affiché une liste sur laquelle on retrouve les contractuels de l’ENI et de l’ISSEG dont ceux de Labé. Il a dit qu’on lui a remonté ces listes. Cela veut dire que la liste de Labé a été remontée que on a travaillé ici. Sinon, il n’aurait pas eu une liste à sortir » a-t-il conclu.

A préciser que pendant la marche, les manifestants scandaient des slogans du genre : « non à la division, non à l’exclusion, pas de concours et libérez les contractuels de Kindia. »

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Pénurie d’eau à Mamou : le calvaire des citoyens autour des forages

6 mai 2019 à 11 11 04 05045

La Guinée, pays de tous les contrastes, château d’eau de l’Afrique Occidentale, peine à s’alimenter en eau potable. De nombreux robinets sont à sec tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Des particuliers se sont substitués à l’Etat en creusant des forages, contribuant grandement à soulager les citoyens. La ville de Mamou n’échappe pas à cette triste réalité où il faut passer de longues heures pour obtenir le précieux sésame, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

L’école Union Musulmane de Mamou a en son sein un forage, régulièrement envahi par des citoyens de la ville carrefour à la recherche de l’or bleu. Mais, pour avoir une goutte d’eau, il faut faire preuve de patience entre 4 et 5 heures d’attente.

Rencontré sur les lieux aux environs de 17 heures, hier dimanche 05 mai 2019, Mamadou Diallo, conducteur de mototaxi, ne cache pas son amertume. Ce père de famille a dit qu’à la veille du Ramadan, c’est éprouvant de vivre un tel calvaire. « Nous Sommes là depuis 12 heures alors qu’il va être 17 h. Je suis venu avec 11 bidons pour chercher d’eau. J’ai abandonné mon travail de taxi-motard. Pourtant, c’est dans ça que je veux trouver mon repas du jour. Cependant, la queue peut durer des heures, surtout que les gens sont ravitaillés par ordre d’arrivée. Certains viennent avec 15 bidons ou plus. Vouloir attendre tout ça, c’est tuer le temps et perdre beaucoup de clients. Vraiment, nous demandons aux gouvernants de nous aider pour avoir l’eau. C’est indispensable. Dieu a créé toute chose à partir de l’eau. Sans eau, il n’y a pas de vie. Demain, c’est le début du Ramadan, nous avons à faire face aux préparatifs, mais s’il faut attendre des heures… »

Même son de cloche de la part de madame Aminata Diallo, venue du quartier Abattoir, à cinq (5) kilomètres des lieux. « C’est une ironie en qualifiant la Guinée de château d’eau de l’Afrique Occidentale. Dire que la Guinée est le château d’eau de l’Afrique Occidentale, c’est vouloir dire qu’il n’y a pas de sable dans le désert. Le manque d’eau devient de plus en plus préoccupant à Mamou. Il suffit de faire un tour dans les différents quartiers à Abattoir, à Almamya ou à Pétel. De nombreuses familles sont confrontées à un manque criard d’eau. Nous sommes contraints de faire la file indienne en alignant des bidons devant un ou deux points d’eau. Nous payons doublement : quelqu’un d’abord, pour puiser pour nous dans les puits ; puis un autre taxi, pour envoyer nos bidons à la maison. Il faut faire la lessive, se laver et laver aussi les enfants. La Guinée est devenue le château de la pénurie d’eau », ironise la bonne femme.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les taxi-motards saisissent cette occasion pour se faire de l’argent. Ils peuvent envoyer six à huit bidons d’eau par voyage en raison de mille francs guinéens l’unité.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Éducation : situation confuse des contractuels d’État dans la région de Labé

6 mai 2019 à 4 04 56 05565

La situation administrative des près de 800 contractuels d’Etat chargés de cours dans les établissements scolaires du public des préfectures de Labé, Mali, Lélouma et Koubia reste confuse auprès du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation qui, apparemment, refusent de payer les primes d’encouragement, pour avoir accepté d’enseigner pendant les 3 mois de la grève générale organisée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Pendant la crise, un rapport confidentiel redigé par une main jusque-là invisible a expliqué aux autorités nationales de l’éducation que la grève générale provoquée par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) dirigée par le camarade Aboubacar Soumah a bel et bien été suivie dans la Région Administrative de Labé, exceptée la préfecture de Tougué.

En réaction, à la reprise des cours, ce sont seulement les contractuels de Tougué qui ont reçu leurs primes d’encouragement et une promesse ferme d’intégration à la Fonction Publique. Depuis leurs collègues des préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma cherchent à apporter les preuves qu’ils ont, eux-aussi, donné des cours pour boycotter la grève déclenchée par le SLECG.

Malgré toute la documentation fournie par chaque contractuel concerné, rien n’a changé. Jusqu’à présent personne n’a rien reçu de personne comme primes de prestations, conformément aux promesses faites au début de la grève par le gouvernement qui voulait à tout prix étouffer dans l’œuf les revendications formulées par les enseignants affiliés au SLECG du camarade Aboubacar Soumah.

Pire ! Dans le cadre de la constitution des dossiers pour l’intégration à la Fonction Publique, le coordinateur national des contractuels d’Etat de Guinée, Alseyni Mabinty Camara s’est rendu dans la région pour un recensement des enseignants concernés et un contrôle de la conformité des dossiers fournis par les intéressés. Au cours de cette opération, chaque contractuel d’Etat en poste dans la Région Administrative (RA) de Labé aurait donné, en plus de son dossier, la modique somme de 10.000 francs guinéens soit un montant global estimé à plus de 8 millions de francs guinéens collectés par cette mission de la coordination nationale.

Or, jusqu’à présent, dans les communications officielles, le coordinateur national, Alseyni Mabinty Camara n’a pas encore intégré les données de la région dans les statistiques globales.

Il parle souvent de « 7430 contractuels d’Etat au niveau national et la liste de Labé.»

Plusieurs chargés de cours de la région de Labé qui sont concernés par cette situation se demandent pourquoi jusqu’à présent la région est stigmatisée de la sorte alors que les preuves ont été apportées que les cours ont été effectivement donnés dans les préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma au même titre que la préfecture de Tougué. Pourquoi a-t-on réellement dissocié Tougué des autres préfectures de la région ?

Pour en savoir plus, Guineematin.com est entré en contact avec Alseyni Mabinty Camara dans l’après-midi de ce dimanche, 05 mai 2019. L’intéressé a préféré donner le téléphone à une dame qui était à côté : « actuellement, il n’y a pas de problème. Nous sommes en train de travailler sur le fichier de Labé. Au moment où vous m’appelez, je suis avec la chargée de la communication de Labé. Vous pouvez même la prendre pour que vous puissiez échanger. Elle est mieux placée pour vous donner des informations sur le cas de Labé » a-t-il coupé court.

Et au bout du fil, la dame se présente comme étant « Mme Oumou Bobo Diallo. Déjà, c’est 2 volets. D’abord, lorsqu’on a donné les primes, la coordination est partie en fonction de ça. C’est lorsque la coordination s’est rendue à Labé qu’elle a constaté que Labé a effectivement enseigné. La mission était déjà passée dans les préfectures où la prime a été donnée. Maintenant, nous sommes en train de traiter le fichier de Labé. Labé ne sera pas portée sur la première liste des 7430 contractuels. Mais, toute la région sera prise en compte, parce qu’on a montré les preuves de Labé a enseigné » a-t-elle rassuré.

Il semble que les 4 préfectures de la région de Labé étaient dans la même situation que Boké et Dinguiraye. Mais, en croire madame Oumou Bobo Diallo il y a plus de peur que de mal.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Anti nouvelle constitution à Labé : l’UFDG insiste, persiste et signe

5 mai 2019 à 14 02 27 05275

La fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a affiché hier, samedi 04 mai 2019, sa détermination à empêcher les promoteurs de l’adoption par référendum de la nouvelle constitution à évoluer librement dans les différents quartiers de la commune urbaine de Labé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le siège de la fédération UFDG de Labé situé à Kouroula a abrité dans l’après-midi d’hier samedi, 04 mai 2019, une grande assemblée générale des responsables, militants et sympathisants du parti à la base. La rencontre a particulièrement regroupé les membres du bureau fédéral et ses organismes parallèles, les responsables des 4 sections du parti dans la commune urbaine de Labé, les délégués des autres sections rurales venus des 12 sous-préfectures de Labé, les maires issus du parti et leurs conseillers communaux.

