Kalan (Labé) : un enseignant avoue des relations sexuelles avec une élève de 13 ans…

29 juin 2021 à 18 06 35 06356

Envoyé dans la sous-préfecture de Kalan dans le cadre d’un stage-pratique, Abdoulaye Diallo, élève-maître à l’ENI (école nationale des instituteurs) de Labé est accusé d’avoir entretenu des relations sexuelles avec une de ses élèves âgée de 13 ans. Le crime dont on reproche cet enseignant-stagiaire s’est produit dans la nuit du samedi au dimanche dernier, 27 juin 2021. Il a été dénoncé par sa victime ; et, il aurait reconnu les faits mis à sa charge devant les autorités de Kalan. Il a finalement été arrêté et conduit à Labé où il séjourne actuellement en prison, a appris Guineematin.com à travers un de ses correspondants à Labé.

Selon le maire de la commune rurale de Kalan, Abdoulaye Diallo a gardé sa victime de 20 heures à 4 heures du matin. Et, l’enseignant-stagiaire aurait avoué avoir eu des « relations sexuelles consenties » avec son élève.

« Abdoulaye Diallo donnait des cours en  6ème année. C’est le dimanche passé que le président du district m’a appelé pour m’informer que le chef secteur est venu avec une fille âgée d’environ 13 ans, élève en 6ème année. Il était avec les parents de la fille qui m’ont dit avoir perdu de vue leur fille dans la nuit de samedi à dimanche. Quand celle-ci est revenue à la maison, ils lui ont demandé où elle se trouvait, elle a répondu qu’elle était avec son maître qui l’enseigne à l’école. De 20 heures à 4 heures du matin, ils étaient ensemble au domicile de son maître. De mon côté, j’ai informé le sous-préfet. Ensemble, nous avons demandé à la fille ce qui s’est passé, elle a raconté les faits. Nous avons aussitôt informé le DSEE pour lui relater les faits. Mais, comme la fille ne nous a pas dit qu’elle a été forcée par le monsieur (Abdoulaye Diallo) en question, c’est difficile pour nous de dire que c’est un viol ou pas. Par le canal du DSEE, le présumé auteur de cette pédophilie a été recherché et envoyé vers nous. Celui-ci (Abdoulaye Diallo) a dit sans ambages qu’il était avec la fille de 20 heures à 4 heures du matin. Abdoulaye Diallo, l’enseignant, n’est pas passé par le dos de la cuillère. Quand nous lui avons demandé s’il a eu des rapports sexuels avec la fille, il a répondu par l’affirmative. On ne pouvait pas faire ou dire mieux. Nous avons informé notre hiérarchie et le préfet a donné des instructions au commissaire de police centrale de venir le déposer à Labé où il séjourne actuellement. Quant à la fille, ses parents l’ont envoyée à l’hôpital pour voir si elle n’a pas eu de problèmes internes comme elle est très jeune, elle n’a que 13 ans », a expliqué Elhadj Abdoulaye Baldé.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Attaques armées à Labé : Une femme blessée, près de 300 millions emportés

29 juin 2021 à 16 04 04 06046

Dans la nuit d’hier à aujourd’hui, mardi 29 juin 2021, des bandits armés de fusils ont perpétré des opérations de braquage et vol dans la commune urbaine de Labé. Avec des tirs en rafale, les malfaiteurs ont intimidé et maitrisé leurs victimes. Ils n’ont fait aucun mort ; mais, une femme a été légèrement blessée par balle. Et, les assaillants ont emporté près de 300 millions de francs guinéens. Un d’entre eux a été tout de même mis aux arrêts et remis aux services de sécurité.

Selon les informations confiées au correspondant de Guineematin.com à Labé, la première attaque a eu lieu dans un magasin situé dans le centre-ville. Et, dans ce magasin appartenant à Boubacar Diallo, on ignore encore si les assaillants armés ont pu emporter quelque chose. « Je ne connais pas encore ce qu’ils ont pris », a déclaré le propriétaire ce mardi matin. Cependant, c’est à cet endroit qu’un des bandits a été mis aux arrêts et maitrisé par les gardiens des lieux. Ce bandit a été finalement mis à la disposition des services de sécurité.

La seconde attaque a été perpétrée au domicile de Fodé Kaba (le président de l’union régional des boulangers et pâtissiers de Labé) à Dinayabhè, dans le quartier Madina, dans la commune urbaine. Cette attaque a été plus brutale et les assaillants plus hargneux. Ils auraient tiré une dizaine de coups de feu en l’air pour obtenir l’entière coopération de leur victime. Et, dans leur démonstration de force, ils ont blessé par balle la femme de Fodé Kaba. Le chef de famille était absent, mais les bandits ont dérobé près de 300 millions de francs guinéens avant de s’éclipser dans la nature.

« Moi (Fodé Kaba) je suis à Conakry. C’est à une heure que j’ai été appelé par ma femme, m’annonçant qu’il y a eu un groupe de bandits qui a attaqué notre domicile. Mais, ils étaient lourdement armés. Selon les explications qui m’ont été données, les bandits ont voulu utiliser l’un de mes garçons de 13 ans qui fait le collège comme bouclier. Car, ils sont allés faire descendre mon enfant de l’étage tout en l’intimant de dire à sa maman d’ouvrir les portes. Il a été battu et cogné à l’aide du fusil. En plus de cela, une forte pluie s’est abattue sur la ville presque toute la nuit. Finalement, ils (les bandits) ont réussi à casser les cadenas du salon et à s’introduire dans la maison. Ils ont tiré plus de 14 coups de fusil pour empêcher qu’il y ait du secours. Il n’y a pas de perte en vie humaine, mais une balle a frôlé ma femme, elle a été blessée au niveau de l’oreille. Ils ont emporté tout ce qui était objets de valeurs et d’argent. Près de 300 millions de francs guinéens. Même la dépense de ma famille ils sont partis avec tout. Quand je rendre à Labé, je vais me plaindre contre X face à cette situation », a indiqué Fodé Kaba.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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ERAM de Labé : les élèves boudent les cours

28 juin 2021 à 11 11 02 06026

Depuis le mois de mars dernier, l’école régionale des arts et métiers (ERAM) de Labé a ouvert ses portes aux élèves orientés dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie. Les cours avaient normalement démarré ; mais, trois mois plus tard, les élèves se font de plus en plus rares. Sur les 22 élèves qui avaient été orientés à cette école d’enseignement professionnel, très peu viennent encore suivre les cours. Malgré la détermination du personnel enseignant, les classes de cet établissement sont souvent vides.

Selon des informations recueillies par l’un des correspondants de Guineematin.com dans la préfecture, l’ERAM de Labé forme uniquement dans le domaine du génie civil (dessin bâtiment, topographie, filière de conducteurs des travaux, maçonnerie et carrelage et gros œuvre). Et, cette école est bien équipée pour un apprentissage (théorique et pratique) de qualité. Mais, à en croire Amara Condé, directeur des études de cet établissement d’enseignement professionnel, les élèves qui y ont été orientés cette année ont boudé les cours au profit des taximotos et du petit commerce.

Amara Condé, directeur des études de l’ERAM de Labé

« Cette année, les candidats n’ont été orienté que dans les filières de maçonnerie, carrelage et topographie pour une formation de deux ans. Mais sur un effectif de 22 élèves (dont cinq en maçonnerie et carrelage et dix sept en topographie), très peu d’élèves ont accepté de venir suivre les cours. Parce que si vous partez tout de suite dans les salles de classes, vous trouverez que les élèves ne viennent pas. L’éloignement de l’école du centre ville et l’accès difficile des lieux n’expliquent pas cette réticence. C’est juste un refus et un mépris qu’ils manifestent à l’égard de l’enseignement professionnel. Nombreux sont ces élèves qui préfèrent faire leur petit commerce ou faire le mtotaxi en ville au lieu de venir suivre les cours. Pourtant, ici à L’ERAM de Labé, il y a la disponibilité des enseignants et l’existence de tout le matériel nécessaire permettant aux apprenants de mieux assimiler les cours théoriques et pratiques. Mais, le hic c’est le refus des élèves à fréquenter l’école », a indiqué Amara Condé.

Effectivement, samedi dernier, 26 juin 2021, seuls les élèves de la topographie faisaient cour dans cet établissement. Et, ce niveau aussi, sur les dix sept (17) inscrits, seuls trois (3) élèves étaient présents. Ils suivaient un cours pratique de ‘’dessin appliqué à l’ordinateur (DAO)’’.

Ibrahima Sory Camara, élève-topographe

« Nous avons démarré les cours depuis le mois de mars dernier. On était avec certains de nos amis avec lesquels on a été orienté, mais ces derniers nous ont laissé ici et ne viennent plus. Aujourd’hui nous ne sommes que trois élèves sur un effectif de 17. C’est juste un refus, parce que si on leur demande pourquoi ils ne viennent pas, ils n’ont pas d’arguments solide, sauf nous dire qu’ils sont occupé à autres choses,  ils n’ont pas de temps. Pour moi, c’est juste un refus de leur part ; pourtant c’est eux aussi qui avaient postulé pour être orientés à l’ERAM. Sinon, on a tout ce qu’il nous faut ici pour étudier. Ce que j’ai à  dire à mes amis, c’est de prendre du courage et d’accepter de venir suivre les cours avec nous », a dit Ibrahima Sory Camara, élève-topographe.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Meurtre d’un garçon de 12 ans à Niagara (Mamou) : l’auteur du tir mortel inculpé et conduit en prison (Parquet)

26 juin 2021 à 14 02 12 06126

Comme annoncé précédemment, un élève de 12 ans (Mamadou Kaba Diallo) a été tué par balle mercredi dernier, 23 juin 2021, dans la sous-préfecture de Niagara, préfecture de Mamou. C’est son ami âgé de 14 ans qui, par inadvertance, a ouvert le feu sur lui. L’auteur du tir, Mamadou Pathé Diallo, a été mis aux arrêts et conduit devant le juge des enfants au tribunal de première instance de Mamou. Ce magistrat l’a finalement inculpé et placé sous mandat de dépôt hier (vendredi) pour « homicide involontaire », a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon le procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou, Elhadj Sidiki Camara, Mamadou Pathé Diallo a reconnu les faits lors de son audition. Et, il est également revenu sur les circonstances dans lesquels il a tiré sur son ami.

Elhadj Sidiki Camara, procureur de la République près le tribunal de première instance de Mamou

« On (le parquet) l’a reçu hier et on a saisi le juge des enfants. Celui-ci l’a inculpé et placé sous mandat de dépôt. Il (Mamadou Pathé Diallo) a été conduit à la maison d’arrêt. Parce qu’il a reconnu les faits et il a expliqué comment il est allé prendre l’arme pour aller chasser. Arrivé à la rivière, il a tenté de vérifier s’il y avait une balle à l’intérieur. C’est au cours de cette manœuvre que le coup est parti et a atteint la victime (Mamadou Kaba Diallo) au niveau du nombril. Il y a eu des interventions pour essayer de le sauver, mais malheureusement il a succombé », a indiqué le procureur Elhadj Sidiki Camara.

A rappeler que les faits reprochés à Mamadou Pathé Diallo remontent au 23 juin dernier à Madina, un secteur relevant du district de Torobhé, dans la sous-préfecture de Niagara (une localité située à 85 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou). Cet élève de la 5ème année a ouvert le feu sur son ami (Mamadou Kaba Diallo) de la 6ème année à l’aide d’un fusil de fabrication locale. C’était à l’occasion d’une petite partie de baignade à la rivière Héricowol où Mamadou Pathé Diallo avait apporté le fusil de son père.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Niagara (Mamou) : un gamin de 12 ans fusillé par son ami

24 juin 2021 à 19 07 05 06056
image d’archive

Les faits se sont produits hier, mercredi 23 juin 2021, à Madina, un secteur relevant du district de Torobhé, dans la sous-préfecture de Niagara (une localité située à 85 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou). Et, c’est un petit garçon de 14 ans qui, à l’aide d’un fusil de fabrication locale, a tiré par inadvertance sur son ami de 12 ans. La victime, Mamadou Kaba Diallo a rendu l’âme lors de son évacuation au poste de santé de la localité. L’auteur du tir mortel, Mamadou Pathé Diallo, a été mis aux arrêts et déféré à la gendarmerie de Mamou.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 16 heures que ce drame s’est produit à la rivière Héricowol. Mamadou Pathé Diallo était muni du fusil de son père actuellement malade et hospitalisé à Conakry. Un fusil qu’il a d’ailleurs l’habitude de porter pour aller à la chasse en brousse.

« Il (Mamadou Pathé Diallo) est parti avec le fusil à la rivière trouver ses camarades en train de nager. Lui aussi il s’est baigné un peu. Quelques instants après, il a pris le fusil et s’est éloigné un peu de la rivière. Il a aperçu son camarade Mamadou Kaba Diallo au bord de la rivière, il a pointé le fusil en direction de ce dernier en disant que ce fusil est droit. Il avait oublié que la munition (une balle) était à l’intérieur du fusil. Directement il a appuyé sur la détente et les munitions sont parties atteindre l’enfant (Mamadou Kaba Diallo) au niveau du bas ventre. Immédiatement, l’enfant est tombé et s’est mis à crier. Mamadou Pathé Diallo qui a tiré sur lui s’est aussi mis à crier et à appeler au secours. Les enfants qui étaient en train de se baigner sont sortis de l’eau et se sont enfuit. Mais, un agent de santé et quelques parents étaient à côté de la rivière et qui ont entendu les appels au secours se sont précipités sur les lieux. Ils ont trouvé Mamadou Kaba Diallo en train de se tordre de douleur. Ils ont essayé de l’envoyer au poste de santé de Torobhé, mais il (Mamadou Kaba Diallo) a rendu l’âme en route », a expliqué Thierno Amadou Banga Diallo, 2ème vice maire de la commune rurale de Niagara.

Informés de cette triste nouvelle, la gendarmerie de Niagara a dépêché des agents à Madina pour faire le constat. Et, une fois sur les lieux, les gendarmes ont interrogé Mamadou Pathé Diallo sur ce qui venait de se passé. Le jeune garçon a reconnu avoir tiré par inadvertance sur son ami. Ils l’ont arrêté et conduit à leur base, puis ils l’ont transféré ce jeudi à la gendarmerie de Mamou. Et, le corps de Mamadou Kaba Diallo a été rendu à sa famille pour enterrement.

