Manifestation à Labé : des élèves contre la mutation de leur principal

15 février 2019 à 18 06 53 02532

La mutation du principal du collège Hoggo M’Bouro de Labé ne plait, visiblement pas aux élèves de l’école. Plusieurs élèves ont manifesté ce vendredi, 15 février 2019, dans cet établissement, pour exiger le maintien du principal à son poste habituel. Le mouvement a fait quelques blessés parmi les élèves, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

La manifestation a été de courte durée, mais elle a empêché la tenue des cours au collège Hoggo M’Bouro ce vendredi. Plusieurs élèves de l’établissement ont manifesté contre une décision des autorités éducatives de Labé, mutant leur principal, Oury Baïlo Kanté, au collège du camp Elhadj Oumar Tall de la ville. Opposés à cette décision, ils ont jeté des cailloux sur l’école, provoquant une véritable débandade sur place. Plusieurs élèves ont été blessés.

Les manifestants ont érigé également des barricades autour de l’établissement, empêchant toute circulation sur les lieux pendant quelques minutes. Ils se sont vite dispersés avant même l’arrivée des forces de l’ordre. Dès après ce mouvement de colère, les autorités en charge de l’éducation à Labé ont convoqué une réunion pour plancher sur cette situation.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Dénouement de la crise scolaire à Labé : une confrontation ouverte avec le préfet évitée de justesse

15 février 2019 à 17 05 50 02502
Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

On s’achemine vers un dénouement heureux de la crise scolaire consécutive aux manifestations d’élèves enregistrées ces derniers temps, suite à un redéploiement inattendu de certains responsables de collèges dans la commune urbaine de Labé, par l’Inspection Régionale de l’Education (IRE), rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

La note de service de l’Inspectrice Régionale de l’Education (IRE) de Labé, Mme Guilawo Pierrette Toupou portant destitution, nomination, mutation et permutation de certains responsables de collèges dans la préfecture de Labé a été sérieusement mise en cause par les élèves de certains établissements concernés et le corps professoral. En l’espace d’une semaine, la ville de Labé a été secouée par deux manifestations d’élèves protestant contre le départ de leurs responsables qu’ils jugent avoir été déplacé ou limogé de façon arbitraire. La dernière en date remonte à ce vendredi, 15 février 2019 quand les élèves du collège Hoggo M’Bouro ont très tôt dans la matinée perturbé les cours au Lycée avec des jets de pierre et barricadé la route pour protester contre le départ de leur principal, Dian Baïlo Kanté pour le Camp Elhadj Oumar Tall. Au point que la passation de services qui était programmée par les autorités de l’éducation n’a pu se tenir dans l’enceinte de l’établissement. On parle de deux blessés admis à l’hôpital régional pour des soins appropriés.

En réaction, les autorités régionales et préfectorales de Labé ont convié à une réunion de concertation avec les encadreurs de l’éducation. Les participants ont convenu de tenir compte de l’avis du préfet qui semble faire du non-retour de monsieur Alpha Amadou Oury Sow au poste de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC) un point d’honneur. Les autorités de l’éducation ont alors été invitées à trouver un autre point de chute pour le chargé de cours de Mathématiques, Physique et Chimie dans ledit établissement.

Pour ce qui concerne l’incident de Hoggo M’Bouro, les autorités locales estiment qu’il faut forcer pour installer Amadou Diari Baldé au poste de principal de l’établissement, au risque d’affaiblir, dit-on, l’autorité de l’Etat.

Du côté du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), le ministre Mory Sangaré a expliqué, dans l’après-midi de ce vendredi, 15 février 2019, au téléphone de Guineematin.com avoir instruit ses services techniques et les autorités locales à examiner la situation en toute objectivité en vue de trouver une solution pouvant ramener le calme dans la cité, de manière à ne faire du tort à personne.

A Alpha Amadou Oury Sow qui est accusé par les autorités préfectorales d’être derrière le mouvement de protestation des élèves contre son départ du Collège Général Lansana Conté (CGLC), le chef du département de l’Education Nationale demande de se calmer : « ça va se régler. Il n’a qu’à éviter de défier l’autorité. Surtout qu’il est un responsable à plusieurs niveaux. J’étais hésitant pour son cas, mais puisque que les autorités locales le soupçonnent d’être derrière les enfants qui protestent, je suis obligé de m’en tenir à ces versions officielles, puisqu’en cas de problème dans la cité, ce sont elles qui gèrent. Moi, je suis loin des réalités du terrain. Mais, je crois qu’ils ne sont pas opposé à son rétablissement mais pas comme il le souhaite » a indiqué Mory Sangaré qui semble être d’accord qu’on trouve un autre point de chute pour Alpha Amadou Oury Sow.

Le ministre Mory Sangaré a, par ailleurs, précisé que c’est ce vendredi matin qu’il a été saisi de la situation par les autorités de Labé : « c’est mon secrétaire général qui échangeait de cette question avec l’inspectrice régionale de l’éducation. Mais, il ne m’en avait pas parlé. Lorsque, j’ai échangé avec les autorités de Labé ce matin, j’ai expliqué à mon secrétaire général qu’il n’avait pas reçu tous les éléments d’appréciation » a-t-il ajouté.

De Labé à Conakry, les acteurs concernés sont désormais d’accords et unanimes que Sow ne reste pas au Collège Général Lansana Conté (CGLC) pour son propre intérêt, croit-on savoir.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Fièvre Lassa : « des dispositions sont prises pour qu’il n’y ait plus de nouveaux cas »

15 février 2019 à 11 11 50 02502

Il y a deux semaines, des craintes d’une nouvelle épidémie mortelle ont vu le jour en Guinée. Cela, suite à la découverte d’un cas de fièvre Lassa à Mamou. Mais aujourd’hui, ces craintes semblent se dissiper du côté des autorités sanitaires. Car, aucun autre cas de maladie n’a été détecté et des dispositions sont prises pour éviter une nouvelle épidémie, rassure la DPS de Mamou, qui s’est entretenue avec un envoyé spécial de Guineematin.com sur place.

Dès après le test effectué sur Boubacar Baldé, 35 ans, en provenance de Kissidougou, et qui s’est révélé positif de Lassa, les autorités sanitaires de la Guinée sont en branle pour tenter d’éviter une nouvelle épidémie mortelle dans le pays, après celle d’Ebola il y a quelques années. En première ligne de ce combat, la Direction Préfectorale de la Santé (DPS) de Mamou, localité où ce cas a été détecté.

Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo

Selon la responsable de cette direction, Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo, la première mesure prise a été le suivi des contacts du malade. « On a pris tous les contacts qu’on est en train d’observer, et au niveau des structures de santé et au niveau de la famille, tous ceux qui sont entrés en contact avec le malade sont en observation présentement. Chaque matin il y’a une équipe qui se rend à leur domicile pour leur rendre visite prendre la température et interrogé s’ils n’ont présenté aucun signe. Il nous reste maintenant 5 à 6 jours d’observation de ces personnes », a-t-elle indiqué, précisant qu’aucun contact n’a encore présenté des signes de maladie.

