Aboubacar Biro Soumah, président du Parti pour le Progrès et le Changement

Depuis l’annonce de la mort du président tchadien, le Maréchal Idriss Déby Itno, les réactions fusent de partout en Afrique et dans le monde. En Guinée, cette disparition subite du dictateur est diversement appréciée. Du côté du pouvoir, une journée de deuil en hommage à ce « panafricaniste convaincu » a été décrétée. Alors que dans le camp de l’opposition, certains se réjouissent de la mort du dictateur qui se croyait invincible. C’est le cas de Aboubacar Biro Soumah, le leader du parti pour le progrès et le changement (PPC), qui se félicite de la fin de 30 ans de règne sans partage à la tête de l’état tchadien.

« On se réjouit du fait qu’un dictateur Africain soit parti. Nous souhaitons aussi que d’autres dictateurs emboîtent le pas à Idriss Débit Itno. Parce qu’on ne peut pas gérer un pays par une famille. Au Tchad, les différents postes clés étaient tous occupés par la famille d’Idriss Débit Itno. L’armée et les postes stratégiques étaient tous occupés par l’homme et sa famille, alors que le Tchad n’appartient pas à une famille », a indiqué Aboubacar Biro Soumah lors d’un entretien accordé à Guineematin.com hier, mercredi 21 avril 2021.

Quelques heures après l’annonce de la mort du président Idriss Déby Itno, un conseil militaire de transition s’est emparé du pouvoir et a annoncé vouloir conduire une transition de 18 mois. Cette transition est dirigée par Mahamat Idriss Déby Itno, un des fils du défunt président Idriss Déby Itno. Ce général quatre étoiles était jusque-là commandant de la garde présidentielle au Tchad.

Mais, pour l’opposant guinéen, Aboubacar Biro Soumah, il est temps pour les tchadiens d’ouvrir les yeux pour ne pas laisser leur pays fonctionner comme un royaume.

« Le Tchad n’est pas un royaume. Il faudrait que les Tchadiens trouvent un civil pour diriger la transition, à l’image de ce qui s’est passé au Mali. Après, ils vont organiser des élections crédibles et transparentes, en mettant le pays sur les rails. Le fils d’Idriss Débit ne doit pas prendre le pouvoir après le décès de son père comme cela s’était passé en République démocratique du Congo (RDC).  Si un dictateur quitte et que son fils vient, il faudra s’attendre au pire. Donc, nous ne souhaitons pas que son fils soit imposer à la tête du Tchad. Nous souhaitons une transition civile pour le bonheur des Tchadiens et des africains. Il faut que les africains ouvrent les yeux ; car, c’est en Afrique seulement qu’on entend parler d’un président qui reste au pouvoir pendant 25 ans, 30 ans, etc. », a déploré Biro Soumah.

Saïdou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel : 620 58 95 27 / 664 41 32 27

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