Les participants ont échangé sur plusieurs points inscrits à l’ordre du jour dont la situation politique de la Guinée, notamment la question du 3ème mandat ou de nouvelle constitution permettant le président Alpha Condé à s’éterniser au pouvoir après 2020.

« Nous avons demandé à la population à se mobiliser pour résister à toute tentative de modification de la constitution actuelle. Ceux qui font actuellement la promotion de la modification de cette constitution sont des qui l’entourent et qui ne voudront jamais qu’il y ait changement en République de Guinée parce qu’ils profitent du régime au détriment de la population guinéenne. C’est le moment de se lever comme un seul homme pour barrer le chemin à ces sirènes révisionnistes. Nous sommes prêts en découdre avec les promoteurs de la nouvelle constitution. Nous ne le permettrons pas. Le ton est donné » a expliqué le chargé de la communication du bureau fédéral de l’UFDG de Labé, Mamadou Aliou Sampiring Diallo.

Pour atteindre son objectif, la fédération UFDG de Labé a appelé ses militants et sympathisants à la base à s’organiser dans les quartiers en vue de lutter contre toute promotion de la nouvelle constitution à Labé.

« Nous ne cherchons pas à intimider Paul ou Pierre. Ce que nous faisons, nous ne le faisons pas pour l’UFDG. Nous le faisons pour tout le pays, pour la Guinée. Regardez ce qui se passe dans les pays limitrophes ou de la sous-région comme le Ghana par exemple. Nous devons vivre comme des citoyens libres du 21ème siècle. Le Pr Alpha Condé a fait 10 ans au pouvoir. Il est à la fin de son second mandat. La constitution n’autorise que 2 mandats pour tout candidat. Pourquoi faire la promotion d’un 3ème mandat pour lui. Cela ne profitera à personne. Notre combat n’est pas un combat de la Moyenne Guinée ou de la Guinée. Nous avons demandé à tout le monde d’être vigilant. Celui qui fait la promotion d’un 3ème mandat à Labé ici de le combattre. C’est tout le monde qui va se lever pour combattre les promoteurs du 3ème mandat à Labé ici. Il n’y a pas de 3ème mandat à Labé ici » a ajouté le porte-parole de la fédération UFDG de Labé.

A la question de savoir quel genre de combat l’UFDG veut-elle livrer contre les promoteurs du 3ème mandat à Labé, Mamadou Aliou Sampiring Diallo a répliqué avec beaucoup de fermeté dans les propos : « qu’est-ce que vous voulez dire ? En tout cas nous n’avons de fusil et nous ne sommes pas armés aussi. Le combat est quotidien. Le RPG et l’UFDG se connaissent sur le terrain. Nous nous sommes toujours combattus depuis 2010. Le combat a toujours été ouvert. Ils peuvent se vanter d’avoir gagné les deux premières batailles mais l’histoire retiendra qu’ils ne gagneront pas pour le changement de la constitution, ils ne gagneront pas pour la promotion d’un 3ème mandat, parce que nous allons les en empêcher par tous les moyens légaux » a-t-il précisé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Promotion d’une nouvelle constitution à Labé : le FARC installe des groupes d’autodéfense dans certains quartiers

5 mai 2019 à 8 08 20 05205

Le Front pour l’Adoption par Référendum de la Nouvelle Constitution (FARC) dirigée par Samba Camara vient d’envisager la mise en place de groupes d’autodéfense dans certains quartiers de la commune urbaine de Labé, pour, dit-il, éviter une surprise désagréable de la part de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) en particuliers et des fieffés du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDS), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Le Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution (FARC) a organisé hier, samedi 04 mai 2019, une rencontre extraordinaire avec les bases et associations qui lui sont favorables dans la commune urbaine de Labé. Il était question d’étudier les possibilités de réactiver les groupes d’autodéfense qui, par le passé, ont aidé à protéger les responsables de la mouvance présidentielle contre la colère des extrémistes de l’opposition. L’initiative fait suite à une menace ou supposée telle qui plane sur les principaux responsables du RPG Arc-en-ciel en général et ceux du FARC en particulier.

« Nous avons pris la décision d’installer des groupes d’autodéfense dans certains quartiers de la commune urbaine, en réaction au communiqué diffusé, vendredi, sur la page Facebook Comité Fédéral de la Jeunesse de l’UFDG de Labé qui promet d’aller même dans les confins des quartiers pour interdire toute promotion de l’adoption par référendum de la nouvelle constitution. Pour éviter qu’on se fasse surprendre, nous avons réactivé nos groupes d’autodéfense dans les quartiers ciblés par nos adversaires. Les groupes ont été installés dans les quartiers vulnérables et progressivement ils seront installés dans les 12 quartiers urbains de la commune urbaine de Labé » a indiqué le président du Front pour l’Adoption par Référendum de la nouvelle Constitution, Samba Camara.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Invitation d’Alpha Condé à Lélouma : le député désapprouve le maire

4 mai 2019 à 22 10 20 05205
Dr. Ibrahima Diallo, député uninominal de Lélouma

Le député uninominal de Lélouma, Dr Ibrahima Diallo, désapprouve le discours tenu par son maire UFDG devant le gouverneur de la Région Administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, alors en tournée de prise de contact avec les populations locales, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Renforçant la position du bureau fédéral de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Lélouma, le député uninominal, Dr Ibrahima Diallo, estime que le maire de la commune urbaine a mal fait d’inviter, à travers le gouverneur de région, le président Alpha Condé à se rendre dans la préfecture.

« J’ai souvent dénoncé le fait que le président de la République ne s’est jusqu’à présent pas rendu à Lélouma, après 9 ans d’exercice du pouvoir. C’est une façon de stigmatiser notre préfecture. Mais, nous n’avons pas à l’inviter, surtout dans le contexte actuel où toutes les occasions sont mises à profit par la mouvance présidentielle pour parler de modification de la constitution ou de l’adoption d’une nouvelle constitution » a expliqué le parlementaire.

L’honorable Dr Ibrahima Diallo ajoute qu’un maire issu de l’opposition n’a pas le droit de tenir ce genre de discours au lendemain de la création du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC).

«L’heure est à l’installation des démembrements de ce front dans la préfecture. Heureusement que monsieur le maire a été entendu par le bureau fédéral. Il a lui-même reconnu qu’il ne devait pas mentionner cette invitation du président Alpha Condé dans son discours lors de la réception du gouverneur de région. Même le gouverneur de Labé n’a pas parlé de politique dans son discours » indique-t-il.

Le parrain des fédérations UFDG de Lélouma, honorable Dr Ibrahima Diallo, met cette sortie du maire de la commune urbaine, Moustapha Baldé, au compte de l’inexpérience politique liée à son jeune âge.

« Je suis persuadé que le maire de la commune urbaine, monsieur Moustapha Baldé, reste et demeure militant convaincu de l’UFDG. Mais, il a cru naïvement qu’en se rendant à Lélouma, le président Alpha Condé va favoriser le développement socioéconomique de la préfecture. Car, monsieur le maire a tellement besoin de résultat, il est prêt à traiter avec tout le monde pour avoir un bilan positif. Mais, il n’a parlé qu’en son nom personnel. Il n’a parlé ni au nom de son conseil communal, ni au nom de la fédération UFDG, ni au nom des autres maires des communes rurales de Diountou, Korbé, Balaya, … qui étaient présents à la réception du gouverneur de région » insiste le député de Lélouma.

