Psychose à Wansan (Pita) : plus de 100 carcasses de charognards sans têtes découvertes en brousse

24 janvier 2019 à 16 04 37 01371

Les habitants de Wansan, district relevant de la sous-préfecture de Timbi Tounny, dans la préfecture de Pita, ont fait une étonnante découverte hier, mercredi, 23 janvier 2019. Ils ont retrouvé plus d’une centaine de carcasses de charognards sans têtes au même endroit. Cette découverte provoque de l’inquiétude et des interrogations dans la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

C’est le président du district de Wansan, Amadou Bah, qui a rendu publique l’information. Selon lui, ce sont des enfants, partis chercher du bois de chauffe en brousse, qui ont fait cette surprenante découverte. « C’est entre lundi et mardi que des enfants, venus du village de Ley Hollandhé ont découvert ces carcasses à côté de la rivière appelée Gonga. Ils sont partis alerter leurs parents, et ces derniers à leur tour, nous ont saisis de la situation. Quand nous nous sommes rendu sur les lieux, nous avons trouvé cinq (5) tas de charognards tous dépourvus de têtes.

Mais laissez-moi vous dire que les charognards sont très nombreux, car leur nombre dépasse 100. À côté, une carcasse d’un mouton y était. Mais ce qui est surtout surprenant, c’est que même les mouches qui ont mangé le reste laissé par les charognards sont toutes mortes. C’est ce qui nous fait croire que ces charognards ont été empoisonnés, et leurs têtes emportées par des inconnus. La gendarmerie est venue constater les faits et on attend les services de la Croix-Rouge et ceux de la santé. Actuellement, c’est la psychose qui règne à Wansan », explique le responsable local.

Ce n’est pas la première fois qu’une découverte de ce genre est faite en Moyenne Guinée. Plusieurs carcasses de charognards dont les têtes ont été coupées ont été retrouvées récemment à Lélouma, Dionfo et Timbi Madina. Sur le terrain, beaucoup pensent à un empoisonnement massif visant à avoir les têtes des charognards. Et les interrogations se multiplient autour de l’importance de ces têtes coupées.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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L’IRE de Mamou aux responsables du lycée Doukouré : « si les enfants ne passent pas, ils vous mangeront cru »

23 janvier 2019 à 18 06 26 01261

Après trois jours de manifestations dans les écoles de la ville de Mamou, les autorités éducatives locales rencontrent les responsables des établissements concernés pour plancher sur la question. La première rencontre a eu lieu ce mercredi, 23 janvier 2019, et elle a concerné le lycée Elhadj Aboubacar Doukouré. L’occasion pour l’inspecteur régional de l’éducation de Mamou de mettre en garde les responsables de l’école, a constaté Guineematin.com, à travers son correspondant à Mamou.

Après les chaudes journées de lundi et de mardi, des manifestations ont été enregistrées ce mercredi encore dans certains établissements scolaires de la ville de Mamou. Des élèves en colère ont manifesté pour la troisième journée consécutive pour protester contre la programmation des compositions de premier semestre alors même que les cours n’ont pas été dispensés.

Face à cette situation, les autorités éducatives locales ont décidé d’organiser des réunions avec les responsables et les enseignants des différentes écoles pour plancher sur ce problème qui intervient tout juste après la grève des enseignants qui a paralysé l’école guinéenne durant les trois derniers mois. Et la première réunion tenue ce mercredi, 23 janvier 2019, a porté sur la situation du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré, le plus grand de la ville.

Devant le Directeur Préfectoral de l’Education (DPE) et l’Inspecteur Régional de l’Education (IRE), le proviseur du lycée Doukouré a expliqué les problèmes auquel est confronté son établissement. « Les problèmes du Lycée Doukouré, c’est d’abord au niveau de nous les responsables : mon directeur des études monte les professeurs contre moi.

Durant ma maladie, tous les enseignants sont venus me rendre visite sauf lui. Il dit que c’est moi qui l’empêche d’être principal. Mais moi je me remets à Dieu. Et pourtant, il faut une compréhension mutuelle entre nous, une synergie d’actions entre nous. Je joue le rôle du censeur et du directeur des études », a déclaré Ousmane Koita, proviseur du lycée Elhadj Aboubacar Doukouré.

Après avoir écouté le proviseur, le DPE, Mamady Magassouba, et l’IRE, Elhadj Kerfala Mansaré, ont tour à tour pris la parole pour interpeller les responsables de l’établissement sur la nécessité de s’entendre et de faire en sorte que les élèves puissent étudier et être évalués. L’Inspecteur Régional de l’Education les a mis en garde contre toute mauvaise organisation qui conduirait à l’échec des élèves. « Il faut que le proviseur trouve des méthodes pour gérer son établissement.

Chacun doit prendre sa responsabilité pour que nos écoles changent. Chacun de nous doit jouer sa partition. Si on n’évalue pas les enfants, ils ne passeront pas en classe supérieure. Et si les enfants ne passent pas, ils vous mangeront cru. On exige de vous un calendrier pour les cours de rattrapage. Pour les évaluations, planifiez entre vous. Formons nos enfants, remplissons notre mission, soyons correctes », conseille Elhadj Kerfala Mansaré.

Après ceux du lycée Doukouré, les responsables et les enseignants d’un autre établissement scolaire passeront demain jeudi devant les autorités éducatives, pour parler des problèmes de leurs écoles et essayer d’y apporter des réponses appropriées.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Torture à Labé: des gendarmes accusés

23 janvier 2019 à 17 05 50 01501

Des agents de l’escadron mobile numéro 8 de la gendarmerie départementale de Labé sont accusés d’avoir infligé des sévices corporels à Mamadou Korka Sow, un citoyen de la commune rurale de Tountouroun. Les faits se seraient produits depuis dimanche dernier mais, c’est seulement hier, mardi 22 janvier 2019, que la victime a porté l’affaire chez le préfet, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Récemment, le sous-préfet de Tountouroun a accusé une jeune fille, qu’il a nuitamment hébergé à sa résidence, d’avoir volé la somme de deux millions de francs guinéens appartenant à sa femme. L’affaire a fait du bruit et les citoyens s’en étaient pris au sous-préfet. Des agents de l’escadron mobile numéro 8 de la gendarmerie, appelés à la rescousse, sont venus à Tountouroun asperger du gaz lacrymogène sur les citoyens.