A noter que Mamadou Pathé Diallo est un élève de la 5ème année. Et, sa victime (Mamadou Kaba Diallo) était un élève de la 6èmeannée.

Mamadou Baïlo Keïta pour Guineematin.com

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Accident de la circulation à Labé : 2 morts !

23 juin 2021 à 16 04 25 06256

Le drame s’est produit dans la soirée d’hier, mardi 22 juin 2021, au quartier tata1, dans la commune urbaine de Labé. Ce sont deux jeunes maçons (Mamadou Aliou Diallo et Alseny Baldé), tous âgés d’une vingtaine d’années, qui ont perdu leur vie dans cet accident dont les circonstances ne sont pas encore élucidées. Car, selon le colonel Tidiane Sanoh, commissaire spécial de la sécurité routière de Labé, l’accident s’est produit sans aucun témoin ; et, les chauffeurs des deux véhicules (un camion et un pick-up) impliqués dans cet accident mortel se rejettent la responsabilité de ce drame.

« Hier (mardi), aux environs  de 23 heures, j’ai reçu un appel m’informant qu’il y a eu un accident de la circulation à Tata1, tout près de la résidence de monsieur le gouverneur. Il s’agit d’un camion Renault immatriculé, un pick-up et une moto. Et, c’est les deux occupants de la moto qui ont trouvé la mort. Leurs corps ont été broyés en partie. Mais, nous sommes sur les enquêtes pour élucider sur les circonstances de cet accident. Parce que ni le chauffeur du pick-up, ni celui du camion, n’a reconnu les faits. Pourtant, après l’accident, ils n’étaient que trois sur les lieux. Malheureusement, il n’y avait aucun témoin sur les lieux à ce temps précis. C’est après avoir entendu le choc que des taxi-motards se sont mis à leur trousse (les chauffeurs du pick-up et du camion) pour les intercepter. Actuellement les deux chauffeurs ont été arrêtés et nous sommes sur les enquêtes. Ce mercredi nous allons répartir sur les lieux de l’accident pour reconstituer les faits afin de situer les responsabilités de cet accident mortel », a indiqué le colonel Tidiane Sanoh.

A noter que les deux victimes (Mamadou Aliou  Diallo et Alseny Baldé) étaient domiciliées à Dombi, dans le quartier Daka1. Leurs deux corps ont été déposés à la morgue de l’hôpital régional de Labé. Mais, aux dernières nouvelles, leurs parents sont sur les formalités pour récupérer leurs dépouilles afin de procéder à leur inhumation.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une tornade fait plusieurs blessés à Tata2

23 juin 2021 à 10 10 39 06396

Dans la soirée d’hier, mardi 22 juin 2021, une forte tornade s’est abattue à Thiaguet, un secteur du quartier Tata2, dans la commune urbaine de Labé. Cette tornade, accompagnée de grondement de tonnerre, a fait au moins trois blessés et causé des dégâts matériels sur place.

Selon les informations confiées au correspondant local de Guineematin.com, c’est aux environs de 19 heures qu’une forte pluie, mêlée de vent violent et de jaillissement d’éclairs de foudre, a commencé à s’abattre sur ce secteur de la commune urbaine de Labé. Et, certaines personnes de ladite localité ont été touchées par les décharges de chaleur dégagées par ces éclairs qui fendaient le ciel de la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Au moins trois d’entre elles ont subi de « graves blessures cutanées ». Fatoumata Binta Kanté, l’une des victimes, a eu des blessures au dos et au bras droit.

« C’est aux environs de 19 heures que cette situation s’est produite. J’étais dehors, au près du feu, en train de préparer. Tout d’un coup, j’ai entendu l’éclatement de tonnerre suivi d’éclairs. Sur le champ, j’ai senti une douleur infernale dans mon dos et au niveau de mon bras droit, comme si c’est quelqu’un qui a versé de l’eau chaude sur moi. J’ai pris la fuite et je suis rentrée dans la maison. C’est ma petite sœur qui m’a secouru et m’a  assisté pour enlever mes habits. J’étais sur la terrasse avec une autre femme. Cette dernière aussi a eu des problèmes oculaires suite aux éclairs. C’est maintenant  qu’elle retrouve sa vision. Heureusement, nous avons eu la vie sauve. C’est ainsi, quelques temps après, j’ai appris que la foudre est tombée tout près, chez nos voisins, et a causé quelques dégâts matériels. Des murs ont été  fissurés, des ampoules électriques ont volé en éclat », a expliqué Fatoumata Binta Kanté.

Cet autre jeune élève, Mamadou Boli Diallo, était en train de manipuler son téléphone lorsque les éclairs ont commencé à s’abattre sur ce secteur. Il a été « frôlé » par la décharge électrique dégagée par la foudre. Il s’en est tiré avec des problèmes auditifs.

« C’est un de mes petits frères qui a été frôlé par cette décharge électrique causé par la foudre. Il avait la torche collée à ses oreilles. Il était en train de manipuler son téléphone portable qu’il tentait de réparer selon lui. Lorsque le tonnerre a grondé, lui il est tombé et a crié au secours en disant qu’il n’entend plus et que les oreilles lui font mal. On lui a pris pour l’hôpital. Mais, malgré que les médecins lui ont administré les premiers soins, jusqu’à présent il n’entend pas du tout ce que nous disons ici, il ne capte rien et se torde de douleur. A part ce jeune du nom de Mamadou Boli Diallo, élève en 6ème année, qui a été blessé, il y a également un téléphone qui était  branché qui a été endommagé, ainsi que la prise sur laquelle il était branché. Une fumée noire s’en est dégagée, le courant électrique est parti dans toute la maison. Tout le monde a été pris de panique. Heureusement il n’y a pas eu d’autres victimes dans la maison », a confié Mamadou Cellou Diallo, le grand frère de Mamadou Boli Diallo.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Abandon de poste dans les structures de santé de Labé : une liste de 20 personnes transmise au ministère de la santé (DPS)

23 juin 2021 à 6 06 14 06146

Lancée sur instruction du Général-médecin Rémy Lamah, ministre de la Santé, une inspection menée par les autorités sanitaires de la préfecture de Labé a permis de relever des cas notoires d’abandon de poste et d’absence non autorisée de cadres dans les structures sanitaires de cette préfecture de la Moyenne Guinée. Ces cas décelés concernent des cadres affectés sur place, mais qui n’ont jamais accepté d’y rester pour servir les populations. Ils se sont éclipsés après avoir viré leurs salaires en banque et ils sont allés en zone urbaine (généralement à Conakry) pour se la couler douce en toute discrétion.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, mardi 22 juin 2021, le directeur préfectoral de la santé de Labé, Dr Mamadou Hady Diallo, a laissé entendre que cette inspection a permis de dresser une liste de personnes qui se retrouvent dans les situations d’abandon de poste et d’absence non autorisée. Et, cette liste serait déjà arrivée au ministère de la santé où des décisions (des sanctions) pourraient être prises très prochainement.