Une autre plainte contre le maire de la commune urbaine de Lélouma : « il a été porté à la tête de la commune urbaine sans être directement responsable au sein des instances de l’UFDG. Ce qui fait qu’il ne fréquente régulièrement le bureau fédéral de l’UFDG. Il s’enferme dans son profil de technocrate. Il ne cherche pas à s’intégrer au sein de sa famille politique. Sinon quelques jours avant la réception du gouverneur de région, le bureau fédéral de l’UFDG a organisé une réunion relative à la mise en place des démembrements du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC). S’il avait assisté à cette réunion, il n’allait pas mentionner l’invitation d’Alpha Condé dans son discours.»

Par ailleurs, le député uninominal de Lélouma, honorable Dr Ibrahima Diallo confirme que le bureau politique national de son parti informé de la situation attend la réaction du bureau fédéral qui a déjà organisé trois réunions autour de la question.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Rupture d’un mariage à Lélouma : le notable de Korbé sous contrôle judiciaire

3 mai 2019 à 12 12 08 05085

Comme annoncé précédemment, Samba Diallo, originaire de Niéguéré, dans la commune rurale de Korbé, dans la préfecture de Lélouma, était retenu par des agents de la gendarmerie locale. Il était reproché au vieil homme d’avoir rompu le mariage de sa fille avec un celui qui était jusque là son gendre. Le mis en cause a été remis en liberté, placé sous contrôle judiciaire, dans la matinée de ce vendredi 3 mai 2019, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon Ousmane Koulibaly, juge de paix par intérim à Lélouma, « j’ai reçu ce dossier des mains des agents de la gendarmerie. J’ai entendu le monsieur. Mais, le plaignant n’est pas là, il n’est pas présent. Donc, j’ai décidé de le libérer. Je lui ai dit de rentrer à la maison et de revenir le lundi. Il est placé sous contrôle judiciaire ».

Monsieur Samba Diallo recouvre ainsi la liberté après avoir été gardé en détention depuis le samedi, 27 avril 2019.

Selon nos informations, la fille de Samba Niéguéré Diallo est restée avec son premier époux pendant près de 18 ans. Mais, ces derniers temps, son mari l’a renvoyée par 4 fois. Son père a alors décidé de prendre ses responsabilités. Après les 3 mois d’observation, comme requis dans la religion musulmane, un second prétendant s’est présenté. Il s’est conformé aux principes islamiques qui ont conduit à la célébration du mariage avec le consentement effectif de la fille.

C’est en ce moment que le premier époux rebondit et réclame « sa femme ». Pour montrer qu’il est sérieux, il va porter une plainte au commissariat central de police de Lélouma. L’affaire sera finalement traitée par la gendarmerie locale qui va tenter d’extorquer des fonds au vieil homme.

En effet, des proches du vieux Samba Diallo ont confié à Guineematin.com que les agents de la brigade de gendarmerie de Lélouma ont demandé, vainement, de leur payer 5 millions de Francs guinéens et 8 millions au plaignant pour le règlement de cette affaire.

Désormais, les yeux sont tournés vers la justice de paix de Lélouma pour dire le droit dans ce dossier.

Nous y reviendrons !

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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Invitation d’Alpha Condé à Lélouma : l’UFDG fait la guerre à son maire

3 mai 2019 à 8 08 47 05475

Monsieur Moustapha Baldé, maire de la commune urbaine de Lélouma, est actuellement confronté à sa toute première difficulté avec sa famille politique de la Fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), y des membres de son conseil communal, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Cette difficulté politique est liée à son discours prononcé lors du passage à Lélouma du nouveau gouverneur de la Région Administrative de Labé, Elhadj Madifing Diané, alors en tournée de prise de contact dans les préfectures relevant de sa juridiction géopolitique.

Les responsables, militants et sympathisants de la fédération de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) de Lélouma ont complètement désapprouvé la dernière partie du discours de bienvenue prononcé par le maire de la commune urbaine. Parce qu’à la fin, Moustapha Baldé a sollicité l’implication du gouverneur de Labé, Elhadj Madifing Diané, pour que le président Alpha Condé effectue une visite dans la préfecture.

Il a alors été reproché à Moustapha Baldé d’avoir pris seul cette initiative d’inviter le président de la République à Lélouma, parce qu’il n’a pas montré son discours à ses proches collaborateurs avant la réception du gouverneur de Labé.

En conséquence, dans les milieux de l’UFDG à Lélouma, on annonce un projet de lettre à adresser au bureau politique national du parti, sous le couvert du coordinateur régional des fédérations de l’intérieur, l’honorable Mamadou Cellou Baldé, député uninominal de Labé, pour se désolidariser officiellement de cette option prise par le nouveau maire de la commune urbaine, Moustapha Baldé.

« Nous ne voulons pas que le président Alpha Condé vienne à Lélouma au moment où on ne parle que de troisième mandat. C’est pourquoi, nous n’avons pas aimé le discours du maire qui a décidé de prendre seul cette lourde responsabilité de l’inviter dans ce contexte rempli d’incertitudes » regrette-t-on à Pettel, situé au cœur de la commune urbaine.

Sur cette question, on se rappelle que tout récemment, le bureau politique national de l’UFDG, par la voix du vice-président du parti, l’honorable Dr Fodé Oussou Fofana, a instruit les maires et les autres élus locaux du parti de sortir complètement du programme du tournoi de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé. Un tournoi qui a récemment été organisé à Pita par le ministre de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, Mouctar Diallo, président des Nouvelles Forces Démocratiques (NFD).

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Rupture d’un mariage à Lélouma : 13 millions réclamés au notable de Korbé pour recouvrir sa liberté

2 mai 2019 à 19 07 59 05595

Les geôliers de Modi Samba Diallo, du nom de ce notable de Niéguéré, dans la commune rurale de Korbé détenu depuis le samedi dernier, 30 avril 2019, réclament au vieux la bagatelle de 13 millions de francs guinéens pour qu’il recouvre sa liberté, a appris un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée d’une source proche de la famille du prévenu.

C’est finalement aux environs de 16 heures, dans l’après-midi de ce jeudi, 2 mai 2019 que nous avons pu entrer en contact avec le commissaire central de police de Lélouma. Après vérification, le commissaire Lanceï Condé, qui est rentré hier soir de la Haute Guinée, a trouvé que ce dossier de rupture de mariage n’est pas au niveau de son commissariat. Un de ses agents a témoigné avoir aperçu un le vieux de Niéguéré dans les locaux de la Gendarmerie où le chef de l’Unité vient de déclarer au téléphone de Guineematin.com qu’il s’agit d’un dossier d’escroquerie en mariage, parce que tout simplement, explique-t-il, la fille a été donné à un autre prétendant alors que son premier mariage n’a pas été cassé officiellement.

Le Colonel Moïse HABA n’a pas souhaité dire plus au téléphone : « je cherche à me rencontrer, je suis à Labé » a-t-il coupé court. En attendant, cette rencontre ultime, l’officier de gendarmerie a tenu à préciser avoir déjà dressé le Procès-Verbal dans le but de déférer le prévenu à la Justice de Paix de Lélouma, dans la matinée de demain, vendredi, 03 mai 2019.

Du côté de la famille, on rapporte que les geôliers de Modi Samba Niéguéré Diallo réclament une forte somme d’argent en francs guinéens pour qu’il recouvre sa liberté.

« On lui demande de payer 5 millions à la gendarmerie et 8 millions au plaignant. Il semble que ce dernier a déclaré avoir dépensé, à l’époque, 15 millions de francs guinéens pour son mariage avec la fille de Modi Samba Niéguéré. Mais qu’il demande à son ancien beau de rembourser seulement 8 millions de francs guinéens. Qu’il accepte de donner à son ancien beau les 7 autres millions » a confié notre source très proche de la famille de Modi Samba Diallo.