C’est au cours de cette opération que les agents se seraient livrés à des tortures sur la personne de Mamadou Korka Sow. Selon lui, « quand les agents sont venus, ils ont chassé tout le monde sur les lieux. Mais, comme c’est moi qui suis parti ramener la fille qui est accusée d’avoir volé la somme de deux millions dans la résidence du sous-préfet de Tountouroun, j’ai insisté à ce que la fille, qui est une cousine à moi, ne soit embarquée que si le plaignant, qui est le sous-préfet, lui même nous suit. C’est ainsi qu’il y a eu un petit tiraillement entre les forces de l’ordre et moi. Ils ont pris leurs matraques pour me tabasser avant de me menotter. C’est ainsi qu’ils m’ont jeté dans leur pickup. C’est lorsqu’ils m’amenaient à Labé au niveau de leur base, qu’ils ont blessé tout mon dos à laide d’une petite lame de scie qu’ils détenaient. Ils m’ont blessé jusqu’au niveau des fesses. Difficilement j’arrive à m’asseoir. Dans la bagarre, j’ai perdu également plus d’un million de francs guinéens. Je suis allé rencontrer le préfet hier mardi, 22 janvier 2019, pour l’informer. Il a vraiment compati à mon sort. Mais, en commun accord avec la collectivité, le maire de la commune rurale de Tountouroun a pris la charge de tous mes soins. Je me soigne actuellement au centre de santé de Tountouroun. Mais, si je vois les agents qui m’ont fait cela, je vais les reconnaître tous ».

Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

Joint au téléphone, le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah a confirmé qu’effectivement ce jeune est venu le rencontrer. Il a ajouté qu’il est inadmissible qu’un agent des forces de l’ordre agisse de telle sorte parce qu’il est en mission de maintien d’ordre. Tout de même, selon le préfet, c’est à la victime de porter plainte ou non contre ces agents de maintien d’ordre.

Toutes nos tentatives pour joindre le colonel Nango Richard, le premier responsable de l’escadron mobile numéro 8 de la gendarmerie de Labé, sont restées vaines.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Bitumage voirie urbaine Labé : le préfet contesté par le maire de la commune urbaine

23 janvier 2019 à 9 09 25 01251
Elhadj Safioulahi Bah

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, s’est prononcé hier soir, mardi 22 janvier 2019, sur les critiques formulées par une frange importante de la population locale contre sa clef de répartition des 15 km de goudron offerts à la ville par le président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon Elhadj Safioulahi Bah qui était l’invité du JP de la radio nationale, les quartiers périphériques de la commune urbaine qui avaient grand espoir de bénéficier de ce goudron mais qui n’ont pas été prévus sont ceux qui sont traversés par des routes départementales ou nationales. Il semble, par exemple, que le projet du barrage hydroélectrique de Koukoutamba (Tougué) doit couvrir dans un avenir peu probable l’axe qui part du centre ville à Niéwirkoun, dans le secteur Dombi, du quartier Daka I.

Son second consiste à dire que poser le goudron pêle-mêle dans la commune urbaine n’aura aucun impact sur Labé. Ce qui lui aurait poussé à concentrer tout au centre ville.

Sauf que ces arguments sont balayés du revers de la main par les autorités communales qui ne comprennent pas pourquoi le préfet n’a pas voulu prévoir les routes pouvant aider à désenclaver les nouveaux marchés de la commune urbaine.

Aliou Laly Diallo

« Les priorités de la commune sont les structures marchandes sources de recettes de la collectivité. Avec la gare routière de Safatou, il fallait poser le goudron sur la transversale SIVITA-HAMDA. Ce qui pouvait même désenclaver le Centre d’Autonomisation des Femmes (CAAF) nouvellement construit dans la zone. C’est un bijou qui est très isolé à cause de son enclavement. La route passe par là. J’ai placé tous ces arguments là. Il y a aussi le tronçon qui part du carrefour Radar pour Pellel sur la route internationale menant vers le Sénégal. Ce tronçon traverse le marché de Thianghè, dans Tata II, que nous voulons ouvrir bientôt » regrette le maire de la commune urbaine, Mamadou Aliou Laly Diallo.

Aux dernières nouvelles, le tronçon qui débouche sur Télidjé que beaucoup disaient avoir été programmé juste pour désenclaver une des concessions privées du préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah a finalement été annulé. Et le nouveau maire dit être déterminer à se battre jusqu’au bout pour faire corriger les anomalies constatées dans la clef de répartition publiée par le préfet de Labé.

On raconte que le président de la République, le Pr Alpha Condé est déjà informé de cette situation conflictuelle entre le préfet de Labé et les autorités communales.

Un autre aspect du débat qui n’échappe à l’opinion locale est cette tendance du préfet de Labé à vouloir gérer les affaires de la commune urbaine en l’absence des autorités communales. Sachant bien que la voirie urbaine est avant tout une affaire du conseil communal et son exécutif.

De Labé, Idrissa Sampiring Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (0024) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Zihara de Bassara : une forte mobilisation de fidèles musulmans pour implorer la grâce divine

22 janvier 2019 à 19 07 19 01191

La 16ème édition de la Zihara de Bassara s’est tenue les 21 et 22 janvier 2019 dans ce district de la sous-préfecture de Fafaya, dans la préfecture de Koubia. Elle a réuni de nombreux fidèles musulmans, venus implorer la grâce et la miséricorde divines, a constaté le correspondant de Guineematin.com basé à Koubia.

