A la veille de la rentrée scolaire prévue le 1er décembre 2020, le syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) s’active pour amener les autorités guinéennes à faire face à ses nouvelles revendications. Après avoir saisi le gouvernement, sans succès, l’organisation syndicale, dirigée par Aboubacar Soumah, s’est tournée vers l’inspection générale du travail. Elle demande à cette inspection de s’impliquer pour faire en sorte que ses préoccupations soient prises en compte.

 

C’est Adrien Gbamy, le responsable chargé de communication du SLECG, qui l’a annoncé au terme d’une réunion du bureau exécutif de la structure syndicale, tenue hier, jeudi 12 novembre 2020, à Conakry. Au micro d’un reporter de Guineematin.com, le syndicaliste est revenu sur les revendications de son camp et qui visent à améliorer les conditions de vie des enseignants guinéens.

Adrien Gbamy, responsable chargé de communication du SLECG

« Le 28 juillet 2020, nous avons adressé un courrier au gouvernement, à travers le ministère de l’éducation nationale, dans lequel on a eu à féliciter le ministre par rapport à sa nomination, mais aussi lui faire part de nos préoccupations, dont entre autres : le rétablissement de nos collègues injustement mutés pour fait de grève ; le dégel des trois mois de salaire de certains enseignants ayant observé la grève ; et le point nodal de ce courrier, c’est qu’on a demandé à l’État de mettre le montant qui est engrangé lors du recensement effectué en 2019 par une commission tripartite gouvernement- USTG- SLECG sur le salaire de base indiciaire du personnel enseignant.

 

Le MENA nous a répondu en se déchargeant de nos préoccupations. C’est ce qui nous a poussés à saisir l’inspecteur général du travail. On attend leur réaction », a-t-il confié. Il ajoute que si l’inspection générale du travail ne répond pas favorablement à cette demande, le SLECG ne va pas se décourager. « Nous allons toujours continuer à écrire au gouvernement, lui faire comprendre pour qu’ensemble nous puissions dialoguer autour de ces points afin de trouver solution. Je pense que cela pourrait sauver le système éducatif guinéen.

 

En tout cas, nous allons continuer sur cet élan avec l’inspection générale du travail et le département de l’éducation, et nous espérons qu’ils vont nous écouter et qu’ensemble nous trouverons une solution pour l’intérêt de nos enfants », a dit le chargé de communication du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée.

 

Adrien Gbamy précise que le SLECG n’envisage pas pour le moment une grève des enseignants. L’organisation syndicale invite d’ailleurs ses membres à répondre massivement à l’appel du MENA par rapport à la rentrée scolaire.

Malick Diakité pour Guineematin.com

Tel : 626-66-29-27

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