Il est à préciser que ce qui est présenté comme étant une escroquerie en mariage porte sur un ancien couple qui a vécu ensemble près de 8 ans avant qu’il y ait rupture entre les deux conjoints. Or, la version officielle fait croire que c’est parce que la femme n’a pas trouvé de l’argent avec son premier époux qu’elle est partie se faire épouser par un autre alors que son divorce n’a pas été prononcé par les autorités compétentes.

Même s’il est établi que la femme a été renvoyée par maître Mamadou Diaby, il y a un peu plus de 3 mois, aux environs de 2 heures du matin. Et ses bagages jetés dehors par l’époux en colère le lendemain matin.

En famille, on rassure que la jeune dame ne souhaite plus retourner chez Mamadou Diaby, parce qu’elle a expliqué avoir été humiliée par son ancien époux qui a attendu une heure tardive de la nuit pour la renvoyée de la maison conjugal. Elle ne pardonne pas aussi à son ancien élu du cœur le fait d’avoir sorti ses bagages du bâtiment.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Fête des travailleurs à Dalaba : le 1er mai célébré dans la ferveur

2 mai 2019 à 19 07 32 05325

La fête internationale des travailleurs a été célébrée hier, mercredi 1er mai 2019, à travers le monde. La préfecture de Dalaba n’est pas restée en marge des festivités avec une forte mobilisation autour du préfet de la localité, entouré du maire, des responsables syndicaux et de plusieurs cadres. C’est la tribune de la commune urbaine qui a servi de cadre à la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Après la montée des couleurs, il y a eu la pose de la gerbe de fleur à la place des martyrs. Les défilés ont commencé par les services de défense et de sécurité puis le syndicat des transporteurs. Il s’en est suivi la section syndicale de la santé, la plus représentée dans cette cérémonie.

Dans son discours, le secrétaire général de l’union locale des travailleurs, Elhadj Ibrahima Ley Dalaba, a souhaité bonne fête à l’assistance avant d’inviter les travailleurs à faire preuve de conscience professionnelle. « Qu’il me soit permis, au nom de tous les travailleurs et travailleuses de Dalaba, de prendre la parole pour souhaiter à tous et à touts très bonne fête de travail session 2019. Je prie Dieu que l’année 2019 soit pour tout le peuple de Guinée, et plus particulièrement pour tous les travailleurs, une année de bonheur, de prospérité et surtout une année de paix et de bon vivre ensemble. Cette journée est placée sous le signe du dialogue constructif et inclusif pour une paix sociale et durable. Mais, ne nous voilons pas la face, car il y a encore beaucoup de travailleurs incompétents et qui trichent avec le travail pour lequel ils sont payés. Ceci doit cesser, car en réalité, c’est le travail que l’on paie et qu’il faut travailler pour mériter son salaire », a-t-il dit.

Par ailleurs, Elhadj Ibrahima a signalé les difficultés qui assaillent la communauté. « Nous avons des difficultés dans notre déserte en eau et en électricité, nous souhaitons que cela s’améliore. Dans plusieurs services, il y a un déficit en personnel, notamment à l’éducation et à la santé où, pour assurer un minimum de service, les collectivités sont obligées de payer les enseignants et agents de santé communautaires ».

Toutefois, le secrétaire général de l’union locale des travailleurs de Dalaba a salué les efforts du gouvernement à travers les actions entreprises sur le terrain. C’est ainsi qu’il a salué le lancement des travaux de bitumage de la ville et a souhaité l’accélération de ces travaux avant l’arrivée des grandes pluies.

En outre, Elhadj Ibrahima va solliciter « l’engagement, ou à défaut, l’affectation d’enseignants et d’agents de santé partout où il en manque, le relèvement du salaire des travailleurs suivant le coût de la vie, le forage de plusieurs puits pour donner de l’eau à la population, le contrôle rigoureux des services, le respect du paiement du salaire des contractuels, la propreté et l’embellissement de tous les services ».

S’adressant à la commune urbaine de Dalaba, le syndicaliste a salué « la mise en place d’un mécanisme d’assainissement de la ville et invité les citoyens, avec le concours des chefs de quartiers, de délocaliser les parcs et les bergeries de la ville pour éviter cette divagation animale, de négocier avec les services de l’habitat et des citoyens de la périphérie de la ville pour un lotissement en règle pour l’extension de la ville dans toutes les directions ».

Pour finir, le préfet de Dalaba a remercié l’ensemble des populations présentes, particulièrement la section syndicale de la santé de pour sa mobilisation.

Depuis Dalaba, Hammady Sow pour Guineematin.com

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Rupture d’un mariage à Lélouma : un notable de Korbé retenu à la police

2 mai 2019 à 12 12 54 05545

Un notable de Niéguéré (un village situé à 5 km du côté Nord du chef-lieu de la commune rurale de Korbé), est retenu au commissariat central de la police de Lélouma, dans la Région Administrative de Labé. Selon des informations confiées à un correspondant de Guineematin.com,
Modi Samba Diallo a été interpellé depuis le samedi dernier, 30 avril 2019, pour avoir donné sa fille, âgée de 30 ans et divorcée, en mariage à un autre prétendant qui a officiellement tendu la main.

Selon les informations reçues en provenance de Lélouma, la fille de Modi Samba Niéguéré Diallo est restée avec son premier époux près de 18 ans. Mais, ces derniers temps, son mari l’a renvoyée 4 fois. Son père a alors décidé de prendre ses responsabilités. Après donc les 3 mois d’observation requis dans la religion musulmane, un second prétend s’est présenté. Il s’est conformé aux principes islamiques qui ont conduit à la célébration du mariage avec le consentement effectif de la fille.

C’est en ce moment que le premier époux rebondis et réclame « sa femme ». Pour montrer qu’il est sérieux, il a déposé une plainte au commissariat central de police de Lélouma.

Modi Samba Niéguéré Diallo a reçu une convocation du commissariat central de police de Lélouma le samedi, 30 avril 2019, alors qu’il était à l’hôpital préfectoral où il était venu déposer son enfant souffrant d’une hernie pour une intervention chirurgicale. Depuis cette date, le vieux notable de Niéguéré est retenu au commissariat de police de Lélouma.

Or, dans le contexte guinéen, le mariage scellé même devant un officier d’Etat civil, ne tient que tant que les conjoints sont consentants. Malheureusement pour le premier époux, la jeune dame ne souhaite plus retourner chez lui parce qu’il l’a répudiée 4 fois.

« S’il a mis les colas dessus, telle que ça se passe dans nos familles, la fille est considérée répudiée par son époux. La famille a donc le droit de donner la jeune femme à qui elle veut ou à celui qui en manifeste le souhait. S’il pense que la femme ne lui est plus utile, le meilleur preneur en bénéficie. Même s’il y a un acte de mariage entre eux, le mariage ne tient que tant que la fille est consentante. On peut tout simplement dire que le divorce n’est pas prononcé, mais il ne s’agit pas de retenir le vieux. On doit lui indiquer la procédure de divorce de la fille. C’est tout. Car, un mariage n’est pas du servage. C’est un consentement libre. Et dès qu’une partie se sent lésée dans ce consentement, elle se rétracte » fait observer un spécialiste des questions de ménage sous le couvert de l’anonymat.

Toutes nos tentatives de joindre le commissaire central de police de Lélouma dans la matinée de ce jeudi, 02 mai 2019, se sont soldées par un échec.

A suivre !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Fête du travail à Mamou : les discours prononcés devant des chaises vides

2 mai 2019 à 10 10 05 05055

Tout comme à Conakry, la célébration de la journée internationale du travail hier, mercredi 1er mai 2019, a connu aussi des couacs à Mamou. La différence, c’est qu’à Mamou, il n’y a pas eu d’affrontements comme ceux enregistrés au Palais du peuple de Conakry. Mais là aussi, les festivités se sont déroulées dans la plus grande morosité. Les responsables syndicaux ont prononcé leurs discours devant des chaises vides, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Comme nous l’annoncions précédemment, les autorités de Mamou ont boudé les festivités commémoratives de la journée internationale du travail. Aucun responsable du gouvernorat, de la préfecture, ou encore de la commune n’a effectué le déplacement pour participer à la cérémonie. Tous étaient pourtant invités, mais leurs chaises sont restées vides. Les raisons de ce boycott restent méconnues.

