Ibrahima Sadio Bah, journaliste sportif

Comme annoncé précédemment, le journaliste Ibrahima Sadio Bah a recouvré sa liberté ce mardi, 11 mai 2021. L’ancien officier médias de la Fédération guinéenne de football était incarcéré depuis le 4 février dernier à la Maison centrale de Conakry, après avoir été condamné à six mois d’emprisonnement pour « diffamation, injures publiques et dénonciation calomnieuse » à l’encontre du richissime homme d’affaires Antonio Souaré.

C’est grâce aux démarches menées par les associations de presse du pays auprès du ministre de la Justice que le journaliste a été libéré. Le Garde des Sceaux justifie son implication personnelle dans ce dossier par le souci de faire respecter la loi L002, portant liberté de la presse en République. Une loi qui dépénalise les délits de presse, précisément le volet privation de liberté. Devant les responsables des associations de presse, Me Mory Doumbouya a rassuré de sa détermination à veiller au respect de cette loi que certains magistrats ont tendance à fouler au sol, a constaté Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

« Notre position est très claire. La loi applicable aux délits de la presse, c’est la loi sur la liberté de la presse. Toutes les fois que nous serons informés de dérapages, ou de cas de mauvaise interprétation ou d’interprétation erronée de la loi, les parquets compétents seront instruits pour rétablir la légalité. Et, c’est ce qui vient d’être fait. Monsieur le procureur général près la Cour d’appel de Conakry vient de rétablir la légalité dans le dossier d’Ibrahima Sadio Bah.

Parce qu’on ne peut pas opter pour la dépénalisation des délits de presse et trouver des raccourcis où des formules de compromis pour contourner le cadre légal et trouver des incriminations erronées pour appliquer des dispositions qui ne sont pas celles qui devraient l’être en matière de répression des délits de presse. Donc c’est pour cela, nous venons d’avoir ces échanges avec les structures et associations de presse, pas pour rendre un service, mais pour rétablir la légalité.

Et, cette position n’a aucune incidence sur la procédure en cours d’instance d’appel. Les parties auront toute la latitude de poursuivre bien entendu le suivi de l’instance qui est pendante devant la Cour d’appel. C’est ça notre position. Donc on ne va pas accepter dans ce pays que les lois soient adoptées par des instances compétentes pour régler tel domaine et que dans le cadre de l’application, les choses se passent autrement. Donc il est du devoir du ministère de la justice de veiller à l’application correcte des lois, pas seulement les lois en matière de liberté de la presse, mais toutes les lois devant les cours et tribunaux », a dit le ministre de la Justice.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620589527/664413227

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