Depuis quelques une marrée d’orpailleurs déferle sur la préfecture de Gaoual où de l’or a été découvert dans la sous-préfecture de Kounsitel. Nul ne veut se faire conter les nouvelles de l’abondance du métal précieux dans le nouvel Eldorado. Certains orpailleurs ont abandonné tout derrière eux pour ce lancer dans cette folle ruée vers l’or. Seulement, avec la fermeture annoncée de la mine et l’interdiction d’exploitation imposée par les autorités, beaucoup d’aventuriers chasseurs d’or sont désenchantés et se trouvent dans position extrêmement difficile. Ils n’ont or, ni argent, ni provision. Et, face à cette situation inconfortable, ils sont nombreux à reprendre le chemin du retour. Certains qui ont préféré quitter l’enfer de Kounsitel se retrouvent déjà à Mamou où ils tentent de reprendre des forces pour affronter les épreuves de la route du retour.

Dans la ville carrefour, on les rencontre dans les gare routière, sur certaines places publiques et au rondpoint du km7. Ils sont nombreux, visiblement très épuisés et se plaignent des conditions de vie difficiles qu’ils ont vécu ces derniers jours à Kounsitel. Cependant, ils sont unanimes que Kounsitel regorge de l’or. Mohamed Magassouba avait mes études dans un tiroir pour rejoindre l’Eldorado de Gaoual. Mais, ce qui faisait battre son cœur de rêve et d’espoir d’un lendemain auréolé d’or n’a été qu’un mirage. Et cela, pas par manque d’or à Kounsitel, mais parce que la marrée humaine qui se trouve sur place a contraint les autorités à fermer la mine. Il est aujourd’hui en route pour son Kourémalé natale (une sous-préfecture relevant de la préfecture de Siguiri) avec le sentiment souffert pour rien.

« Je reviens de Gaoual à la recherche de l’or. Quand même il y a beaucoup d’or là-bas ; mais, malheureusement pour nous, le président a interdit l’exploitation. Les militaires étaient venus là-bas pour nous empêcher de travailler. Nous avons consommé plus de 50 litres. Je regrette vraiment d’avoir quitté Kourémalé pour venir à Gaoual. Il y avait un monde important. Vous savez, la différence entre Siguiri et Gaoual, c’est que Siguiri c’est avant. Nous demandons au président de la république de nous laisser travailler. Hier, le pain a été vendu à 6000 francs, un sachet d’eau à 1000francs et un litre d’essence à 25000francs. Tout ça c’est parce que les  (Kounsitel) sont remplis de personnes, surtout nous les jeunes », a-t-il expliqué ce mercredi.

Tout Mohamed Magassouba, beaucoup d’orpailleurs déçus par l’aventure dorée de Gaoual reprennent des forces dans la ville carrefour. Le voyage a été éprouvant ; et, ils comptent bien profiter de l’hospitalité de la ville de Mamou avant reprendre la route du retour. Certains profitent même pour amener leurs motos au garage pour une « révision » afin de prévenir une éventuelle panne en route.

De Mamou, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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