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Le tribunal pour enfants a jugé hier, vendredi 12 février 2021, 20 mineurs arrêtés lors des violences post-électorales d’octobre dernier, à Conakry. A l’issue du procès, la juridiction a condamné 6 d’entre eux à 5 mois d’emprisonnement et a relaxé les autres, a appris Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

Après près de 4 mois de détention préventive à la maison centrale de Conakry, les mineurs arrêtés lors des violences qui ont suivi la présidentielle du 18 octobre 2020 sont enfin situés sur leur sort. Après avoir été séparés des majeurs, parmi les figurent plusieurs responsables de l’opposition guinéenne, ils ont été jugés ce vendredi 12 février par le tribunal pour enfants délocalisé à la Cour d’appel de Conakry. Au nombre de 20, les prévenus ont tous plaidé non coupables des faits d’« associations de malfaiteurs, fabrication et détention d’armes légères et de petits calibres, participation délictueuse à un attroupement et menace » pour lesquels ils étaient poursuivis.

Se présentant comme étant des mécaniciens, tauliers, chauffeurs, tous ont dit avoir été arrêtés le 26 octobre 2020, dans un bâtiment en chantier situé tout près de leurs garages, à Baïlobaya, dans la commune urbaine de Dubréka. Chacun d’entre eux a dit s’être rendu dans ce bâtiment à la demande de son maître, assurant n’avoir jamais été associé à un groupe de malfaiteurs et n’avoir jamais détenu une arme. « Lorsque les policiers sont venus nous arrêter, ils ont fouillé toute la maison sans rien trouver. Mais, ils ont retiré nos téléphones et notre argent sans jamais nous les restituer. Et, à la Direction de la Police Judiciaire (DPJ) aussi, ils nous ont beaucoup battus », a déclaré Alpha Ibrahima Diallo, né en 2003, à Mamou.

Me Koné Aimé Christophe Labilé, président de l’ONG avocats sans frontières de Guinée

Après avoir écouté tous les prévenus, mais aussi les réquisitions du parquet et les plaidoiries des avocats de la défense, le tribunal a rendu son verdict aux environ de une heure du matin. La juridiction a condamné 8 des prévenus au temps mis en prison et 6 autres à 5 mois d’emprisonnement. 5 d’entre eux, qui avaient déjà bénéficié d’une ordonnance de non-lieu, ont été libérés, et un autre a été libéré sans être auditionné parce qu’il n’avait que 12 ans. « Les 6 qui ont condamnés à 5 mois de prison ont déjà purgé 4 mois, et il ne leur reste qu’un mois de prison. Ils sortiront donc au mois de mars. Le juge a été vraiment diligent et on a pu évacuer le dossier », s’est réjoui Me Labilé Koné, un des avocats de la défense.

Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

Tél : 622 68 00 41

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