Dr Mamadou Hady Diallo, DPS Labé

« Lors de la venue du ministre de la santé à Labé, les recommandations principales étaient par rapport à l’affichage des tarifs au niveau des structures de santé, faire la liste des abandons et des absences non autorisées. C’est aussi renforcer la sensibilisation pour la vaccination, pour que les gens emmènent les enfants vers les structures de santé. C’est vrai qu’il y a beaucoup de personnel qu’on nous envoie ; mais, parmi eux, il y a beaucoup aussi qui refusent de rester sur place. Donc, la fidélisation devient un problème. Des agents qui viennent, qui virent leurs salaires et ils retournent à Conakry. Donc, il s’agit de faire la situation et la remonter au niveau central pour que des dispositions soient prises. On a déjà envoyé la liste des abandons et des absences non autorisées qui sont au nombre de 20 personnes. Ces listes-là sont déjà disponibles et sont déjà remontées au niveau de la direction régionale ; et, je suis sûr qu’elles sont déjà arrivées au ministère de la santé. Par rapport à l’affichage des tarifs, il était question qu’une mission sorte justement pour vérifier si cela était fait. Pour le moment, la mission n’est pas encore sortie, mais cela va être fait certainement dans les prochains jours », a indiqué Dr Mamadou Hady Diallo, sans pour autant révéler les structures de santé où ces cas d’abandon de poste ont été constatés.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Mort suspecte d’un jeune à Labé : son corps retrouvé devant sa maison avec des traces de sang

21 juin 2021 à 10 10 52 06526

Un jeune homme a été retrouvé mort à son domicile dimanche matin, 20 juin 2021, dans la ville de Labé. Son corps a été retrouvé dans la concession où il habite, qui est située au quartier Safatou 1. Pour l’heure, les circonstances de sa mort ne sont pas élucidées, mais la piste criminelle reste privilégiée. Car des traces de sang étaient visibles de l’intérieur de la maison jusque dans la cour où son corps a été retrouvé, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

« C’est aux environs de 8 heures que le chef de secteur de la localité m’a appelé pour m’informer qu’un corps sans vie a été  retrouvé dans la cour d’une concession. Directement, j’ai informé le maire de la commune urbaine ainsi que les services de sécurité. Lorsque nous sommes arrivés sur les lieux, nous avons trouvé le corps dans la cour tout près du puits.

Et nous avons constaté qu’il y avait des traces de sang du couloir du bâtiment où il loge jusqu’à l’endroit où le corps se trouve. Après le constat, sur instructions du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé, le corps de la victime a été déposé à la morgue de l’hôpital régional de Labé », a indiqué Boubacar Dembaye Diallo, le président du conseil de quartier de Safatou 1.

La victime s’appelle Thierno Mamadou Aliou Diallo, âgé d’une trentaine d’années et originaire de la préfecture de Lélouma. Le commissariat central de police de Labé a ouvert une enquête sur les circonstances de sa mort.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : des chenilles dévastent des cultures à Dionfo et Sannoun

19 juin 2021 à 9 09 46 06466

Depuis une dizaine de jours, des « attaques massives » de chenilles sont enregistrées dans les sous-préfectures de Dionfo et Sannoun, dans la préfecture de Labé. Ces larves destructrices s’attaquent aux cultures des paysans qu’elles ravagent sur place. Et, apparemment, la situation est loin d’être maîtrisée, même si à la direction régionale de la protection des végétaux de Labé, on affiche un certain optimisme dans le combat. Le difficile accès aux zones touchées et le manque de produits efficaces pour combattre ces chenilles sont entre autres problèmes que les agents pulvérisateurs rencontrent sur le terrain.

Selon le directeur régional de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé, Alpha Oumar Bah, le ministère de l’agriculture est déjà informé de la situation. Et, on espère que ce département va réagir très vite, en fonction des besoins, pour apporter des « molécules » qui peuvent combattre et éradiquer ces chenilles.

Alpha Oumar Bah, directeur région de la protection des végétaux et des denrées stockés de Labé

« Ces derniers temps, il y a eu des attaques massives de chenilles au niveau des sous-préfectures de Sannoun et Dionfo. A Sannoun, notre première intervention nous a permis de traiter une grande partie, surtout dans les concessions. Mais, c’était très alarmant et j’avoue qu’on n’a pas pu couvrir tout le district de Diguili. Parce que non les conditions de traitements étaient difficiles, l’état même de la terre le prouve. Parce qu’elle est couverte de blocs de pierres, c’est des pentes fortes, mais aussi le matériel de travail (pulvérisateur motorisé de 100 litres sur pneus) sur lequel nous comptons était difficile à faire tourner à  l’intérieur des parcelles infectées, parce que les terrains couverts de blocs de pierres ne s’y prêtent pas. Ensuite, hier (jeudi 17 juin), nous avons été à Sannoun. Et, c’est les autorités locales qui nous ont conduit à Kourako où il y a eu le problème. Mais, à ce niveau, nous avons trouvé que le stade de cristallisation des chenilles est dépassé. Parce qu’il y a déjà eu l’émergence des insectes parfait. Nous avons été  beaucoup peinés, parce que nous savons qu’il y a un grand danger qui se prépare. Pourquoi, parce que nous savons que ce nombre important de papillons que nous avons rencontré dans les villages s’étaient attaqués aux manguiers et orangers. Mais, nous avons préconisé un traitement et nous avions utilisé un produit de contact injection inhalation pour atteindre les cibles. Et, avec ce produit, nous espérons que le résultat sera atteint entre 70 et 80%. Par la suite, nous avons fait un autre constat qui est très alarmant dans un autre village où nous avons trouvé que c’est la chenille légionnaire d’automne qui agit sur le maïs. Il y a des tapades où  70 à  80% des cultures sont atteintes. C’est très alarmant parce que la chenille légionnaire s’incruste dans la tige de la plante et c’est difficile de l’atteindre. C’est pourquoi, avec elle, il y a une gamme de produits que nous utilisons souvent pour l’éliminer. C’est le produit systémique. Et, malheureusement, la société qui envoie ce produit nous a dit qu’elle est en rupture. C’est ainsi nous avons découvert qu’il y a un autre produit qui peut réduire la capacité de nuisance de l’insecte. Nous sommes à ce niveau et nous attendons toujours l’appui de notre tutelle qui est le ministère de l’agriculture, parce qu’ils sont informés du constat qui prévaut sur le terrain. Et, nous estimons qu’ils vont réagir en fonction des besoins énumérés, surtout à des molécules qui peuvent se confirmer à l’éradication de ces chenilles », a expliqué Alpha Oumar Bah. 

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Labé : une fille de 12 ans violée par un jeune taxi-motard

17 juin 2021 à 14 02 51 06516

Une jeune fille de 12 ans a été victime de viol hier, mercredi 16 juin 2021, à Labé. L’auteur de l’acte, un jeune conducteur de taxi moto, a été interpellé juste après les faits par des citoyens et conduit au commissariat central de police de Labé, a appris Guineematin.com à travers son correspondant sur place. La famille de la victime, représentée par Mamadou Boussiriou Diallo, réclame justice dans cette affaire.

