Comme annoncé dans nos précédentes dépêches, les opposants (Ibrahima Chérif Bah, Etienne Soropogui, Ousmane Gaoual Diallo, Mamadou Cellou Baldé, Abdoulaye Bah et Cie) incarcérés à la maison centrale de Conakry sont très mal en point actuellement. En plus d’avoir été privés d’exercice physique (le sport), ils sont désormais sevrés de visite. Ils n’ont même plus accès aux avocats en charge leurs dossiers. Cette situation, interprétée comme une « grave violation de la loi » par les défenseurs des droits de l’homme, est très mal perçue au sein de la classe politique guinéenne.

Joint au téléphone par Guineematin.com ce jeudi, 18 février 2021, le président de l’union pour le progrès de la Guinée (UPG), Jacques Gbonimy, a dénoncé une « situation anormale » qui donne « une mauvaise impression de toutes les institutions » de la République.

« Retenez que les avocats avaient déjà décidé de se retirer du dossier à cause du non-respect des droits des prisonniers et de la manière dont la procédure était menée. Même quand on est criminel, en prison, on a des droits, à plus forte raison pour des personnes qui sont détenues sous le plan politique. Ce sont des détenus politiques, ils doivent avoir des droits. Mais, si tous ces droits-là sont brimés, tous ces droits-là sont foulés aux pieds, ça donne encore une mauvaise impression à toutes les institutions des droits de l’homme. Moi, je crois que ces prisonniers-là doivent avoir des droits ne serait-ce que les droits élémentaires d’un prisonniers. Mais, interdire qu’ils soient vu ni par leurs parents, ni par les avocats, c’est compliqué. Donc, je pense que ce n’est pas normal que les droits soient restreints jusqu’à ce niveau-là », a indiqué Jacques Gbonimy.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Tél. : (00224) 621 09 08 18

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin