Même si on ne sait pas encore la date de la reprise effective de l’usine de Fria, tout, porte à croire que cela ne devrait plus tarder  assez longtemps. Certains compartiments de l’usine ont été remis en marche, et les travaux se poursuivent dans le cadre de la relance totale de Friguia. Une lueur d’espoir retrouvée pour les habitants de la ville, durement éprouvés par la crise née de la fermeture de cette usine. Et la direction préfectorale de la jeunesse compte accompagner les jeunes de Fria à trouver de l’emploi, a appris Guineematin.com à travers un envoyé spécial à Fria.

Après la pluie, vient le beau temps, dit-on. Cette assertion, les habitants de la ville de Fria espèrent qu’elle sera une réalité. Car, la pluie, ils en ont suffisamment eu, mais pas dans le vrai sens du terme. Longtemps connue pour être une cité industrielle où il fait bon vivre, la ville de Fria, vit une épreuve d’une dureté sans précédent depuis 2012. Date à laquelle, l’usine de RUSAL Friguia a arrêté ses activités. Une situation qui a complètement bouleversé le quotidien des Friakas.

Tous les secteurs de la vie ont été affectés. Même les infrastructures de divertissement pour les jeunes n’ont pas été épargnées, explique Abdoulaye Aziz Camara, directeur préfectoral de la jeunesse de Fria : « Fria avait plus d’infrastructures de divertissement  que n’importe quelle préfecture de la Guinée. Avant la crise, la grande partie de ces infrastructures était déjà vétuste et non praticable. Si vous prenez la piscine olympique de Fria, aujourd’hui ça fait pleurer les gens. Le stade qui a été fait par la compagnie est vétuste, presque toutes les infrastructures aujourd’hui sont vétustes. Celle que la compagnie avait commencé à rénover c’était la salle de judo, la célèbre salle de judo de Fria a été rénovée à presque 90% et la crise est venue c’est fermé. Donc on a des infrastructures de divertissement mais la grande majorité est vétuste », regrette-t-il.

Mais avec la relance de l’usine en cours, Abdoulaye Aziz Camara et tous les habitants de Fria retrouvent de l’espoir. Même s’il dit n’avoir pas de pouvoir réel d’aider les jeunes de la préfecture, le DPJ promet de passer par des actions de plaidoyer pour aider la jeunesse à trouver du travail à l’usine : « Nous avons demandé à tous nos jeunes de se faire munir de leurs diplômes, ceux qui ont fait un métier de se faire munir de tous les dossiers pour l’embauche. On le fait en forme de plaidoyer à travers la radio rurale de Fria et pendant les différentes rencontres.  On le fait en plaidoyer auprès de la compagnie qu’à compétence égale, la priorité soit accordée aux jeunes de Fria », a indiqué le directeur préfectoral de la jeunesse de Fria.

De Fria, Siba Guilavogui pour Guineematin.com

Tel. 628124362

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