Chez les travailleurs également, beaucoup ont quitté la cérémonie suite à la décision de la représentation locale du SLECG de se retirer, en raison des violences enregistrées au Palais du peuple de Conakry et qui ont fait plusieurs blessés dans leurs rangs, dont leur leader Aboubacar Soumah.

Mamadou Saliou Sigon Baldé

Malgré tout, les responsables locaux de la CNTG et de l’USTG version Abdoulaye Camara ont continué la cérémonie. Dans son discours, Mamadou Saliou Sigon Baldé, secrétaire général de l’union locale des travailleurs de Mamou, a tout d’abord rappelé l’historique de cette fête, avant d’inviter les autorités du pays à prendre en compte leurs préoccupations. « Cette date historique est un symbole qui marque l’histoire de profondes empreintes par la marche triomphale d’hommes et de femmes qui ont donné leurs vies en sacrifice pour le bien-être des travailleurs du monde entier.

En mai 1986, il y a de cela 133 ans, que 300 000 travailleurs américains et étrangers lançaient à Chicago un puissant mouvement de grève pour protester contre l’état d’esclavage dans lequel baignaient les travailleurs et réclamer de meilleures conditions de vie et de travail de tous les travailleurs du monde.

Nous invitons donc les autorités de notre pays à prendre en compte nos préoccupations pour nous sortir de cette galopante pauvreté, de l’obscurantisme, de l’insécurité physique, morale, alimentaire, sanitaire, qui ne sont nullement une fatalité », a déclaré le syndicaliste.

Elhadj Mamadou Pathé

Pour sa part, le délégué de l’inter-centrale CNTG/USTG, Elhadj Mamadou Pathé, a exprimé son amertume face au déroulement de ces festivités. « Aujourd’hui encore, nous voici réunis, mais hélas, dans un contexte différent. Car le dialogue social qui est le fondement du partenariat entre employeurs et employés connait une crise profonde, une crise née du choix du gouvernement de rompre unilatéralement le socle sur lequel est bâti ce dialogue à savoir :

Le respect intégral des accords conclus depuis plusieurs années entre les mandants tripartites guinéens. Ces accords sont aujourd’hui ignorés et même violés par le gouvernement. L’inter-centrale salue et exprime sa solidarité agissante à l’endroit de toutes les travailleuses et tous les travailleurs de Guinée. Elle invite enfin l’ensemble des organisations syndicales de Guinée à l’unité d’action et à la solidarité syndicale en vue de consolider les acquis démocratiques chèrement obtenus », a-t-il lancé.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél. : 657343939/625698919

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USTG-Mamou : « Notre général a été blessé à Conakry… Il n’y a plus de fête ! »

1 mai 2019 à 15 03 43 05435

A l’instar de nombreux pays du monde, la Guinée célèbre ce mercredi, 1er mai 2019, la journée internationale du travail. Mais, dans la préfecture de Mamou, cette fête des travailleurs a pris un coup de poignard. Avec le retrait de l’antenne locale de l’USTG (version Abdoulaye Sow) du lieu de la célébration, à la maison des jeunes, la fête a fini sans même commencer, rapporte un journaliste de Guineematin.com à Mamou.

Depuis quelques jours, les rivalités étaient palpables entre l’antenne locale de l’USTG (version Abdoulaye Sow) et celle favorable au camarade Abdoulaye Camara. Chacune de ces antennes se préparait de son côté pour marquer sa présence à la maison des jeunes pour célébrer avec faste la fête internationale du travail. Seulement, l’intérêt particulier (une célébration d’affirmation basée sur l’égocentrisme) qui a été accordé à cette fête laissait présager un risque de dérapage, voire même d’affrontement entre les travailleurs de la ville carrefour. Et, ce mercredi, après l’atmosphère morose de la matinée (qui a laissé croire que personne ne s’intéresse à cette fête), la célébration a commencé sur fond de pagaille. L’USTG (version Abdoulaye Sow) a commencé son défilé avant même l’arrivée des officiels.

Avec une pancarte en main et des slogans comme : « vive Aboubacar Soumah, vive l’USTG du général Sow », ce syndicat dont les rangs sont majoritairement grossis par des enseignants favorables au camarade Aboubacar Soumah (secrétaire général du SLECG) a traversé la place des martyrs, sous le regard à la fois perçant et impuissant des ‘’organisateurs’’ de la célébration. Ensuite, s’en est suivi un ronronnement tympanisant de motos, les conducteurs de moto-taxi qui signaient leur entrée. Avec des gestes majestueux, ils ont fait le tour de la place des martyrs, avant de sortir définitivement de la cour de la maison des jeunes.

Thierno Souleymane Sall

Désormais, il n’était l’ombre d’un doute que la fête allait prendre un coup de poignard. Quelques instant plus tard, alors qu’on attendait encore l’arrivée des officiels, l’USTG (version Abdoulaye Sow) et dirigée à Mamou par le camarade Thierno Souleymane Sall a annoncé son retrait de la fête.

« Nous sommes vraiment dans le regret ! Aujourd’hui, c’est une journée où les travailleurs devraient se réunir autour de leurs centrales et parler de leurs problèmes. Mais, nous sommes dans le regret de vous dire que nos camarades (à Conakry) sont partagés entre les hôpitaux : Ignace Deen et Donka. Ils ont été blessés au palais où il y a actuellement un désordre total… J’ai le cœur serré. Nous n’allons pas nous permettre de nous laisser utiliser par le pouvoir pour nous diviser », a déclaré une femme qui s’est spontanément saisie du micro pour s’adresser aux travailleurs.

Des travailleurs qui soutenaient déjà que le secrétaire général du SLECG, Aboubacar Soumah, a été battu et blessé au palais du peuple de Conakry par des rivaux de l’autre branche de l’USTG. « Il n’y a plus de fête ! Notre général a été blessé à Conakry. Il n’y a plus de fête ! », disaient ces travailleurs.

De son côté, le responsable préfectoral du SLECG (affilié à l’USTG, version Abdoulaye Sow) a directement annoncé la fin de la célébration à la maison des jeunes. « A bas la corruption ! A bas les opportunistes ! A bas le syndicat étatique… La séance est levée. Nous qui sommes de l’USTG, on rentre. La fête est terminée », a dit Thierno Souleymane Sall, qui a aussitôt été obéit par ses camarades travailleurs.

Mamadou Saliou Sigon Baldé

Avec l’énergie du désespoir, le secrétaire général de l’union locale des travailleurs de Mamou, Mamadou Saliou Sigon Baldé, a tenté de retenir les travailleurs, en vain. « Nous regrettons ce qui s’est passé à Conakry. Mais, je vous informe que la fête continue ici. Tous ceux qui sont invités doivent attendre. Les festivités continuent. Le syndicalisme, ce n’est pas comme ça. Nous nous allons continuer tant bien que mal à célébrer la fête. Nous attendons l’arrivée des autorités. Et, nous vous demandons de rester sur place, chers camarades », a dit Mamadou Saliou Sigon Baldé, alors que la loge officielle se vidait de sa substance humaine.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Labé : lancement du projet de lutte contre la déforestation et les érosions par la protection des têtes de source

25 avril 2019 à 15 03 25 04254

La salle des conférences du Gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé a abrité ce jeudi, 25 avril 2019, l’atelier de lancement du projet « encadrement de la mise en œuvre communautaire des actions de lutte contre la déforestation et l’érosion des sols dans les préfectures de Mamou, Dalaba, Labé, Tougué, Dabola et Siguiri en République de Guinée », rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Organisée par l’Association des Volontaires pour la Gestion des Ressources Naturelles (AVGRN) en partenariat avec l’Union Guinéenne des Volontaires du Développement (UGVD) sur financement de l’Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS), cette rencontre a mobilisé les maires, les chefs des cantonnements forestiers des communes rurales concernées, les conservateurs de la nature de la zone de couverture du projet, les directeurs des microréalisations, les directeurs préfectoraux et régionaux de l’environnement et les chefs des sections préfectorales du Génie Rural.

