Environ une semaine après la réactivation de l’interdiction de la vente du carburant sur le marché noir, cette décision du gouvernement guinéen tarde à être appliquée à Siguiri. La pratique se poursuit comme d’habitude dans cette ville, où les bouteilles d’essence sont visibles aux abords des rues, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Interrogé sur l’interdiction de ce commerce, Bré Camara, mécanicien, trouve incompréhensible cette mesure. « Cette décision du ministre de la sécurité est insensée. Pourquoi interdire la vente du carburant au marché noir, alors que nous avons des quartiers où il n’existe pas de station-service ? Le ministre doit s’occuper des problèmes réels du pays et chercher à les résoudre au lieu de les augmenter », a-t-il déclaré.

De son côté, N’Faly Condé, vendeur d’essence au marché noir, juge ridicule la décision du ministère de la sécurité et de la protection civile. « C’est ridicule cette décision du ministre. Comme quelqu’un est incapable de réaliser des progrès dans son département, il cherche à créer des problèmes. Mais nous, nous allons vendre, parce que notre vie en dépend. J’ai fini les études, mais je n’ai pas trouvé un emploi. Donc, c’est ici que je gagne à manger. Tu me donnes pas de l’emploi et tu veux fermer aussi ce que je me suis donné, c’est insensé », a dit ce citoyen.

De Siguiri, Bérété Lancéï Condé pour Guineematin.com

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