Aboubacar SyllaSuite à l’annonce d’une nouvelle date (le 18 décembre prochain) pour les élections communales, hier, mercredi 7 septembre 2016, Guineematin.com a cherché à donner la parole aux acteurs politiques guinéens. Ci-dessous, nous vous proposons le décryptage des propos du porte parole de l’opposition, Aboubacar Sylla.

Moi-même, en tant que porte parole de l’opposition, j’ai eu à donner l’information aux médias comme quoi le délai d’octobre qui avait été préalablement fixé ne serait pas ténu. C’est à dire que cette échéance serait probablement reportée au mois de décembre. Je crois que tout ceci prouve que nous avons parfaitement eu raison, malgré qu’un démenti sanglant avait été fait par la CENI à l’époque.

Donc, ceci dit, nous n’avons pas été associés, on l’a appris à travers les médias. Nous allons nous retrouver certainement en tant que opposition pour examiner la nouvelle donne qui inclut la publication de cette date ; et puis, nous allons donc réagir officiellement.

Mais, tout ce que nous notons ; d’abord, il s’agit d’une date qui, à notre avis, est encore indicative puisque les obstacles et les contraintes d’ordre administratif, d’ordre financier et d’ordre juridique ne sont pas encore levés à ce jour. On a parlé d’un gap de 50 milliards de francs guinéens qui manquait au budget de la CENI pour organiser des élections et qui va être comblé par les partenaires techniques et financiers, notamment l’Union européenne. Mais, même ce montant de 400 milliards, eux ils considèrent ça déjà comme acquis, c’est un montant qui est libéré dans la loi des finances de 2016, il n’est pas encore mis à la disposition de la CENI.

Les incertitudes sont encore là, et nous ne serons pas encore étonnés qu’il y ait un nouveau report par rapport à cette date.

Entretien réalisé et décrypté par Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

 

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