Labé : Hon. Thierno Aliou Mosquée lance les épreuves du BEPC

26 juillet 2021 à 16 04 10 07107

C’est le député uninominal de Labé, Honorable Thierno Aliou Mosquée Diallo, qui a procédé au lancement officiel des épreuves du brevet d’études du premier cycle (BEPC), ce lundi 26 juillet 2021, dans la ville. La cérémonie a eu lieu au complexe scolaire Yassine Diallo, en présence de certaines autorités administratives, communales, éducatives et religieuses. Le parlementaire a profité de l’occasion pour prodiguer des conseils aux candidats, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« Aux candidats et candidates, je vous rappelle que l’évaluation est individuelle et non collective. Chacun de vous n’a qu’à compter sur son propre effort, c’est le travail individuel qui paie quand il s’agit d’un examen national. Tous vos parents comptent sur vous. Les autorités à tous les niveaux, sans arrière-pensée, misent sur vous. Donc, prenez courage, car vous avez un lourd fardeau ce matin, c’est de défendre notre région », a lancé Thierno Aliou Mosquée Diallo, député uninominal de Labé.

Cette année, ils sont 6 546 candidats 3 407 filles répartis dans les 26 centres d’examen de la région administrative de Labé. Et selon l’inspecteur régional de l’éducation, les dispositions nécessaires sont prises pour éviter toute forme de fraude pendant le déroulement des épreuves.

« A partir de l’examen du baccalauréat, nous avons tiré les leçons pour éviter la fraude dans la région. Au Bac, nous avons connu 5 cas de fraude et nous avons vu comment ces cas de fraude ont été enregistrés, comment ces élèves ont fait pour introduire des téléphones ou des documents dans les salles. Et ces méthodes sont déjà diffusées dans tous les centres pour que des dispositions soient prises afin que ces cas de fraude ne se répètent pas au BEPC », a dit Bato Donzo.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Le sous-préfet lance le BEPC à Timbi Madina (Pita) : 346 candidats (205 filles)

26 juillet 2021 à 14 02 11 07117

Le coup d’envoi du brevet d’études du premier cycle (BEPC) a été donné ce lundi, 26 juillet 2021, en Guinée. Et, dans la sous-préfecture de Timbi Madina (préfecture de Pita), ce sont 346 candidats dont 205 filles qui affrontent les épreuves de cet examen. Ces candidats sont répartis dans 13 salles (avec une moyenne de 25 candidats par salle) comprises dans un seul Centre. Et, c’est le sous-préfet Amadou Pathé Diallo qui a présidé au lancement de la première épreuve (Rédaction) de cet examen au Centre ‘’Lycée Féto’’. L’autorité sous-préfectorale de Timbi Madina a invité les candidats à la sérénité, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la région de Mamou.

Dans ce Centre où 26 surveillants au bon déroulement des épreuves dans les 13 salles d’examen, le sous-préfet Amadou Pathé Diallo s’est montré rassurant et a prié pour un bon déroulement du BEPC dans sa juridiction.

Amadou Pathé Diallo, sous-préfet de Timbi Madina

« Chers candidats, considérez cet examen national comme une simple évaluation, traitez les sujets comme les autres pendant l’année scolaire. Soyez sereins, n’ayez pas peur. Les épreuves seront à votre portée. Les autorités locales sont très fières de vous. Faites du bon travail. Nous souhaitons que vous soyez tous admis. Nous prions Allah que cet examen passe bien à Timbi Madina », a dit le sous-préfet.

De son côté, le maire de la commune rurale de Timbi Madina, Mamadou Diawo Diallo, a invité les candidats et les surveillants à l’honnêteté et à la sincérité pendant ces quelques jours d’évaluations.

Mamadou Diawo Diallo, maire de la commune rurale de Timbi Madina

« Nous rêvons d’un bon résultat pour notre sous préfecture. Avec 346 candidats pour une commune rurale, c’est une fierté de savoir que tout le monde est scolarisé, surtout les jeunes filles. Parmi les candidats nous avons 205  filles. Nous invitons les surveillants et les candidats d’être honnêtes et sincères, en respectant les principes qui régissent les examens nationaux dans notre pays », a-t-il indiqué.

De Timbi Madina, Boubacar Ramadan Barry pour Guinematin.com

Tél. : 625698919/657343939

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Koubia : les épreuves du BEPC lancées par les autorités

26 juillet 2021 à 13 01 12 07127

Le brevet d’études du premier cycle (BEPC) a débuté ce lundi, 26 juillet 2021, à Koubia. 253 candidats dont 85 filles sont concernés par cet examen national dans cette préfecture de la région administrative de Labé. Mais 5 d’entre eux dont 3 filles n’ont pas répondu présent en cette première journée, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Ce sont les deux secrétaires généraux de la préfecture, en compagnie du député uninominal de Koubia, qui ont procédé au lancement officiel du brevet d’études du premier cycle (BEPC). La cérémonie a eu lieu àl’école primaire du centre 1, l’unique centre d’examen de la préfecture. Les autorités ont mis l’occasion à profit pour prodiguer des conseils aux candidats et aux surveillants, tout en leur rappelant les principes à respecter pendant le déroulement des épreuves.

Les 253 candidats sont répartis dans 9 salles et encadrés par 18 surveillants. Et la supervision est assurée par Mamadou Aliou 2 Baldé, principal du collège de Popodara, dans la préfecture de Labé, qui est le délégué de l’inspection régionale de l’éducation de Labé à Koubia. Dans ce centre, les mesures barrières contre la Covid-19 sont respectées. Les candidats et les encadreurs portent tous des masques de protection, et des dispositifs de lavage des mains sont installés devant toutes les salles.

De Koubia, Mamadou Alpha Diallo pour Guineematin.com 

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Baccalauréat : 73 candidats affrontent les épreuves à Koubia

22 juillet 2021 à 11 11 48 07487

Comme annoncé précédemment, le baccalauréat a débuté ce jeudi, 22 juillet 2021, en Guinée. Dans la préfecture de Koubia, 73 candidats dont 19 filles prennent part à cet examen national. Toutes les autorités locales se sont mobilisées pour procéder au lancement officiel des épreuves, a constaté le correspondant de Guineematin.com sur place.

C’est à 9h00 que les premières épreuves du baccalauréat ont été lancées à l’école primaire 1 de Koubia, l’unique centre d’examen de la préfecture, en présence du préfet, du maire de la commune urbaine et du député uninominal de Koubia. Avant d’ouvrir l’enveloppe contenant l’épreuve de Français pour l’option sciences sociales, l’honorable Ibrahima Bory Diallo a invité les candidats et les encadreurs au respect strict des règlements régissant les examens nationaux en Guinée.

