Comme annoncé précédemment, le procès de Mamadi Condé, alias Madic 100 frontière, un militant de l’UFDG résidant au Canada, s’est ouvert ce lundi, 18 janvier 2021, au tribunal de première instance de Dixinn. A la barre, l’opposant a plaidé coupable des faits qui lui sont reprochés, demandant pardon au président Alpha Condé et à tous ceux qu’il a vexés dans ses sorties, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

« Téléchargement, diffusion de messages, photos, dessins de nature raciste ou xénophobe, menaces, violences et injures par le biais d’un système informatique », ce sont les graves charges qui pèsent contre Madic 100 frontière. Ce militant engagé de l’UFDG (principal parti d’opposition du pays), est poursuivi pour ses nombreuses vidéos publiées sur Facebook, dans lesquelles il attaque de façon virulente le régime du président Alpha Condé. En comparaissant devant le tribunal, l’opposant guinéo canadien a reconnu partiellement les faits qui lui sont reprochés. Il admet avoir commis des erreurs, qui ne va plus répéter.

 

« Je n’ai jamais été raciste. C’est un combat que je menais au Canada. Et j’ai mené le même combat en Guinée. Je dénonçais la mauvaise gouvernance sous la colère et la frustration. C’était ma perception : combattre le système. Mais finalement, j’ai compris que le système que nous combattons existe dans l’opposition, existe dans la société civile, existe dans la prison. Donc, je n’ai plus cette perception, car j’ai beaucoup appris en deux mois. Depuis mon arrivée en Guinée jusqu’à mon attestation, j’ai appris beaucoup de choses. Si on me libère ici, je ne veux plus répéter les mêmes erreurs », a déclaré le prévenu.

Poursuivant, Mamadi Condé s’est confondu en excuses, demandant pardon au président Alpha Condé et à toutes les personnes qu’il a eu à offenser dans ses vidéos. « Le général Bafoé m’a reproché, le procureur Sidy Souleymane N’Diaye aussi m’a reproché et plusieurs autres personnes m’ont reproché. Je vais dire à mon oncle, le président Alpha Condé, de me pardonner. Il ne mérite pas ça. Je demande pardon au président Alpha Condé, je demande pardon au général Bafoé, au procureur Sidy Souleymane N’Diaye et tout guinéen qui s’est senti vexé par mes vidéos. Je leur demande tous pardon », a-t-il lancé.

 

Après l’audition du prévenu, le tribunal a renvoyé l’audience au 25 janvier 2021 pour les plaidoiries et réquisitions. En attendant, Madic 100 frontière retourne à la maison centrale de Conakry, où il est détenu depuis le 26 novembre 2020.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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