La mobilisation a été très forte, à la hauteur de l’événement. Des autorités religieuses comme Elhadj Badrou Bah, inspecteur régional des affaires religieuses et grand imam de Labé, les anciens et actuels talibés de Bassara, des ressortissants de Koubia résidant à Conakry et dans d’autres préfectures de la Guinée, des fidèles musulmans venus du Sénégal et du Mali voisins, les Chérif de Télimélé ainsi que plusieurs autres personnalités du pays, ont pris part à cette cérémonie religieuse (Zihara), qui est à sa 16ème édition.

Pendant deux jours (les 21 et 22 janvier 2019), ils ont lu plusieurs fois le saint coran, récité des cantiques et fait des prières et bénédictions, implorant Dieu afin qu’il repende sa grâce et sa miséricorde sur notre pays pour le bonheur et la prospérité de Bassara, de Koubia et de toute la Guinée.

De Bassara, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com

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15 km de goudron pour Labé : le préfet Safioulahi Bah, objet de critiques acerbes

22 janvier 2019 à 18 06 40 01401
Elhadj Safioulahi Bah, préfet de Labé

Le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah est accusé actuellement par une frange importante de la population de la commune urbaine d’avoir privilégié sa famille et ses amis dans la clef de répartition qu’il a faite autour des 15 km de goudron offerts à la ville par le président Alpha Condé, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Fin 2018, le président Alpha Condé a effectué une visite éclaire à Labé pour lancer les travaux de bitumage de 15 km de la voirie urbaine. Partant de cette visite présidentielle, le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah s’est approprié le projet en élaborant une clef de répartition entre les principaux axes routiers de la ville.

Malheureusement, le document officiel publié par les autorités locales donne l’impression que le seul préfet de la localité fait la part belle à sa famille de Dow-Saré. Ce qui a provoqué plusieurs frustrations et des vives protestations dans la cité. Car, les principaux axes routiers menant vers la ville et qui sont fréquentés par un grand nombre d’usagers n’ont pas été prévus.

Certains citoyens de Dombi, un secteur du quartier Daka I demandent aujourd’hui que le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah trouve une autre route pour transporter le granite de bitumage de la ville.

Une autre source a indiqué que les autorités communales ont déjà saisi le gouverneur de région pour protester contre la clef de répartition par le préfet de Labé, Elhadj Safioulahi Bah, autour de ces 15 km de goudron offerts par le président Alpha Condé.

Il semble aussi que ce document ne tient pas compte de l’avis des techniciens des directions préfectorales et régionales des Travaux Publics (TP) de Labé. Les intéressés comptes même, dit-on, modifier le schéma indiqué dans le tableau officiel au fur et à mesure que les travaux évoluent sur le terrain : « c’est le terrain qui commande » a lancé un des fonctionnaires des Travaux Publics en poste à Labé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Élection de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (Mamou) : le vote suspendu

22 janvier 2019 à 14 02 36 01361

Comme annoncé précédente dépêche de Guineematin.com, l’élection et l’installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba (dans la préfecture de Mamou) était prévue ce mardi, 22 janvier 2019. Mais, selon des sources contactées au téléphone par un de nos reporters, les opérations de vote qui avaient démarré vers 11 heures ont été interrompues à cause d’une querelle entre les conseillers du RPG.

« Quand le superviseur du vote, le secrétaire général Mamady Diaré, a demandé qui sont ceux qui veulent se porter candidats pour le poste de maire, trois conseillers du RPG se sont levés. Les autres conseillers du RPG ont protesté en disant que ce n’est pas cela qui avait été convenu au sein du parti. C’est alors que la dispute a commencé. Une cacophonie s’est alors installée dans la salle. Et, le superviseur a fini par annoncer la suspension du vote », a expliqué une source qui se trouvait dans la salle où l’élection doit se déroulait.

À noter que tous les conseillers (au nombre de 23) élus au soir du scrutin communautaire du 04 février 2018, dans la commune rurale de Ouré-Kaba étaient présents dans la salle de vote.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Kéita pour Guineematin.com

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Dinguiraye : lecture du Saint Coran à la mémoire du Khalife

22 janvier 2019 à 12 12 04 01041

Après l’inhumation hier, lundi, du Khalife général de Dinguiraye, Elhadj Mountaga Tall, les sages de la préfecture ont organisé, ce mardi 22 janvier 2019, une cérémonie de lecture du saint coran à la mémoire du défunt. Une occasion de prier encore une fois pour le repos de son âme, a constaté Guineematin.com, à travers son envoyé spécial à Dinguiraye.

Cette cérémonie a eu lieu au domicile de l’illustre disparu. Présidée par Elhadj Atigou Diallo, chargé des cultes au niveau de la préfecture de Dinguiraye, elle a connu la présence de nombreuses personnalités dont : le grand imam de la ville, Elhadj Mamadou Bodié Bah, le secrétaire général de la ligue islamique préfectoral, Elhadj Amadou Bah, le président de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale, Malick Sankhon, et le président de l’association des ressortissants de Dinguiraye à Conakry, Elhadj Amadou Chérif Ly.

Les sages et de nombreux autres citoyens de Dinguiraye se sont réunis pour lire le coran une dizaine de fois, avant de réciter des cantiques religieuses et implorer Dieu pour qu’il accorde sa grâce au Khalife général, Elhadj Mountaga Tall, et à tous ceux qui sont décédés avant lui.

Il faut rappeler qu’Elhadj Mountaga Tall, jusque-là Khalife général de Dinguiraye, a tiré sa révérence le vendredi, 18 janvier 2019 à Conakry, des suites de maladie. Il a rejoint sa dernière demeure hier, lundi 21 janvier 2019, au cimetière « Talla » à Dinguiraye, où reposent aussi plusieurs membres de sa famille.

De Dinguiraye, Alpha Assia Baldé, envoyé spécial de Guineematin.com

Tél: 622 68 00 41

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Ouré-kaba (Mamou) : l’installation du conseil communal prévue pour ce mardi

22 janvier 2019 à 11 11 00 01001

Après une longue attente, émaillée de suspicions et d’accusations mutuelles entre partis rivaux (l’UFDG et le RPG arc-en-ciel), les populations de Ouré-Kaba (une sous-préfecture située à une soixantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, sur la route nationale Mamou-Faranah) devraient connaître aujourd’hui le nom de leur prochain maire.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, l’élection et l’installation de l’exécutif communal de Ouré-Kaba est prévue ce Mardi, 22 janvier 2019. « On a été informé hier (lundi), que les autorités vont procéder à l’installation du conseil communal de Ouré-Kaba. Pour le moment, on attend de voir », a indiqué Madiou Diallo, le secrétaire fédéral de l’UFDG à Mamou.