En plus du suivi des contacts, la DPS de Mamou évoque d’autres dispositions prises, dont la sensibilisation des populations. Ce qui s’est révélé, selon elle, positif. « Il n’y a pas eu de psychose à Mamou concernant Lassa, parce que très tôt, on a donné les bonnes informations, on a commencé par les conseiller au niveau des communautés, à travers les médias, pour véhiculer l’information sur l’hygiène des mains, des locaux et de l’alentour des maisons et surtout sur la lutte contre les rongeurs.

Et, on les informe c’est quoi Lassa, comment on l’attrape, comment on le prévient. Des dispositions sont déjà prises pour qu’il n’y ait plus de nouveaux cas : on a déjà quelques molécules de médicaments qu’on nous a prépositionnés et ils ont déjà commandé d’autres à l’extérieur. Il faut se réjouir parce que jusque-là, aucun autre cas n’a été détecté », a rassuré Dr Hadja Mariama Kankalabé Diallo.

La Directrice Préfectorale de la Santé de Mamou demande aux populations de conduire tout malade suspect (qui présente des signes comme les selles liquides, des frissons, des vomissements et une forte fièvre) vers la structure sanitaire la plus proche et d’éviter les centres clandestins.

Depuis Mamou, Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com

Tél. :+224623532504

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Labé : les mototaxis renouvellent leurs bureaux des sections syndicales CNTG-USTG

15 février 2019 à 10 10 07 02072

Les bureaux des sections Syndicales CNTG-USTG (Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée-Union Nationale des Travailleurs de Guinée) des conducteurs de mototaxis de Labé ont été renouvelés dans l’après de ce jeudi, 14 février 2019. C’est une salle archicomble de l’amphithéâtre de la ville qui a servi de cadre à cette cérémonie, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Thierno Abdourahmane Pammel Diallo

Ce congrès pour le renouvellement des bureaux de ces deux sections syndicales, longtemps sollicité par les conducteurs de taxi-motos de la commune urbaine, a regroupé du monde. Il a été supervisé par le secrétaire général de l’union régionale des travailleurs de Labé, des responsables des sections syndicales de la CNTG et de l’USTG, ainsi que l’inspecteur régional du travail.

Après avoir présenté les postes à pourvoir, les taxi-motards syndiqués ont procédé au choix de leurs responsables. Pour le poste de secrétaire général de l’USTG, deux personnes s’étaient porté candidats. Il s’agit de Mory Diakité, ancien secrétaire général, candidat à sa propre succession ; et d’Alpha Abdoulaye SOW.

Après le vote, c’est Alpha Abdoulaye Sow qui a été choisi par ses pairs au poste de secrétaire général de l’USTG, en remplacement de Mory Diakité. Après, il s’en est suivi le choix, à main levée, de 24 autres membres de ce bureau.

Alpha Abdoulaye SOW

Du côté de la CNTG, c’est un seul candidat qui s’est présenté, en l’occurrence Thierno Abdourahmane Pammel Diallo. Il a été élu à l’unanimité au poste de secrétaire général.

Il faut rappeler que les deux bureaux ont été meublés par 25 membres chacun pour un mandat de 4 ans, renouvelable.

Il faut préciser que la presque totalité des anciens responsables de l’équipe sortante ont été débarqués. D’ailleurs, pour plusieurs conducteurs de mototaxis, ce changement qui s’est opéré au sein de leur corporation est une manière de sanctionner leurs anciens responsables avec les quels ils ne se comprenaient plus et qu’ils accusaient de mauvaise gestion.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Collège Hoggo M’Bouro à Labé : le corps professoral opposé à l’affectation du principal

15 février 2019 à 8 08 56 02562

Le corps professoral du Collège Hoggo M’Bouro de Labé s’oppose à une passation de services entre l’ancien et le nouveau principal de l’établissement qui sont appelés à permuter par la même décision de l’inspectrice régionale de l’éducation qui a provoqué les cris du côté du Collège Général Lansana Conté (CGLC) de la commune urbaine, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Décidément ! La toute dernière décision de l’inspectrice régionale de l’Education (IRE) de Labé, Mme Pierrette Toupou, publiée la semaine dernière, continue de faire parler d’elle. Après l’incident qu’elle a créée au Collège Général Lansana Conté (CGLC), son application pose également problème au Collège Hoggo M’Bouro, situé au centre-ville.

L’acte administratif appelait le principal du Collège du Camp Elhadj Oumar Tall, monsieur Diari Baldé et son homologue de Hoggo M’Bouro, monsieur Dian Baïlo Kanté à permuter leurs postes. Mais, le corps professoral de Hoggo M’Bouro s’est opposé, jeudi, à la passation de services entre les deux encadreurs de l’éducation.

« Les enseignants ont déclaré que le principal du collège Hoggo M’Bouro n’a commis aucune faute pour être envoyé au collège du Camp Elhadj Oumar Tall de Labé. Cette permutation n’était pas dans le programme. Ce sont les postes vacants qui étaient en jeu » explique notre source.

Il semble qu’au départ, il n’était question que des postes de censeurs à Wouro et Hoggo M’Bouro, proviseur à Hoggo M’Bouro, directeur des études à Maléah, principal de collège à Popodara, directeur des études et principal à Tata I. Les gens ont cherché ces postes vacants, mais les encadreurs de l’éducation ont profité de ces candidatures pour atteindre des objectifs inavoués.

Au moment où nous mettions cette dépêche en ligne, dans la matinée de ce vendredi, les élèves de l’établissement cherchent à barricader la route pour protester contre le départ de leur principal.

Nous y reviendrons !

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : l’inspectrice régionale de l’éducation menacée par le préfet

15 février 2019 à 8 08 50 02502
Mme Pierrette Toupou, inspectrice régionale de l’éducation de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, menace de saisir la présidence de la République contre l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE), Mme Pierrette Toupou, si monsieur Alpha Amadou Oury Sow est rétablie dans ses fonctions de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC), conformément aux instructions du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA), a appris Guineematin.com de sources concordantes.

On vous l’annonçait il y a quelques jours. Une décision de l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE) de Labé, Mme Pierrette Toupou, destituant monsieur Alpha Amadou Oury Sow de ses fonctions de directeur des études (DE) du Collège Général Lansana Conté (CGLC) a provoqué une vive protestation des élèves de l’établissement qui ont battu le pavé dans les rues de la commune urbaine de Labé, la semaine dernière, précisément le vendredi 08 février 2019. Les collégiens en colère qui ont marché pour la Direction Préfectorale de l’Education (DPE) de Labé exigeaient le rétablissement sans conditions du directeur des études destitué.

Même si les manifestants ont vite été dispersés par les services de sécurité à coups de gaz lacrymogène, l’incident a contradictoirement été apprécié par les autorités préfectorales et le cabinet du gouverneur de région.

Au moment où le préfet, Elhadj Safioulahi Bah, soutenait la thèse selon laquelle c’est l’enseignant démis de ses fonctions qui a incité les élèves à manifester, le cabinet du gouverneur de région relevait des anomalies dans la décision de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE). Les encadreurs de l’éducation concernés ont vite reconnu les reproches formulées par le gouvernorat et affiché leur prédisposition à faire amende honorable en rétablissant le jeune Alpha Amadou Oury Sow dans ses fonctions de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC).

Saisi de la situation, le cabinet du Ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (MENA) a immédiatement instruit Madame Pierrette Toupou de ramener l’enseignant à son poste.

