Oumar Sylla, alias Foniké Mengué, responsable en charge des antennes et de la mobilisation du FNDC

Comme annoncé précédemment, Oumar Sylla, alias Foniké Menguè, responsable de la mobilisation et des antennes du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution) a été condamné 3 ans de prison ferme. Cette décision a été rendue publique ce jeudi, 10 juin 2021, par la Cour d’appel de Conakry. La défense de l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé dénonce une « décision bancale » et annonce qu’elle va l’attaquer devant la Cour suprême. C’est Me Abdoulaye Keïta, membre du collectif des avocats de Foniké Menguè, qui a annoncé cette nouvelle bataille, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Me Abdoulaye Keïta, membre du collectif des avocats de Foniké Menguè

« C’est une surprise pour nous. On ne s’attendait pas à cette condamnation. La défense s’attendait à la relaxe pure et simple de Foniké Menguè. Vous savez qu’au niveau du tribunal de première instance de Dixinn, Foniké Menguè avait été relaxé purement et simplement sur la base de l’article 544. Maintenant, puisqu’il y a eu jonction de procédures : la procédure de Dixinn et celle de Mafanco, le procureur avait requis 2 ans de prison ferme. Aujourd’hui, la Cour d’appel de Conakry le condamne à 3 ans de prison ferme. C’est une décision bancale. Et la défense ne va pas se limiter là, elle va continuer le combat jusqu’au bout. Nous allons user de nos voies de recours pour aller devant la Cour suprême », a annoncé l’avocat.

A rappeler que ce procès en appel de Foniké Menguè portait sur deux dossiers. Dans le premier dossier, l’opposant au troisième mandat du président Alpha Condé était poursuivi pour « communication et diffusion de fausses informations, menaces notamment de violence ou de mort ». Des faits pour lesquels il a été jugé et déclaré non coupable, le 28 août 2020, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn. Une décision contre laquelle le procureur de la République près le TPI de Dixinn avait aussitôt relevé appel.

Dans le second dossier, l’activiste de la société civile était poursuivi pour « provocation directe d’un attroupement non armée suivi d’effets ». Des faits dont il a été déclaré coupable et condamné, le 28 janvier 2021, à 11 mois d’emprisonnement par le Tribunal de Première Instance de Mafanco. Une décision jugée injuste par les avocats du prévenu, qui ont interjeté appel pour réclamer l’ouverture d’un nouveau procès devant la Cour d’appel de Conakry.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 620589527/664413227

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