Le report des élections législatives couplées avec le référendum constitutionnel qui étaient prévues pour se tenir le 1er mars 2020, focalise les attentions et suscite le débat en Guinée. Le sujet était au centre de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFR de ce samedi, 29 février 2020, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

L’honorable Bakary Goyo Zoumanigui, vice-président de la formation politique, a salué « une demi victoire » obtenue grâce à la détermination des Guinéens à empêcher la tenue de ce double scrutin, qui donnerait la possibilité au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

« Hier, nous avons suivi la déclaration d’Alpha Condé, qui renvoie le scrutin législatif et référendaire à une autre date. Mais comment en est-on arrivés là ? On est arrivés là grâce à vos efforts, à votre combat, contre cette tentative de changer la Constitution. Ce combat, nous devons redoubler d’efforts pour le continuer. Ce que nous venons d’entendre, ce que nous vivons actuellement, ce n’est qu’une demi victoire qui ne doit pas nous laisser dormir sur nos lauriers…

Nous avons compris, le peuple de Guinée avec nous, que nous avons des amis à l’extérieur. Nous avons des pays, pour ne pas dire toute l’Afrique, qui souhaitent qu’il y ait la paix en Guinée, qui ne veulent pas qu’il y ait un désordre dans notre pays. C’est pour cette raison que l’UA a décidé de retirer ceux qu’on appelle les observateurs, c’est pour cela que la CEDEAO a souhaité envoyer une délégation de chefs d’Etat en Guinée », a estimé ce responsable du parti de Sidya Touré.

De son côté, l’honorable Saïkou Yaya Barry, également député et secrétaire exécutif de l’Union des Forces Républicaines, s’est félicité de la lutte du FNDC qui, selon lui, a amené le Professeur Alpha Condé à renoncer à la tenue du double scrutin du 1er mars. Pour l’opposant, Alpha Condé ne mérite plus d’être appelé président de la République de Guinée, après sa décision de changer l’actuelle Constitution pour pourvoir s’octroyer un troisième mandat.

« Il faut éviter de parler de chef d’Etat ou de président de la République aujourd’hui en République de Guinée. La simple et bonne raison, un chef d’Etat qui a juré de respecter et de faire respecter la Constitution une fois, deux fois, qui viole cette Constitution, ne mérite pas d’être appelé président de la République, ne mérite pas d’être appelé chef de l’Etat.

Il (Alpha Condé) nous amène vers une autre Constitution dont on ne connait même pas le contenu. Les Guinéens ne connaissent ce qui existe dans cette Constitution. Seules quelques personnes ont des informations sur la façon dont coupé et collé un chiffon pour présenter aux Guinéens. Mais c’est du banditisme politique… ce qu’Alpha Condé est en train de faire, c’est une forfaiture », a dit Saïkou Yaya Barry.

Les responsables de l’UFR ont invité leurs partisans à rester mobilisés pour continuer le combat porté par le FNDC jusqu’au retrait définitif du projet de nouvelle Constitution.

Fatoumata Diouldé Diallo pour Guineematin.com

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