Dans son intervention de circonstance, le chef de mission de consultation du projet, Mamadou Kobéra Diallo a précisé que les études diagnostiques sur la déforestation et l’érosion des sols dans le haut bassin du fleuve Sénégal réalisées par l’OMVS en 2017, ont donné des rapports contenant des informations détaillées sur les bénéficiaires et les actions à mener avec un plan d’action.

« Pour l’exécution du plan d’action sur le court terme issu de ces études, l’approche mise en œuvre communautaire a été privilégiée surtout pour les sites prioritaires avec l’accompagnement des ONG. C’est dans ce cadre que l’OMVS a procédé par appel d’offre, à la sélection du groupement d’ONG AVGRN/UGVD qui ont toutes leurs sièges à Labé » a-t-il expliqué.

Au terme de 45 jours d’activités de consultations communautaires et d’expertises de terrain dans les sites ciblés par ce projet, le groupement d’ONG AVGRN/UGVD dénommé Consultant a obtenu des résultats attendus.

« Les têtes de sources et berges ciblées par le projet sont identifiées ; les actions à mener sont identifiées et quantifiées ; la situation foncière (appartenances, problèmes, activités en cours dans les sites, etc…) a été clarifiée ; les actions à réaliser dans les villages riverains par fois comme mesures d’accompagnement ont été identifiées ; les coûts des actions sont évalués et les budgets élaborés et enfin un plan d’action pour la mise en œuvre de ce projet est établi » a ajouté le chef de mission de consultation.

Les participants à cet ateliers de lancement du projet se sont réunis pour amender et valider ces résultats afin qu’ils soient transmis à l’OMVS.

L’initiative est partie du constat de l’OMVS selon lequel on assiste à une dégradation croissante des ressources de ce bassin en général et en particulier celles du haut bassin. Dégradation due aux effets combinés des actions anthropiques et des aléas climatiques se manifeste sous diverses formes dont une forte dégradation des têtes de source ; une diminution drastique du couvert végétal avec disparition de plusieurs espèces de valeur ; une perte de la biodiversité ; un élargissement et/ou un ensablement du lit du fleuve en plusieurs endroits ; une forte dégradation des berges par érosion entrainant des risques de disparition des infrastructures socioéconomiques au niveau des villes et villages riverains ; une perte de terres cultivables entrainant la baisse de la production et la productivité agricole et du coup de l’insécurité alimentaire.»

Prenant la parole au nom du maire de la commune urbaine de Labé, le conseiller communal, Abdourahmane Pounthioun Diallo a rappelé que ce phénomène de dégradation poussée de l’environnement est un thème d’actualité : « et très préoccupant dans notre commune. Notre Labé, dans le temps, était une commune luxuriante très bien arrogée et où il faisait bon vivre. Car, arrogée par les cours d’eau autrefois pérennes comme le Pounthiounwol, Donghorawol, Sasséwol, Saalawol et tant d’autres. Ces cours d’eau qui arrogeaient la commune urbaine de Labé ont tendance à disparaitre. Ils étaient aussi protégés par une galerie forestière. On sait que le Fouta Djalon est le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest. Labé est la capitale régionale de ce Fouta. J’avoue que ce château se perce de jour en jour sous l’effet de l’homme. Si nous ne faisons pas attention, nous serons victimes et coupables devant les générations montantes » a-t-il déploré et prévenu.

Ouvrant les travaux de l’atelier de lancement de ce projet, le gouverneur de la Région Administrative (RA) de Labé, Elhadj Madifing Diané a rappelé que le fleuve Sénégal est l’une des grandes fiertés de la République de Guinée « que Dieu a bien voulu nous donner ». Il a alors beaucoup insisté sur l’importance de ce fleuve en s’appuyant sur des valeurs historiques et culturelles de l’actuelle Organisation pour la Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS).

« Dans ce contexte donc, vous devrez savoir, que c’est la générosité du peuple de Guinée qui est exprimée dans le fleuve Sénégal. Retenez alors que vous avez une très grande responsabilité. Aménager les têtes de sources de ce fleuve, c’est de s’inscrire dans la droite ligne de la solidarité guinéenne envers ses Etats voisins. Quand il pleut trop au Fouta, on dit que les autres sont inondés. Et si ça tari au Fouta, que Dieu nous en préserve, il est évident que ce sera la catastrophe à ceux que Dieu a bien voulu nouer en destin à ces têtes de sources du fleuve Sénégal. Vous avez donc de la responsabilité devant l’histoire, de la générosité à offrir. Car, c’est sur la base de la générosité que la Guinée a bien voulu accepter mettre ce fleuve à la disposition de trois autres Etats » a déclaré le gouverneur de Labé.

Elhadj Madifing Diané a alors invité les participants à s’engager sans réserve dans cette dynamique avec beaucoup d’exigences. « Car, protéger ces sources, c’est protéger toutes les populations qui vivent autour de ce fleuve » a-t-il conclu avant de prononcer le mot de lancement officiel du projet.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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Labé : un militaire pris en flagrant délit de vol de chevrons

24 avril 2019 à 14 02 44 04444

Un militaire en service au camp Elhadj Oumar Tall de Labé, Sergent-chef Moriké Bemba Koulibaly s’est fait prendre ce mercredi, 24 avril 2019, aux environs de 5 heures du matin, en flagrant délit de vol de chevrons dans un bâtiment en chantier Safatou, un quartier de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Après avoir maîtrisé l’homme en uniforme le gardien des lieux et les voisins ont fait appel à l’Escadron Mobile N°08 de la Gendarmerie de Labé qui a immédiatement dépêché une mission pour récupérer le colis.

Dans les locaux de cette brigade de gendarmerie, l’accusé aurait reconnu les faits qui lui sont reprochés. Selon les témoignages recueillis sur le terrain, ce n’est pas la première fois que les victimes reçoivent les visites nocturnes de ce militaire qui y laisse toujours les mêmes traces de chaussures. Ce qui a d’ailleurs permis au gardien des lieux de le piéger et mettre le grappin sur lui.

Son arrestation intervient au moment où plusieurs cas d’attaques à mains armées perpétrées par des individus en tenues militaires sont dénoncés à travers le pays. C’est sans doute pourquoi le maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo qui a eu un entretien à ce sujet avec la hiérarchie militaire et commandement de l’Escadron Mobile N°08 de la Gendarmerie de Labé a confié à la presse locale avoir officiellement demandé à ce que ce militaire pris en flagrant délit de vol soit sanctionné à la hauteur de sa forfaiture.

Plusieurs observateurs avertis craignent déjà une tentative d’étouffer le dossier pour éviter que le prévenu ne passe devant le juge. D’où la démarche du maire de la commune urbaine en direction de la Gendarmerie.

En attendant, notons que l’arrestation du sergent-chef Moriké Bemba Koulibaly, militaire en service au camp Elhadj Oumar Tall de Labé, pris en flagrant délit de vol, relance le débat sur l’épineuse question de l’insécurité en République de Guinée.

Cette affaire donne aussi à réfléchir sur la rigueur avec laquelle les autorités compétentes organisent les différents recrutements dans les corps de défense et de sécurité.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

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Darou (Koubia) : forte mobilisation de fidèles musulmans pour le couronnement de 16 Talibés

23 avril 2019 à 11 11 07 04074

Foyer incandescent de la culture islamique, le district de Darou, situé à neuf (09) kilomètres à l’est de la Commune Urbaine de Koubia, a abrité une grande cérémonie de couronnement marquant la fin de la formation de plusieurs talibés. Organisée le dimanche dernier, 21 avril 2019, la cérémonie a connu une forte mobilisation de fidèles musulmans venus de différentes localités de Koubia, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

Après plusieurs années d’études islamiques dans la famille du Saint, Elhadj Amadou Tidiane Darou Diallo, 16 talibés ont reçu leur couronnement à l’occasion de cette cérémonie. Ils obtiennent tous le titre de Thierno, comme certificat de maîtrise de la lecture et de l’interprétation du Saint Coran.