C’est donc contre toute attente que le préfet de Labé aurait signifié à l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE), Mme Pierrette Toupou, son opposition farouche à cette réinstallation. Il serait allé jusqu’à menacer de saisir la présidence de la République contre la pauvre dame si Alphadjo Sow est rétabli dans ses fonctions.

Il semble que le préfet Safioulahi Bah, actuellement à Conakry, tient à ce que la passation de service se passe le plus vite possible. Ce qui met les cadres de l’Education de Labé dans une situation inconfortable.

Du côté de l’IRE, on cherche à manœuvrer de manière à éviter un clash entre le ministre Mory Sangaré et le préfet Safioulahi Bah.

Interrogé sur les raisons qui pourraient expliquer cet acharnement du tout puissant préfet de Labé contre sa petite personne, Alpha Amadou Oury Sow explique que son père, Oumar Sow, dit Saboundé Nogaye, célèbre crieur public, a une plainte contre Elhadj Safioulahi Bah au Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé.

Cet antécédent est lié à un conflit entre Saboundé Nogaye et les citoyens de Boléya, dans le quartier Tata I de la Commune Urbaine (CU) de Labé. Conflit dans lequel les services techniques des Travaux Publics (TP) et les autorités judiciaires avaient fini, dit-on, par donner raison à Saboundé Nogaye.

Mais, sur cette question, le préfet se serait rangé du côté des citoyens de Boléya. Voulant alors relever le défi qui lui a été lancé, Saboundé Nogaye a décidé de trimbaler le préfet Elhadj Safioulahi devant le Tribunal de Première Instance de Labé.

Par ailleurs, signalons que le sieur Alpha Amadou Oury Sow est déterminé à ne pas se laisser faire. Il n’exclut même pas un déplacement sur Conakry pour solliciter l’arbitrage de son ministre Mory Sangaré, ou dans une large et éventuelle mesure saisir la chambre administrative de la Cour Suprême à l’effet de faire annuler la décision de l’inspectrice régionale de l’éducation de Labé.

En attendant que les choses se stabilisent, monsieur Alpha Amadou Oury Sow qui a été démis de ses fonctions de directeur des études au Collège Général Lansana Conté a suspendu les cours de Mathématiques, Physique et Chimie qu’il donnait dans l’établissement pour éviter tout contact avec les élèves, parce que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah cherche, dit-il, à faire accréditer la thèse selon laquelle que c’est lui qui inciter les collégiens à sortir dans la rue pour protester…

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Karamoko Alsény à Guineematin : « Bantama Sow nous a trouvés au RPG »

14 février 2019 à 11 11 18 02182
Karamoko Alsény Diandian, conseiller du RPG arc-en-ciel à Ouré-Kaba (Mamou)

Comme indiqué dans nos précédentes dépêches, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba, dans la préfecture de Mamou, a été organisée le lundi dernier, 11 février 2019. Une élection contestée à la fois par l’UFDG et cinq conseillers du RPG Arc-en-ciel (le parti au pouvoir) qui ont été empêchés détenus et empêchés de participer au vote. Ces derniers accusent le ministre Sanoussy Bantama Sow (fils de la localité), d’être à l’origine de leur séquestration. Ils l’ont fait savoir hier, mercredi 13 février 2019, dans un entretien accordé à Guineematin.com à travers ses deux envoyés spéciaux.

Au cours de l’installation des conseillers communaux de Ouré Kaba, cinq (5) conseillers du RPG Arc-en-ciel ont été séquestrés puis auditionnés dans les locaux du Crédit Rural local jusqu’à la fin du vote. Les conseillers étaient soupçonnés de vouloir trahir la tête de liste, Elhadj Ousmane Barry, âgé de 86 ans, élu malgré tout.

Selon nos informations, un des conseillers séquestrés, en l’occurrence Karamoko Alsény Diandian, voulait se porter candidat au nom du parti au pouvoir. Les cinq séquestrés de Ouré-Kaba accusent Bantama Sow (ministre des Sports, de la Culture et du patrimoine historique) d’avoir orchestré leur arrestation pour faciliter l’élection du vieil homme.

Interrogé par l’envoyée spéciale de Guineematin.com à Ouré-Kaba, Karamoko Alsény Diandian est revenu sur sa mésaventure avec ses compagnons d’infortune.

Karamoko Alsény Diandian

« Le dimanche dernier, le ministre Bantama Sow est venu avec beaucoup d’autres personnes à Mamou, ainsi que beaucoup d’hommes en uniformes. On est allé le rencontrer. Il nous a traités de traîtres, que nous ne sommes pas honnêtes, que nous sommes malhonnêtes, que c’est nous qui sommes en train de gâter Ouré Kaba, de nous enlever du parti. Mais, monsieur Bantama doit savoir qu’il nous a trouvés au RPG et il ne peut pas nous faire sortir de là. Nous sommes du RPG depuis 1990.C’est seule la loi ou le professeur Alpha Condé qui peut nous faire sortir du RPG », a lancé Karamoko Djandian.

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Ouré-Kaba

Tél. : (224) 623 53 25 04

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Entretien : Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba à Guineematin

14 février 2019 à 10 10 46 02462
Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba (préfecture de Mamou)

Alors que son élection à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba est contestée, Elhadj Ousmane Barry est actuellement à Conakry pour prendre part aux états généraux des administrateurs territoriaux. Interrogé à cette occasion par un reporter de Guineematin.com, le maire contesté de cette commune rurale relevant de la préfecture de Mamou a assuré que son élection ne souffre d’aucune irrégularité. Et, il a invité l’ensemble des conseillers communaux à se joindre à lui pour développer la collectivité.

Juste après l’installation d’Elhadj Ousmane Barry comme maire de la commune rurale de Ouré-Kaba, ses adversaires de l’UFDG ont annoncé qu’ils ne le reconnaissent comme étant le maire de la localité. En effet, l’élu du RPG Arc-en-ciel a été porté à la tête de la mairie parce que tout simplement il est plus âgé que son challengeur de l’UFDG avec lequel il est arrivé à égalité à l’issue du vote (11 voix chacun). Ce que conteste l’UFDG qui a même saisi la justice pour demander l’annulation de l’élection. Mais, Elhadj Ousmane Barry, lui, indique qu’il a été désigné maire à l’unanimité.

Elhadj Ousmane Barry

« L’élection s’est passée dans les meilleures conditions. A l’issue du vote pour le poste de maire, le RPG et l’UFDG sont arrivés à égalité de voix. Ainsi donc, il a été décidé à l’unanimité que puisque je suis le plus âgé, c’est moi doit être le maire. Je leur ai fait part de ma joie et j’ai dit qu’à partir de l’instant, on ne parlera plus de partis politiques. Désormais, on ne parlera que du développement de Ouré-Kaba. J’ai invité tout le monde à s’associer à moi pour développer notre commune », a-t-il souligné.

Sur le terrain par contre, l’élection d’Elhadj Ousmane Barry comme maire de Ouré-Kaba est contestée jusque dans ses propres rangs. Cinq (5) conseillers du RPG Arc-en-ciel disent avoir été séquestrés jusqu’à la fin de l’élection pour qu’ils ne puissent pas voter. Et que d’autres personnes non élues ont été choisies pour aller voter à leur place. Ce que dément catégoriquement le nouveau maire.

