Brigadier chef Bangaly Camara

Le tribunal criminel de Dixinn a rendu hier, mardi 25 janvier 2021, son verdict dans l’affaire du meurtre de Bakary Camara, un agent de police tué en novembre 2018 à Wanindara, un quartier de la commune de Ratoma, dans la haute banlieue de Conakry. Et, sur les 13 accusés qui ont été renvoyés devant cette juridiction de première instance pour être jugés, 7 ont été déclarés non coupables et acquittés par le tribunal. Cependant, les six autres accusés et qui sont en fuite ont été condamnés par défaut à 30 de réclusion criminelle. Le tribunal a également décerné un mandat d’arrêt à leur encontre, rapporte Guineematin.com à travers un de ses journalistes.

L’audience n’a été que de courte durée. Et, la décision du juge dans cette affaire n’a guère été une surprise. Car, à l’audience précédente, le ministère public avait requis l’acquittement des sept accusés qui ont défilé à la barre dans ce dossier. Cependant, le verdict est un coup dur pour la famille de feu Bakary Camara. Car, à travers ce procès, la famille de cet agent de police espérait enfin connaître l’identité de ceux qui ont ôté la vie à leur fils. Hélas !

Pour rappel, cette affaire remonte au jeudi 08 novembre 2018 à Wanindara, un quartier de la commune de Ratoma, dans la haute banlieue de Conakry. Elle avait défrayé la chronique en Guinée ; et, au-delà des commentaires acerbes des autorités du pays, les forces de l’ordre s’étaient livrées à une véritable chasse à l’homme pour tenter de retrouver les meurtriers de l’agent Bakary Camara. Ce policier a été tué au lendemain d’une journée ville morte, qui avait fait deux morts, dans ce quartier chaud de la capitale guinéenne. Il y était déployé avec ses collègues policiers… Mais, au cours de l’opération, et pendant que les affrontements entre manifestants et forces de l’ordre étaient à leurs paroxysme de rage et de haine, Bakary Camara a été abandonné par le véhicule à bord duquel se trouvaient ses amis. Il n’a pas pu s’embarquer pour battre retraite et fuir la hargne des manifestants. Finalement, il a été mortellement battu par une foule en furie.

Sa morte a alors donné lieu à une descente musclée des forces de l’ordre dans ce quartier ; et, des interpellations en masses y ont été opérées les heures et jours qui ont suivi. Treize (13) personnes ont finalement été conduites dans les locaux de la direction centrale de la police judiciaire. Puis, au parquet du tribunal de première instance de Dixinn où ces citoyens ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt le 14 novembre 2018, pour meurtre, attroupement armé, destruction de biens privés, coups et blessures volontaires.

Seulement, à l’ouverture de leur procès, sept (7) accusés ont comparu à la barre. Le reste des accusés a été déclaré « introuvable » par le ministère public. Et, durant tout le procès, les accusés présents ont plaidé non coupables des faits qui leur sont reprochés.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tél. :620 58 95 27/654 41 69 22

Facebook Comments Box

Commentaires

Guineematin