Les salaires de la quasi-totalité des enseignants de la préfecture de Tougué sont gelés suite au mot d’ordre de grève générale et illimitée lancé par le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG). Une initiative mal perçue par les enseignants qui commencent à se faire entendre. C’est dans cette dynamique que les victimes de cette mesure à Tougué se sont réunies en assemblée générale dans la journée du jeudi, 30 janvier 2020. Ils ont mis l’occasion à profit pour réaffirmer leur volonté de poursuivre le mot d’ordre de grève et donner un ultimatum au directeur préfectoral de l’éducation, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Selon nos informations, plus de 400 enseignants de la préfecture de Tougué sont victimes du gel de leurs salaires du mois de janvier 2020 pour fait de grève. Le directeur préfectoral de l’éducation, Elhadj Fodé Mamoudou Traoré rejette toute responsabilité dans cette affaire. Il dit avoir appliqué les instructions du Ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation.

Quant aux enseignants concernés par cette mesure, ils se disent plus que jamais déterminés à récupérer leurs salaires, quel que soit le prix à payer. Joint au téléphone, un des enseignants qui a préféré garder l’anonymat, a fait savoir que les enseignants lancent un ultimatum à Elhadj Fodé Mamoudou Traoré. « Nous avons donné un délai jusqu’au lundi, 03 février 2020. Si les salaires ne sont pas disponibles, nous allons balayer tous les cadres. Nous allons faire une marche pour demander le départ du DPE. Même si on envoie tous les camps militaires du pays, ce qu’on va faire, on va le faire, même si on va nous tuer tous parce que la grève est constitutionnelle. C’est anormal de priver quelqu’un de son salaire. Priver un fonctionnaire de son salaire est un crime », a lancé notre interlocuteur.

En outre, les enseignants de Tougué se disent décidés à continuer la grève déclenchée par Aboubacar Soumah. « Seul le général Aboubacar Soumah nous dira de lever ou suspendre la grève. Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout et nous avons donné un ultimatum d’ici le lundi aux responsables de la DPE. Si nos salaires ne sont pas disponibles, ils n’auront jamais l’occasion de remonter les listes des grévistes. Parce qu’ils ne peuvent expédier des noms que s’ils sont au bureau. Mais, s’ils sont dégagés, ils ne peuvent plus remonter nos noms », a-t-il prévenu.

Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

Tel: 625698919/657343939

Facebook Comments Box

Commentaires

Alpha Guineematin.com