Elhadj Ousmane Barry

« C’est de simples allégations. Le vote s’est passé dans les règles de l’art, conformément aux textes de lois. Tous ceux qui devaient participer au vote étaient dans la salle. Quand ils ont demandé qui voulait se présenter au poste de maire de Ouré-Kaba, je me suis présenté au compte du RPG et un autre s’est présenté au compte de l’UFDG. A la fin du compte, je fus porté à la tête de la commune. J’appelle l’ensemble des conseillers à se joindre à moi pour développer la commune, qu’ils cessent de parler au nom d’un parti politique », a-t-il lancé.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

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Mairie de Ouré-Kaba (Mamou) : les révélations du candidat malheureux de l’UFDG (entretien)

14 février 2019 à 10 10 19 02192
Elhadj Aliou Sow, candidat de l’UFDG à la mairie de Ouré-Kaba (préfecture de Mamou)

Comme annoncé précédemment, l’élection d’un nouveau maire, déjà installé à Ouré-Kaba, a été contestée à la fois par les cinq conseillers du RPG arc-en-ciel (parti au pouvoir) qui avaient été installés que par l’UFDG, le principal parti de l’opposition guinéenne. Elhadj Aliou Sow, le candidat de l’UFDG à la mairie de cette commune rurale de Mamou, a expliqué aux envoyés spéciaux de Guineematin.com à Ouré Kaba que son parti ne va pas cautionner cette « véritable mascarade électorale » .

Comme ce fut le cas pratiquement dans toutes les localités où des contentieux électoraux ont été enregistrés à l’issue des élections locales du 04 février 2018, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba débouche sur des contestations. Dans cette commune rurale relevant de la préfecture de Mamou, deux candidats étaient en lice pour le poste de maire : Elhadj Ousmane Barry du RPG Arc-en-ciel et Elhadj Aliou Sow de l’UFDG.

A l’issue du vote, les deux candidats sont arrivés à égalité avec 11 voix chacun. Sans même procéder à un second tour, les autorités administratives ont décidé d’installer le candidat du RPG Arc-en-ciel comme maire de la commune rurale parce qu’il est le plus âgé. Ce à quoi s’opposent catégoriquement l’UFDG et son candidat, qui dénoncent les conditions dans lesquelles l’élection s’est déroulée.

Elhadj Aliou Sow

« Ça n’a pas été une élection ce qui s’est passé mais plutôt une nomination. Normalement, quand il doit y avoir la tenue d’une élection, ils doivent nous prévenir 72 heures avant. Mais, c’est le dimanche à 19 heures que le sous-préfet m’a appelé au téléphone, il m’a dit : demain, le bureau va être mis en place, tout ce qui est caché va sortir, il y aura l’élection demain, je lui ai dit d’accord. Mais, tous nos conseillers n’étaient pas sur place parce que c’est à la hâte qu’ils m’ont prévenu.

Mais j’ai fait de mon mieux, j’ai recherché 9 conseillers, il y a une personne qui est en Sierra Leone. J’ai appelé la fédération de Mamou, je leur ai signifié qu’un de nos conseillers est hors du pays et ils m’ont dit de le remplacer par une autre personne qui figure sur notre liste, on est tombé d’accord sur ça. Le jour du vote, j’ai informé le sous-préfet qu’on a remplacé notre conseiller qui est en déplacement par un autre, il ne m’a même pas répondu.

J’ai appelé le superviseur pour lui expliquer qu’on a fait remplacer celui qui est absent par un autre qui est sur notre liste, il m’a répondu que cela n’est pas possible et que monsieur ne peut entrer dans la salle. Alors que le RPG Arc-en-ciel, lui, a emprisonné 5 de ses conseillers pour les faire remplacer par d’autres qui ne figurent même pas sur leur liste. Moi, pour préserver la paix à Ouré-Kaba, je n’ai rien dit, je les ai laissé faire », explique Elhadj Aliou Sow.

Le candidat de l’UFDG ajoute que dans la salle où le vote s’est déroulé, les choses ne se sont pas passées aussi comme il se devait. Raison pour laquelle, il refuse de reconnaître le maire installé. « Je vous signale que dans la salle, il y avait plusieurs hommes en uniforme qui m’interdisaient même de regarder derrière moi. Ils ont envoyé des hauts gradés de l’armée pour nous intimider lors du vote. Il y avait même des capitaines, des commandants, des colonels pour nous intimider. Cela prouve à suffisance que dans cette élection, il n’y a pas eu de démocratie. J’étais candidat de l’UFDG et Elhadj Ousmane candidat du RPG. Après le vote et le décompte des voix, chacun de nous a eu 11 voix. Et cela, malgré le fait que notre conseiller qui est absent du pays n’a pas voté. S’il était là, on aurait eu 12 voix contre 11. Quand on est arrivé donc à égalité, nous leur avons dit d’organiser un second tour comme le prévoit la loi, mais ils ont refusé. Ils ont dit que le candidat du RPG, Elhadj Ousmane a 86 ans et moi j’ai 58 ans et que par conséquent c’est lui qui devient le maire parce qu’il est le plus âgé. Il n’a pas été élu, il a été nommé. Nous n’accepterons pas cette mascarade », a-t-il dit.

Elhadj Aliou Sow annonce que l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a déjà déposé un recours auprès du Tribunal de Première Instance de Mamou pour demander l’annulation de cette élection. Si ce recours ne prospère pas, il indique que son camp va envisager d’autres démarches pour se faire entendre.

De Ouré-Kaba, Salimatou Diallo et Baïlo Keita, envoyés spéciaux de Guineematin.com

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Labé : les contractuels préparent activement un débrayage dans les écoles publiques de la région

12 février 2019 à 18 06 36 02362

Les contractuels d’Etat qui espéraient bénéficier d’une prime spéciale et d’une intégration à la Fonction Publique (FP) préparent activement un débrayage général dans les établissements scolaires du public à l’élémentaire et au secondaire pour protester contre ce qu’ils qualifient de trahison de la part des encadreurs de l’éducation et des autorités gouvernementales, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Les contractuels qui donnent actuellement des cours dans les établissements scolaires du public dans la Région Administrative (RA) de Labé se sont retrouvés en assemblée générale dans l’après-midi de ce mardi, 12 février 2019, au quartier Madina de la Commune Urbaine pour évaluer la situation et harmoniser les positions en vue de réussir le boycott des cours qu’ils envisagent afin de contraindre le gouvernement guinéen à honorer ses engagements pris, début janvier 2019, de leur verser une prime spéciale d’encouragement suivie d’une intégration à la Fonction Publique guinéenne.

« Nous étions réunis dans le cadre de la mobilisation et de la sensibilisation. Vous savez que nous avons répondu favorablement à l’appel de son excellence monsieur le ministre de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation (ENA). Nous avons été mutés dans les établissements scolaires avec des actes officiels. Nous avons pris services aussi avec des actes officiels. Nous avons servi durant tout ce temps. Si au dernier moment, on nous dénie ce mérite, alors que c’est une prime exceptionnelle qui a été octroyée à tous les enseignants contractuels sur toute l’étendue du territoire national. Nous estimons qu’il est inconcevable que la région de Labé, en général et la préfecture de Labé en particulier, soient exclues dans cet effort national d’encouragement des contractuels enseignants du pays. Nous étions là donc pour pouvoir nous mobiliser, nous organiser et nous structurer, conformément à la volonté de nos amis de Conakry » a expliqué le porte-parole des contractuels enseignants de la région de Labé, Alpha Mamadou Cellou Diallo.

