Publireportage : Les aulacodes sont une espèce d’animaux dont la viande est fortement consommée en Afrique de l’Ouest. Ils sont souvent chassés par des moyens peu recommandés, comme le feu de brousse et des appâts empoisonnés ; et, de nos jours, ils sont menacés de disparitions. Mais, au centre de recherche et de vulgarisation de l’aulacodiculture de Kankan, construit en 2005 à travers une coopération guinéo-japonaise, on y trouve plus 400 têtes d’aulacodes. Ces animaux y sont élevés dans des conditions enviables. Ce qui permet aux inconditionnels de s’approvisionner en protéine, a constaté le correspondant de Guineematin.com à Kankan.

Peu connu du grand public, le centre de recherche et de vulgarisation de l’aulacodiculture est situé au quartier Bordeaux sur la nationale Kankan-Kissidougou. Ici, les responsables élèvent les aulacodes, menacés de disparition. Selon Dr Mohamed Diakité, le directeur de ce centre de recherche, la viande d’aulacode est fortement appréciée en Afrique de l’Ouest, d’où sa chasse parfois par des moyens peu recommandés. « C’est une viande très appréciée en Afrique de l’Ouest. C’est ce qui fait que l’animal est fortement chassé et souvent par des moyens peu recommandés comme les appâts empoisonnés et les feux de brousses qui sont des facteurs qui endommagent notre environnement. D’où l’idée d’élevage de cet animal pour éviter que des feux de brousse ne détruisent notre environnement. C’est le motif fondamental », a expliqué le Directeur du centre.

Dr Mohamed Diakité, directeur du centre de recherche et de vulgarisation de l’aulacodiculture

Par ailleurs, des particuliers peuvent élever des aulacodes en dehors du centre. Mais, en remplissant certaines conditions. Tout d’abord, il faudra se soumettre préalablement à au moins deux semaines de formation. Ensuite, construire une aulacoderie. « Ces animaux sont obtenus après une formation au centre, parce que nous ne sommes pas un centre d’élevage ; mais, plutôt un centre de vulgarisation, c’est-à-dire que nous cherchons tous les facteurs qui entrent dans l’élevage de ces animaux ; à savoir : l’alimentation, la gestion, la santé, le logement, et ensuite leur entretien. Les personnes désireuses font une demande de formation qui s’étend sur 15 jours. Après, on s’assurera qu’ils ont construit l’habitat pour le logement des animaux avec des enclos à l’intérieur. Puis, nous leur livrons les animaux », a ajouté Dr. Diakité.

C’est en 2006 que le centre de recherche et de vulgarisation de l’aulacodiculture a reçu 12 têtes d’aulacodes en provenance du Bénin. A partir de là, plus de 1000 têtes ont été élevées ; mais, aujourd’hui, ils ne sont que 400 dans ce centre. « Au départ, nous avons reçu douze de la part de l’institut mère. De 2006 à nous jours, nous avons donné 1000 têtes aux gens pour l’élevage et la consommation. Parmi elles, il existe des animaux capturés dans le milieu réel d’ici que les gens nous ont vendus », a précisé le Directeur Général du centre.

Mais, à ce jour, ce centre de recherche est encore peu connu du grand public de Kankan et environnant. C’est la rasons qui motive l’organisation des émissions radiodiffusées dans le centre. « Nous faisons des émissions qui passent dans les radios rurales et privées de la place. Cela permet aux populations de s’enquérir de la présence du centre ; nous sommes aussi connus à travers des publications dans les revues scientifiques de l’université de Kankan en Guinée et ailleurs », dit Dr Mohamed Diakité.

Enfin, on apprend que ce centre- rattaché au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique- est en manque de moyens  techniques et financiers pour ses activités.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

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