« La fille est apprentie couturière. Elle a quitté l’atelier de couture où elle travaille aux environs de 16 heures (mercredi) pour rentrer à la maison. Elle a signalé un conducteur de moto taxi pour que ce dernier la dépose à Fady. En cours de route, le taxi-motard lui a demandé d’accepter qu’il passe vers Thialakoun pour qu’il vérifie l’état de son bâtiment en construction. Et lorsqu’ils sont arrivés dans une zone isolée, il a demandé à la fille de descendre, tout en la menaçant avec une paire de ciseaux. Il lui a dit que si elle ne se déshabille pas, il va la tuer.

Prise de peur, et seule face son agresseur sans défense, la fille ne pouvait que lui obéir, malgré elle. Après sa salle besogne, le conducteur de taxi moto est sorti de la brousse avec la fille, il a signalé un autre taxi-motard à qui il a demandé de déposer la fille à Fady, où elle devait se rendre. Ce dernier a demandé au violeur de payer 2500 francs comme frais de transport. Il lui a remis un montant de 5000 francs et n’a même pas attendu sa monnaie. C’est ainsi que le motard a regardé la fille et il a constaté qu’elle pleurait.

Il l’a interrogée et elle lui a raconté sa mésaventure. Immédiatement, le jeune est allé informer un groupe de conducteurs de taxis motos qui étaient stationnés tout près. Ils ont tout de suite pourchassé le violeur et ont réussi à le rattraper. Il a été présenté d’abord au syndicat des conducteurs de taxis motos, avant d’être conduit au commissariat central de Labé. Nous demandons à ce qu’il soit puni à la hauteur de sa forfaiture », a dit Boussiriou Diallo.

Les examens médicaux ont confirmé que la fille a été effectivement violée. Elle suit actuellement un traitement à l’hôpital régional de Labé. Quant au violeur présumé, il est détenu au commissariat central de police de Labé, en attendant la fin de l’enquête préliminaire.

 De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com 

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La ministre Bountouraby Yattara à Labé : « Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG »

16 juin 2021 à 11 11 20 06206

En séjour depuis quelques jours dans la Guinée profonde, la ministre de l’énergie a effectué hier, mardi 15 juin 2021, une visite de terrain sur le site de construction du poste de l’OMVG (organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie) à Garambé, une commune rurale relevant de la préfecture de Labé. Et, au vu du constat, Bountouraby Yattara a dit être rassuré de l’état d’avancement des travaux de ce poste qui s’inscrit dans le cadre du projet d’interconnexion électrique des pays membres de l’OMVG, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Dans sa quête de vérité de terrain, la ministre Bountouraby Yattara s’est rendue dans plusieurs endroits de stockage de matériels et d’équipements destinés à la construction de ce poste de l’OMVG. Et, elle a pu constater de ses yeux le niveau d’exécution des travaux de ce poste.

Madame Bountouraby Yattara, ministre de l’Énergie

« Ma mission à l’intérieur du pays, notamment dans les différentes régions,  ma permis de toucher du doigt les problèmes dans le secteur de l’énergie, mais aussi d’avoir une meilleure appréciation des projets qui sont actuellement en cours au niveau du ministère de l’énergie. Cette mission m’a conduit dans plusieurs villes de la Haute Guinée et de la Forêt. Aujourd’hui nous sommes à Labé pour visiter et suivre l’état d’avancement du projet de réalisation du poste de l’OMVG qui est un poste important dans le cadre de l’interconnexion électrique de la Guinée aux autres pays de la sous-région qui sont membres de l’OMVG. Donc, cette étape de Labé est une étape importante. La Guinée était un pays obscure il ya quelques années, aujourd’hui nous avons la fierté de dire que la Guinée à accès à l’énergie et cela ira en s’améliorant. Parce qu’aujourd’hui, les lignes électriques sont en train d’être réalisées notamment la ligne OMVG. Et, la Moyenne Guinée est couverte par les projets qui sont mis en œuvres pour améliorer la desserte. Nous sommes rassurés de l’état d’avancement de la réalisation du poste de l’OMVG de Labé, par ce que à  travers ce poste, la moyenne Guinée va avoir une électricité de qualité ; et, nous allons fournir le maximum d’effort pour que le taux d’accès à l’énergie s’améliore dans notre pays », a promis  la ministre de l’énergie, madame Bountouraby Yattara.

A noter qu’avant de boucler sa mission à Labé, Bountouraby Yattara a échangé avec les techniciens de l’EDG (électricité de Guinée) pour s’enquérir des maux qui assaillent cette société dans cette région de la Moyenne Guinée. Des maux qui vont de la vétusté des équipements et installations à la faible fourniture du courant électrique à la population qui croit sans cesse.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Braquage d’un véhicule à Mamou : les assaillants armés de PMAK ont emporté plus de 121 grammes d’or et de l’argent

16 juin 2021 à 10 10 51 06516

En provenance dans la sous-préfecture de Marela (dans la préfecture de Faranah), un véhicule de transport en commun a été attaqué en pleine journée à Bertéyah (un district de la sous-préfecture de Soyah, préfecture de Mamou) par des coupeurs. Les assaillants, armés de fusil PMAK, étaient à bord d’une moto. Ils ont fait des tirs de sommation pour contraindre le chauffeur à immobiliser son véhicule. Ils ont réussi à emporter 121,36 grammes d’or (qui équivaut à plus 63 millions de francs guinéens), de l’argent et des objets dérobés à leurs victimes.

Selon des informations confiées à Guineematin.com, c’est aux environs de 13 heures que cette attaque a eu lieu à Yala (un secteur relevant du district de Bertéyah). Il a fallu la témérité du chauffeur pour éviter le pire. Il s’est battu seul contre les assaillants qui menaçaient de les tuer ; et, il a réussi de leur arracher une arme PMAK et leur moto TVS.

Oumar Doumbouya, chauffeur du véhicule et principale victime

« C’est aux environs de 13 heures, j’ai quitté Marela à bord de ma voiture il y avait 5 personnes. Arrivé à Yala, un village de Balancia, j’ai constaté derrière moi une moto. Dès qu’ils (la moto) sont arrivés à côté de moi, ils ont tiré deux coups en me demandant de stationner. Un d’entre eux m’a demandé mon sac, je lui ai dit de regarder dans le coffre. Il m’a dit : vient, montres-moi lequel des sacs. J’ai indexé mon sac, il l’a pris et l’a envoyé sur sa moto. Il m’a demandé où se trouve l’or, j’ai dit que ça se trouve dans le sac. Il dit l’argent, j’ai dit regarde dans le sac. Son ami a dit : Sow, il faut le tuer. J’ai dit : mon fils, ne me tue pas. Vous avez pris tous mes biens, ne me tuez pas s’il vous  plaît.  Il a demandé encore au vieux qui était avec moi : où est l’or ? Le vieux dit qu’il n’a rien. Il a ouvert mon sac, il a soutiré mes 121,36 grammes d’or qui équivaut à plus 63 millions de francs guinéens. Il est revenu encore au près de moi, il a dit : toi, je veux tuer aujourd’hui, en me pointant son doigt. Je suis resté à les observer, j’ai décidé de foncer sur  celui qui détient l’arme PMAK. Je l’ai mis à terre trois fois, j’ai récupéré l’arme. Mais, les passagers sont restés indifférents, sauf un seul a eu le courage de m’aider. Après, ils (les assaillants) sont rentrés dans la brousse en laissant la moto et l’arme avec nous. J’ai envoyé le fusil et la moto à la gendarmerie. Je demande à toutes les personnes de bonne volonté de me venir en aide, parce que j’ai tout perdu. Je suis complètement spolié et vidé », a expliqué Oumar Doumbouya, le chauffeur du véhicule et principale victime de cette attaque.