Cette année, ils sont 53 candidats dont 15 filles en sciences sociales, et 20 candidats dont 4 filles en sciences mathématiques, les deux options qui existent au lycée de Koubia. Ceux des sciences sociales sont répartis dans trois salles, tandis que ceux des sciences mathématiques sont dans une seule salle. Chaque salle a deux surveillants. Tous les candidats et surveillants portent des masques de protection contre la Covid-19, et des dispositifs de lavage des mains sont installés devant toutes les salles.

Pour cette première journée, aucun absent n’a été enregistré parmi les candidats. 

Alpha Koubia Diallo pour Guineematin.com 

Tel. (00224) 628546933

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Le Grand imam de Labé : « aimer notre pays, c’est d’empêcher la haine, l’injustice et l’impunité »

20 juillet 2021 à 16 04 56 07567

Dans son sermon prononcé à l’occasion de la prière de l’Aïd El Kebir, célébrée ce mardi 20 juillet 2020, le Grand imam de Labé a fait plusieurs exhortations à l’endroit des fidèles musulmans de Guinée. Elhadj Mamadou Badrou Bah a invité chacun à aimer son pays, en luttant contre la haine, l’injustice et l’impunité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Elhadj Thierno Mohamadou Badrou Bah, premier imam de Labé

« Aimons notre pays, la Guinée. Aimer notre pays va nous permettre de nous entraider, de contrecarrer tous les problèmes auxquels nous serons confrontés. Aimer notre pays va nous permettre de prendre tout le monde au même pied d’égalité pour que chacun puisse jouir pleinement de ses droits, d’empêcher la haine, l’injustice et l’impunité. Aimer notre pays va nous permettre d’aimer nos concitoyens. L’un des signes d’un bon musulman, c’est d’aimer le bien pour son prochain. Car Dieu nous interdit même de souhaiter du mal à son prochain, à plus forte raison lui faire du mal », a dit le Grand imam de Labé.

A noter que c’est l’espace public de Bowoun Loko, situé dans le quartier Dow Saarè, qui a abrité la prière de l’Aïd El Kebir, à Labé. Le gouverneur, le préfet, le maire et plusieurs cadres de l’administration ainsi que les autorités religieuses de Labé ont rallié les lieux pour s’acquitter de leur devoir religieux.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guinéematin.com

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Tabaski à Mamou : « l’ethnocentrisme est une maladie qui ronge une nation », dit l’imam Elhadj Ibrahima Loppet

20 juillet 2021 à 13 01 44 07447

Comme annoncé précédemment, les fidèles musulmans de Guinée ont célébré ce mardi, 20 juillet 2021, l’Aïd El Kebir (ou la fête de Tabaski). A Mamou, cette fête a suscité un grand engouement chez la population. Les lieux de prière ont été bondés de fidèles venus accomplir cette grande prière de deux rakats. C’est le cas notamment au terrain du camp militaire où des fidèles musulmans venus de différents quartiers ont prié dans le respect des mesures barrières de prévention contre la COVID-19. L’imam Elhadj Ibrahima Loppet Diallo qui y a officié la prière a mis cette occasion de grand rassemblement à profit pour prêcher la paix et inviter les Guinéens à se défaire de l’ethnocentrisme qui gangrène aujourd’hui la Guinée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la ville carrefour.

Très tôt le matin, la vaste place du terrain du BAM (bataillon autonome de Mamou) a été pris d’assaut par des citoyens venus des quartiers Abattoir 1 et 2, Telico et Gadha Loppet. Ils étaient parés de leurs très beaux habits et portaient un masque qui couvrait le nez et la bouche. Et, c’est à 9 heures30’ que l’imam, Elhadj Ibrahima Loppet Diallo, a fait son apparu pour diriger la prière. Il était accompagné d’une modeste délégation.

Elhadj Ibrahima Diallo Loppet, imam de Mamou

Après la prière, Elhadj Ibrahima Loppet Diallo s’est employé à dérouler son sermon. Un sermon dans lequel ce guide religieux a prêché la paix et a invité les guinéens a vivre dans la fraternité et dans la crainte de Dieu.

« Nous sommes dans une journée historique. Cette journée est très importante chez Allah le tout puissant. Pendant cette fête, le prophète Mohamad (PSL) a fait un sacrifice de deux béliers. Nous devons donc l’imiter après la prière. C’est permis de le faire 3 jours après cette journée.  Vous pouvez partager la viande en trois parties : une partie pour votre  famille, une autre pour  les pauvres et la 3eme partie pour les amis. L’islam nous invite à l’union, à la fraternité. Allah dit que nous sommes tous frères ; et, le meilleur d’entre nous est celui qui le craint le plus. Évitons l’égoïsme, l’animosité, les préjugés… L’ethnocentrisme c’est une maladie qui ronge une nation. Qu’Allah agrée nos actes cultuels et qu’il sauve notre pays de tous les maux qui assaillent l’humanité », a dit Elhadj Ibrahima Loppet Diallo.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625698919/657343939

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Cellou Baldé après sa libération : « nous souhaitons voir Etienne Soropogui et les autres recouvrer leur liberté »

19 juillet 2021 à 20 08 01 07017
Cellou Baldé

Deux jours après sa sortie de prison, l’ancien député uninominal de Labé, Mamadou Cellou Baldé, s’est exprimé ce lundi 19 juillet 2021, dans l’émission « Grand débat » de la radio GPP FM, basée à Labé. Le responsable des fédérations de l’intérieur de l’UFDG a exprimé sa joie suite à la liberté conditionnelle qui lui a été accordée avec trois de ses collègues membres du principal parti d’opposition du pays, remerciant tous ceux qui leur ont apporté leur soutien depuis leur incarcération. L’opposant a émis aussi le souhait de voir les autres détenus politiques, dont Etienne Soropogui (président du mouvement Nos Valeurs Communes) recouvrer aussi leur liberté.

« Aujourd’hui, je vais saluer et remercier tous ceux qui nous ont assistés de près ou de loin depuis notre arrestation. Remercier également tout le monde suite à la compassion dont j’ai fait l’objet après le décès de mon père. Mon souhait était de rester auprès de mon père jusqu’à ces derniers instants, malheureusement, il est décédé pendant que j’étais en détention. Je demande à tout le monde de lui pardonner.