Il était aussi question « de rappeler aux uns et aux autres que nous tenons aussi à l’engagement à la Fonction Publique promis par monsieur le président de la République. Nous allons nous battre jusqu’au dernier souffle que cela soit et que Labé ne soit pas exclue de ce processus » a ajouté notre interlocuteur.

En envisageant aujourd’hui de boycotter les cours, les contractuels de Labé savent pertinemment qu’ils n’ont relayé aucun titulaire dans les salles de classe de leurs écoles d’affectation.

« Le déficit d’enseignants étaient une réalité. Ils nous ont affectés dans des salles de classe qui n’avaient de chargé de cours. Avant même la grève du SLECG, les élèves ne recevaient les cours dans nos matières de spécialités et dans les différentes écoles où nous avons été mutés » a insisté Alpha Mamadou Cellou Diallo qui a révélé que même les maîtres d’écoles qui ont été recrutés pour l’élémentaire n’ont remplacé personne à leurs postes d’affectation.

« Le manque criard d’enseignant était palpable. Notre recrutement n’a rien à voir avec la grève du SLECG. C’est une coïncidence malheureuse qui fait croire à l’opinion que nous avons été recrutés pour saboter la grève du SLECG » conclu-t-il.

Il semble également que le boycott des cours va effectivement commencer avant la fin de cette semaine, rassure le porte-parole des contractuels de la région.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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5 élus du RPG empêchés de voter à Ouré-Kaba : « On s’est réuni plus de 17 fois, ils ont refusé de comprendre »

12 février 2019 à 10 10 11 02112
Elhadj Ousmane Barry, maire élu contestée de Ouré-Kaba

Comme annoncé précédemment, l’élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Maou) a eu lieu hier, lundi 11 Février 2019. Une élection à laquelle cinq conseillers du RPG arc-en-ciel, le parti au pouvoir, ont été empêchés d’assister.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, « ces séquestrés dans les locaux du crédit rural de Ouré-kaba jusqu’à la fin du vote » qui a porté Elhadj Ousmane Barry, le candidat du RPG, à la tête de cette commune rurale, ne voulaient pas voter pour ce dernier. Au contraire, deux d’entre eux voulaient se porter candidat au poste de maire. C’est à cause de ce malentendu d’ailleurs que l’élection qui devait se tenir le 22 janvier dernier… https://guineematin.com/2019/02/11/oure-kaba-mamou-linstallation-du-conseil-communal-annonce-ce-lundi/

Joint au téléphone par Guineematin.com, le maire élu, Elhadj Ousmane Barry (86 ans) a confirmé la séquestration des cinq conseillers du RPG arc-en-ciel, qui ont ainsi été empêchés de participer au vote. Mais, le patron contesté de la commune rurale de Ouré-Kaba rejette la responsabilité sur le comité directeur du RPG arc-en-ciel.

Elhadj Ousmane Barry

« Ce n’est pas parce qu’ils (les cinq conseillers séquestrés du RPG) ont refusé de voter pour moi qu’ils ont été écartés du vote. On s’est réuni plus de 17 fois, ils ont refusé de comprendre. Ils ont été suppliés, nous sommes allés à Conakry, le ministre Bantama Sow est venu jusque-ici (Ouré-Kaba) pour les supplier. Ils ont refusé d’entendre raison. Moi, je n’ai aucun problème. S’ils veulent, ils votent pour moi, s’ils ne veulent pas, ils laissent tomber. De toutes les façons, quand moi je viens ici, d’autres vont voter pour moi. Est-ce que leur absence aujourd’hui a empêché le vote de se dérouler ? Ils ont été écartés. Mais, c’est le comité directeur du parti (le RPG) qui connait ça. Parce que quiconque veut être candidat ici, doit sortir sous les couleurs du parti. Donc, c’est le comité directeur qui connait cette affaire », a expliqué le maire Elhadj Ousmane Barry.

Guineematin.com vous propose ci-dessous la liste des cinq conseillers du RPG qui ont été séquestrés pour ne pas participer au processus qui a conduit à l’élection et à installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba.

1)- Karamoko Alseny Diandian

2)- Karamoko Lamine Mansaré

3)- Lamine Camara (président du district de Yomaya-limban)

4)- Seny Leingué Mansaré (président de district de Sitakoto)

5)- Aly Sogoroyah

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Election contestée à Ouré-Kaba (Mamou) : les graves révélations d’un conseiller du RPG

12 février 2019 à 9 09 14 02142
Elhadj Ousmane Barry, maire contesté de Ouré-Kaba

Comme indiqué par nos précédentes dépêches, l’élection d’Elhadj Ousmane Barry (86 ans) à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) hier, lundi 11 février 2019, est contestée à la fois par ses adversaires de l’opposition que par certains conseillers du parti au pouvoir.

Guineematin.com a appris que cinq conseillers du RPG arc-en-ciel (dont deux qui voulaient se présenter pour la mairie) ont été séquestrés avant le vote et remplacés par des personnes qui n’étaient même pas de la liste des candidats. Les cinq conseillers qui avaient été détenus sont : Karamoko Alseny Diandian, Karamoko Lamine Mansaré, Lamine Camara (président du district de Yomaya-limban), Seny Leingué Mansaré (président de district de Sitakoto) et Aly Sogoroyah.

Libérés après le vote, ces conseillers « séquestrés » (ont refusé de reconnaître ce vote et dénoncent des pratiques illégales et inacceptables. Selon le conseiller élu, Karamoko Alseny Diandian (un des tous premiers militants du RPG à Ouré-kaba), lui et quatre autres conseillers du RPG ont été persécutés depuis le dimanche. Leur calvaire aurait commencé à la résidence du préfet de Mamou, Mory Diallo, en présence du Gouverneur de la région administrative, Amadou Oury Lammy Diallo, et du ministre de la culture, des sports et du patrimoine historique, Sanoussy Bantama Sow (originaire de Ouré-Kaba).

Guineematin.com vous propose ci-dessous l’intégralité des propos de Karamoko Alseny Diandian.

