L’atelier de formation des acteurs impliqués dans la préservation de la paix et réconciliation nationale à Kankan a été clôturé hier, dimanche 29 décembre 2019. Pendant deux jours, le centre d’autonomisation des femmes a abrité cette rencontre entre des élèves venus de différentes écoles, des étudiants, des représentants de la société civile et des structures religieuses, grâce à un projet porté par la Coalition Nationale en Appui à la Réconciliation Nationale (CONAREG), rapporte le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Pendant deux jours, des acteurs de toutes les couches ont été outillés sur le vivre ensemble, le pardon, la préservation de la paix et la réconciliation nationale en Guinée.

Souleymane Bah, président de la Coalition Nationale en Appui à la Réconciliation Nationale

Selon Souleymane Bah, président de la Coalition Nationale en Appui à la Réconciliation Nationale, il fallait mettre en garde les acteurs concernés sur les violences et l’ethnocentrisme. « Il fallait les mettre en garde sur les violences, l’ethnocentrisme ; mais aussi leur donner des explications sur les cartes corporelles qui sont des éléments de soutien psycho-social. Normalement, ce sont des victimes qui devraient être là ; mais, c’est bien de toujours prévenir parce qu’on est des victimes potentielles. Donc, on leur a parlé de tout ce qui divise et de tout ce qui provoque la violence, en les amenant à être eux-mêmes des acteurs pour lutter contre la violence », a-t-il dit.

Au cours de la concertation, un documentaire de plus d’une heure a été projeté sur les violences enregistrées en Guinée, de 1958 à nos jours.

Alpha Kabinet Kaba, représentant de l’ONG centre d’animation pour la paix

Au sortir de la rencontre, Alpha Kabinet Kaba, participant et représentant de l’ONG centre d’animation pour la paix, a dit avoir été très marqué par ce qu’il a vu. « J’ai vu les victimes des violences témoigner et expliquer leurs calvaires et souffrances. Pour résoudre tout ça, il faut pardonner, on retient tout ce qui s’est passé ; mais, il est aussi important d’en parler. Il faut qu’on accepte d’enseigner l’histoire de la Guinée aux jeunes », a-t-il conseillé.

A la fin de l’atelier, les organisateurs ont mis un accent particulier sur la restitution des notions apprises par les participants au niveau de leurs structures respectives.

Marie Sia Yaradounou

Marie Sia Yaradounou, participante s’est engagée dans ce sens. « Le mieux est qu’on se pardonne dans ce pays pour qu’on aille de l’avant. Je suis prête à aller dupliquer les notions dans les différentes structures dont je suis issue, mais aussi dans mon quartier, je leur ferai comprendre que la Guinée ne peut pas avancer si toutes les ethnies ne se donnent pas la main ».

Selon les organisateurs, les prochaines étapes de ce projet consisteront à faire des causeries éducatives et des sensibilisations pour toucher l’ensemble des préfectures de la Guinée.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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