C’est vrai, aujourd’hui, nous sommes contents d’avoir obtenu cette liberté provisoire, mais c’est une joie à demi-teinte. Parce que, Etienne Soropogui, Elhadj Abdoulaye Baldé (l’imam de Wanindara), Elhadj Allarény, Elhadj Saliou Diouldé qui est venu des Etats-Unis pour un bref séjour en Guinée, sont en prison, sans compter tous les autres jeunes et pères de familles anonymes qui se trouvent là-bas. Notre souhait aujourd’hui, c’est de voir ces gens-là aussi recouvrer leur liberté comme nous », a-t-il déclaré.

Même s’il dit ne pas vouloir s’aventurer sur la procédure les concernant, en raison des contraintes judiciaires, l’ancien député a tenu tout de même à rassurer ses partisans qu’il n’a pas changé de camp politique. « Je rassure tout le monde que Cellou Baldé de l’UFDG que vous connaissez, c’est le même qui est sorti de la maison centrale », a dit l’ancien député de Labé, tout en disant être à la disposition de la justice pour la suite du dossier.

Mamadou Cellou Baldé, Ibrahima Chérif Bah, Ousmane Gaoual Diallo et Abdoulaye Bah, tous des responsables de l’UFDG (le principal parti d’opposition en Guinée) ont été arrêtés avec de nombreux autres responsables et militants de l’opposition, suite aux violences qui ont suivi la présidentielle du 18 octobre 2020. Après avoir passé 8 mois en en détention préventive à la Maison centrale de Conakry, les autorités guinéennes ont décidé d’accorder une liberté conditionnelle à ces quatre opposants, officiellement pour des raisons de santé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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COVID-19 à Labé : une journaliste de la radio Espace Foutah testée positive

17 juillet 2021 à 17 05 44 07447

L’information a été donnée ce samedi, 17 juillet 2021, par Docteur Mamadou Houdy Bah, le directeur régional de la santé de Labé. Une journaliste de la radio Espace Foutah a été testée aujourd’hui positive au COVID-19. Notre consœur, dont l’identité n’a pas encore été révélée au public, était allée à l’hôpital pour se faire consulter pour une autre maladie. Mais, les médecins lui aussi soumis au test COVID-19. Et, le résultat de son test s’est révélé positif.

Dr Mamadou Houdy Bah, directeur régional de la santé de Labé

« C’est effectif, une journaliste de la radio espace Fm Foutah a été testée positive par la CT-EPI de Labé. On nous apprend qu’elle était venue se faire consulter pour une autre maladie. On a commencé les investigations là- dessus. Nous allons partir à la radio pour voir s’il y a des journalistes qui ne sont pas vaccinés contre le COVID-19. Nous allons également partir dans leurs familles respectives pour faire les mêmes investigations. En ce qui concerne la journaliste, elle n’est pas hospitalisée pour le moment, elle est à domicile parce qu’elle ne présente pas les symptômes et ne souffre pas. Seulement, elle est positive au COVID-19. Nous communiquons avec elle, si toutefois la maladie s’intensifie, elle va être transférée au CT-EPI. Au cas contraire, elle va continuer son auto-confinement. Selon les informations que j’ai reçues, elle n’a pas été  vaccinée contre le COVID-19. C’est pourquoi, nous demandons à tout le personnel de la radio, de venir se faire tester pour éviter que le virus se propage dans leur local. Malgré cela, ces journalistes sont en vacance et la plupart d’entre eux sont à la maison. Cela prouve à suffisance que la maladie est toujours présente à Labé. Pour la seule journée de ce samedi 17 juillet 2021, on a enregistré quatre autres nouveaux cas positifs de COVID-19 », a indiqué Dr Mamadou Houdy Bah.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Hadja Saliou Dian Diallo, mère de Cellou Baldé après la libération de son fils : « je souhaite une liberté définitive »

17 juillet 2021 à 15 03 52 07527
Hadja Saliou Dian Diallo, mère de Cellou Baldé

C’est avec une grande joie et de mots pleins de bénédiction que Hadja Saliou Dian Diallo a accueilli à Labé la libération ce samedi, 17 juillet 2021, de son fils Cellou Baldé à Conakry. L’ancien député uninominal de Labé et trois autres cadres de l’UFDG ont officiellement bénéficié d’une « liberté conditionnelle pour des raisons de santé ». Et, Hadja Saliou Dian Diallo prie pour que cette liberté soit définitive pour ces opposants qui ont fait plus de huit mois de prison à la maison centrale.

« Je suis très ravi d’apprendre cette bonne nouvelle. Je remercie le bon Dieu et tout le monde. Depuis l’arrestation de Cellou Baldé, notre famille a bénéficié de tous les soins venant de part et d’autre. Je souhaite qu’ils (les détenus libérés ndlr) retrouvent leur santé. En plus de cela, comme il s’agit d’une liberté provisoire, je demande humblement auprès des autorités qu’ils les libèrent définitivement. Quant à ceux qui sont toujours incarcérés, je demande qu’ils bénéficient des mêmes privilèges pour qu’ensemble on se donne les mains pour consolider la paix et développer notre pays », a dit Hadja Saliou Dian Diallo avec le visage plein d’espoir.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : la justice libère une femme accusée d’avoir tué son mari

16 juillet 2021 à 16 04 52 07527

La femme qui était accusée d’avoir tué son mari la semaine dernière à Labé a recouvré sa liberté. La justice a libéré Hassanatou Diallo après le rapport médical qui l’a innocentée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Dans la nuit du 8 juillet 2021, Mamadou Bhoye Barry, un forgeron de 55 ans, est décédé dans sa chambre peu après s’être disputé avec son épouse, Hassanatou Diallo, enceinte. Ce décès, survenu à Tchimmewil, un secteur du quartier Koulidara, a suscité beaucoup de bruit à Labé.

Car la première information qui a circulé dans la ville laissait entendre qu’il est mort après que la femme a tiré son sexe. C’est ainsi que les services de sécurité ont interpellé Mme Barry Hassanatou Diallo pour des fins d’enquête. Et cette enquête a révélé que M. Barry n’a subi aucune violence et qu’il est mort à la suite d’une crise. C’est ainsi que le parquet de Labé a décidé de libérer sa femme.

Patrice Koman Koïvogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé

« Pour  pouvoir nous déterminer par rapport à une poursuite quelconque, il fallait qu’on se réfère d’abord aux résultats qui pourraient sortir des analyses de l’hôpital. Ce rapport nous est parvenu et il conclut que la mort de ce monsieur n’est nullement due à un quelconque acte de violence, il s’agit d’une crise. Les gens doivent comprendre qu’il y a des gens qui meurent sur des terrains de football, des sportifs qui sont en bonne santé.