De sources concordantes, le secrétaire général chargé de l’administration de la préfecture de Mamou, Mamady Diaré, est déjà en route pour Ouré-Kaba où il devrait superviser les opérations de vote et procéder à l’installation du conseil communal.

À rappeler que depuis le 13 Octobre 2018, Ouré-Kaba est la seule commune rurale de la préfecture de Mamou (sur les treize que compte ladite préfecture), à attendre encore l’installation de son exécutif communal.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manifestations des élèves à Mamou : 7 personnes interpellées

21 janvier 2019 à 21 09 03 01031

Au moins sept personnes ont été interpellées ce lundi, 21 Janvier 2019, à l’occasion de la manifestation organisée dans la commune urbaine de Mamou par des élèves du lycée ‘’Grand Ducal’’. Ces élèves protestaient contre la tenue de la composition du premier semestre, qu’ils trouvent prématurée, compte tenu de la perturbation des cours enregistrée pendant les trois mois et quatre jours qu’a duré la grève du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée).

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, joint au téléphone par Guineematin.com, les personnes interpellés par les services de sécurité (qui sont intervenus à coups de gaz lacrymogène pour disperser les protestataires qui sont allés s’attaquer à d’autres écoles) se trouvent actuellement à la gendarmerie pour les besoins de l’enquête.

« Dans le cadre du maintien d’ordre, les services de sécurité ont interpellés sept (7) suspects, pour les infractions de participation délictueuse à un attroupement, intrusion dans des établissements scolaires, entrave à la libre circulation, destruction de biens meubles, rébellion et provocation directe à un attroupement non armée », a précisé le procureur, Elhadj Sidiki Camara.

A Suivre !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Manifestation à Mamou : les élèves réclament la reprise des cours à zéro !

21 janvier 2019 à 20 08 12 01121

Comme annoncé dans une précédente dépêche de Guineematin.com, des élèves en colère ont manifesté ce lundi, 21 janvier 2019, dans la commune urbaine de Mamou. Ils protestaient contre la tenue de la composition du premier semestre, qu’ils trouvent prématurée, compte tenu de la perturbation des cours enregistrée pendant les trois mois et quatre jours qu’a duré la grève du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée).

Très déterminés à protester contre la volonté des autorités éducatives de Mamou de faire composer les élèves de la ville carrefour, des élèves du lycée ‘’Grand Ducal’’ (commune urbaine de Mamou) sont massivement descendus dans la rue avec un seul slogan : à bas la composition…

Mamadou Saliou Sigon Baldé

« Certains enseignants n’ont pas donné le programme, à plus forte raison nous enseigner une leçon du programme. Comment est-ce qu’on peut composer dans ces conditions ? Nous disons à bas la composition et demandons qu’on reprenne les cours à zéro. Car, pendant la grève du SLECG, beaucoup d’entre nous ne venions pas à l’école », a indiqué un lycéen, sous le brouhaha approbateur de ses amis.

Pour donner du tonus à leur mouvement de revendication, les protestataires sont allés s’attaquer avec des jets de pierres aux lycées ‘’Elhadj Aboubacar Doukouré’’ et Amilcar Cabral pour sortir les élèves qui s’y trouvaient. Dans ce dernier lycée, les compositions avaient déjà démarré. Mais, « la pluie de pierres » qui venaient de l’extérieur de la cour a fait sortir les élèves de leurs classes.

« Certains élèves ont reçu des projectiles. Ils ont été conduits à l’hôpital régional », avait indiqué plutôt dans la journée le principal du collège ‘’Siradio Diallo’’, Mamadou Saliou Sigon Baldé.

Au lycée  »Fouta international », le proviseur Bakary Kaba parle aussi de plusieurs élèves blessés et de dégâts matériels. « Il y a eu sept élèves blessés. Certains élèves qui étaient à l’étage ont reçu des tessons de vitre cassée. On a eu quatre fenêtres de vitre cassée. Les pierres qui témoignent de l’agression sont encore à la véranda », a précisé Bakary Kaba.

Pour casser le rythme de la protestation et disperser les manifestants, les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes au lycée Amilcar Cabral. A 13 heures, des sources contactées au téléphone par Guineematin.com ont confié qu’une réunion de crise se tenait au gouvernorat de Mamou.

Pour rappel, du 03 Octobre 2018 (date de la rentée des classes) au 11 Janvier 2019, le système éducatif guinéen a été durement éprouvé par la grève des enseignants. Une grève déclenchée par le SLECG qui réclamait huit millions de francs guinéens (8 000 000 GNF) comme salaire de base pour chacun des enseignants de la République de Guinée.

Pendant cette période de vache maigre qui a duré trois mois et huit jours pour le secteur de l’éducation en Guinée, les écoles publiques et privées de la préfecture de Mamou (à l’instar de certaines écoles du pays) ont enregistré un faible taux de présence des élèves. Ces derniers attendaient patiemment la fin de la grève et la reprise du chemin de l’école par les enseignants qui étaient majoritairement restés à la maison.

Les quelques rares enseignants qui partaient à l’école pendant la période de grève faisaient semblant d’enseigner les quelques élèves qu’ils trouvaient dans les classes. « Il y a des responsables d’écoles qui, en complicité avec des enseignants, sont en train de mettre des élèves de niveaux différents (7ème, 8ème, 9ème,…) dans une même classe pour leur dispenser le même cours. Ils sont en train de tromper les enfants », dénonçait le secrétaire général préfectoral du SLECG à Mamou, Thierno Souleymane Sall, pendant la grève des enseignants.

