Le ministère de l’Action Sociale, de la Promotion Féminine et de l’Enfance a organisé un atelier de validation de son programme national d’inclusion et d’autonomisation des personnes handicapées, ce lundi 16 décembre 2019, à Conakry. La cérémonie, organisée dans un réceptif hôtelier de la place, a réuni des membres du gouvernement, des partenaires au développement et des personnes handicapées, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce programme national d’inclusion et d’autonomisation des personnes handicapées, initié par le gouvernement guinéen, vise à promouvoir la pleine participation des personnes handicapées dans le processus de développement socio-économique du pays. Il vise également l’accès de ces personnes vulnérables aux écoles et centre d’apprentissage de métier afin d’intégrer le handicap à tous les services ou secteurs d’activité, a-t-on appris sur place.

Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’Enseignement supérieur

Abdoulaye Yéro Baldé, ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, est revenu sur ce qui a été fait ces dernières années pour la prise en charge des personnes handicapées. « La 3ème République a fait des efforts dans une dynamique inclusive, caractérisée par une manière de penser et de vivre qui instaure la participation active de tous les citoyens, ce qui suppose la qualité de chance, la justice sociale. Outre la législation qui protège les personnes vulnérables et les plus faibles, le gouvernement veille à ce que cette inclusion aboutisse au respect des droits humains sur tous les aspects et dans tous les secteurs à travers le programme qui nous est soumis. Je suis heureux de constater que le ministère de l’Action Sociale et ses partenaires mettent en discussion le concept de normalité transformant la différence en différence normale. La nouvelle vision est d’assurer la participation de toutes les personnes, y compris les personnes handicapées », a-t-il indiqué.

Hadja Mariama Sylla, ministre de l’Action sociale

Pour sa part, Hadja Mariama Sylla, ministre de l’Action Sociale a rassuré du soutien de l’État avant de s’engager à bien mener ce projet. « La Guinée s’est inscrite dans le cadre de la réalisation des Objectifs du Développement Durable. Donc, nous ne pouvons pas concevoir que les principes établis soient bafoués dans ce sens. Donc, depuis que nous avons ratifié cet engagement et que nous avons bénéficié de l’appui de nos partenaires, singulièrement le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) avec le soutien du gouvernement à travers le président de la République qui a une vision claire par rapport à la réalisation d’une Guinée émergente, qui va débarrasser notre pays de toute sorte d’exclusion, de pauvreté, de vulnérabilité. Aujourd’hui, élaborer un programme national d’inclusion et d’autonomisation des personnes handicapées veut dire tout simplement que ces personnes vulnérables constituent une priorité pour ce gouvernement et qu’elles ne peuvent plus être traitées comme les sans droits. Il faut qu’on leur donne des moyens pour ne pas qu’elles soient dans la rue entrain de mendier », a dit la ministre.

Eloi Kouadio 4, représentant adjoint pays PNUD

Pour sa part, Eloi Kouadio 4, représentant adjoint pays PNUD, a évoqué l’importance de cet ambitieux programme avant de s’engager à soutenir ces personnes souvent mises à l’écart. « C’est un programme qui permet de faire en sorte que les personnes vivants avec handicap sortent de leur marginalisation, de leur stigmatisation. Et au sortir de cette stigmatisation, il faut pouvoir être autonome, qui veut dire avoir un métier, pouvoir produire et être un actif au niveau de l’économie nationale. Je pense que ce programme qui va aider les personnes vivant avec handicap à s’autonomiser va ouvrir leur chance d’opportunités en termes d’inclusion et c’est en cela que le PNUD s’est engagé à soutenir ce programme qui est ambitieux certes, mais qui a la possibilité de permettre à chaque personne vivant avec handicap, dont le potentiel peut émerger, d’avoir confiance en lui-même et pouvoir exercer ce métier et offrir aux autres guinéens des services qui peuvent être économiquement rentables ».

A noter qu’au sortir de cet atelier, des équipements de travail ont été offerts à quinze structures et centres d’apprentissage de métiers de la Basse Guinée pour la prise en charge des personnes handicapées. Le processus de sélection des bénéficiaires va se poursuivre très prochainement dans les autres régions du pays, rassurent les partenaires.

Malick DIAKITE pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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