L’événement a mobilisé de nombreux érudits venus de Bassara, Solokoya Douka, Koïn et Télimélé, mais aussi de nombreux fidèles musulmans. Il a été marqué par la récitation de cantiques religieux et l’inspecteur préfectoral de ligue islamique de Koubia.

Après le couronnement des 16 désormais anciens talibés, des prières et bénédictions ont été faites pour la paix et la prospérité en Guinée.

A rappeler que Dr. Alhousseiny Diallo a séduit le public musulman, massivement mobilisé. Dr. Alhousseiny a notamment parlé des principes du Coran, de la conservation des acquis du Coran, des compagnons du prophète Mohamed (PSL)…

De Koubia , Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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Les ressortissants de Hérico offrent une ambulance à leur sous-préfecture

22 avril 2019 à 10 10 35 04354

La sous-préfecture de Hérico (Lélouma) dispose désormais d’une ambulance toute équipée, mise à la disposition de l’ensemble des districts de la sous-préfecture. Cette ambulance dont le financement a été entièrement assuré par les ressortissants de Hérico, a été officiellement remise aux autorités sanitaires et communales, le 05 avril 2019.

C’est grâce à une mobilisation sans précédent des fils et filles de Hérico que ce projet intitulé « une ambulance pour Hérico », sous le pilotage et la coordination de l’Union pour le Développement de Hérico (UDH), a pu voir le jour. À ce propos, il faut saluer l’engagement des membres du bureau de l’UDH qui se sont donné corps et âme, afin que ce projet puisse enfin se concrétiser.

Ce projet est parti d’un constat alarmant relativement à la situation sanitaire qui prévaut dans la sous-préfecture. À ce propos, ces dernières années, plusieurs personnes ont perdu la vie faute de structures sanitaires adéquates et de possibilité d’évacuation vers les centres urbains. C’est ce constat qui a amené l’UDH à décider de solliciter les ressortissants de Hérico pour l’acquisition d’une ambulance dont la remise officielle a connu une forte mobilisation des autorités sanitaires et communales. Soulignons notamment la présence du Directeur préfectoral de la santé (DPS), du Directeur de micro-réalisation (DMR) ainsi que des maires de Balaya, Korbé et Diountou. Il y avait également le député uninominal de Lélouma, le maire, ainsi que les sages de Hérico. Ce sont les représentants de l’UDH qui ont procédé à la remise officielle de l’ambulance.

De ce fait, cette ambulance sera disponible pour l’ensemble des districts de Hérico, afin de permettre l’évacuation des malades en toute sécurité. Le principal objectif est de sauver des vies notamment, celles des couches les plus vulnérables. Le bureau de l’UDH s’est dit très ravi de cet élan de générosité de la part des ressortissants de Hérico et remercie chaleureusement tous ceux qui se sont mobilisés pour la concrétisation de ce beau projet.

Par ailleurs, pour s’assurer d’une saine gestion de ce bien commun, les ressortissants de Hérico vivant à Conakry se sont réunis pour convenir d’un mode de fonctionnement tenant compte des besoins de tous les districts de la sous-préfecture. C’est dans ce cadre qu’il est prévu le recrutement d’un chauffeur sous la supervision d’une commission composée de deux personnes par district. De plus, les tarifs pour l’évacuation des malades ont été fixés en fonction de la distance de chaque district par rapport au centre de santé, tout en prenant en considération la ville vers laquelle le malade sera évacué.

PS : cette semaine, a eu lieu une première évacuation réussie d’une patiente vers Labé.

Par Faty Diallo

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Fodé Oussou sur le tournoi dédié à Alpha Condé à Pita : « il y avait tout là-bas sauf Pita »

22 avril 2019 à 0 12 03 04034

Le débat se poursuit autour du tournoi de « reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé », organisé récemment à Pita. Au lendemain de la finale, les acteurs politiques s’opposent sur le bilan de cette activité. Si le parti NFD dont le président (Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes) se félicite d’une mobilisation record et qui témoigne de l’adhésion des populations de Pita aux idéaux du président de la République, l’UFDG a une toute autre vision de la chose.

Le principal parti d’opposition du pays indique que les gens qui étaient au stade ne sont pas des habitants de Pita mais plutôt des gens transportés sur les lieux pour tromper le chef de l’Etat. C’est Dr Fodé Oussou Fofana, vice-président du parti, qui l’a confié à Guineematin.com, dans la soirée de ce dimanche, 21 avril 2019.

« Le vrai bilan de ce tournoi va être fait. Et, le bilan là, c’est Alpha qui va tirer les conséquences de ce qui s’est passé à Pita. Parce que les gens qui étaient là-bas sont venus d’ailleurs. Il y a eu des élèves, des enseignants et d’autres citoyens qui ont été transportés là-bas par des camions. Il y avait tout là-bas sauf Pita. Ça veut dire qu’une partie de Conakry était là-bas. Ils ont ramassé les gens, ils les ont emmenés pour impressionner.

Je puis garantir qu’aucun maire n’a participé à la finale parce qu’on a donné des instructions fermes aux maires de ne pas s’associer à cette activité. Mais, comme il fallait justifier l’argent sorti, ils ont transporté des gens. Avec l’appui du ministre de l’Education Nationale, Mory Sangaré, les écoles ont été fermées, les élèves et les enseignants ont été transportés au stade. C’est triste ! »

Pour clore ce débat, l’opposant appelle à l’organisation des élections législatives pour savoir si Pita qui est un fief traditionnel de l’UFDG, votera pour un autre parti. « Ceux qui disent que Pita est avec eux, je leur dis que très bientôt, c’est ce que nous souhaitons en tout cas, il y aura les élections législatives. A l’issue de ce scrutin, on aura la réponse des citoyens de Pita. A ce moment, on saura si les gens qui étaient au stade sont des gens de Pita ou si c’est des gens qui sont transportés.

Si monsieur Alpha Condé pense que Mouctar Diallo peut l’aider à avoir un seul électeur à Pita, il se trompe. C’est pourquoi, je souhaite qu’on organise les élections législatives. Monsieur Alpha Condé lui-même va voir le nombre d’électeurs qu’il a à Pita », a dit le président du groupe parlementaire de l’UFDG à l’Assemblée nationale.

Par ailleurs, Dr Fodé Oussou Fofana déplore des choses graves dans l’organisation de cet événement. Il s’insurge notamment contre la dénomination donné à l’événement par ses organisateurs. « Si Mouctar Diallo avait juste organisé un tournoi de football à Pita, j’aurais compris. Mais, un tournoi de football en signe de reconnaissance du Fouta au président de la République, reconnaissance par rapport à quoi ?

Est-ce que c’est reconnaissance par rapport aux gens qui sont tués ou bien c’est reconnaissance par rapport aux maisons qui sont cassées ? C’est vraiment pathétique ! Et, ça veut dire que la morale a quitté ce pays, la dignité a quitté ce pays », estime-t-il.

Le vice-président de l’UFDG regrette aussi le comportement du ministre Mouctar Diallo qui est président d’un parti politique et qui s’est habillé aux couleurs du RPG Arc-en-ciel le jour de la finale de ce tournoi de football. Il demande d’ailleurs au ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes de dissoudre son parti pour être conséquent avec lui-même. « Quand tu vois un leader d’un parti politique porter les T-Shirts d’un autre parti politique, je me dis que c’est insensé.