Dans l’accord de sortie de crise, signé le 11 janvier dernier entre le gouvernement et le SLECG (et qui a mis fin à la grève des enseignants), il est clairement mentionné ce qui suit : « le SLECG s’engage à organiser des cours de rattrapage à tous les niveaux pour combler le retard accusé dans le calendrier scolaire ».

A la lumière de cette situation, on peut bien se demander si le retard acquis pendant trois mois et huit jours a été rattrapé en moins de dix (10) jours par le SLECG de Mamou au point que les autorités éducatives de Mamou puisse décider dès à présent le démarrage de la composition dans les différents écoles de la place.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.comn

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Labé : le sous-préfet de Tountouroun, la jeune fille et les deux millions

21 janvier 2019 à 17 05 42 01421
Mamadou Diouma Diallo, sous-préfet de Tountouroun

Une fille, âgée de 15 ans, est venue nuitamment demander assistance à la résidence du sous-préfet de Tountouroun, relevant de la préfecture de Labé, avant de disparaître très tôt, dans la matinée d’hier, dimanche 20 janvier 2019, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Selon les informations reçues auprès du sous-préfet de Tountouroun, l’argent volé appartient à sa femme. Interrogé sur les circonstances du vol, le sous-préfet, Mamadou Diouma Diallo, a expliqué avoir voulu aider la jeune fille. « C’est ce dimanche, 20 janvier 2019, aux environs de 4 heures du matin, qu’une fille est venue taper à ma porte en criant au secours. Je suis sorti directement avec ma femme. C’est ainsi qu’elle nous a dit qu’elle quittait une soirée dansante à Labé ; au retour, des jeunes avec lesquels elle rentrait ont voulut la violer. Effectivement, il y avait deux jeunes qui étaient arrêtés à quelques mètres. Pour la sauver, j’ai pris l’initiative de l’héberger seule dans la chambre de ma femme. Et, mon épouse m’a rejoint dans la mienne. A notre grande surprise, cette fille s’est levée avant nous et est partie avec la somme de deux millions appartenant à femme. Elle a pris la fuite. Mais, on nous a fait comprendre que c’est une habituée des faits », a dit monsieur Diallo.

Selon certaines sources, les parents de Hadiatou Sow auraient déjà remboursé le montant volé. Une situation qui n’a pas été du goût de certains citoyens de Tountouroun. Certains d’entre eux accusent le sous-préfet d’avoir monté cette affaire de toutes pièces. Ils s’en sont verbalement pris à lui hier, dimanche. Il a fallu le renfort des gendarmes, venus de Labé, pour disperser la foule à coup de gaz lacrymogène pour rétablir l’ordre.

Aux dernières nouvelles, la jeune fille est déjà revenue en famille, après avoir disparu pour quelques temps. Le sous-préfet dit que Hadiatou Sow a reconnu les faits à la gendarmerie. Mais, un de ses cousins, joint au téléphone par Guineematin.com, dit que c’est sous la pression des gendarmes que la jeune fille a avoué avoir pris les deux millions de francs guinéens.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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« A bas la composition » ! Manifestation des élèves à Mamou

21 janvier 2019 à 14 02 01 01011
image d’archive

Selon des citoyens de la ville carrefour qui viennent de contacter Guineematin.com au téléphone, des élèves battent actuellement le pavé dans la commune urbaine de Mamou. Ils protestent contre la tenue des compositions dont le démarrage était prévu pour ce lundi même, 21 janvier 2019.

« Ce sont des élèves en colère qui sont venus du lycée grand Ducal pour déloger ceux du lycée Doukouré avec des jets de pierres. Ils sont ensuite allés au lycée Cabral pour sortir les élèves qui s’y trouvaient. Mais, à Cabral, les forces de l’ordre sont intervenues à coup de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires», a expliqué une de nos sources.

Cette « marche contre la tenue de la composition » est aussi confirmée au téléphone de Guineematin.com par le principal du collège  »Siradio Diallo », sis dans l’enceinte du lycée Amilcar Cabral. « On avait déjà commencé la composition quand des élèves, venus d’autres écoles, se sont mis à jeter des pierres sur nos bâtiments, en scandant : ‘’à bas la composition’’. Les agents des forces de l’ordre sont intervenus rapidement. Ils ont tiré beaucoup de gaz lacrymogènes. Mais, certains élèves ont reçu des projectiles. Ils ont été conduits à l’hôpital régional », a expliqué le principal du collège, Mamadou Saliou Sigon Baldé.

De sources concordantes, une réunion de crise se tient actuellement (13 heures) au gouvernorat de Mamou.

Nous y reviendrons !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Labé : Tarambaly réserve un accueil chaleureux au ministre de la citoyenneté, fils du terroir

20 janvier 2019 à 20 08 17 01171

Les citoyens de Tarambaly, une nouvelle sous-préfecture située à 18 km du côté Est du chef-lieu de la préfecture de Labé, ont réservé, dans l’après-midi de ce dimanche, 20 janvier 2019 un accueil chaleureux à leur fils, Dr Mamadou Taran Diallo, devenu, il y a un mois, ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Près d’un mois après sa nomination au poste de ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté, Dr Mamadou Taran Diallo, ancien activiste de la société civile guinéenne a choisi ce dimanche, 20 janvier 2019, pour revenir dans son village natal, en vue de rendre un hommage mérité à ses parents et partager avec ses frères et sœurs l’honneur dont il fait l’objet à travers cette confiance placée en sa personne par le président Alpha Condé.

Ce retour à la source suite à cette promotion de ministre de la République qu’il vient d’avoir lui a donné droit à un accueil chaleureux de la part des populations de Tarambaly dont il est l’un des valeureux ressortissants à Conakry.

En prenant la parole pour exprimer au nouveau ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté le soutien indéfectible de la population locale, Siradiou Diallo, membre du conseil communal de Sannoun, Thierno Diouldé Barry, imam de Tarambaly et Elhadj Alpha Moussa Diallo, grand-frère de Dr Mamadou Taran Diallo ont tour à tour remercié le chef de l’Etat pour la visite présidentielle effectuée dans le district, l’érection de la localité en sous-préfecture et la confiance placée en un fils du terroir pour le poste de ministre de la République.

