usine.jpg1Les habitants de la zone industrielle des quartiers de Tobolon, Kagbelen-plateau et de Kagbelen-village, dans la commune urbaine de Dubréka, souffrent d’intoxication, a constaté Guineematin.com, à travers un de ses reporters. Ces citoyens dénoncent la mauvaise foi des responsables des usines installées sur place alors que la pollution s’intensifie chaque jour. 

En effet, la zone industrielle de Kagbelen regorge près d’une dizaine d’unités industrielles plus ou moins grandes. Ces unités industrielles produisent assez de produits toxiques pouvant être dommageables sur les populations riveraines.

Ce sont les trois (3) usines de ciments Diamond, Simaf et GI (Guinéenne d’industrie), les deux (2) usines de farine GI et Moulins d’Afrique, l’usine de fer à béton, l’usine d’engrais et d’autres mini industries.

Le constat sur les lieux est alarmant. Nous y observe à tout moment de la journée des dégagements énormes de poussière qui se propagent dans les foyers avoisinants et lointains.

Les citoyens rencontrés sur place accusent les responsables des usines de laisser échapper de grandes quantités de poussière produits pendant la journée, durant la nuit, au moment où tout le monde dort, c’est à dire aux alentours de 2 heures du matin jusqu’à l’aube.

« On voit tard la nuit, s’échapper des usines, de grandes quantités de poussière. Ils profitent de la nuit noire pour libérer la poussière stockée pendant la journée, en ouvrant les vannes. Parfois aussi, le vent violent emporte les produits stockés par l’usine de ciment GI même pendant la journée. S’ils n’arrêtent pas ces agissements, ils risquent de chasser tout le monde ou de partir », a dit Mamadou Alpha Bah, boutiquier, exposé à la pollution.

Dans une clinique de la place, les agents de santé ont attiré l’attention du reporter de Guineematin.com sur les nombreux cas d’infection pulmonaire et autres intoxication liées à la pollution causée par ces usines.

« Le nombre de cas d’infection pulmonaire et autres intoxications ont fortement augmenté ces derniers temps. Cela n’est explicable que par la proximité des agglomérations et des usines. Si rien n’est fait dans un bref délai, la situation risque d’être plus compliquée. Donc, nous demandons qu’il y ait une prise en charge immédiate pour sauver le voisinage », a sollicité Docteur Emmanuel, le responsable d’une clinique du quartier Tobolon.

« 35 mille francs guinéens pour dix heures de travail », dénonce un responsable local

Au delà de la pollution qui frappe les habitants des trois principaux quartiers concernés, aucune politique n’a été mise en place par les responsables des usines pour le recrutement de la jeunesse de ces quartiers qui sont au chômage. C’est à cause de cela que les jeunes des quartiers de Kagbelen-plateau et Kagbelen village avaient réagi, mais le mouvement est resté sans suite favorable.

Interrogé par le reporter de Guineematin.com, l’adjoint au chef du quartier de Tobolon, Mamadou Tondon Sylla, a dénoncé l’exploitation faite par les responsables de l’usine sur les travailleurs : « Vous imaginez que pendant 10 heures de travail, un employé n’est payé qu’à trente cinq mille francs guinéens par jour.  Même si tu es malade, c’est ton problème. Aujourd’hui,  seul GMC (Grand moulins de Conakry) a engagé une dizaine de personnes de mon quartier. J’ai plus d’une centaine de dossiers avec moi ici. Mais, ils disent qu’ils n’ont pas besoin des diplômes, mais plutôt de la force physique », a affirmé Mamadou Tondon Sylla.

Les populations des quartiers de Tobolon, Kagbelen-plateau et Kagbelen-village, réduits à vivre avec cette pollution, tirent la sonnette d’alarme pour que des actions urgentes soient prises par le gouvernement pour les sauver.

Nous y reviendrons !

Mamadou Mouctar Barry pour Guineematin.com 

Tél. : 621607907 

 

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