Si le président des NFD porte les T-Shirts du RPG Arc-en-ciel, la seule chose qui lui reste à faire, c’est de dissoudre purement et simplement les NFD dans le RPG Arc-en-ciel. Parce qu’il faut être logique, il faut être conséquent. Aujourd’hui, le parti NFD n’existe que de nom parce que les vices présidents des NFD sont au ministère, le président des NFD est devenu le premier militant du RPG Arc-en-ciel. Donc, il n’a qu’à dissoudre son parti », a demandé Fodé Oussou Fofana.

Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
Tel. 628124362

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Macka Baldé des NFD : « Pita a déjà dit son mot… l’UFDG est en perte de vitesse »

21 avril 2019 à 14 02 43 04434

Au lendemain de la finale du tournoi de football organisé à Pita dans le cadre du mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, Macka Baldé, Directeur général adjoint de l’Agence Nationale du volontariat Jeunesse,  a accordé un entretien à Guineematin.com, ce dimanche 21 avril 2019. Le vice-président du parti NFD, dont le président Mouctar Diallo, ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes, est l’initiateur de cette activité, tire un bilan satisfaisant de l’événement.

Monsieur Baldé salue la qualité de la mobilisation qui témoigne, selon lui, que les populations de Pita adhèrent aux idéaux et aux actions du président de la République, Professeur Alpha Condé. Il en a profité pour répondre à l’UFDG, le principal parti d’opposition du pays, qui a dénoncé l’initiative de Mouctar Diallo. Un parti qu’il dit être en perte de vitesse.

Décryptage !

Guineematin.com : le mois de reconnaissance du Fouta au président Alpha Condé, organisé à Pita, s’est achevé par la finale du tournoi de football qui a eu lieu hier, samedi 20 avril 2019. Vous avez l’un des acteurs majeurs de cette activité initiée par le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes et président des NFD, Mouctar Diallo, quel bilan en tirez-vous ?

Macka Baldé : c’est une réelle satisfaction qui nous anime aujourd’hui suite ce que les populations de Pita nous ont prouvé hier, et durant tout le temps qu’ont duré ces activités, à travers la grandiose mobilisation en faveur des actions du président de la République, le professeur Alpha Condé. Vous n’êtes pas sans savoir que le terrain n’était pas facile pour nous.

On a été victime de diffamation, de calomnie, de pas mal de choses à travers des médias, à travers des meetings  même qui ont été organisés contre la réussite de notre événement. Mais, malgré tout ça, les populations du Fouta, en particulier ceux de Pita, ont montré leur adhésion à l’initiative et aux actions du président de la République.

Guineematin.com : qui a mené cette campagne de diffamation dont vous parlez ?

Macka Baldé : vous savez que l’UFDG nous a attaqués ouvertement. C’est notamment Fodé Oussou et d’autres membres du parti dont le député périmé de Pita, Diouldé Sow, et celui de Labé, Cellou Baldé. Mais, ce sont des députés périmés qui ne peuvent plus parler au nom de leurs collectivités, au nom de leurs préfectures parce que leur mandat a expiré.

Ils sont venus dire où est Pita, et Pita a répondu. Pita a répondu par l’adhésion des populations en faveur des actions du président de la République. Et, le ministre de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes a eu le courage et l’audace d’initier ce tournoi à une période aussi qui est très difficile.

Vous n’êtes pas sans savoir que des gens sont venus dire qu’on est venu pour le troisième mandat, par rapport à la modification de la Constitution. Ils ont pris aussi le déguerpissement de Kaporo-Rails et l’ont mis sur le dos du président de la République pour dire qu’il déteste le Fouta, qu’il a chassé les populations du Fouta et qu’il ne fallait pas accueillir ce tournoi. Mais, malgré toute cette campagne de diffamation et de calomnie, les populations de Pita ont répondu par le Oui.

Guineematin.com : selon vous, qu’est-ce qui a pesé en votre faveur, qu’est-ce qui a favorisé la mobilisation autour de ce tournoi ?

Macka Baldé : ce qui a pesé, c’est la clairvoyance, c’est la vision, c’est la stratégie, c’est les réalisations, les acquis. En effet, les populations n’ont plus besoin des paroles des politiques qui sont en quête du pouvoir, surtout que ce sont des gens qui ont géré pendant un moment ce pays, dont on connait le résultat.

Les gens ont vu que celui qui est là, malgré toutes les manifestations enregistrées depuis 2010, a réussi quand même à poser des actes concrets. Vous n’êtes pas sans savoir que les manifestations récurrentes découragent les investisseurs à aller dans un pays. Mais, malgré cela, malgré Ebola, le président Alpha Condé a réussi à poser des actes.

Il y a quelques années, lorsque certaines personnalités venaient en Guinée, les gens partaient dormir à Dakar ou Abidjan parce qu’il n’y avait pas d’hôtels dignes de ce nom. Mais aujourd’hui, grâce au président de la République, nous avons pas mal de grands hôtels à Conakry. Au Fouta aussi, le président est en train de réaliser plusieurs œuvres, notamment le bitumage des différentes routes de Pita ; il y a la fibre optique aussi qui est en phase d’être installée un peu partout à Pita, les travaux sont en cours.

Au niveau des collectivités locales, le président a donné 1 milliard et quelques à toutes les sous-préfectures. Quand vous prenez par exemple Timbi Madina qui a reçu pour la première fois 1 milliard 900 millions de francs dans le cadre du développement local, tout ça ce sont des actions qu’il faut saluer. Et quand nous avons été accueillis à Timbi Madina, Maci, Bantighel, Ley Miro, les maires même issus de l’UFDG, ont salué et encouragé les actions que le président est en train de mener sur le terrain.

Donc, les populations sont en train de comprendre que refuser le chef n’est pas en leur faveur, mais il faut plutôt adhérer aux idéaux du président, exprimer leur volonté, leurs besoins pour le président puisse les satisfaire.

Guineematin.com : il y en a quand même qui pensent que cette mobilisation qu’on a constatée à Pita est juste circonstancielle, et qu’elle ne va pas se traduire notamment dans les urnes.

Macka Baldé : si c’était circonstanciel, les gens allaient se mobiliser juste au début. Mais on a constaté que du 06 jusqu’au 20 avril, la mobilisation n’a pas baissé. Il y a eu même des sous-préfectures qui nous ont accueillis alors qu’on n’était pas annoncé. C’est-à-dire, à travers notre cortège, s’ils savent qu’on va dans une localité, ils forment des fils de façon spontanée pour nous attendre.

Il y a quelques années seulement, ce n’était pas du tout simple d’organiser un meeting en faveur du pouvoir au Fouta. Mais aujourd’hui, comme ce parti est en perte de vitesse, ils ont fait toute la campagne de manipulation qu’il y a eu lieu pour boycotter nos activités mais ça n’a pas fonctionné.

Guineematin.com : vous pensez donc que l’UFDG a perdu Pita ?

Macka Baldé : les populations de Pita ont montré qu’elles sont avec le ministre Mouctar Diallo, qu’elles sont avec le président Alpha Condé, et qu’elles sont avec les cadres qui ont accompagné cette initiative. Pita a déjà dit son mot. Ce qu’il faut surtout saluer, c’est que depuis qu’on a commencé ce tournoi, nous n’avons pas vu de banderoles où on insulte le président de la République, où on parle de sabotage, il n’y en a pas eu. Partout, ce qu’on a vu, c’est des banderoles où on parle de paix, d’unité nationale, de cohésion sociale, où on remercie le président de la République pour ses actions.

Cela veut dire simplement que les gens sont en train de prendre conscience surtout à Pita, qui est quand même le poumon de la contestation en Guinée. Quand on parle de l’Axe Hamdallaye-Bambéto-Kagbelen, la plupart ce sont des gens de Pita. Si aujourd’hui, tous ces gens se mobilisent en faveur du président Alpha Condé, je pense que ce sont les mentalités qui sont en train de changer.

Après avoir contesté contre le pouvoir de Lansana Conté, contre la junte militaire et contre le président Alpha Condé lui-même, ils ont compris que la solution se trouve dans les mains du président. Et donc, ils sont en train de rectifier le tir.

Entretien réalisé par Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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