Il y a aussi des gens qui meurent en pleine prière. Sur ce, la mort de ce monsieur étant naturelle, il n’a pas le droit de poursuivre quiconque. Voilà donc pourquoi le dossier a été classé, puisqu’il n’y a même pas d’indice contre Hassanatou Diallo », explique Patrice Koman Koïvogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé.

Libérée hier, jeudi 15 juillet 2021, Hassanatou Diallo est rentrée chez ses parents. Car la situation reste tendue dans la famille de son mari, où elle est vue comme la meurtrière du monsieur. C’est pourquoi d’ailleurs le procureur Koman Koïvogui a tenu à mettre en garde ceux qui seraient tentés de s’en prendre à la dame, qui a été innocentée par la justice. « Dans la maison où le monsieur a rendu l’âme, il y avait la coépouse de la dame (l’accusée) qui était là. Et lorsque celle-ci a été interrogée par les agents, elle a dit n’avoir entendu aucun cri.

Est-ce qu’on peut tirer le sexe d’un homme sans au moins qu’il cri ? C’est vrai qu’il y a eu une dispute entre l’homme et sa femme par rapport à une histoire de téléphone et autre. Mais il n’y a rien dans l’acte médical qui prouve que la dame a porté main sur ce monsieur. Donc pour ceux qui sont en train de proférer des menaces, quiconque poserait un acte à l’endroit de la femme et qui violerait la loi, il va me trouver sur son chemin. Je ne vais pas tolérer cela », prévient le magistrat du parquet.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Koubia : un père de famille de 45 ans tué par un déréglé mental de 60 ans

15 juillet 2021 à 16 04 16 07167

L’acte s’est produit dans la matinée de ce jeudi, 15 juillet 2021, à Hérico, un district relevant de la commune urbaine de Koubia. Mamadou Yaya Diallo a été poignardé au couteau pour son voisin Mamadou Aliou Diallo, un déréglé mental. La victime a succombé de ses blessures avant l’arrivée des premiers secouristes.

Selon les informations confiées à Guineematin.com, c’est peu après 7 heures que ce crime a été commis à Tangnitéré, dans le district de Hérico. Et, rien ne présageait que ce déréglé mental allait ôter la vie de Mamadou Yaya Diallo.

« C’est aux environs de 7 heures 20’, que ce crime s’est produit. C’est un fou du nom de Mamadou Aliou Diallo, âgé de 60 ans, qui a pu mortellement poignarder un de ses voisins à l’aide d’un couteau au niveau du ventre et au thorax. Au moment où les premiers secouristes venaient sur les lieux, la victime Mamadou Yaya Diallo, âgé de 45 ans, avait déjà rendu l’âme. Ce déréglé mental (Mamadou Aliou Diallo) entretenait des relations sociales avec les citoyens de Tangnitéré comme s’il ne souffrait de rien.

Seulement, il arrive qu’il perde connaissance et ne maîtrise pas ses faits et gestes… Ils (l’auteur du crime et la victime ndlr) sont tous pères de famille. Donc, aussitôt informés, les services de sécurité ainsi que les autorités locales de Koubia se sont transportés sur les lieux du crime. C’est après constat que le corps de Mamadou Yaya Diallo a été remis à sa famille pour l’inhumation. Quant au présumé assassin, il a été déposé à la gendarmerie de Koubia pour approfondir les enquêtes », a expliqué Abdoul Farasse Diallo, le maire de la commune urbaine de Koubia.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Semaine de reboisement du COJERREK à Koundara : hommage à l’enseignant Elhadj Mamadou Diouhé Diallo

12 juillet 2021 à 19 07 11 07117

« Planter des arbres en hommage à un enseignant émérite » ! C’est avec ce slogan que le conseil des jeunes ressortissants et résidents de Koundara (COJERREK) compte organiser du 22 au 29 juillet prochain une vaste campagne de reboisement dans le Badiar. Cette initiative vise à célébrer la grandeur d’âme, le mérite, le courage et le dévouement de l’enseignant Elhadj Mamadou Diouhé Diallo dans l’éducation de nombreuses générations d’enfants de Koundara. Cette noble action s’inscrit également dans la lutte contre la déforestation dans cette grande zone agro-pastorale de Guinée où le couvert végétal est fortement menacé, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Cette année, le COJERREK est à sa quatrième édition dans son engagement à restaurer le couvert végétal du Badiar. Et, pour cette présente édition, il entend mettre l’occasion à profit pour rendre un hommage hautement mérité à l’une des figures les plus marquantes du monde éducatif à Koundara. Il s’agit d’Elhadj Mamadou Diouhé Diallo, un enseignant émérite qui, à travers ses actes louables et son dévouement en faveur des élèves (les enfants de Koundara en général) est resté dans les cœurs et les esprits des populations du Badiar. Ce formateur convaincu est arrivé à Koundara dans les années 50 et a su donner le meilleur de lui-même pour assurer aux enfants de cette ville une éducation de qualité. Il est décédé le 22 juin 2019 à Conakry ; mais, son esprit et ses œuvres sont encore gravés dans la mémoire collective à Koundara. Car, pour les populations de cette préfecture, Elhadj Mamadou Diouhé Diallo a été un « enseignant irréprochable ». Et, c’est sur les traces laissés par cet homme au grand cœur que le COJERREK entend poser ses orteils pour prendre soin des forêts du Badiar.

A travers une semaine de reboisement, le conseil des jeunes ressortissants et résidents de Koundara compte s’inscrire dans la dynamique du noble combat de préservation de l’environnement, restaurer un cadre de vie agréable et contribuer à sa manière au développement durable du Badiar.

De Koundara, Madjou Bah pour Guineematin.com

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Labé : le préfet installe la délégation spéciale de Tarambaly

5 juillet 2021 à 18 06 57 07577

Erigée en commune rurale le 16 mars 2021, Tarambaly a désormais sa première équipe dirigeante. La délégation spéciale qui va diriger cette collectivité jusqu’à l’organisation des prochaines élections locales a été installée ce lundi, 5 juillet 2021. C’est le préfet de Labé, Elhadj Safioulaye Bah, qui a présidé la cérémonie, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Labé.

Avant de procéder à l’installation de cette délégation, le préfet de Labé s’est adressé d’abord aux citoyens de Tarambaly, divisés sur le choix des 7 personnes qui composent cette équipe. Elhadj Safioulaye Bah a expliqué que ces personnes ont été choisies sur la base d’un certain nombre de critères objectifs, leur demandant d’accepter ce choix des autorités pour le bien de leur localité.

