Dans la capitale guinéenne, les principales artères sont quotidiennement envahies au niveau des marchés par des vendeuses d’articles divers. Jusque-là, toutes les tentatives des autorités pour désengorger ces points critiques et y rendre la circulation fluide sont restées vaines. Même les murets, installés au niveau des marchés, ne résistent à la témérité de ces femmes à la détermination inébranlable. Par moment, elles jouent au chat et à la souris en longueur de journée devant morceaux de béton qui clôture ces marchés. En dépit des dangers (risque d’être fauchée par un engin roulant) qui les guettent en permanence, ces femmes préfèrent envahirent la chaussée pour attirer de potentiels clients et écouler leurs marchandises.

Cependant, dans la commune de Ratoma, les autorités communales semblent prendre désormais le taureau par les cornes. Après la carotte (la sensibilisation), ils entendent brandir le bâton (la force publique) pour libérer la route au niveau des différents marchés de la place. D’ailleurs, dans un entretien accordé à Guineematin.com hier, samedi 12 juin 2021, le vice maire de Ratoma, Abdoul Salam Sow, a laissé entendre que « des actions son en cours dans ce sens » et que la « police communale » va entrer en action à partir de lundi prochain.

Abdoul Salam Sow, vice maire de la commune de Ratoma, coordinateur des marchés

« C’est un fait d’actualité. Le constat pour nous c’est  surtout au niveau du Marché de Sonfonia où les femmes sont trop réticentes. Mais, je vous assure qu’on a une base dans le quartier, on a dépêché une équipe après le passage de la mission de sensibilisation au niveau du marché pour veiller au  respect des instructions données. Nous sommes conscients que c’est question de sécurité publique et la plus part des engins qui se retrouvent dans la circulation ne suivent l’entretien technique. On est en train d’aider à ce qu’elles (les vendeuses) libèrent la chaussée et acceptent de rester dans le marché et non sur la chaussée. Je crois ce weekend, depuis hier vendredi,  c’est cette sensibilisation qui se fait sur le terrain. Nous allons déployer nos agents de la garde communale pour un peu dissuader à partir du lundi. Cela n’est plus d’actualité au niveau du marché de Koloma et de la cité Enco 5, parce que c’est au niveau de ces 3 marchés qu’il y a de la réticence. Maintenant, parmi les trois marchés, c’est à Sonfonia qu’elles (les vendeuses) persistent. Dans un premier, nous allons les sensibiliser pour leur faire connaître le danger qui les guette, avant d’aller vers un ton plus ferme. Dans la même sensibilisation sur le dégagement de la chaussée,  nous avons enregistré des difficultés au niveau du marché de Koloma. Il y a eu des attaques contre la garde communale, mais cela ne nous a pas fait reculer. Après toutes les sensibilisations faites par les conseils de discipline desdits marché, nous avons pu libérer la chaussée au niveau de Koloma par exemple », a indiqué Abdoul Salam Sow. 

Pour ce coordinateur des marchés de Ratoma, les vendeuses qui envahissent la chaussée évoquent souvent deux raisons pour justifier leur acte. Mais, Abdoul Salam Sow juge ces raisons non fondées.

« Selon ces vendeuses qui viennent occuper la chaussée, il y a principalement 2 raisons: la première raison, elles disent que c’est à cause d’un manque de hangar dans leur marché. Mais, cette raison ne s’explique plus au niveau du marché de Koloma. Parce que récemment, un grand  hangar a été construit dans le marché. Maintenant que ce hangar est construit, elles invoquent une autre raison en disant que si elles sont à l’intérieur du marché, les gens ne verront pas ce qu’elles vendent. Et, tenez-vous bien ! La principale raison est un problème d’habitude. Vous savez, on le dit souvent : l’habitude est une seconde nature. Elles sont habituées à rester au bord de la route avec tous les risques que nous connaissons. Nous sommes  en train de nous battre pour essayer de palier à ce problème. Comme je vous l’ai tantôt dit, nous allons passer par la sensibilisation, à travers le conseil de discipline des différents marchés concernés, puis la garde communale ; et enfin, si elle n’arrive pas à maîtriser la situation ou  qu’elle soit débordée par la situation, on va réquisitionner la police pour la libération et la pérennisation du dégagement de la chaussée. Nous nous pouvons aider à libérer la chaussée, mais le suivi régulier,  c’est de la responsabilité des administrateurs du marché. S’ils ne peuvent veiller au respect des mesures sécuritaires du marché, en ce moment la mairie va prendre sa responsabilité pour prendre les mesures s’imposent », a laissé entendre Abdoul Salam Sow.

Mamadou Bhoye Laafa Sow pour Guineematin.com

Tel : 622919225

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