Dr Édouard Zoutomou Kpogomou, président de l’UDRP

Le Président de l’Union démocratique pour le renouveau et le progrès (UDRP) fait partie des leaders politiques qui n’ont pas pu avoir accès à la salle de concertation entre les acteurs guinéens et le Comité national du Rassemblement et du Développement, hier mardi 14 septembre au Palais du peuple. Une situation qui a mis Dr Édouard Zoutomou Kpogomou dans tous ses états. Il a en tout exprimé sa colère saine au micro d’un journaliste de Guineematin. Lisez plutôt !

« On a compris que les gens n’aiment pas l’ordre. Vous venez, on prend des gens derrière vous pour les faire entrer. Alors que les présidents des partis politiques sont là, dans la discipline, on refuse de leur donner accès. On les empêche d’entrer dans la salle. L’enregistrement était toute une bataille. Et à notre tour d’entrer, bien qu’on ait nos badges d’accès, on nous empêche d’entrer. Maintenant à  quoi ça sert d’avoir le badge d’accès ? Mais, de toutes les façons,  je n’ai pas de regret puisque nous avons entendu les premiers mots du président de la transition, nous le prenons aux mots. Il n’est même pas informé de ce qui se passe ici comme désordre ou refus d’accès dans la salle. Donc, je ne peux pas lui faire procès d’intention. Mais nous allons lui dire que pour la prochaine fois, il faut prendre d’autres dispositions. Et nous savons qu’il  a de très bonnes intentions. Nous lui demandons de faire très attention pour ne pas tomber dans les erreurs du passé. Nous sommes à la 2è transition après celle de 2009. Si on ne réveille pas les vieux qui, dès le départ, viennent avec des pancartes géantes, si on ne prête pas l’oreille à ces groupements de soutien qui font des pressions asphyxiantes sur les élites, on peut s’en sortir. Laissez le monsieur être en harmonie avec son entourage, s’entourer des cadres et des technocrates pour que ce pays-là soit mieux géré. Pendant 10 ans, le pays n’était pas bien géré. A partir du moment où il a dit qu’il va gérer le pays dans un cadre inclusif, nous allons lui apporter tout le concours nécessaire. Nous ne sommes pas là pour lui dire de nous donner des postes. Nous le faisons pour l’intérêt du pays. Si vous êtes là, vous ne pouvez pas vous rendre compte des dommages faits à ce pays tant que vous n’êtes pas allés à  l’extérieur. On dirait qu’on est dans empire médiéval. Ça ne se doit pas. Nous sommes au 21ème siècle. Nous ne méritons pas ce qui s’est passé pendant ces 10 années de gestion de monsieur Alpha Condé. Nous sommes disponibles à  travailler avec le  président de la transition et nous lui souhaitons bonne chance.  Seulement il faut de la pertinence,  il faut surtout de la droiture. Je vais aussi lui dire, puisque généralement après un certain temps quand ils (les putschistes, NDLR) prennent goût,  les discours commencent à glisser. Alors, moi, je vais attirer son attention quand il dit que la transition doit durer d’une telle période, que cette durée soit respectée. Sinon, quand commence à  traîner, ça veut dire qu’il y  a d’autres intentions. Mais je ne pense pas que ça soit son cas ».

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel: 622919225

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