L’inquiétude est grande aujourd’hui dans le milieu footballistique guinéen, suite à la crise qui entoure le congrès électif de la Fédération guinéenne de football. A deux semaines de ce rendez-vous, il n’y a plus aucun candidat pour la présidence de l’instance dirigeante du football guinéen. Le président sortant Mamadou Antonio Souaré a été obligé de retirer sa candidature et son seul challenger Aboubacar Touré a vu sa candidature invalidée par la commission électorale de recours de la FGF. Interrogés par un journaliste de Guineematin.com sur cette situation, certains acteurs du secteur ont exprimé leur préoccupation, tout en faisant des propositions de sortie de crise.

Sylla Youssouf, entraîneur

Youssouf Sylla, entraîneur : « d’abord, je vais dire que je suis d’accord avec l’invalidation de la candidature de M. Aboubacar Touré. Parce que non seulement il n’est pas dans les normes, mais aussi il n’inspire pas confiance comme Antonio Souaré. Si vous comparez ce que Mamadou Antonio Souaré a fait depuis qu’il est à la tête de la Fédération Guinéenne de Football et ce que ses prédécesseurs ont fait, vous verrez que c’est lui qui est l’homme de la situation. Et donc, si cet homme retire sa candidature, ça veut dire que notre football est en train de sombrer. Et pour éviter cela, je demande à tous les responsables de se réunir autour d’une même table, conjuguer le même verbe et choisir quelqu’un qui pourra diriger cette fédération pour que le football guinéen aille de l’avant. Il ne faut pas qu’ils se mettent à se faire la guerre. Ils n’ont qu’à chercher à mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ».

Fodé Morlaye Keïta, entraîneur

Fodé Morlaye Keïta, entraîneur : « la situation devient encore très compliquée pour le football guinéen. Moi, je pensais que le dernier candidat allait être retenu, puisqu’il était le seul qui restait sur la liste. Mais c’est à mon fort étonnement que j’ai appris que sa candidature a été invalidée. Maintenant qu’il n’y a plus aucun candidat à la présidence, le congrès ne peut se tenir le 14 mai prochain. Personnellement, si on me demandait une proposition de solution face à cette crise, je dirais de tout faire pour que M. Antonio Souaré puisse revenir. Parce que si on regarde tout ce qu’il a fait depuis son arrivée à la tête de la Fédération guinéenne de football, on verra qu’il a beaucoup de mérites. Il peut y avoir des erreurs aussi, mais le côté positif domine largement. Et je suis sûr que si on lui donne l’occasion de revenir, il pourra faire beaucoup mieux ».

Ousmane Dioubaté, footballeur

Ousmane Dioubaté, footballeur : « je pense que le retrait et l’invalidation des candidatures est due au fait qu’elles ne répondaient pas aux normes de la Fédération Guinéenne de Football. Et, à mon avis, cette situation est la conséquence du manque d’anticipation. Ils ont refusé de prendre les précautions depuis le début de ce processus. Et maintenant, on se retrouve sans aucun candidat pour le poste de président à deux semaines de la date prévue pour la tenue du congrès. Face à cette situation, moi, je souhaite qu’on accepte le retour de M. Antonio Souaré, malgré les soucis liés à sa candidature. Parce que la fédération ne peut pas rester sans président. Donc, il est nécessaire de trouver une solution à ce problème avant le 14 mai prochain ».

Propos recueillis par Foko Millimono pour Guineematin.com

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