Balamine GuirassySi Lamine Guirassy n’est plus à présenter en Guinée où son groupe de presse, HADAFO Médias, s’est déjà imposé, un autre Guirassy attire les cinéphiles français, Balamine ! Âgé seulement de 14 ans, le benjamin de la famille est acteur principal du film « La Vie en grand », présenté récemment à Cannes.

 

Guineematin.com vous propose, ci-dessous, un article de « lemonde.fr » consacré à ce film.

Balamine Guirassy 1Le festivalier qui enchaînait jeudi matin la projection de Dheepan, de Jacques Audiard, avec celle La Vie en grand, de Mathieu Vadepied, qui clôturait la Semaine de la critique, gagnait son paradis. A l’extrême noirceur du premier succédait le film le plus espiègle et charmant qu’il nous ait été donné de voir à Cannes durant cette quinzaine. Ou comment, à partir de lieux similaires – des cités-dortoirs de la région parisienne –, deux réalisateurs en arrivent à proposer des visions pour le moins différentes de la capacité d’intégration de la société française.

Bonnes fées

Premier film du chef opérateur de Sur mes lèvres et d’Intouchables, La Vie en grand est produit par le trio Bruno Nahon, Olivier Nakache et Eric Tolédano. Autant dire que quelques bonnes fées se sont penchées sur son berceau. Grâce soit également rendue à la directrice de casting, Elsa Pharaon, qui a su dénicher les deux « héros » du film : Balamine Guirassy (Adama) et Ali Bidanessy (Mamadou). Agés de 14 et 11 ans, ils sont merveilleux de justesse et étonnants de maturité.

 Nous sommes donc quelque part en banlieue parisienne, plus exactement dans le petit deux-pièces où vivent chichement Adama et sa maman. Elle, à cause de la loi interdisant la polygamie, vit séparée d’avec son mari. Lui fréquente tant bien que mal, plutôt mal en vérité, le collège du quartier. Les enseignants, en particulier M. Mauger, le prof de gym qui est également le professeur principal (Guillaume Gouix), ont bien repéré cet élève intelligent.

Airs de comédie

Las, l’école ne le passionne guère. Alors, en désespoir de cause, la CPE (Joséphine de Meaux) et M. Mauger proposent un contrat écrit et signé à Adama : un coup de collier considérable ou c’est le renvoi. Adama n’est pas contre l’idée de s’y mettre. En même temps, voilà que Mamadou, son meilleur ami, lui propose un petit deal de shit, comme ça, en passant, histoire de se faire un peu d’argent. Le petit deal deviendra grand : Adama et Mamadou fournissent bientôt l’école privée voisine, et l’argent coule à flots.

A partir de tels ingrédients, Mathieu Vadepied aurait pu concocter un sempiternel drame social sur la banlieue. Il n’en a rien fait, préférant donner à son film des airs de comédie et une tonalité résolument positive. Parents, enfants, enseignants, chacun est à sa place et à la bonne distance. Nulle nécessité ici de fuir la France pour espérer s’en sortir.

A la différence d’Audiard, ­Vadepied préfère souligner le rôle de l’école républicaine pour tenter de concevoir un avenir pas trop sombre à ces enfants issus de l’immigration. Loin des polémiques rances et stériles qui défigurent l’image de la France, Adama et Mamadou donnent de l’espoir.

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