Après deux (2) ans et six (6) mois de suspension, deux cadres des Eaux et Forêts et de l’Office Guinéen du Bois ont été rétablis dans leurs fonctions, hier, jeudi 24 janvier 2019. Mamady Camara et Sayon Camara, respectivement chef de la section Eaux et Forêts et chef d’antenne de l’OGUIB (Office Guinéen du Bois) de Forécariah, étaient accusés de complicité dans la coupe abusive du bois, a appris l’envoyée spéciale de Guineematin.com dans cette préfecture.

Cette affaire avait fait couler beaucoup d’encre et de salive dans la préfecture de Forécariah. Une série de suspensions de cadres en service à Forécariah avait été enregistrée en 2016.

En effet, en mai 2016, à travers la lettre circulaire, N°0417, la ministre de l’Environnement d’alors, Madame Christine Sagno, sur instruction du chef de l’Etat, avait interdit la coupe et le transport du bois sur toute l’étendue du territoire national. La lettre avait été envoyée à l’ensemble des gouverneurs de régions et des préfets de la Guinée. C’est par la suite que des limogeages et suspensions ont eu lieu à Forécariah.

Selon nos sources, cette mesure avait entraîné le limogeage du préfet de Forécariah, N’Fansoumane Soumah ; des sous-préfets de Benty, de Moussaya, et de Sékhourou ; la suspension du chef de la section eaux et forêts, Mamady Camara ; du le chef d’antenne OGUIB (office guinéen du bois) Sayon Camara ; et du président de la filière bois, Almamy Laye Bangoura, pour non respect de la loi et complicité dans la coupe abusive et vente du bois.

Pour la journée d’hier, jeudi 24 janvier 2019, c’est Lanfia Diané, directeur régional de l’environnement, des eaux et forêts de Kindia, qui a procédé au rappel des cadres suspendus dont les postes étaient jusque-là occupés par leurs adjoints.

Malgré les multiples sollicitations de la journaliste de Guineematin.com, qui est actuellement en mission de reportage dans la préfecture, le directeur régional des eaux et forêts de Kindia, Lanfiah Diané, et le directeur préfectoral de l’environnement de Forécariah, Kabinet Oularé, ont préféré donner leurs langues aux chats. Ce qui laisse penser qu’il y a peut-être des zones d’ombre dans cette affaire… Qu’avaient-ils à cacher et pourquoi refuser de répondre à de simples questions d’une journaliste s’il y avait une once de transparence dans ce dossier ?

Salimatou Diallo, envoyée spéciale de Guineematin.com à Forécariah

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