A l’image de beaucoup de localités rurales de la Guinée, la sous-préfecture de Kobikoro, dans la préfecture de Faranah, est confrontée à un sérieux problème d’infrastructures routières. La route Nianfourando-Kobikoro est aujourd’hui quasiment impraticable. Ce qui cause assez de désagréments et inquiète les habitants de la localité, rapporte le correspondant de Guineematin.com à Faranah.

Située à 125 kilomètres de la ville de Faranah, la sous-préfecture de Kobikoro est une zone agricole par excellence. Mais, les habitants de la localité peinent à écouler leurs produits agricoles, en raison du mauvais état de la route qui relie cette localité à la ville de Faranah. Parcourir l’axe Nianfourando-Kobikoro est aujourd’hui une véritable galère. Il faut affronter les trous, les roches, les collines et les ponts fortement dégradés. Une situation qui inquiète aujourd’hui Daouda Mara, chauffeur, qui craint que Kobikoro ne soit coupée du reste de la préfecture.

« Nous qui pratiquons cette route, nous souffrons beaucoup. Sur une distance de 67 kilomètres, on peut passer toute une journée. Avec la dégradation de la route, nos véhicules tombent souvent en panne. Ce qui fait que parfois, les marchandises de nos passagers pourrissent en cours de route. On enregistre aussi des cas d’accidents. Et pendant l’hivernage, les minibus ne peuvent pas venir ici, seulement les camions se débrouillent parfois pour être là. Si ça continue comme ça, cette zone va sans doute être coupée du reste de Faranah à partir du premier pont qui se trouve après Nianfourando », soutient ce chauffeur.

Komba Mansaré, le maire de la commune rurale de Kobikoro, observe cette situation avec amertume et impuissance. Il sollicite une intervention du gouvernement pour trouver une solution à ce problème. « Nous, habitants de l’axe Nianfourando-Kobikoro, souffrons énormément. Si tu as un problème à résoudre à Faranah ou à Kissidougou, c’est tout à fait un problème à cause du mauvais état de la route. Ce n’est pas la distance qui nous inquiète mais c’est l’état de la route.

Quand on a un cas de maladie qui dépasse la compétence des médecins de la contrée, c’est la désolation totale. Pourtant, cette zone est une zone de production par excellence mais nous avons du mal à écouler nos produits agricoles. Donc nous demandons au gouvernement de nous aider à avoir une route praticable. Si aujourd’hui l’axe Nianfourando-Kobikoro est en bon état, le marché de Faranah va être inondé de produits agricoles venant de cette zone », a dit l’autorité locale.

A noter qu’en raison de l’enclavement de Kobikoro, les agents qui sont mutés par l’Etat dans la sous-préfecture refusent souvent de se rendre dans la localité.

De Faranah, Bangoura Mamadouba pour Guineematin.com

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