A en croire Thierno Mouctar Barry, un des passages du véhicule attaqué, c’est l’indifférence des passagers qui a permis aux braqueurs de s’enfuir et se volatiliser dans la nature.

Thierno Mouctar Barry, un des passages du véhicule attaqué

« Je suis vraiment étonné de cet acte de ces bandits qui opèrent en pleine journée. Ils nous ont pourchassé sur une moto, ils étaient deux. Mais, heureusement, le chauffeur était courageux. C’est pourquoi nous sommes sauvés, parce qu’ils avaient décidé de nous tuer. Ils m’ont demandé de l’or, sinon ils vont nous tuer. Je leur ai dit je n’ai rien avec moi, je suis malade, je vais à l’hôpital. Heureusement il y avait un jeune parmi nous qui a pris des cailloux pour lancer sur son second qui lançait aussi des pierres sur nous. J’invite les passagers de partager les peines des chauffeurs qui nous transportent. S’il était aidé par les passagers on aurait pu mettre main sur ces bandits », a indiqué Thierno Mouctar Barry.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.Com

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Labé : l’hôpital n’a que 12 poches de sang !

15 juin 2021 à 11 11 14 06146

Placée sous le thème : « donnez votre sang pour faire battre le cœur du monde », la journée internationale du don de sang a été célébrée hier, lundi 14 juin 2021, à Labé. Seulement, cette célébration est intervenue à un moment où le don de sang se fait rare dans cette préfecture ; et, la banque sanguine du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine est extrêmement dégarnie. Seules 12 poches existent dans le stock, alors que les besoins de transfusion sanguine sont récurrents dans la préfecture, a appris le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Apparemment, le don de sang ne signifie rien dans la préfecture de Labé. Les donneurs volontaires ne se bousculent pas au service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine. Et, pourtant, les besoins de transfusion sanguine sont énormes dans cette localité. Car, les interventions chirurgicales sont quasi-quotidiennes à l’hôpital régional. Mais, le stock de poches sanguine est très peu (moins d’une quinze de poches disponibles) ; et, les autorités sanitaires craignent une rupture de stock si les populations ne s’engagent pas à faire le don de sang une réalité.

Docteur Mamadou Aliou Baldé, responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé

« Nous disposons d’une banque sanguine solaire qui est fonctionnelle 24 heures sur 24. Nous nous faisons la collecte et il faut que les gens comprennent que si le stock n’est pas remplacé, il va disparaître. Sinon, nous avons 12 poches actuellement à la banque, mais cela ne peut pas suffire. Car, il faut que le stock soit remplacé à tout moment. C’est pourquoi, j’invite tout le monde à venir au niveau de notre service pour donner du sang afin de sauver des vies. Seulement, il faut préciser que ne peut donner du sang, toute personne d’abord qui est en bonne santé, une personne qui n’est pas atteinte d’une maladie transmissible, une personne qui n’est pas hypo-tendue ni hyper-tendue, une personne qui n’a pas une maladie du sang telle que la drépanocytose ou de certaines maladies chroniques comme le cancer et l’hémophilie. Si c’est une femme, il faut qu’elle ne soit pas en état de grossesse et que la femme ne soit pas en période de menstrues, que l’âge de la personne soit compris entre 18 et 55 ans », a indiqué Dr Mamadou Aliou Baldé, le responsable du service de l’unité hospitalière de transfusion sanguine de Labé.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Don de matériels et d’équipements sanitaires : l’ARMA vole au secours de l’hôpital régional de Mamou

14 juin 2021 à 13 01 05 06056

A la faveur d’une cérémonie organisée le samedi dernier, 12 juin 2021, dans la salle de réunion de l’hôpital régional de Mamou, l’association des ressortissants de Mamou vivant à Atlanta (ARMA) a procédé à la remise d’un don de matériels et d’équipements de santé aux autorités sanitaires de Mamou. Ce don, principalement destiné à l’hôpital régional de Mamou, sera acheminé à d’autres structures sanitaires (centres de santé, postes de santé) de la préfecture de Mamou pour renforcer leur capacité d’accueil et de travail, au bénéfice des populations locales.

Composé de médicaments, d’équipements de protection, de matelas, de chaises roulantes, de lits, de blouses, ce don de l’ARMA vient en appui aux structures sanitaires de la préfecture de Mamou. Il est un symbole de satisfaction et de reconnaissance envers la terre mère (Mamou). Et, à l’hôpital régional de Mamou, les responsables se sont engagées à utiliser ces équipements et matériels de santé au profit exclusive des malades.

Dr Abdoulaye Kader Camara, directeur de l’hôpital régional de Mamou

« Au nom des travailleurs de l’hôpital Régional de Mamou, nous disons très sincèrement merci aux ressortissants de Mamou. Malgré cette distance qui nous sépare, ils ont pensé à nous. Par ce geste, ils ont montré qu’ils n’ont pas oublié leur origine. Par ce geste, ils prouvent qu’ils n’ont pas oublié Mamou. Nous nous engageons devant les autorités ici présentent que ce don là sera utilisé exclusivement pour les malades et par les malades. Et, nous veillerons là-dessus, même une aiguille ne sortira ici sans que cela ne soit justifié. Vous  pouvez compter sur nous. Nous pouvons voir ce que nous donnerons aux centres et aux postes de santé de la préfecture comme symbole », a promis Dr Abdoulaye Kader Camara, directeur de l’hôpital régional de Mamou.

Pour le représentant de l’ARMA à cette cérémonie, Thierno Ibrahima Diallo, les équipements et matériels médicaux que l’association des ressortissants de Mamou vivants à Atlanta met aujourd’hui à la disposition des autorités sanitaires de Mamou sont le fruit de dur labeur. Et, en conséquence, il est important d’en prendre soin et les utiliser à bon escient.

Thierno Ibrahima Diallo, représentant de l’association des ressortissants de Mamou vivants à Atlanta

« Au nom de la Présidente de l’association des Ressortissants de Mamou vivant à Atlanta et son bureau,  nous sommes heureux de vous rendre service ; car, nous faisons partie de vous. Bien que nous sommes loin de vous, nous sommes de cœur avec vous. Nous avons pu obtenir ces  matériels sophistiqués après un travail laborieux. Nous souhaitons que ces équipements soient utilisés pour servir les citoyens du pays en général et ceux  de la région administrative de Mamou en particulier », a dit Thierno Ibrahima Diallo.

Prenant la parole à cette occasion, Dr Kassie Fangamou, le directeur régional de la santé de Mamou, s’est réjoui de l’engagement de l’ARMA au près de la population de Mamou. Il a aussi invité les agents de santé des structures bénéficiaires à une utilisation rationnelle de ces matériels mis à leur disposition.