« Le Professeur Alpha Condé doit savoir qu’il n’a pas d’ennemis à Tarambaly » a rassuré l’imam du village, Thierno Diouldé Diallo qui confirmait ainsi les propos du porte-parole de la communauté, Siradiou Diallo : « les populations de Tarambaly réitèrent leur attachement indéfectible aux idéaux de paix et de développement du chef de l’Etat, Professeur Alpha Condé, président de la République de Guinée.»

Pour cette visite familiale, le ministre de l’Unité Nationale et de la Citoyenneté était accompagné d’une forte délégation des Sections RPG Arc-en-ciel de la préfecture de Labé. Le secrétaire général de Labé I, Baaba Kouyaté et le secrétaire politique de Labé II, Mamadou Doumbouya ont alors mis l’occasion à profit pour inviter les parents de Dr Mamadou Taran Diallo de faciliter l’installation des organismes du parti présidentielle dans la sous-préfecture de Tarambaly. Ils l’ont fait en insistant surtout sur les avantages que les populations locales auront à tirer d’une telle ouverture politique.

Sur la question, dans un langage à peine voilé, le Ministre Mamadou Taran Diallo a déclaré avoir la certitude qu’au moment venu (comprendre lors des prochaines consultations électorales) que ses parents, frères et sœurs montreront qu’ils sont dans la dynamique de consolidation des acquis.

Au début de son intervention de circonstance, l’ancien activiste de la société civile a expliqué avec forces arguments que le poste qu’il vient d’obtenir dans le gouvernement guinéen a été attribué à la communauté de Tarambaly et localités voisines. C’est pourquoi, il a invité chacun et tous à ne ménager aucun effort pour mériter confiance placée en eux par le président Alpha Condé.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Pita : découverte de 60 carcasses de charognards sans têtes à Timbi-Madina

20 janvier 2019 à 9 09 56 01561

Près de 60 carcasses de charognards sans têtes ont été découvertes dans deux villages de Timbi-Madina, relevant de la préfecture de Pita, dans la Région Administrative de Mamou, en Moyenne Guinée où les populations de la collectivité rurale et des localités environnantes sont plongées actuellement dans un émoi total, rapporte un correspondant de Guineematin.com en Moyenne Guinée.

Selon le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina, Alpha Amadou Diallo, les inconnus ont empoisonné deux chèvres et une brebis pour piéger les charognards.

« Les charognards sont morts suite à un empoisonnement décelé dans le premier à Touro. Ils ont étranglé une brebis et une chèvre. Après ils ont cherché à loger un poison dans les deux cas. Les charognards sont descendus, ils ont bouffé, ils sont morts. Sur les 50 charognards retrouvés à Touro, dans le district de Madina, 48 avaient les têtes coupées. On n’a pas retrouvé les têtes. Dans le second cas, à Sambiya où ils ont étranglé la seconde chèvre qu’ils ont empoisonné, 8 sur 10 charognards retrouvés avaient les têtes coupées. C’est ce qu’on a retrouvé » a expliqué le chef du poste d’élevage de Timbi-Madina.

Après le constat des techniciens d’élevage, les autorités locales ont invité la population à redoubler de vigilance en vue de retrouver les présumés trafiquants de têtes de charognards.

« Puisque la notabilité et la sécurité étaient là, on a demandé aux citoyens d’y veiller, d’être vraiment très vigilants, pour voir si on pourra mettre mains sur les malfrats » a ajouté notre interlocuteur.

Il est à noter que l’année dernière des cas similaires avaient été enregistrés dans plusieurs autres localités de la région comme Sagalé (Lélouma), Madina Niannou, relevant de la sous-préfecture de Matakaou dans Koubia, dans la commune urbaine de Labé et dans la sous-préfecture de Dionfo.

De Labé, Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 622 269 551 & 657 269 551 & 660 901 334

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Insécurité à Mamou : une enseignante assassinée au quartier Abattoir

19 janvier 2019 à 20 08 02 01021
Feue Ramatoulaye Barry

Âgée de 36 et mère d’un enfant, Madame Ramatoulaye Barry, alias Gnassa, une enseignante à l’école primaire de Madina Scierie, a été assassinée à « coups de couteau » ce samedi, 19 Janvier 2019, au quartier Abattoir, situé au Sud de la commune urbaine de Mamou. Son présumé bourreaux, Mamoudou Bah, a été mis aux arrêts, puis admis à l’hôpital régional où il a reçu des soins, sous haute surveillance policière.

Guineematin.com a appris que l’intéressé aurait tenté de se suicider après ce meurtre de l’institutrice ; mais, il a finalement été placé sous mandat de dépôt par la justice et devrait passer sa première nuit de prison à la maison centrale de Mamou.

Selon nos informations, Madame Ramatoulaye Barry a été tuée aux environs de 10 heures à son domicile, au quartier Abattoir 1. Elle était en train de préparer les leçons qu’elle devait dispenser à ses élèves, dans l’après-midi de ce Samedi.

Elhadj Sidiki Camara

« Elle a été poignardée. En tout cas, selon les premières révélations du médecin légiste, elle a reçu plusieurs coups de couteau », a confié à Guineematin.com Elhadj Sidiki Camara, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou.

Pour le moment, on ignore les motivations de ce crime qui suscite la peur et la stupéfaction chez les citoyens de la ville carrefour. Mais, selon le parquet du tribunal de première instance de Mamou, un suspect a déjà été arrêté par les services de sécurité. « Il s’agit de Mamoudou Bah, né le 10 mai 1983 à Pita. Il est marchant de profession et est domicilié au quartier Abattoir, dans la commune urbaine de Mamou », a précisé le procureur Elhadj Sidiki Camara.

De sources concordantes, après avoir administré plusieurs coups de poignard à Madame Ramatoulaye Barry, Mamoudou Bah aurait tenté de se suicider. « Dans la chambre où il a été arrêté, il y avait des traces de sang. Une corde était aussi attachée au toit », rapportent des témoins qui ont suivi la scène de l’arrestation du suspect.