Karamoko Alseny Diandian

« Depuis le Dimanche, les autorités nous ont appelés à Mamou, chez le préfet. Ils nous ont réuni là-bas au nombre de 13 personnes. Du côté du RPG, on était 8. Il y avait quatre (4) conseillers de la liste indépendante (Benkan) et un (1) conseiller de l’UPR. Sur place, il y avait le ministre Bantama Sow, le gouverneur, le préfet, les deux secrétaires généraux de la préfecture et un important dispositif de sécurité. La cour de la résidence était pleine de gendarmes et de policiers. On a trouvé au moins cinq (5) pick-up de gendarmes et de policiers sur place. A notre arrivée, on ressemblait à des prisonniers. Il n’y a pas ce que le ministre ne nous a pas dit. Il a utilisé toutes les façons qu’il connait pour insulter quelqu’un, pour nous rabaisser. Ensuite, il a ordonné au comité directeur du parti de nous enlever de la liste des conseillers du RPG. Nous avons passé la journée là-bas, enfermés dans la cour du préfet. Ils ont confisqué nos téléphones. Même quand on voulait aller aux toilettes, les agents refusaient de nous l’accorder. C’est dans ça qu’on a passé la journée du Dimanche. Aujourd’hui encore, lundi, les autorités ont répété la même chose. Le RPG a huit (8) conseillers. Ils m’ont pris, moi et quatre autres conseillers pour nous enfermer dans les locaux du crédit rural. Nous sommes tous les cinq des conseillers du RPG. Ils ont pris cinq (5) autres personnes, toutes originaire de Bantamayah et une autre de Ouré-Kaba centre pour nous remplacer. Ce sont ces gens-là qui ont voté à notre place. Des gens que nous ne connaissons même dans le parti (le RPG). Et, pourtant, nous les cinq conseillers qui avons été enfermés aujourd’hui, nous sommes ceux qui ont implanté et enraciné le RPG à Ouré-Kaba. Ils nous ont enfermés et ils ont aussi confisqué nos téléphones. C’est quand ils ont fini de faire tout ce qu’ils avaient à faire qu’ils sont venus nous libérer. Et, pour nous libérer aussi, ils ont posé une condition. Ils nous ont dit qu’avant de recouvrer notre liberté, nous devons d’abord signer un engagement qui dit que nous reconnaissons l’élection de Elhadj Ousmane Barry. Nous avons répondu que comme sans notre consentement ils l’ont mis à la tête de la commune, on ne va pas signer un engagement pour sortir. Nous avons dit qu’ils ne peuvent pas nous enfermer tout ce temps et nous dire de signer un engagement. Maintenant que nous sommes libres, nous sommes en train de voir ce que nous pouvons faire, nous les cinq conseillers qui avons été enfermés, puisse que c’est nous qui sommes les fondateurs du RPG ici. Si pour tout ce que nous avons fait pour le RPG dans nos cinq districts, c’est comme ça, en nous enfermant, que le parti nous remercie, on va faire en sorte que ça n’arrive plus jamais. Comme c’est le RPG qui nous enferme, il ne nous enfermera plus », a expliqué Karamoko Alseny Diandian au téléphone de Guineematin.com

A suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Mairie de Ouré-Kaba (Mamou) : le RPG bat l’UFDG grâce à l’âge de son candidat

11 février 2019 à 15 03 17 02172

Après plusieurs reports, c’est désormais chose faite. L’élection et l’installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) a finalement eu lieu ce Lundi, 11 Février 2019. A égalité de voix avec son challenger de l’UFDG (11 conseillers-électeurs, chacun), le candidat du RPG (le parti au pouvoir) s’est imposé par l’âge de son candidat, a appris Guineematin.com cet après-midi.

C’est finalement Elhadj Ousmane Barry (le candidat du RPG) qui a été investi à la tête de la commune rurale de Ouré-Kaba. Son élection s’est déroulée sous haute surveillance des agents de la police et de la gendarmerie, déployés sur place par les autorités administratives de Mamou. Et, selon des informations confiées à Guineematin.com, 22 conseillers (sur les 23 élus au soir du scrutin du 04 février 2018) étaient présents lors du vote qui l’a départagé à Elhadj Aliou Sow (le candidat de l’UFDG).

« Elhadj Ousmane Barry et Elhadj Aliou Sow ont eu 11 voix chacun. Ils étaient donc à égalité de voix. Mais, comme c’est Elhadj Ousmane Barry du RPG qui est le plus âgé, c’est lui qui est passé. Mamadou Aliou Sow de l’UFDG s’est finalement incliné », a expliqué un observateur que Guineematin.com a dépêché sur place.

Seulement, Madiou Diallo, secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou, a dénoncé une mascarade électorale. « C’est si après un second tour, Elhadj Ousmane Barry et Elhadj Aliou Sow étaient toujours à égalité qu’on pouvait invoquer l’âge d’un d’entre eux. Mais, le faire après un premier vote est une violation de la loi. Et, nous sommes pas prêts à l’accepter… »

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Evasion d’un détenu à Lélouma : le régisseur de la prison mis aux arrêts

11 février 2019 à 11 11 44 02442

Il y a un peu plus d’une semaine qu’un détenu s’est évadé de la prison civile de Lélouma. Pour l’heure, les circonstances de l’évasion de Mohamed Lamine Diallo, condamné pour vol aggravé, ne sont pas élucidées. Mais, sa mère ainsi que le régisseur de la prison ont été arrêtés pour complicité, a appris un des correspondants de Guineematin.com basés à Labé.

Mohamed Lamine Diallo est présenté comme une véritable source d’insécurité à Lélouma. Il a dévalisé plusieurs boutiques de la commune urbaine, emportant biens et argent, avant d’être arrêté. Avec un de ses complices, le jeune homme a été jugé pour vol aggravé. La justice de paix de Lélouma a condamné les deux prévenus à 2 ans et 6 mois de prison ferme chacun et au payement solidaire d’un montant de plus de 80 millions de francs à leurs victimes.

Mais, Mohamed Lamine Diallo n’a passé qu’un mois environ à la prison civile de Lélouma. Il a réussi, on ne sait pas encore par quel moyen, à s’évader et à disparaître. Selon les explications du régisseur de la prison, le jeune homme a profité du bain de soleil qui est offert aux prisonniers pour s’enfuir. Mais, ces explications n’ont convaincu ni les autorités judiciaires de la ville, ni les citoyens dont beaucoup sont choqués par cette évasion.

Le régisseur de la prison, Salifou Yattara, et la mère de Mohamed Lamine Diallo qui lui rendait visite régulièrement à la prison ont été arrêtés. Ils ont été inculpés pour complicité d’évasion et placés sous mandat de dépôt. Leur procès dont la date de l’ouverture n’est pas encore annoncée, est très attendu dans la ville de Lélouma.

A rappeler que ce n’est pas la première fois qu’un détenu s’évade de la prison civile de Lélouma. Mais pour cette fois, les autorités se montrent décidées à savoir si Mohamed Lamine Diallo a bénéficié d’une quelconque complicité pour sanctionner son ou ses complices.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Ouré-Kaba (Mamou) : l’installation du conseil communal annoncé ce Lundi

11 février 2019 à 10 10 38 02382

Sauf changement de dernière minute, l’élection du maire et des membres du bureau de l’exécutif communal de Ouré-Kaba, une commune rurale située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, sur la route nationale Mamou-Faranah est prévue ce lundi, 11 février 2019. L’information a été confirmée au téléphone de Guineematin.com par, monsieur Madiou Diallo, le secrétaire fédéral de l’union des forces démocratiques de Guinée à Mamou.

« Les autorités ont dit qu’elles vont installer le conseil communal de Ouré-Kaba ce lundi. Mais, ils ont prévu de faire une installation frauduleuse et mafieuse à l’image de Matoto (Conakry). Nous attendons de voir tout ce qu’ils vont faire. Parce que nous avons déjà des informations qui disent que tout est mis en place pour brutaliser certains conseillers, leur interdire la salle de cérémonie et faire voter d’autres par procuration. Les autorités ont déjà déployé un important dispositif sécuritaire sur les lieux (à Ouré-kaba) », a indiqué Madiou Diallo.

