Mama Sané est le Président de l’Union des maraîchers de Tanda Kaadé dans la commune rurale de Koumbia, relevant de la préfecture de Gaoual. Ce cultivateur, à travers l’Union Tanda Kaadé, est affilié à la Fédération des paysans du Fouta Djallon depuis 2012. Cette structure agricole locale compte en son sein 612 membres, coiffés par un bureau de 4 responsables. En toute saison, ces paysans tentent tant bien que mal de développer des cultures de substance et maraîchères.

A l’occasion de l’annonce des projets agricoles, Agrifarm (agriculture de résilience familiale) et du PDRI/GKM (projet de développement intégré dans les préfectures de Gaoual, Koundara et Mali), Mama Sané, qu’un reporter de Guineematin.com a rencontré récemment, se frotte les mains et dresse déjà les besoins.

Mama Sané, Président de l’Union des maraîchers de Tanda Kaadé

« Nous sommes contents de vous rencontrer pour exprimer notre joie et surtout les attentes des paysans de l’Union Tanda Kaadé qui a plus de 600 membres et que je dirige depuis 2012. Depuis notre installation, c’est grâce à la Fédération des paysans du Fouta que nous arrivons à faire face à nos problèmes. Cette fédération a l’habitude de nous assister en semences améliorées en techniciens, en petits outillages, des bœufs pour le labour, des semences pour les cultures maraîchères, des clôtures grillagées,. Et cette année, le projet PDRI/GKM est venu nous apporter de quantités de semences en riz. Notre union a reçu à elle seule 13 sacs de riz de semences améliorées. Des semences en oignon nous sont parvenues. Nous fondons un grand espoir sur ce projet. Par exemple pour le riz, tous les groupements qui ont reçu les semences ont remboursé à 100% pour la reconstitution de la banque céréalière et c’est une bonne chose que nous encourageons », reconnaît ce paysan.

Pour lui, les avantages de se regrouper et de travailler ensemble, sont énormes. « Avant, nos revenus étaient trop peu. Depuis que nous nous sommes regroupés, nous recevons des aides. Nous avons élargi les connaissances entre nous. Il y a aussi l’alphabétisation de nos membres qui permet à chacun d’écrire et de dicter son numéro de téléphone sans trop de difficulté. Des voyages d’études à Koundara, N’Zérékoré et Timbi Madina par exemple, sont régulièrement organisés pour motiver les paysans de l’Union Tancda Kaadé. Au niveau du revenu, celui-ci s’est amélioré. Que ce soit le riz, le maïs, les condiments, les rendements ont augmenté sensiblement. Et nous remercions les différents partenaires et l’Etat qui nous soutiennent », a expliqué Mama Sané.

Mais pour permettre une autosuffisance alimentaire, ces paysans sollicitent un appui plus consistant et un meilleur encadrement.

« Nous voulons aller vers l’autosuffisance alimentaire. C’est ce qui peut nous permettre de nourrir nos familles et subvenir à leurs besoins, surtout pour l’éducation et la santé. Avec le PDRI/GKM et l’Agrifarm, nous fondons l’espoir que les paysans seront mieux encadrés, mieux outillés. De grandes superficies de plaines, des bas-fonds seront aménagées pour permettre de cultiver toute l’année. Si cela est fait, soyez convaincu que Koumbia pourra assurer son alimentation et fournir des produits vivriers à beaucoup de marchés des capitales régionales et des pays limitrophes qui nous entourent. La volonté est là, la disponibilité des paysans aussi et nous souhaitons la bienvenue aux projets agricoles annoncés. Nous avons hâte de travailler avec eux. Voyez-vous par exemple, avec l’aménagement des plaines de Yama et de Pakis, ce sont des centaines d’hectares de riziculture qui peuvent être exploités. Si à cela, on ajoute des nombreux bas-fonds qui jalonnent nos cours d’eau, c’est un atout formidable. Nous nous tenons vraiment prêts à accompagner ces projets », a promis ce paysan.

Abdallah BALDE pour Guineematin.com

Tél : 628 08 98 45

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