A l’hôpital régional de Mamou où Mamoudou Bah a été conduit après son arrestation, on raconte que l’homme présentait plusieurs blessures. « Il était blessé au front, à un de ses pieds et aux doigts de la main. Il y avait aussi les traces d’une corde sur son cou », a indiqué une source médicale contactée au téléphone par Guineematin.

Des témoins rapportent que dans sa tentative de suicide, Mamoudou Bah avait écrit un mémo explicatif des raisons qui lui auraient poussé à tuer Madame Ramatoulaye Barry. Mais, selon le procureur Elhadj Sidiki Camara, « ce sont des brides d’information ».

Aux dernières nouvelles, Mamoudou Bah a été placé sous mandat de dépôt et conduit à la maison centrale de Mamou où il attend, convalescent, son audition et son éventuel procès dans cette affaire d’assassinat.

A noter que Madame Ramatoulaye Barry était mariée et mère d’un enfant. Elle a été inhumée ce samedi même, à 17 heures, au cimetière d’Abattoir.

Paix à son âme, amine !

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Partir ou rester au parlement ? Ce qu’en pensent certains militants de l’UFDG à Labé

19 janvier 2019 à 11 11 14 01141

Après la fin du mandat des députés, les partis politiques de l’opposition sont dans l’embarras du choix : partir ou rester à l’Assemblée Nationale ? Telle est la question qui se pose et qui divise nombre de citoyens. Dans la commune urbaine de Labé, fief de l’UFDG, principal parti de l’opposition, les avis sont divisés. Si certains militants pensent que les députés doivent désormais se retirer du parlement, d’autres estiment par contre, qu’il ne faut pas créer le vide, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

A Labé, fief de l’opposant Cellou Dalein Diallo, les débats vont bon train sur le retrait ou non des députés de l’opposition en général, et ceux de l’UFDG en particulier. Dans les cafés, salons et autres lieux de rencontre, le sujet alimente les débats.

Pour Abdoulaye N’Diaye, les députés de l’UFDG doivent tous bouder le parlement. « Ces députés, c’est nous qui avons voté pour eux. Ils sont élus et non nommés. Donc, pour qu’ils continuent à siéger, il faut que le peuple vote à nouveau pour eux. Mais, comme leur mandat est terminé, il faut qu’ils partent. Un décret du président Alpha Condé ne peut pas les légitimer », soutient-il.

Pour Mamadou Ramata Diallo, militante de l’UFDG, continuer à siéger à l’Assemblée nationale pour les députés de l’opposition et surtout ceux de sa formation politique, est synonyme d’échec. Car, selon elle, « cela permettra à Alpha Condé de décaler le calendrier des élections présidentielles pour briguer un troisième mandat ».

Même si Mamadou Hady Garambé Diallo est du même avis que ses prédécesseurs, il y a tout de même une condition pour que ces élus du peuple restent à l’Assemblée. « Ces députés de l’opposition peuvent adresser une correspondance au président de l’Assemblée nationale, pour lui dire qu’ils resteront au sein de l’institution pour une durée bien déterminée, de deux à trois mois. Passé ce délai, s’il n’y a aucune volonté d’organiser les élections législatives, ils quitteront définitivement l’assemblée nationale et ils cesseront d’être les représentants du peuple », préconise monsieur Diallo.

Par contre, Mamadou Bachir Baldé dit que les députés soient présents ou non, le président Alpha Condé va toujours agir dans le sens qu’il souhaite. « Que ces députés de l’opposition quittent ou non à l’Assemblée Nationale, ça m’est égal. Car, leur présence à l’hémicycle n’empêchera en aucun cas le président Alpha Condé de faire son vœu », pense-t-il.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une boutique cambriolée à quelques mètres de la prison civile

17 janvier 2019 à 18 06 35 01351

Des présumés voleurs ont cambriolé une boutique d’alimentation sise au quartier Kouroula, non loin du carrefour Tinkisso, dans la commune urbaine de Labé. Les faits se sont produits dans la nuit d’hier à aujourd’hui, jeudi 17 janvier 2019. Les indésirables visiteurs sont entrés par effraction dans cette boutique pour emporter plusieurs produits, rapporte l’un des correspondants de Guineematin.com basé dans la préfecture.

La boutique en question se trouve au bord de la route nationale Labé-Pita, à quelques mètres de la prison civile, hautement sécurisée.

Interrogée sur la question, Aminatou Diogoma Diallo, mère de la propriétaire de la boutique, a expliqué ce qui s’est passé. « J’ai été informée de cette situation ce jeudi, aux environs de 9 heures, par des femmes qui revendent du carburant à côté. Quant je suis venue, j’ai ouvert la boutique et j’ai trouvé qu’ils sont effectivement rentrés par le toit. Pour le moment, il est très difficile de faire un inventaire sur la situation. Tout ce que je sais, ils ont emportés beaucoup de marchandises : de la mayonnaise, du beurre, des cartons de lait en poudre…. Heureusement que je n’ai pas laissé de l’argent dedans ».

Il faut noter que l’année dernière, dans les même lieux, une autre boutique avait été cambriolée dans les même circonstances. A l’époque, plusieurs marchandises avaient été également emportées.

Depuis Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Vol de manuels scolaires à l’ENI de Labé : « je suis impliqué dans cette affaire à cause d’une maladie »

17 janvier 2019 à 10 10 21 01211

Un enseignant de l’ENI de Labé a comparu hier, mercredi 16 janvier 2019, devant le TPI de la ville. Il est accusé d’avoir volé des manuels scolaires appartenant à l’Ecole Normale des Instituteurs. Le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés, justifiant son vol par une maladie dont il souffrirait, rapporte un correspondant de Guineematin.com à Labé.

Le prévenu se nomme Abdoulaye Bah, enseignant à l’Ecole Normale des Instituteurs (ENI) de Labé. Il est accusé d’avoir soustrait frauduleusement 1811 manuels destinés à la formation des élèves de l’ENI de Labé pour les revendre sur le marché. A la barre du tribunal de première instance de Labé, le prévenu a reconnu les faits qui lui sont reprochés.

