Le procès de Mariama Diallo, la jeune femme qui a égorgé son mari en février dernier à Bambéto, s’est ouvert hier, mardi 26 novembre 2019, devant le tribunal criminel de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma. Il a été révélé à cette occasion que l’accusée n’aurait pas agi de son propre gré, puisqu’elle souffre d’une dépression mentale, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

Cette première audience a été de courte durée. Même si l’accusée était dans la salle, c’est son avocat qui a pris la parole après l’ouverture des débats. Maître Alsény Aïssata Diallo a fait lecture des rapports des deux expertises médicales effectuées en Guinée et aux Etats-Unis. Des rapports qui ont fait la même conclusion : la jeune femme souffre d’une dépression mentale qui l’amène à agir de façon inconsciente. Une raison suffisante selon l’avocat pour que la justice abandonne le dossier et laisse l’accusée aller se faire traiter.

« Monsieur le président, on vous a lu ici le contenu de deux rapports médicaux sur l’état de santé mentale de ma cliente. Ces deux rapports sont faits l’un aux États-Unis d’Amérique, l’autre en Guinée ici par des médecins assermentés, reconnus au niveau national et international. Et ces résultats sont fournis après 4 mois de travaux intenses.

Les résultats des contrôles ont prouvé que madame Mariama Diallo souffre d’une dépression mentale et qu’elle serait même un danger pour la société dans laquelle elle vie. Donc sur ce, je vous demande monsieur le président, qu’il vous plaise d’appliquer les dispositions de l’article 21 alinéa 1 et l’article 533 du code de procédure pénale », a demandé Me Alsény Aïssata Diallo.

De son côté, le ministère public a demandé une contre-expertise pour s’assurer que l’accusée a effectivement une maladie mentale. Une demande acceptée par le juge, Aboubacar Mafering Camara, qui a renvoyé l’audience pour permettre d’effectuer cette contre-expertise médicale.

Le meurtre d’Alpha Amadou Diallo par son épouse, Mariama Diallo, avait indigné plus d’un en février dernier, à Conakry. La jeune femme avait enfoncé un couteau dans le cou de son mari et ce dernier a rendu l’âme. Elle a été aussitôt arrêtée, inculpée et placée sous mandat de dépôt le 14 février 2019.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

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