Tristesse et désolation, ce sont les sentiments qui animent aujourd’hui les habitants de Yirayah, un district à 9 km de la sous-préfecture de Songoyah et à 45 km de la ville de Faranah. Cela fait suite à un incendie qui a frappé ce village dans l’après-midi du samedi, 31 janvier 2021. Il n’y a pas eu de pertes en vie humaine, mais les dégâts matériels sont très considérables, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé à Faranah.

C’est aux environs de 15 heures, pendant que la plupart des habitants de Yirayah étaient dans leurs champs, qu’un feu d’origine inconnue s’est déclaré dans le village. Avec l’aide d’un grand vent qui soufflait dans la localité, le feu s’est rapidement propagé, touchant en tout 44 cases. Et, selon le maire de la commune rurale de Songoyah qui s’est rendu sur les lieux du sinistre, tout le contenu des cases touchées a été ravagé par le feu.

« C’est vers 15 heures, pendant que j’étais à Songoyah centre, que j’ai reçu un appel m’annonçant la survenue d’un incendie dans un de mes districts. Immédiatement, j’ai informé la Croix-Rouge et on s’est rendus sur les lieux. A notre arrivée, la situation sur le terrain était désolante parce que tout le village était consumé à l’exception des maisons en tôle. On a dénombré pour le moment 44 cases consumées, appartenant à 16 familles différentes, 132 sacs de riz PADI et quelques sacs de fonio et de manioc », a indiqué Elhadj Malon Balla Sonkhon.

Sayon Condé, le président de la jeunesse du district de Yirayah, est l’un des sinistrés. Il se dit triste après avoir tout perdu. « Pendant que nous étions au champ, j’ai reçu un coup de fil d’un citoyen qui m’a annoncé qu’il y a un incendie au village. Immédiatement, on est rentrés au village, mais on a trouvé que c’était trop tard, le feu avait fini de consumer tout.

Personnellement, toutes mes 4 cases et leurs contenus sont partis en fumée. J’ai perdu 13 sacs de riz, tous mes vêtements et ceux de mes 2 épouses plus un montant de 2 millions 300 mille francs guinéens. Je suis aujourd’hui dans la tristesse, car j’ai tout perdu. Même si je me lave, je n’ai pas d’habits pour me changer », a expliqué cette victime.

Les sinistrés, qui dorment aujourd’hui à la belle étoile, appellent l’Etat et les bonnes volontés à leur venir en aide.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

Tél. : 00224620241513/660272707

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