La femme qui était accusée d’avoir tué son mari la semaine dernière à Labé a recouvré sa liberté. La justice a libéré Hassanatou Diallo après le rapport médical qui l’a innocentée, rapporte le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Dans la nuit du 8 juillet 2021, Mamadou Bhoye Barry, un forgeron de 55 ans, est décédé dans sa chambre peu après s’être disputé avec son épouse, Hassanatou Diallo, enceinte. Ce décès, survenu à Tchimmewil, un secteur du quartier Koulidara, a suscité beaucoup de bruit à Labé.

Car la première information qui a circulé dans la ville laissait entendre qu’il est mort après que la femme a tiré son sexe. C’est ainsi que les services de sécurité ont interpellé Mme Barry Hassanatou Diallo pour des fins d’enquête. Et cette enquête a révélé que M. Barry n’a subi aucune violence et qu’il est mort à la suite d’une crise. C’est ainsi que le parquet de Labé a décidé de libérer sa femme.

Patrice Koman Koïvogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé

« Pour  pouvoir nous déterminer par rapport à une poursuite quelconque, il fallait qu’on se réfère d’abord aux résultats qui pourraient sortir des analyses de l’hôpital. Ce rapport nous est parvenu et il conclut que la mort de ce monsieur n’est nullement due à un quelconque acte de violence, il s’agit d’une crise. Les gens doivent comprendre qu’il y a des gens qui meurent sur des terrains de football, des sportifs qui sont en bonne santé.

Il y a aussi des gens qui meurent en pleine prière. Sur ce, la mort de ce monsieur étant naturelle, il n’a pas le droit de poursuivre quiconque. Voilà donc pourquoi le dossier a été classé, puisqu’il n’y a même pas d’indice contre Hassanatou Diallo », explique Patrice Koman Koïvogui, substitut du procureur de la République près le tribunal de première instance de Labé.

Libérée hier, jeudi 15 juillet 2021, Hassanatou Diallo est rentrée chez ses parents. Car la situation reste tendue dans la famille de son mari, où elle est vue comme la meurtrière du monsieur. C’est pourquoi d’ailleurs le procureur Koman Koïvogui a tenu à mettre en garde ceux qui seraient tentés de s’en prendre à la dame, qui a été innocentée par la justice. « Dans la maison où le monsieur a rendu l’âme, il y avait la coépouse de la dame (l’accusée) qui était là. Et lorsque celle-ci a été interrogée par les agents, elle a dit n’avoir entendu aucun cri.

Est-ce qu’on peut tirer le sexe d’un homme sans au moins qu’il cri ? C’est vrai qu’il y a eu une dispute entre l’homme et sa femme par rapport à une histoire de téléphone et autre. Mais il n’y a rien dans l’acte médical qui prouve que la dame a porté main sur ce monsieur. Donc pour ceux qui sont en train de proférer des menaces, quiconque poserait un acte à l’endroit de la femme et qui violerait la loi, il va me trouver sur son chemin. Je ne vais pas tolérer cela », prévient le magistrat du parquet.

De Labé, Alpha Boubacar Diallo pour Guineematin.com

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