Un an après la tenue des élections communales (le 04 Février 2018) en Guinée, les autorités peinent toujours à installer l’exécutif communal de Ouré-Kaba. Jusque-là, toutes les tentatives pour mettre en place l’équipe dirigeante de cette commune rurale se sont soldées par des échecs. La dernière en date (du 22 janvier 2019) s’est soldée par des querelles entre les conseillers du RPG, le parti au pouvoir. Des querelles qui avait mis fin aux opérations et obligé le superviseur du vote, le secrétaire général de l’administration de la préfecture de Mamou, Mamady Diaré, à reporter sine-die toutes les activités prévues à cet effet.

Parviendra-t-on à nous en sortir ce lundi ?

A suivre de près !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Labé : une femme fait avaler de la soude caustique à l’enfant de sa coépouse

11 février 2019 à 10 10 08 02082
image d’archive

« Je lui ai dit de manger. Il a pris et a mis dans sa bouche avant de cracher. Je l’ai fait pour venger mon enfant. Je suis l’auteure… », a notamment expliqué madame Hassatou Diallo avant de demander pardon.

Madame Hassatou Diallo, a administré de la soude caustique au fils de sa coépouse le samedi 09 février 2018, au quartier Fady, dans la commune urbaine de Labé. Thierno Mamadou Yéro Diallo, âgé de cinq (5) ans, a aussitôt été admis à l’hôpital régional pour des soins, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

C’est une nouvelle qui a créé la stupeur dans la ville Labé et même au-delà. Une dame n’a pas trouvé mieux que d’administrer de la soude, un produit hautement toxique, à l’enfant de sa coépouse.

Selon Oumou Kindi Diallo, mère de Mamadou Yéro, « je faisais la cuisine ce samedi après-midi quand j’ai vu mon fils venir vers moi en pleurant. Il m’a demandé de l’aider en me disant que sa tante Hassatou lui a donné de la soude. Il bavait beaucoup. Prise de panique, j’ai pris l’enfant tout en demandant à ma coépouse si c’est elle qui avait fait ça. Elle m’a répondu que c’est elle et qu’elle a bien fait. J’ai pris l’enfant, je l’ai envoyé chez docteur Saïkou, dans un poste de santé. Mais, ce dernier m’a recommandé de l’envoyer à l’hôpital régional. C’est là-bas qu’on nous a donné du médicament pour sauver sa vie. Je demande aux autorités de la sanctionner à la hauteur de ce qu’elle a fait pour qu’elle ne répète plus jamais ça ».

Interrogée, la présumée auteure de cet acte n’a pas nié les faits. Hassatou Diallo dit avoir agi ainsi parce que Mamadou Yéro aurait donné de la soude à son enfant au moins trois fois. « C’est la troisième fois que l’enfant de ma coépouse donne de la soude caustique à mon enfant. Quand je le dis à sa maman, elle me répond qu’elle a tellement battu son enfant à cause de ça qu’elle n’en peut plus. Et aujourd’hui, moi aussi je lui ai dit de manger. Il a pris et a mis dans sa bouche avant de cracher. Je l’ai fait pour venger mon enfant. Je suis l’auteure. Mais, je demande pardon, je ne vais plus répéter »

Hassatou Diallo a été enfermée dans une chambre pour la protéger de la foule en colère. Elle a été conduite à la gendarmerie départementale de Labé pour des besoins d’enquête.

Quant à Thierno Mamadou Yéro Diallo, il poursuit son traitement et soigne ses brûlures à l’hôpital.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : les dessous du limogeage d’un responsable du collège G.L. Conté

10 février 2019 à 17 05 44 02442

Aucune raison officielle n’a été fournie encore par les encadreurs de l’éducation pour expliquer la destitution du directeur des études du Collège Lansana Conté, Alpha Amadou Oury Sow, dont le limogeage en début de semaine a provoqué une vive protestation des élèves de l’établissement dans les rues de la commune urbaine de Labé, le vendredi passé, 08 février 2019, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Dans les couloirs de l’Inspection Régionale de l’Education de Labé, on rapporte que l’enseignant Alpha Amadou Oury Sow a été démis de ses fonctions de directeur des études du Collège Général Lansana Conté (CGLC) au moment où il venait de présenter sa candidature pour le poste de principal du Collège Tata I, dans la commune urbaine qui était vacant depuis le 31 décembre 2018, date à partir de laquelle l’ancien, Elhadj Alpha Moussa Baldé fait valoir ses droits à la retraite.

Notre source précise que c’est bien Elhadj Alpha Moussa Baldé qui a prévenu à temps son protégé, Alpha Amadou Oury Sow, que son poste allait être vacant parce qu’il doit prendre sa retraite fin 2018. L’intéressé a entrepris immédiatement les démarches auprès des encadreurs de l’éducation de la préfecture et de la région pour obtenir le poste en raison des loyaux et utiles services qu’il est entrain de rendre à l’école guinéenne, à travers le collège Général Lansana Conté. D’abord verbalement, ensuite par un courrier composé d’une lettre de motivation, de son curriculum-vitae et de la décision par laquelle son mentor Alpha Moussa Baldé est appelé à faire valoir ses droits à la retraite.

En appui à sa demande, Alpha Amadou Oury Sow a fait intervenir ses bras longs comme le gouverneur Sadou Keïta qui servait en ce moment à Labé et le chef de cabinet du Ministère de l’Education nationale et de l’Alphabétisation (MENA), Elhadj Alhassane Diakité.

Dans ces tractations, une zone d’ombre reste quand même à éclaircir. Le chef de la Section Pédagogique de l’Inspection Régionale de l’Education (IRE) de Labé n’a jamais expliqué à quelqu’un la réponse qu’il a donné son chef de cabinet, Elhadj Alhassane Diakité au sujet de cette candidature de monsieur Alpha Amadou Oury Sow au poste de principal du collège de Tata I.

Tout ce qu’on sait ce qu’il avait promis, à plusieurs reprises, au gouverneur de région Sadou Keïta de faire de son mieux pour que l’intéressé obtienne le poste demandé. Il semble que même après son départ de Labé, monsieur Sadou Keïta a réitéré son souhait auprès des autorités régionales de l’éducation de Labé.

C’est donc à la surprise générale que le poste de principal du collège Tata I a été attribué à un certain Labilé Kourouma par l’inspectrice régionale de l’éducation (IRE) de Labé, Mme Perrette Toupou, actuellement en mission à Conakry. Curieusement, la patronne de l’éducation de Labé a par la même occasion mis en jeu le poste de directeur des études du Collège Général Lansana Conté qui était encore occupé valablement par celui qui voulait légitimement être principal à Tata I.