Elhadj Safioulaye Bah, préfet de Labé

« Que personne ne vous trompe ou ne vous induise en erreur : on n’est pas dans le cadre d’une élection, mais plutôt d’une nomination. C’est pourquoi on parle de délégation spéciale, parce qu’elle ne résulte pas d’une élection. Et il revient seulement aux autorités de mettre en place une délégation spéciale, en choisissant des personnes qu’elles croient être capables d’être à la hauteur de la mission qui leur est confiée.

Ces personnes vont diriger la commune rurale de Tarambaly jusqu’aux prochaines élections locales. Et à ce moment-là, chacun aura la latitude de voter pour le candidat de son choix. Mais en attendant, vous devez accepter la décision des autorités qui ont choisi des personnes susceptibles d’apporter quelque chose de positif à Tarambaly pour diriger cette collectivité. Je vous prie d’accepter cela et de rester unis et solidaires pour développer chez vous », a lancé le préfet de Labé.

Thierno Siradio Diallo, président de la délégation spéciale de Tarambaly

De son côté, le président de la délégation spéciale de Tarambaly, Thierno Mamadou Siradiou Diallo, a exprimé sa satisfaction, avant de tendre la main à tous ses concitoyens pour l’aider à réussir la mission qui lui est confiée. « C’est un honneur pour moi d’être choisi parmi tant d’autres pour être président de la délégation spéciale de Tarambaly. Je dédie ce choix à toute la population de Taran.

A cet effet, je remercie le président de la République, le professeur Alpha Condé, qui a porté cette confiance en moi. Je tends la main à tous les districts relevant de Taran pour qu’on se donne les mains pour le rayonnement de notre commune rurale. Mon équipe et moi, nous nous mettons à votre disposition pour le développement de notre localité », a promis l’autorité locale, par ailleurs secrétaire général du RPG Arc-en-ciel à Taran.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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Examens nationaux : la région de Labé compte 26 731 candidats dont 13782 filles

3 juillet 2021 à 18 06 28 07287

Comme annoncé précédemment, les examens nationaux (BAC, BEPC, CEE) se tiendront du 22 juillet au 1er août 2021 en Guinée. Ainsi en ont décidé cette semaine les autorités en charge de l’éducation nationale. Et, sur le terrain, l’heure est aux derniers réglages pour être présent à ce rendez-vous. Dans la région de Labé, on annonce que tout est déjà en place pour l’évaluation des  26 731 candidats (dont 13782 filles) à ces différents examens nationaux.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com ce samedi, 03 juillet 2021, Malick Sall, le chargé des transferts au niveau de la cellule des examens à l’IRE de Labé, a laissé entendre qu’ils sont déjà à plein pied dans cette phase d’évaluations nationales.

« Sur le plan administratif, la direction préfectorale de l’éducation (DPE) est actuellement fin prête pour rentrer à plein pied dans cette phase d’évaluation. Nous sommes souvent en rapport avec nos différentes DPE qui nous ont fait la situation des lieux. Parlant des statistiques, au niveau régional, nous avons pour le certificat d’étude élémentaire (CEE), 18030 inscrits dont 9481 filles répartis en 126 centres. Au niveau du Brevet d’étude du Premier Cycle (BEPC), nous avons 6546 inscrits, dont 3407 filles repartis dans 31 centres. Au niveau du Baccalauréat, nous avons 2155 inscrits pour toute option confondue dont 894 filles répartis dans 21 centres. Pour l’ensemble des candidats de la région, tous les examens confondus nous avons 26.731 candidats dont 13.782 filles, répartis en 178 centres. Et des dispositions ont été prises antérieurement pour préparer tout ça », a indiqué Malick Sall.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Qui pour diriger la Mairie de Kourou (Dalaba) ? Les responsables du RPG en total désaccord

2 juillet 2021 à 12 12 53 07537

Née il y a à peine sept (7) mois, la sous-préfecture de Kourou (qui relève de la préfecture de Dalaba) est déjà confronté à un sérieux problème. La composition de la délégation spéciale (l’organe exécutif qui dirigera cette commune rurale en attendant les élections communales) est aujourd’hui la source des tensions entre les populations. Deux camps se sont formés sur place : un favorable à Mamadou Touré et l’autre à Ousmane Diaby, dit ‘’Gassama’’ ; les deux responsables locaux du RPG arc-en-ciel qui bataillent actuellement pour occuper la tête de la commune rurale. Les autorités administratives préfectorales de Dalaba et le gouverneur de la région administrative de Mamou sont accusés d’être derrière la cacophonie actuelle dans cette nouvelle commune. Le 12 juin, la mobilisation de certains citoyens a empêché l’installation de la délégation spéciale. Et, le mardi dernier, 29 juin 2021, une manifestation de protestation contre l’arrêté du ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation s’est tenue dans cette localité, a constaté un reporter que Guineematin.com avait dépêché sur place.

Dans cette sous-préfecture, située à environ 47 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Dalaba, les populations se regardent en chien de faïence. Chacun voudrait que son candidat soit à la tête de la commune ; et, visiblement, nul ne veut lâcher du lest. Mais, cette divergence sur fond de tension est surtout alimentée par les fils ressortissants de cette sous-préfecture vivant à Coyah et Conakry (dans la région de la Basse Guinée). Ce sont eux, en complicité avec le préfet de Dalaba (Boubacar Barry) et le gouverneur de la région de Mamou (Amadou Oury Lammy Diallo) qui sont accusés d’avoir fait capoter la première « liste consensuelle » qui avait été produite par les populations.

« Lors de la composition de la délégation spéciale, tout le monde s’est retrouvé dans le bureau du sous-préfet. Ils ont échangé et chaque district a fait le choix. Le district de Kourouba (qui était un secteur) a donné une personne, Dalatö une personne, Djinkonya une personne, Kourou-centre, Konkètö, Diabilafata, Böhoko et Dantatö ont donné deux personnes et Djoulala et Kenkégnebatö ont donné deux personnes. C’est cette liste qui a été composée à l’unanimité. Maintenant, dès lors qu’un élément (Mamadou Touré) de Kourou-centre a été à la tête de la liste et que cette liste a été transmise chez le préfet, puis à Conakry (au ministère de l’Administration et de la décentralisation), les gens de Djoulala et Kenkégnebatö, à travers leurs ressortissants à Coyah et Conakry se sont opposés. Ils ont dit qu’on ne peut pas choisir un élément de Kourou-centre et qu’il faut choisir la maire dans un autre district. Et, à Kourou-centre, les gens ont dit que cela est inacceptable », a confié Mamadou Cissé, porte-parole des populations de Kourou-centre et partisan de Mamadou Touré.