Dr Kassie Fangamou, Directeur Régional de la Santé de Mamou

« Les sentiments qui m’animent c’est un sentiment de joie, un sentiment de satisfaction et de fierté vis-à-vis des filles et fils ressortissants de Mamou vivant à Atlanta. Ce don que l’hôpital vient de bénéficier est le fruit de dur labeur. Pour nous, c’est un acte à saluer et à remercier. Nous demandons aux autres fils du pays de suivre ce bel exemple. J’invite le personnel de santé de mettre ces matériels au service de la population de Mamou. J’invite aussi le personnel à maintenir de façon préventive ces équipements et à les utiliser à bon escient dans l’intérêt de Mamou, pourquoi pas toute la Guinée parce que Mamou est une synthèse de la Guinée », a notamment indiqué Dr Kassie Fangamou.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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Labé : la PNJDD se dote d’un bureau exécutif de 11 membres

13 juin 2021 à 10 10 31 06316

Réunis à Labé du 09 au 11 juin 2021, les membres de la plateforme nationale des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PNJDD) se sont dotés d’un bureau exécutif. Composé de 11 membres, ce bureau est dirigé par un président élu pour un mandat de deux ans, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Ils sont venus des huit régions administratives de la Guinée pour prendre part à l’assemblée constitutive de la PJDD dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé. Les travaux de cette rencontre d’échange et de partage d’expérience ont permis de procéder au renforcement de cette plateforme, procéder à des élections pour meubler le bureau et se projeter dans l’avenir pour de nouvelles perspectives.

Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD

« Le programme démocratie sans violence de la baïonnette intelligente, dans son ambition d’aider la Guinée à la construction d’un véritable État de droit sans violence, travaille avec le réseau coalition nationale pour la paix en Guinée et le réseau des jeunes, notamment les leaders de l’axe. Maintenant, de la plateforme des jeunes leaders de l’axe pour la démocratie et le développement (PJDD) qu’on a créé depuis juin 2013 pour la zone spéciale de Conakry, aujourd’hui nous sommes en train de mettre en place la plateforme Nationale des Jeunes leaders de l’Axe pour la Démocratie et le développement (PNJDD) qui regroupe les PJDD des différentes régions administratives plus la préfecture de Dubréka. Notre objectif c’est d’instaurer l’esprit d’une lutte de non violence en Guinée. Nous nous sommes dit qu’il faut utiliser la stratégie d’aller au niveau des coins les plus chauds. C’est dans ce cadre que nous avions initié en juin 2013 une collaboration avec 35 jeunes leaders de l’axe  Hamdallaye-Kagbelen. C’est pourquoi, après multiples formations sur la stratégie de non violence, les questions de droit de l’homme, nous sommes  parvenus aujourd’hui à  mettre en place la plate-forme Nationale des Jeunes leaders de l’axe qui s’étend désormais sur l’ensemble du territoire national. Et, le champ d’action de cette plateforme Nationale, c’est la promotion de la lutte non violente. Il faut aller au combat contre la violence sur toutes ses formes en Guinée », a précisé Mamadou Kaly Diallo, responsable du bureau DVS-BI de Conakry et chargé des relations entre DVS-BI et la PNJDD.

Après trois jours d’intenses travaux à Labé, la PNJDD est parvenue à mettre en place un bureau exécutif de 11 membres, un conseil d’administration de 9 membres et un commissaire des comptes composé de 3 membres. Ce nouveau bureau est dirigé par un président et est élu pour un mandat de 2 ans renouvelable une fois. Il est chargé de coordonner les activités de la plateforme durant cette mandature confiée à Houda Sow, le tout nouveau président de la PNJDD.

Houda Sow, nouveau président de la PNJDD

« Étant le nouveau président élu de la PNJDD, c’est une grande fierté qui m’anime compte tenu de la confiance que mes collègues ont placé en moi. Je ferai de mon mieux pour ne pas décevoir cette confiance, afin que la PNJDD soit connue au niveau national et international dans le sens de la lutte contre la violence », promet Houda Sow.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG ? La coordination régionale du SLECG à Labé dans un total embrouillamini

11 juin 2021 à 8 08 23 06236
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

Rien ne va plus au sein de la coordination régionale du SLECG (syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée) de Aboubacar Soumah à Labé. Depuis l’annonce du départ du SLECG de l’USTG (union syndicale des travailleurs de Guinée) pour la CSTG (confédération syndicale des travailleurs de Guinée), les membres du bureau de la coordination régionale du SLECG à Labé sont à queue de poisson. Ils sont rangés en pro et anti désaffiliation et vivent entre déclaration et contre-déclaration, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Labé.

Cet imbroglio a commencé avec un communiqué de ladite coordination, en date du 08 juin dernier, annonçant que « le SLECG de Labé désapprouve totalement la désaffiliation du SLECG de l’USTG ». Dans ce communiqué en date du 08 juin dernier est signé par le coordinateur régional adjoint du SLECG de Labé (Ansoumane Diallo) et déclare que « Aboubacar Soumah n’a consulté aucun général de l’intérieur pour prendre de telles décisions ». Egalement, ce communiqué accuse Aboubacar Soumah de « manque de respect » pour ceux qui l’ont élu secrétaire général du SLECG et assure que la désaffiliation qu’il prône n’engage que lui et ceux qui le suivent avec passion, tout en confondant sommet et bases.

Seulement, cette position exprimée dans ce communiqué ne refléterait pas non plus la position de la coordination régionale du SLECG de Labé. Et ce communiqué, qui a tout l’air d’une défiance envers le chef, est vigoureusement dénoncé sur place.

Dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, jeudi 10 juin 2021, le coordinateur régional du SLECG à Labé, Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo, a laissé entendre que ceux qui ont fait ce communiqué sont en train de se noyer. Il assure également que cette désapprobation à l’égard de Aboubacar Soumah est nulle et de nul effet.

Mamadou Oury Hawa Labiko, coordinateur régional de SLECG de Labé

« Pour moi c’est une fuite en avant de certains membres de la coordination. Ils ont toujours agit ainsi, ils n’ont jamais respecté la hiérarchie. Ces personnes qui sont en train d’agir de cette manière sont en train de se noyer. Nous avons une plate-forme où tous les enseignants de la région se retrouvent ; et, d’après le sondage, la majorité a décidé de faire encore confiance à Soumah. Depuis qu’il est là nous avons acquis assez de choses. D’abord une augmentation de 40 pour cent de notre salaire, ensuite il y a les primes qui tombent. Donc, ce n’est pas le moment de le lâcher. Il faut que nos camarades reviennent à la raison, par ce qu’ils ne peuvent pas engager la coordination de Labé. Donc, leur déclaration est nulle et de nul effet », a martelé Mamadou Oury Hawa Labiko Diallo.

Cependant, cette position changeante au gré du vent désappointe et divise les enseignants de la région. Actuellement, les « bouffes craie » vont en rangs dispersés.

Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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L’or de Kounsitel : c’est comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde

9 juin 2021 à 22 10 10 06106
Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant garde pour prévenir les problèmes, explique l’ancien maire de Labé, dans une note transmise en exclusivité à Guineematin.com dans la soirée de ce mercredi, 9 juin 2021.

Une fois encore Gaoual est à la Une de l’actualité, non pas à cause d’un sinistre, plutôt à cause d’un événement heureux : la découverte de l’or à Kounsitel par des particuliers, il y a seulement quelques mois.

