La découverte, en début de semaine, du corps de Michel Mara, garçon de 7 ans, dans la ville de Yomou, a créé l’émoi dans cette ville de l’extrême Sud-est de la Guinée. Les femmes de la commune urbaine ne croient pas à l’hypothèse du suicide et veulent que la lumière soit faite dans cette affaire. Elles ont encore une fois exprimé leur colère dans la journée d’hier jeudi, 27 février 2020, à travers une marche inédite, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les femmes de Yomou se sont fait entendre à travers une marche de la « colère » à travers la ville pour exiger la vérité sur la découverte du corps du garçon de 7 ans, retrouvé mort au bout d’une corde dans la journée du lundi 23 février. Elles ont manifesté à moitié nue, en tapant sur leurs seins, avec des pleurs pour que le ou les coupables soient retrouvés.

La marche a commencé dans le quartier Gbanakoly, secteur Samory. Les femmes ont suivi la route principale, traversant le grand marché de Yomou où les commerçants s’installaient pour le marché hebdomadaire. Puis, elles ont emprunté la route de l’hôpital préfectoral où le corps de Michel Mara a été retrouvé. Certaines femmes portaient des habits traditionnels, d’autres avaient en main des calebasses.

« Nous somme sorties ce matin pour exprimer notre colère, pour montrer aux gens que nous ne sommes pas contentes pour cet acte. Nous implorons nos ancêtres pour que le ou les coupables soient retrouvés. Nous voulons que le ou les coupables soient punis par la loi et par nos ancêtres », a lancé une des manifestantes, rouge de colère.

De Yomou, Michel Anas Koné pour Guineematin.com

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