« C’est depuis le mois de novembre 2018 que j’ai commencé à soustraire certains livres de la bibliothèque de l’école. Ces manuels, je les revendais souvent à certains libraires de la commune urbaine. A part la commune urbaine, je revendais ces manuels aussi à un certain Mamadou Bobo qui quitte Conakry. On se rencontre souvent à Pita pour faire le marché. Je suis impliqué dans cette affaire à cause d’une maladie psychique qui me tracasse depuis longtemps », a-t-il expliqué devant le juge.

Après les explications du prévenu, l’un des libraires qu’il a cités comme étant ses clients a également comparu devant le tribunal. Thierno Hamidou Diallo, vendeur de livres au marché central de Labé, a nié en bloc la version de l’enseignant Abdoulaye Bah, qu’il dit n’avoir jamais connu auparavant.

« Je n’ai jamais connu ce monsieur. C’est vrai, je suis libraire. Mais, moi je n’ai jamais acheté de manuels à Labé. Les livres que je revends, je les achète à Conakry, à ENIPRA précisément. Et pour preuve, quand les services de sécurités sont partis à ma place pour m’interpeller, ils n’ont trouvé aucun document qui porte le cachet de l’ENI de Labé. Il m’accuse à tort », a déclaré le libraire.

Sékou N’Fanly Oularé

De son côté, le directeur de l’ENI de Labé, Sékou N’Fanly Oularé, a déploré l’attitude du prévenu qui a presque vidé la bibliothèque de l’école. Il a réclamé la restitution des documents volés ou alors le payement du montant équivalent à leur coût. Le tribunal a choisi la deuxième option, en lui demandant le coût des 1811 manuels soustraits. Mais, pour éviter des erreurs de calcul, le directeur de l’ENI a demandé à la juridiction de lui donner un peu plus de temps pour pouvoir faire une évaluation correcte et informer sa hiérarchie de la situation.

Le tribunal a accepté sa demande et renvoyé l’affaire au 23 janvier 2019.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : deux semaines après avoir été gracié, il est condamné à nouveau

16 janvier 2019 à 8 08 51 01511

Comme nous l’annoncions précédemment, un ex-détenu a été arrêté récemment à Labé pour vol, quelques jours seulement après sa sortie de prison suite à la grâce que le président de la République a accordée à plusieurs détenus à l’occasion de la fin de l’année 2018. Il a été jugé et condamné hier, mardi 15 janvier 2019, à trois ans de prison ferme, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Quelques jours seulement après avoir recouvré sa liberté suite à la grâce présidentielle dont il a bénéficié avec d’autres détenus en fin d’année 2018, Mamadou Diallo a été arrêté pour le vol de la moto du commandant de la garde communale de la ville. Il a passé quelques jours dans les mains de la police avant d’être déféré devant le tribunal de première instance de Labé.

A la barre, le prévenu a rejeté les charges qui pèsent contre lui, assurant qu’il est innocent dans cette affaire. « C’est un de mes amis du nom de Youssouf Diallo qui est auteur de ce vol. Ce dernier, qui a dérobé la moto du responsable de la garde communale, est venu me trouver à mon domicile un matin, aux environs de 7 heures 30 minutes, pour me demander de l’accompagner chez Kalidou. Ce qui fut fait. Mais dès que je suis arrivé, j’ai retourné aussitôt chez moi. C’est entre eux qu’ils ont fait l’affaire. Quelques temps après, Souleymane est venu me donner 20 000 GNF. Depuis lors, on s’est plus revu. Moi je ne connais rien de cette affaire », a-t-il déclaré.

Par contre, Ousmane Bah, le plaignant, persiste que c’est bien Mamadou Diallo qui a volé sa moto. « Le vendredi 04 janvier 2019, très tôt, un de mes agents qui rentrait de Conakry, a aperçu Mamadou Diallo qui rôdait aux alentours de notre bureau. Un peu plus tard, je suis venu trouver que ma moto n’est pas sur les lieux. Comme on savait que c’est un habitué des faits, on est sorti pour le rechercher. Et quand on a mis main sur lui, il n’a pas tardé à reconnaître le vol. Et c’est lui-même qui nous a montré l’épave de la moto qui était déjà démontée. Donc, il est l’auteur de ce vol », soutient le responsable de la garde communale de Labé.

Le plaignant ajoute qu’il est victime d’’un règlement de compte de la part de Mamadou Diallo qu’il a arrêté il y a quelques années et mis à la disposition de la justice pour vol. Infraction pour laquelle, le jeune homme avait été condamné à 4 ans de prison. Il a passé plus de 3 ans à la prison civile de Labé avant de bénéficier de la grâce du président Alpha Condé. Ousmane Bah a demandé donc à ce que le prévenu soit condamné au payement d’un montant de 2 millions 500 mille francs guinéens, somme qui lui permettra de réparer sa moto.

De son côté, le procureur a estimé que les noms : Souleymane et Kalidou (en fuite selon le prévenu), ne sont que des noms imaginaires. Pour lui, Mamadou Diallo est effectivement coupables des faits qui lui sont reprochés. Il est récidiviste. C’est grâce à la bonté du chef de l’Etat qu’il a été libéré. Il a bénéficié de ce que plusieurs détenus veulent. Sur la liste des graciés à Labé (10 au total), il occupe la deuxième place. Et au niveau national, il occupe la 167ème place. Mais on voit que sa place c’est en prison. Par conséquent, je vous demande monsieur le président du tribunal, de condamner Mamadou Diallo à 10 ans de prison ferme », a requis le représentant du ministère public.

Finalement, le tribunal a reconnu le prévenu coupable des faits qui lui sont reprochés. La juridiction l’a condamné à 3 ans de prison ferme et au payement des 2 millions 500 mille francs guinéens réclamés par la partie civile. Mamadou Diallo a regagné donc la prison civile de Labé, deux semaines seulement après l’avoir quittée.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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