En effet, c’est le 25 novembre 2020 que Kourou (jusque-là un district relevant de la sous-préfecture de Ditinn) a été érigé en sous-préfecture avec pour chef-lieu ‘’Kourou-centre’’. Mais, avec ses sept secteurs (devenus aujourd’hui des districts), Kourou seul ne pouvait pas remplir les critères d’une sous-préfecture. C’est ainsi que les districts de Kourouba et Djinkonya (dans la sous-préfecture de Mafara) et Dalatö (dans la sous-préfecture de Ditinn) ont été détachés de leurs sous-préfectures d’origines pour être rattachés au district de Kourou pour finalement former un ensemble qu’on a appelé sous-préfecture de Kourou.

Seulement, ce qui semblait au départ réjouir les populations de Kourou est aujourd’hui devenu une source de tension. Et, pour cause, le nom de celui qui va conduire la commune rurale jusqu’aux prochaines élections communales et communautaires divise et menace la cohabitation pacifique et la cohésion sociale sur place.

Pour avoir lutté pendant des décennies pour que Kourou soit érigé en sous-préfecture, les populations de Kourou-centre estiment qu’il est mieux indiqué que le président de la délégation spéciale vienne de leur rang. Et, elles ont choisi Mamadou Touré.

« Pour ce temps-là, Kourou est une sous-préfecture jeune, ce sont nos parents qui se sont battus, il faudrait que les gens du village (Kourou-centre) soient récompensés en premier lieu. S’il y a des élections, ils peuvent s’entendre entre eux là-bas (Kenkégnebatö, Djoulala et leurs alliés). Mais, pour ce premier temps là, il faut quelqu’un de Kourou-centre ou Djalala ou en tout cas quelqu’un qui vient du district de Kourou d’alors qui était rattaché à la sous-préfecture de Ditinn », a indiqué Mamadou Cissé.

Cependant, cette conception et le choix des habitants de Kourou-centre sont très mal perçus par les populations des autres districts comme Kenkégnebatö, Djoulala et alliés. Ces dernières préfèrent un président en dehors de Kourou-centre. Et, elles ont porté leur choix sur un certain Ousmane Diaby qui est du district de Kourouba (une localité située à dix kilomètres de Kourou-centre). Mais, les populations de Kourou-centre ne veulent pas en entendre parler. Et, la visite du gouverneur de Mamou (soupçonné d’être de connivence avec les gens de Kenkégnebatö, Djoulala et alliés) n’y a rien changé de la situation.

« Le gouverneur de Mamou lui-même a effectué un déplacement à Kourou, les gens se sont réunis, le gouverneur a prononcé le nom de l’élément de Kourou-centre (Mamadou Touré). Mais, les gens de Kenkégnebatö et Djoulala, aidés par certains de leurs alliés, se sont opposés. Le gouverneur est rentré. Après, le préfet a effectué une mission de sensibilisation dans tous les districts pour demander s’ils maintiennent les éléments qu’ils avaient choisis. Tout le monde a confirmé les mêmes personnes. Maintenant, à notre fort étonnement, le préfet, le gouverneur et leurs cabinets se sont permis de modifier cette première liste en choisissant un monsieur (Ousmane Diaby dit Gassama) qui est dans un autre district de Kourouba qui se trouve à dix kilomètres de chez nous (Kourou-centre), comme tête de liste. Ils ont choisi son adjoint dans un autre district encore et laissé carrément le chef-lieu de la sous-préfecture (Kourou-centre). Nous, on ne savait pas ça. Mais, il y a juste une semaine, on nous a dit que le ministre a signé l’arrêté pour la délégation spéciale en choisissant la deuxième liste (celle qui a été modifiée et produite par le préfet de Dalaba et le gouverneur de Mamou). Nous aussi on a dit que si c’est ça, ça ne pourra pas marcher », a expliqué Mamadou Cissé.

Ainsi, pour exprimer vivement leur opposition à la « manigance » qui a porté (sur papier pour le moment) Ousmane Diaby à la tête de la commune rurale de Kourou, les citoyens de Kourou-centre ont manifesté le mardi dernier. Et, ils menacent de continuer ainsi jusqu’à ce que la première liste qui désignait Mamadou Touré comme président de la délégation spéciale soit reconduite par les autorités.

« On ne peut pas trouver des gens comme alliés, les ajouter à nous pour former la sous-préfecture, après quelques éléments de chez nous aillent corrompre d’autres pour les choisir comme chefs. C’est inacceptable. On ne va jamais accepter ça. C’est ce qui a fait qu’il y a eu une grande manifestation au village (Kourou-centre) le mardi. On a adressé des courriers partout, même au président de la République pour dire qu’on s’oppose à ça (la désignation de Ousmane Diaby) », a insisté Mamadou Cissé.

Algassimou Diawné pour Guineematin.com

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Incendie à Tata1 (Labé) : une maison et son contenu parti en fumée

1 juillet 2021 à 15 03 44 07447

En début de soirée hier, mercredi 30 Juillet 2021, un incendie s’est déclaré dans une concession à Tata1, un quartier de la commune urbaine de Labé. Il n’y a pas eu de perte en vie humaine, mais d’importants dégâts matériels y ont été enregistrés. La famille victime déplore également 22 millions de francs guinéens calcinés par les flammes, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Selon les informations, c’est aux environs de 18 heures que cet incendie s’est déclaré dans cette maison. Et, ses puissantes flammes ont tout consumé sur leur passage.

« C’est notre concession familiale qui a pris feu. Moi j’étais en train de tresser deux de nos clientes dans notre salon de coiffure qui est contigüe à notre domicile. Soudain, j’ai entendu une détonation dans la maison et on a aperçu les flammes. Certains jeunes qui préparaient du thé à côté sont venus à notre secours pour éteindre les flammes. Quand nous avons ouvert ma chambre, le feu était déjà sur le matelas. On s’est servi d’un seau d’eau pour éteindre le feu, mais cela n’a pas servi à grand-chose. Ce sont les voisins qui sont venus nous prêter main forte. Mais, les dégâts sont importants. Car, dans les chambres, presque tout est réduit en cendre. Très peu d’objets ont pu être sauvés », a confié Fatoumata Binta Barry, membre de la famille victime.

Aussitôt informés, les sapeurs-pompiers se sont rendus sur les lieux combattre les flammes. Et, au bout de quelques instants, ils ont réuni à éteindre le feu. Mais, selon le commandant de la protection civile de Labé, le Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité, cet incendie a été causé par des produits chimiques stockés dans la maison. Cependant, c’est une bouteille de gaz à l’intérieur de la maison qui aurait surtout favorisé la propagation des flammes dans la maison.

Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité, commandant de la protection civile de Labé

« Mon service a été informé de ce sinistre à travers un coup de téléphone sur le numéro vert. Immédiatement on s’est transporté sur les lieux. Mais quand nous sommes arrivés, tout le bâtiment était en flammes. Une telle intervention demande assez d’eau. Heureusement, nous collaborons avec des détenteurs de citernes privées qui sont venus nous appuyer. Ce qui est surtout à saluer, c’est le fait qu’on a pu circonscrire le feu et on a empêché que les concessions du voisinage soient atteintes, mais aussi le salon de coiffure qui se trouve juste à côté. Mais, selon nos constats, c’est des produits chimiques qu’on utilise souvent dans certains salons de coiffure qui étaient déposés quelque part dans la maison qui sont à l’origine du feu. Et, la présence d’une bonbonne de gaz à l’intérieur de la chambre d’où est venu le feu a été aussi un élément qui a favorisé la propagation rapide des flammes dans la maison. Pas de perte en vie humaine, ni de blessé. Mais à vrai dire, il y a eu assez de dégâts matériels. Et, selon les victimes, à part ces dégâts, elles ont perdu une somme d’argent qu’ils estiment à 22 millions de francs guinéens », a indiqué le Lieutenant Colonel Mohamed Lamine Diakité.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Reprise des manifestations : la jeunesse de l’UFDG à Labé adhère à l’initiative

30 juin 2021 à 15 03 39 06396

La jeunesse de l’UFDG à Labé approuve l’idée du conseil national des jeunes de la formation politique, qui souhaite la reprise des manifestations de rue en Guinée. C’est son premier responsable qui l’a annoncé dans un entretien qu’il a accordé au correspondant local de Guineematin.com ce mercredi, 30 juin 2021. Younoussa Baldé indique que son camp attend impatiemment un mot d’ordre de la direction nationale de l’UFDG dans ce sens.

Lors de l’assemblée générale virtuelle de l’UFDG du samedi dernier, le conseil national des jeunes de l’UFDG, par la voix de son secrétaire général, avait demandé à la direction nationale du principal parti d’opposition du pays d’appeler à la reprise des manifestations de rue (suspendues depuis plus d’une année en Guinée). Cela, pour protester contre la détention de plusieurs responsables et militants de la formation politique, incarcérés depuis 8 mois à la Maison centrale de Conakry. Et, cet appel est bien accueilli par la jeunesse de l’UFDG à Labé, qui adhère totalement à l’initiative.

Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de L’UFDG de Labé

 « La jeunesse commence à s’impatienter par rapport à la façon dont le pays est géré. Je pense que si le gouvernement ne prend pas les dispositions nécessaires pour libérer les détenus politiques, pour ouvrir les frontières, pour prendre conscience de la situation difficile que les gens sont en train de traverser, un beau matin, ils vont se réveiller, eux les gouvernants, et trouver que toutes les rues sont occupées par les citoyens qui réclament justice.

C’est par une seule oreille que la jeunesse de l’UFDG va entendre parler d’un mot d’ordre demandant aux citoyens de sortir réclamer leurs droits. La liberté, la paix et la démocratie s’obtiennent à travers beaucoup de sacrifices. On ne souhaite plus que des gens meurent, mais vous savez tout cela dépendra de l’attitude du gouvernement actuel. Nous attendons les consignes de notre parti pour reprendre les manifestations de rue », a déclaré Younoussa Baldé, responsable de la jeunesse de l’UFDG à Labé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Kalan (Labé) : un enseignant avoue des relations sexuelles avec une élève de 13 ans…

29 juin 2021 à 18 06 35 06356

Envoyé dans la sous-préfecture de Kalan dans le cadre d’un stage-pratique, Abdoulaye Diallo, élève-maître à l’ENI (école nationale des instituteurs) de Labé est accusé d’avoir entretenu des relations sexuelles avec une de ses élèves âgée de 13 ans. Le crime dont on reproche cet enseignant-stagiaire s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche dernier, 27 juin 2021. Il a été dénoncé par sa victime ; et, il aurait reconnu les faits mis à sa charge devant les autorités de Kalan. Il a finalement été arrêté et conduit à Labé où il séjourne actuellement en prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon le maire de la commune rurale de Kalan, Abdoulaye Diallo a gardé sa victime de 20 heures à 4 heures du matin. Et, l’enseignant-stagiaire aurait avoué avoir eu des « relations sexuelles consenties » avec son élève.

« Abdoulaye Diallo donnait des cours en  6ème année. C’est le dimanche passé que le président du district m’a appelé pour m’informer que le chef secteur est venu avec une fille âgée d’environ 13 ans, élève en 6ème année. Il était avec les parents de la fille qui m’ont dit avoir perdu de vue leur fille dans la nuit de samedi à dimanche. Quand celle-ci est revenue à la maison, ils lui ont demandé où elle se trouvait, elle a répondu qu’elle était avec son maître qui l’enseigne à l’école. De 20 heures à 4 heures du matin, ils étaient ensemble au domicile de son maître. De mon côté, j’ai informé le sous-préfet. Ensemble, nous avons demandé à la fille ce qui s’est passé, elle a raconté les faits. Nous avons aussitôt informé le DSEE pour lui relater les faits. Mais, comme la fille ne nous a pas dit qu’elle a été forcée par le monsieur (Abdoulaye Diallo) en question, c’est difficile pour nous de dire que c’est un viol ou pas. Par le canal du DSEE, le présumé auteur de cette pédophilie a été recherché et envoyé vers nous. Celui-ci (Abdoulaye Diallo) a dit sans ambages qu’il était avec la fille de 20 heures à 4 heures du matin. Abdoulaye Diallo, l’enseignant, n’est pas passé par le dos de la cuillère. Quand nous lui avons demandé s’il a eu des rapports sexuels avec la fille, il a répondu par l’affirmative. On ne pouvait pas faire ou dire mieux. Nous avons informé notre hiérarchie et le préfet a donné des instructions au commissaire de police centrale de venir le déposer à Labé où il séjourne actuellement. Quant à la fille, ses parents l’ont envoyée à l’hôpital pour voir si elle n’a pas eu de problèmes internes comme elle est très jeune, elle n’a que 13 ans », a expliqué Elhadj Abdoulaye Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Attaques armées à Labé : Une femme blessée, près de 300 millions emportés

29 juin 2021 à 16 04 04 06046

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 29 juin 2021, des bandits armés de fusils ont perpétré des opérations de braquage et vol dans la commune urbaine de Labé. Avec des tirs en rafale, les malfaiteurs ont intimidé et maitrisé leurs victimes. Ils n’ont fait aucun mort ; mais, une femme a été légèrement blessée par balle. Et, les assaillants ont emporté près de 300 millions de francs guinéens. Un d’entre eux a été tout de même mis aux arrêts et remis aux services de sécurité.

Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Labé, la première attaque a eu lieu dans un magasin situé dans le centre-ville. Et, dans ce magasin appartenant à Boubacar Diallo, on ignore encore si les assaillants armés ont pu emporter quelque chose. « Je ne connais pas encore ce qu’ils ont pris », a déclaré le propriétaire ce mardi matin. Cependant, c’est à cet endroit qu’un des bandits a été mis aux arrêts et maitrisé par les gardiens des lieux. Ce bandit a été finalement mis à la disposition des services de sécurité.

La seconde attaque a été perpétrée au domicile de Fodé Kaba (le président de l’union régional des boulangers et pâtissiers de Labé) à Dinayabhè, dans le quartier Madina, dans la commune urbaine. Cette attaque a été plus brutale et les assaillants plus hargneux. Ils auraient tiré une dizaine de coups de feu en l’air pour obtenir l’entière coopération de leur victime. Et, dans leur démonstration de force, ils ont blessé par balle la femme de Fodé Kaba. Le chef de famille était absent, mais les bandits ont dérobé près de 300 millions de francs guinéens avant de s’éclipser dans la nature.

« Moi (Fodé Kaba) je suis à Conakry. C’est à une heure que j’ai été appelé par ma femme, m’annonçant qu’il y a eu un groupe de bandits qui a attaqué notre domicile. Mais, ils étaient lourdement armés. Selon les explications qui m’ont été données, les bandits ont voulu utiliser l’un de mes garçons de 13 ans qui fait le collège comme bouclier. Car, ils sont allés faire descendre mon enfant de l’étage tout en l’intimant de dire à sa maman d’ouvrir les portes. Il a été battu et cogné à l’aide du fusil. En plus de cela, une forte pluie s’est abattue sur la ville presque toute la nuit. Finalement, ils (les bandits) ont réussi à casser les cadenas du salon et à s’introduire dans la maison. Ils ont tiré plus de 14 coups de fusil pour empêcher qu’il y ait du secours. Il n’y a pas de perte en vie humaine, mais une balle a frôlé ma femme, elle a été blessée au niveau de l’oreille. Ils ont emporté tout ce qui était objets de valeurs et d’argent. Près de 300 millions de francs guinéens. Même la dépense de ma famille ils sont partis avec tout. Quand je rendre à Labé, je vais me plaindre contre X face à cette situation », a indiqué Fodé Kaba.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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ERAM de Labé : les élèves boudent les cours

28 juin 2021 à 11 11 02 06026

Depuis le mois de mars dernier, l’école régionale des arts et métiers (ERAM) de Labé a ouvert ses portes aux élèves orientés dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie. Les cours avaient normalement démarré ; mais, trois mois plus tard, les élèves se font de plus en plus rares. Sur les 22 élèves qui avaient été orientés à cette école d’enseignement professionnel, très peu viennent encore suivre les cours. Malgré la détermination du personnel enseignant, les classes de cet établissement sont souvent vides.

Selon des informations recueillies par l’un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, l’ERAM de Labé forme uniquement dans le domaine du génie civil (dessin bâtiment, topographie, filière de conducteurs des travaux, maçonnerie et carrelage et gros œuvre). Et, cette école est bien équipée pour un apprentissage (théorique et pratique) de qualité. Mais, à en croire Amara Condé, directeur des études de cet établissement d’enseignement professionnel, les élèves qui y ont été orientés cette année ont boudé les cours au profit des taximotos et du petit commerce.

Amara Condé, directeur des études de l’ERAM de Labé

« Cette année, les candidats n’ont été orienté que dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie pour une formation de deux ans. Mais sur un effectif de 22 élèves (dont cinq en maçonnerie et carrelage et dix sept en topographie), très peu d’élèves ont accepté de venir suivre les cours. Parce que si vous partez tout de suite dans les salles de classes, vous trouverez que les élèves ne viennent pas. L’éloignement de l’école du centre ville et l’accès difficile des lieux n’expliquent pas cette réticence. C’est juste un refus et un mépris qu’ils manifestent à l’égard de l’enseignement professionnel. Nombreux sont ces élèves qui préfèrent faire leur petit commerce ou faire le mtotaxi en ville au lieu de venir suivre les cours. Pourtant, ici à L’ERAM de Labé, il y a la disponibilité des enseignants et l’existence de tout le matériel nécessaire permettant aux apprenants de mieux assimiler les cours théoriques et pratiques. Mais, le hic c’est le refus des élèves à fréquenter l’école », a indiqué Amara Condé.

Effectivement, samedi dernier, 26 juin 2021, seuls les élèves de la topographie faisaient cour dans cet établissement. Et, ce niveau aussi, sur les dix sept (17) inscrits, seuls trois (3) élèves étaient présents. Ils suivaient un cours pratique de ‘’dessin appliqué à l’ordinateur (DAO)’’.

Ibrahima Sory Camara, élève-topographe

« Nous avons démarré les cours depuis le mois de mars dernier. On était avec certains de nos amis avec lesquels on a été orienté, mais ces derniers nous ont laissé ici et ne viennent plus. Aujourd’hui nous ne sommes que trois élèves sur un effectif de 17. C’est juste un refus, parce que si on leur demande pourquoi ils ne viennent pas, ils n’ont pas d’arguments solide, sauf nous dire qu’ils sont occupé à autres choses,  ils n’ont pas de temps. Pour moi, c’est juste un refus de leur part ; pourtant c’est eux aussi qui avaient postulé pour être orientés à l’ERAM. Sinon, on a tout ce qu’il nous faut ici pour étudier. Ce que j’ai à  dire à mes amis, c’est de prendre du courage et d’accepter de venir suivre les cours avec nous », a dit Ibrahima Sory Camara, élève-topographe.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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