Cette découverte subite, inattendue, à un moment où le chômage et la pauvreté sont au beau fixe, a entrainé une ruée vers Kounsitel, de milliers de personnes intéressées par cette nouvelle trouvaille. Ce mouvement incontrôlé des populations n’est pas sans conséquences au plan social, économique, écologique, environnemental, sécuritaire et sanitaire.

Labé commence à payer les frais en tant que passage obligé des aventuriers, armés de leur arsenal, pour atteindre Kounsitel, devenu pour la circonstance leur Eldorado, l’éden de leurs rêves.

L’autre facette du problème, c’est bien sûr de savoir comment, à l’insu des dirigeants du pays, l’information de cette découverte a-t-elle pu atteindre toutes les régions de Guinée et au-delà les pays voisins ? Comment à l’insu de l’Etat, malgré tous les moyens d’information et de renseignements dont il dispose s’est il laissé surprendre par ce déferlement humain, au point de n’envisager des dispositions pour bloquer le processus migratoire que tardivement ?

Le peuple, sur certaines questions, semble être en avance sur les pouvoirs publics. Ce qui est grave. Tout se passe comme si le gouvernement néglige son rôle d’avant-garde, c’est-à-dire prévenir les problèmes.

Et pourtant, le gouvernement ou les gouvernements qui se sont succédé depuis la deuxième République, la seule autorité politique chargée de déterminer et de conduire la politique nationale, ne peuvent pas ignorer le passé, car l’administration, les archives aidant, est et demeure une continuité.

À titre d’exemple, on peut, pour la circonstance, rappeler un passage du discours du président Ahmed Sékou Touré, devant les populations de Koumbia sinistrées par le tremblement de terre du 28 décembre 1983 dont le bilan se chiffrait à 275 morts, des portés disparus, des centaines de blessés et d’importants dégâts matériels dont des villages disparus. 

« Cet évènement que nous avons vécu, permettez-nous de vous le dire, cet événement disons-nous, est un signe de bonheur pour le peuple guinéen. C’est la preuve qu’il existe de l’uranium, du manganèse, de la bauxite, du cuivre, de l’argent, de l’or, du pétrole, du gaz naturel. Nous avons d’ailleurs appris que beaucoup d’animaux étaient tous morts, le jour du séisme, asphyxiés par le gaz. Je dis cela sans aucun orgueil… Donc, une nouvelle source apparaît. C’est comme si on avait un peu oublié ce secteur pour la prospérité. Cet événement vient nous rappeler que nous devons nous occuper du sous-sol de Gaoual ! Et soyez certains que le gouvernement va s’occuper sérieusement de la prospection, de la valorisation progressive des immenses potentialités que recèle le sous-sol de Gaoual… Nous savons aussi qu’il y a ici des sources thermales importantes et une grande nappe d’eau minérale existe ici ». 

C’est dire que le premier président guinéen a déjà prévenu la postérité sur les objectifs gouvernementaux à atteindre dans les meilleurs délais possibles. Espérons que l’or de Kounsitel ne sera pas « l’or de Karibi ».

Par Elhadj Ibrahima Sampiring Diallo, ancien maire de Labé

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Désaffiliation du SLECG de l’USTG : l’antenne de Labé désavoue Aboubacar Soumah

9 juin 2021 à 13 01 11 06116
Aboubacar Soumah, secrétaire général du SLECG

La coordination régionale du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée à Labé n’est pas d’accord avec la désaffiliation du SLECG de l’USTG. Elle désavoue Aboubacar Soumah, le secrétaire général de l’organisation syndicale, qui a annoncé cette décision la semaine dernière. La base du SLECG dans cette région dit n’avoir pas été consultée par rapport à cette désaffiliation, et annonce qu’elle reste et demeure membre de la centrale syndicale USTG.

Elle l’a fait savoir à travers une déclaration que Guineematin.com vous propose de lire ci-dessous :

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Mamou : le cimetière de Kabyah devenu un lieu de consommation de drogue pour certains jeunes de la ville

7 juin 2021 à 17 05 41 06416

Créé en 1930 (soit 28 ans avant l’indépendance de la Guinée), le cimetière de Kabyah, situé à Kimbely, un quartier au nord-ouest dans la commune urbaine de Mamou, est le deuxième cimetière (après celui de Tambassa) de la ville carrefour. Plusieurs morts (dont des notables de Mamou) y reposent depuis des décennies. Mais, depuis quelques temps, des jeunes érigent domicile dans ce cimetière pour consommer du chanvre indien et autres stupéfiants. Cette situation exaspère les sages et les autorités de Kimbely qui dénonce « un manque de respect envers les morts », rapporte le correspondant de Guineematin.com à Mamou.

En dépit de sa vieillesse, le cimetière de Kabyah n’est pas encore clôturé. Et, de ce fait, il est aujourd’hui est proie aux chiens errant qui partent quotidiennement y déterrer des corps. Mais, depuis quelques temps, ce cimetière est aussi devenu un lieu d’attraction et de regroupement de groupuscules de jeunes consommateurs de chanvre indien et d’autres stupéfiants. Elhadj Saïdou Sall, le 1er Imam de la mosquée de Kimbely et membre de la ligue islamique préfectorale de Mamou est exaspéré par cette situation déshonore ce lieu de repos des morts.

Elhadj Saïdou Sall, premier imam de la mosquée de Kimbely et membre de la ligue islamique préfectorale de Mamou

« Nous avons constaté que notre cimetière rencontre des problèmes très épineux à cause de l’accès des chiens et les enfants drogués dans ce cimetière. Beaucoup de corps sont déterrés par les chiens ; et ça, c’est à chaque jour. Donc, c’est pourquoi nous lançons un appel à toutes les autorités  surtout les autorités religieuses et administratives et les personnes de bonnes volontés de nous aider. Le cimetière a une place de choix dans la religion, c’est un lieu sacré qu’on doit honorer. Il  constitue pour nous une demeure avant le paradis ou l’enfer. Le prophète visitait tous les lundis et jeudis le cimetière de Ouhoud », dit-il avec indignation.

Tout comme ce sage du quartier, Sékou Yalani Camara, le chef quartier de Kimbely, est en colère contre ces jeunes qui font du cimetière de Kabyah un « temple » de consommation de stupéfiants. Et, il demande l’aide des bonnes volontés pour clôturer ce cimetière.

Sékou Yalani Camara, chef quartier de Kimbely

« Le premier Cimetière de  Mamou fut Tambassa et le deuxième fut Kabyah ici à kimbely  créé depuis 1930. La première personne enterrée ici fut le vieux Demba le propriétaire d’ici selon la déclaration de nos ancêtres. Nous avons constaté avec amertume certains jeunes viennent se droguer ici, mais aussi les chiens errants déterrent nos parents enterrés. Les enfants se mobilisent pour se droguer ici. C’est pourquoi certaines personnes comme Nana Kourouma et autres nous viennent en aide pour finir les travaux de clôture. Nous demandons aux personnes de bonne volonté, aux ressortissants, de nous venir en aide. Car, chaque personne a ici un parent. Nous demandons aux parents de penser à l’éducation de leurs enfants. Se droguer est anormal, à plus forte raison se droguer dans un cimetière », a dénoncé Sékou Yalani Camara.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tél : 625 69 89 19 / 657 34 39 39

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