Comme indiqué précédemment, l’opposition républicaine a annoncé une marche pacifique dans la journée de ce mardi, 23 octobre 2018 pour protester contre l’installation sélective des conseils communaux et la violation de l’accord politique du 08 août dernier.

Mais, face aux reporters trouvés à la Tannerie, le point de ralliement des manifestants, le contrôleur général de police, Ansoumane Camara Bafoé, directeur national des compagnies mobiles d’intervention et de la sécurité (CMIS), a dit avec beaucoup d’insistance qu’aucun regroupement ne sera permis.

« L’opposition souhaite marcher ce matin par rapport à certaines protestations. Mais, il se trouve que la manifestation est interdite par les autorités civiles de la ville de Conakry. Et qu’ils disent qu’ils ne vont pas obéir, qu’ils vont entraver à l’instruction. Déjà, c’est une infraction à la loi. Et, puisque nous sommes des appliquant de la loi, nous ne laisserons pas faire. Toutes personnes qui viendront seront dispersées et force reste à la loi parce que nous nous sommes à la solde et à la disposition de l’autorité civile que sont le gouverneur ou le maire de la ville de Conakry. Donc, le dispositif est mis pour cela. Tout regroupement et toute marche est interdits. Nous avons reçu une demande de concours concernant cela et ça va être appliqué à la lettre », a notamment dit le directeur national des compagnies mobiles d’intervention et de la sécurité (CMIS).

Selon Bafoé, toute la ville sera sécurisée et aucune manifestation ne sera permise. « Mais, nous ne pouvons pas empêcher les citoyens de circuler. Même le leader de l’opposition on ne peut pas l’empêcher de sortir. Il peut sortir et se promener tout à l’heure à travers Conakry rendre visite à des amis, aller à son bureau comme vous vous le faites. Mais, tout regroupement tendant à provoquer une marche ou à empêcher les gens de circuler sera réprimé », a-t-il ajouté.

Propos recueillis et décryptés par Mamadou Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

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