Beaucoup d’observateurs se demandent aujourd’hui si Alpha Amadou Oury Sow n’est pas victime de ses accointances avec le gouverneur Sadou Keïta qui, durant tout le temps qu’il a passé à la tête du gouvernorat de la Région Administrative (RA) de Labé, n’a jamais bénéficié de la sincère et franche collaboration des autorités régionales et préfectorales de l’Education.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Contacts : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Labé : les contractuels recrutés pour saboter la grève du SLECG restent toujours non payés

10 février 2019 à 15 03 11 02112

Les contractuels qui avaient été recrutés pour saboter la grève du SLECG en acceptant de donner des cours au primaire et au secondaire dans la Région Administrative de Labé, en lieux et places des enseignants titulaires grévistes n’ont toujours pas perçus leurs primes de «mercenaires» promises au départ par le gouvernement de la République, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Voulant casser à tout prix le mouvement de grève qui minait le secteur de l’Education à l’appel des leaders nationaux du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), le gouvernement guinéen avait fait appel à des « mercenaires » à la poussière de craie de toutes couleurs appelés « contractuels » pour dispenser les cours au primaire et au secondaire en lieux et places des enseignants titulaires grévistes.

Plusieurs diplômés sans emplois avaient sauté sur l’occasion pour proposer leurs services aux encadreurs de l’éducation, contre les intérêts des enseignants fonctionnaires de l’Etat guinéen en situation de grève.

Au moment où le gouvernement guinéen acceptait de signer un accord avec le syndicat à l’origine de la grève, ces pauvres contractuels avaient déjà fait 2 à 3 mois de prestation de service. Depuis, ce sont seulement les 92 de la préfecture de Tougué qui ont perçu les primes convenues dans la Région Administrative de Labé.

Les autres qui ont évolué dans les préfectures de Labé, Mali, Koubia et Lélouma n’ont rien reçu des promesses faites au début de la grève. Les intéressés se demandent aujourd’hui à quel recours se vouer, parce qu’au niveau local, aucune autorité n’a la bonne réponse et personne n’est compétente en la matière.

La situation est d’autant préoccupante que certains « mercenaires » concernés ont renoncé aux avantages qu’ils avaient des écoles privées pour répondre à l’appel pressant du gouvernement de la République qui voulait à tout prix casser le mouvement de grève des enseignants et déstabiliser le camarade Aboubacar Soumah, désormais perçu comme un empêcheur de tourner en rond.

Il est aussi important de signaler que les intéressés qui ont entrepris des démarches presqu’individuelle auprès des autorités locales et des encadreurs de l’éducation de la région le font à la pointe des pieds tellement qu’ils ont apparemment honte d’être tombé dans leur propre piège, en acceptant de négocier sur le dos de leurs compatriotes et collègues qui ne portaient que des revendications légitimes en matière d’amélioration des conditions de vie et de travail dans le secteur de l’éducation.

La seule récompense qu’ils ont actuellement, c’est d’avoir perdu les contrats qu’ils avaient avec les écoles privées et ils n’ont obtenu aucun résultat de leur démarche opportuniste auprès des autorités guinéennes. Ils ne sont ni avec Paul, ni avec Pierre. Au moment où ceux qu’ils voulaient aider à licencié pour récupérer les postes vacants ont récupéré leurs classes et leurs salaires qui avaient été gelés pour fait de grève.

Les « mercenaires » se retrouvent donc dans la rue, pour n’avoir pas bien réfléchi avant de prendre cette option. Ne dit-on pas souvent « Ko dadhataakon nanata » ? Que celui auquel Dieu prédestine une situation fâcheuse ou malheureuse ne peut l’éviter ? En tout cas, ils avaient été prévenus à temps opportun.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Soulagement à Mamou : le suspect n’est pas mort de la fièvre lassa (Hôpital)

9 février 2019 à 19 07 48 02482

C’est une bonne nouvelle pour les populations de la ville carrefour. Les résultats des analyses effectuées sur les prélèvements de la malade décédée dans la nuit du jeudi au vendredi 08 Février, à l’hôpital régional de Mamou, révèlent que cette patiente n’est pas morte de la fièvre lassa. L’information a été confirmée à Guineematin.com par le Docteur Kader Camara, Directeur Général de l’Hôpital Régional de Mamou, joint au téléphone dans l’après-midi de ce samedi, 09 février 2019.

« Négatif ! Les résultats sont négatifs. Le suspect qui a été évacué jeudi de Ouré-kaba et qui est décédé à une heure du matin à l’hôpital régional de Mamou n’est pas mort de lassa. C’est négatif ! Les résultats disent que c’est négatif », a dit avec insistance Docteur Kader Camara, sans pour autant dire de quoi cette femme qui vomissait du sang était finalement victime.

Rappelons que le lundi 28 janvier dernier, un cas confirmé de fièvre lassa a été enregistré dans la préfecture de Mamou. Le patient, un homme de 35 ans, était venu de la préfecture de Kissidougou. Il est décédé le lendemain (le mardi 29 janvier) à l’Hôpital Régional de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Incendie à Mamou : un atelier et plusieurs conteneurs calcinés

9 février 2019 à 7 07 01 02012

Un incendie d’origine inconnue s’est déclaré dans un atelier de menuiserie, situé à environ 50 mètres du gouvernorat de Mamou, dans le quartier Almamyah Terrain. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorée, mais les dégâts matériels sont importants.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, le feu s’est déclaré la nuit du vendredi vers une heure du matin. Et, un atelier de menuiserie, deux conteneurs d’alimentation générale et deux autres conteneurs contenants des pièces de moto et des pneus de véhicule en vente, ont été touchés par les flammes.

« Lorsque je rentrais chez moi à 20 heures, rien ne présageait qu’il y aurait eu du feu ici. C’est vers 1 heures du matin qu’on m’a appelé au téléphone pour me dire que mon conteneur a pris feu. Immédiatement, je suis venu sur les lieux. Il n’y avait pas le courant ; mais, le feu était puissant. On osait à peine s’approcher des conteneurs qui brûlaient. Les gens, notamment les taxi-motards et les voisins, sont venus nous aider. Malgré le fait qu’il faisait nuit, ils ont puisé et apporté de l’eau pour éteindre le feu. C’est à 2 heures 20’ qu’on a réussi à maîtriser les flammes », a expliqué Abdoulaye Barry, l’une des victimes.

Selon ce mécanicien qui est aussi le propriétaire du conteneur de pièces, certains objets ont été sauvés de la furie des flammes, tandis que le reste a complètement été calciné.

« Comme les conteneurs étaient très chauds, on n’a pas pu sauver grand-chose. Ce conteneur là par exemple était plein. Et, rien n’a été sauvé. Tout son contenu est parti en fumée. On n’a pas encore évalué les dégâts ; mais, les pertes sont énormes », a dit Abdoulaye Barry avec une voix tremblante.

A l’atelier de menuiserie, c’est la désolation. Des lits, des armoires et plusieurs autres meubles ont été complètement calcinés. Le maître menuisier, Ibrahima Diallo, indique que la plus part des objets brûlés dans son atelier étaient des commandes de clients.

« Il ne reste plus rien ici. Tout a été consumé. Tout ce qui était là appartient à des clients qui ont fait des commandes. Certains nous avaient déjà donné de l’argent. Maintenant, il n’y a plus rien ici. C’est difficile pour nous, parce qu’on n’a pas les moyens de rembourser nos clients », a-t-il expliqué.

A noter que c’est le troisième incendie d’origine inconnue qui a été enregistré depuis le début de cette semaine dans la commune urbaine de Mamou.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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