La Guinée connait une floraison de petits métiers qui permettent à certains citoyens de gagner les ressources pour faire face aux besoins quotidiens dans une conjoncture économique compliquée. C’est le cas de Sadou Diallo, fleuriste à Bambéto, à quelques pas des tours de Kakimbo, à mi-chemin entre le carrefour de Bambéto et la RTG Koloma. Interrogé hier, vendredi 31 janvier 2020, monsieur Diallo, qui fait pousser là des plantes ornementales et fruitières, parvient tant bien que mal à les entretenir et à nourrir sa famille à cette période de saison sèche, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Le jeune fleuriste Sadou Diallo exerce ce métier depuis 2011 sur cet espace qui lui a été donné par la mairie de Ratoma. « L’endroit où je fais le jardinage appartient à l’Etat. Et, c’est la commune de Ratoma qui nous y a installés. Ici, nous faisons la production de multiples plantes. Nous avons deux variétés de plantes que nous produisons, notamment les plantes ornementales et les plantes fruitières. A cela s’ajoutent les plantes qui luttent encore plus contre le réchauffement climatique. Ce sont ces trois catégories que nous entretenons ici », a-t-il expliqué.

Plus loin, notre interlocuteur a laissé entendre que les plus grand clients sont les expatriées qui ont la culture d’acheter des fleurs et les patrons des entreprises. « Nos revenus, nous les obtenons avec les diplomates résidant en Guinée et les patrons de certaines sociétés de la place. C’est lorsqu’ils veulent faire la rénovation de leurs résidences, ils se dirigent vers nous avec leurs jardiniers personnels pour leurs plantes et fleurs préférées. En ce qui concerne le prix des fleurs, cela dépend de la grandeur et la valeur de la plante. Ici, nous avons des plantes qui sont produites dans les petits sachets, dont le prix varie entre 4 à 5000 GNF. Mais les patrons, quand ils viennent, ils ne payent pas le prix des plantes en fonction de leur valeur, parce que suite à la conjoncture, à la situation qui prévaut en Guinée, ils nous obligent à faire un rabais, parfois à 3500 GNF l’unité. Les prix des plantes dans les grands sachets varient entre 20 à 30.000 GNF. Et, nous sommes au nombre de 35 travailleurs et nous avons un président et un conseiller. Nos revenus dépendent de nos productions personnelles. Certains jours, les revenus peuvent varier entre 200.000 GNF, lorsque nous sommes envahis par les clients, et parfois, 20 à 30.000 GNF quand il y a moins de clients », a révélé Sadou Diallo.

Cependant, les difficultés ne manquent pas, notamment à cette période de saison sèche. « Il faut le dire franchement, il arrive des moments en saison sèche où la clientèle devient vraiment rare. On peut rester deux ou trois semaines sans gagner la dépense pour la famille. Par contre, pendant la saison pluvieuse, c’est la saison où nous produisons beaucoup, parce que l’eau devient abondante dans la rivière. Et, la vente des plantes se fait régulièrement. Parfois, ce sont certaines institutions évoluant dans le domaine environnemental qui viennent acheter plus de 1000 pieds de plantes dans le but d’aller reboiser. Mais pendant cette période sèche, nous sommes obligés d’utiliser le moteur à pompe que nous le relions avec les raccords à la rivière pour pouvoir arroser nos plantes », a fait savoir Sadio Diallo.

Pour finir, notre interlocuteur demande au gouvernement d’institutionnaliser leur métier parce que selon lui, ils jouent un grand rôle dans la protection de l’environnement.

Léon Kolié pour Guineematin.com

Tel: 661 74 99 64

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