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La décision des autorités guinéennes d’empêcher Cellou Dalein Diallo de sortir du pays continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Cette semaine, le principal opposant au régime Alpha Condé a été refoulé pour la deuxième fois à l’aéroport de Conakry, et son passeport confisqué par la police. Et, cette situation ne laisse pas indifférent le Parti des Démocrates pour l’Espoir (PADES). Au cours de son assemblée générale de ce samedi, 20 mars 2021, la formation politique a dénoncé une situation regrettable.

« C’est une situation regrettable. Je pense que chacun de nous doit avoir la liberté de se mouvoir. C’est une situation consacrée par la Constitution. Pour le moment, nous ne sommes pas informés des raisons réelles de cet empêchement. La victime elle-même ne le dit pas. Les autorités ne nous précisent pas les raisons. Nous attendons de voir quelles sont les motivations qui justifient cela. Mais par principe, nous pensons que chacun doit avoir la possibilité d’aller et de venir conformément aux dispositions de la loi », a déclaré Mohamed Kaba, coordinateur administratif du PADES.

Au cours de cette rencontre hebdomadaire avec ses militants, le parti dirigé par Dr Ousmane Kaba a évoqué aussi la situation de la pandémie de Covid-19 en Guinée. Mohamed Kaba regrette de constater que malgré les dispositions prises par les autorités pour briser la chaîne de contamination, la maladie prend de l’ampleur, notamment dans les écoles. C’est pourquoi, il préconise la vaccination systématique des enseignants pour éviter l’arrêt des cours. « Nous avons constaté avec amertume que beaucoup d’établissements scolaires et universitaires sont victimes de la maladie. Les cas de contaminations se font ressentir partout.

Nous ne voulons pas que l’école soit fermée et que les enfants aient des difficultés par rapport à leur formation. C’est pourquoi nous avons proposé qu’il y ait une bonne politique de sensibilisation par rapport à la campagne de vaccination et que cette vaccination privilégie les acteurs du système éducatif, surtout les enseignants qui, à notre avis, pourraient être un vecteur de propagation. À l’instar des médecins, tous les enseignants devraient être vaccinés à Conakry, puis à l’intérieur du pays. Cette lutte n’est pas seulement pour le pouvoir, tout le monde doit s’y mettre pour que nous sortions victorieux de ce combat », a lancé l’opposant.

Malick Diakité pour Guineematin.com 

Tel : 626-66-29-27

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