Créé en 2005, le collège franco-arabe de N’Diarè (dans la sous-préfecture de Porédaka) se trouve actuellement en difficulté. En plus de la vétusté de ce bâtiment de quatre (4) salles de classe, cette école est confrontée à un véritable manque d’enseignants. Egalement, les table-bancs risquent de devenir un luxe dans cet établissement d’enseignement secondaire. Certains élèves suivent les cours débout dans les classes, a constaté un reporter de Guineematin.com qui revient de Porédaka.

Selon les informations recueillies sur place, ce collège fonctionne à qui mieux mieux. Il compte cette année un effectif de 45 élèves, repartis dans trois groupes pédagogiques. Mais, c’est avec toutes les difficultés du monde que les cours sont dispensés aux élèves. Car, ce collège qui a un besoin de 12 enseignants n’en dispose que trois (3) et un contractuel communautaire.

Abdoulaye Bountou Camara, principal du collège franco Arabe de N’Diaré

« L’école fonctionne petit à petit. Chaque fois, on a des promotions pour le brevet d’étude du premier cycle. Mais, pour cette année scolaire 2020-2021, nous avons trois groupes pédagogiques. C’est à dire qu’on n’a pas la promotion 10ème pour cette année… Actuellement, nous avons des sérieux problèmes. Nous n’avons que trois professeurs titulaires ici ; et, la communauté aussi a trouvé un contractuel. C’est ce qui fait un total de 4 enseignants. Pourtant, en principe, un collège franco Arabe doit avoir 12 professeurs. Notre école compte 4 classes et une direction ; mais, il y a une de nos classes qui est complètement gâtée, elle est complètement défectueuse et inopérationnelle. Nous manquons aussi de documents et de bancs. Mais, l’autre besoin, c’est aussi en formation continue. Nous ici on n’a jamais participé à une formation, pourtant, nous en avons besoin. Depuis que moi je suis là, on n’a jamais assisté à une formation organisée par le département à quelque niveau que ce soit », a expliqué Abdoulaye Bountou Camara, le principal dudit collège.

A en croire notre interlocuteur, les problèmes qui assaillent le collège franco-arabe de N’Diarè sont bien connus des autorités éducatives sous-préfectorales de Porédaka et de celles de la DPE et l’IRE de Mamou. Mais, pour le moment, aucune action salvatrice n’a encore été entamée pour atténuer ces difficultés.

« J’ai signalé à maintes reprises à POREDAKA pour qu’on nous associe dans des formations de renforcement de capacité. Je leur demande une fois encore de nous aider à avoir des enseignants, des table-bancs et des documents. Le département doit penser à nous aussi. Ici (à N’Diarè), c’est le village, les gens (les fonctionnaires) préfèrent généralement la ville. Alors, si nous on a accepté d’être là, le département et la direction préfectorale de l’éducation de Mamou devaient nous soutenir pour nous réconforter », a indiqué Abdoulaye Bountou Camara.

De retour de Porédaka, Abdourahmane N’Diaré Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628-98-49-38

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