A l’image des autres localités du pays, la ville de Boké est confrontée actuellement à une hausse des prix. A la veille du mois de ramadan, les prix de toutes les denrées de première nécessité se sont envolés sur le marché. Qu’est-ce qui explique cette situation ? Quelle solution faut-il envisager pour mettre fin à cette triste réalité devenue récurrente en Guinée ? Le président de la chambre régionale de commerce a répondu à ces questions dans un entretien qu’il a accordé au correspondant de Guineematin.com à Boké.

Elhadj Alimou Diallo, président de la chambre régionale de commerce de Boké

Pour Elhadj Alimou Diallo, cette hausse des prix, qui affecte de nombreux habitants de Boké, est due à plusieurs facteurs : « d’abord, notre pays ne produit presque pas de denrées alimentaires. Ensuite, quand on envoie les produits, il faut tenir compte de la hausse des taxes douanières au niveau du port autonome de Conakry. Aujourd’hui, un conteneur qu’on dédouanait à 30 millions, ce n’est pas moins de 100 millions. Nous pouvons citer aussi la fermeture des frontières. Tout cela fait partie des facteurs qui contribuent à l’augmentation des prix des denrées de première nécessité dans notre pays », a-t-il expliqué.

 

Donc, ajoute le président de la chambre régionale de commerce de Boké, contrairement à ce que pensent certains citoyens, les commerçants ne sont pas responsables de cette situation. « Les gens doivent arrêter d’accuser les commerçants dans cette situation. Nous-même, nous sommes des consommateurs, nous ne fixons pas les prix. Il y a plusieurs pays musulmans dans le monde, et partout, le sucre est consommé en ce mois de ramadan. Donc la demande est élevée. Ce qui entraîne forcément une augmentation du prix. Et ça, c’est au niveau de l’usine même ».

 

Face à cette situation devenue récurrente en Guinée, Elhadj Alimou Diallo propose une seule solution durable : c’est le développement du secteur agricole pour que les Guinéens puissent produire ce qu’ils consomment. « Pour que cela change, il faut que le gouvernement s’implique. Il faut que le gouvernement valorise l’agriculture. Regardez avec l’acajou, il a fallu que le président parle une seule fois pour que les gens s’intéressent au secteur. Aujourd’hui, partout dans les villages de Boké, il y a des plantations d’acajou. Si vous prenez la préfecture de Boffa seule, elle peut nourrir ce petit monde que nous avons en Guinée. Mais pour cela, il faut que le secteur agricole soit vraiment valorisé », a dit le président de la chambre régionale de commerce de Boké.

De Boké, N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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