L’émotion était très vive ce vendredi, 24 juillet 2020, à l’aéroport international de Conakry Gbessia. Le corps de notre compatriote Aïcha Bilguissa Diallo, assassinée par son mari en France en mars dernier, a été réceptionné par ses parents, fortement mobilisés, dans une tristesse indescriptible a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

C’est aux environs de 11 heures GMT que le corps d’Aicha Bilguissa Diallo, âgée de 25 ans au moment de son assassinat, est arrivé à l’aéroport international de Conakry Gbessia. Cette compatriote qui vivait en France, précisément à Le Mans, a été tuée par son mari Moustapha Diallo, aujourd’hui en fuite.

Mamadou Saliou Diallo, père de la victime

Interrogé à chaud par notre reporter, Mamadou Saliou Diallo, père de la victime, a dit son souhait de voir justice se faire dans ce dossier. « Elle a été assassinée dans son mariage légitime, par son propre mari encore. C’était le lundi, 02 mars 2020, et jusqu’à présent, nous n’en connaissons pas les raisons. Elle est née en 1994 à Tougué, elle a fait trois enfants, dont un qui est mort. Les deux filles sont là-bas, l’une a quatre ans et l’autre a deux ans. C’est une fille qui ne m’a jamais contredit, elle a fait les études jusqu’au lycée et elle maîtrisait aussi le Coran. Son mari s’appelle Moustapha Diallo. Ils ont fait 7 ans et 5 mois de mariage. Nous voulons que justice soit faite », a indiqué monsieur Diallo.

Boubacar Diallo, frère de la défunte

Pour sa part, Boubacar Diallo, frère aîné de la défunte, a dénoncé le comportement de la belle famille qui n’a pas encore compati à leur douleur. « Son mari est en cavale. Depuis l’assassinat de ma sœur jusqu’à maintenant-là, sa belle famille est restée indifférente. Même pour venir nous présenter les condoléances, ils ne l’ont pas fait. Et, cela nous a marqué à plus d’un titre. Nous réclamons justice, nous sommes allés informer la police judiciaire, parce que nous voyons le jeune en question connecté en Europe là-bas. Nous sommes des musulmans, des croyants, des pratiquants, on peut pardonner la mort. Mais, celui qui a commis l’acte, nous ne lui pardonnerons pas, parce que c’est prémédité, il l’a fait exprès. Il se permet encore de fuir et ses parents restent indifférents face à ça. Et pourtant, ce sont eux qui sont partis chez nous pour demander la main de la fille… ».

A rappeler que l’enterrement est prévu demain, samedi 25 juillet 2020, après la prière de 14 heures, au cimetière de Cosa, dans la commune de Ratoma.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel: 620 21 39 77/ 662 73 05 31

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